Y a-t-il une vie avant la mort ?
Par Petaramesh le samedi 24 novembre 2007, 18:34 - Râleries dualistes - Lien permanent
Parfois, dans une ville, je regarde toutes ces petites fourmis humaines qui s'agitent en tous sens à leurs activités, pressées, visages fermés, pas le temps de rigoler ni de sourire ni de regarder autour de soi ni de penser, ni de ressentir, et de ma position de témoin impuissant de cette fourmillière, je me demande : Est-ce qu'il se rendent compte qu'en cet instant précis ils ne sont pas en vie ?
Combien le savent ? Combien s'en rendent compte ? Combien en souffrent ? Combien voudraient bien faire autrement mais ne peuvent pas ou ne savent pas ?
Alors ils se vissent le MP3 dans les oreilles, téléphonent, se hâtent... Surtout ne pas perdre de temps... On n'a pas le temps ! Pas le temps d'être poli, pas le temps de laisser passer une poussette au feu rouge, pas le temps de se rappeler qu'il y a un ciel au-dessus de la rue, pas le temps de réaliser que toutes leurs petites activités tellement urgentes n'ont le plus souvent pas l'ombre d'une importance, qu'elle soient faites ou non. Et le gros con en 4x4 noir prêt à risquer des vies pour gagner deux places dans la file.
La pression sociale les meut, la publicité les galvanise, la nécessité de gagner sa vie les actionne à contre-gré, rouages consentants d'un mécanisme absurde qu'ils ne songent pas une seconde à contester au fond, tâchant simplement de ne pas se laisser broyer par lui, de ne pas laisser traîner leurs doigts entre les engrenages...
Le seul temps dont on fait bon usage est pourtant celui que l'on "perd"...
Après avoir un peu trop contemplé ce spectacle, je me sens en proie à un mélange un peu amer de compassion, de désarroi, d'impuissance et d'amertume. Que faire ? Il n'y a rien que je puisse faire, sinon zigzaguer moi aussi entre les roues dentées, avec la pleine conscience de ce qui m'entoure et de ce que je suis en train de faire.
Le milieu de l'entreprise, archétype tertiaire, sent encore plus mauvais. J'aime ma boîte !
claironne l'autre tarte... Mais tous ces encravatés, toutes ces entailleurisées, chacun imbu de sa futile importance, chacun oubliant toute humanité et jusqu'à la plus élémentaire des politesses dès lors qu'il poussent eux aussi leur propre rouage sans aucun scrupule à le pousser le cas échéant sur la tête de leur plus proche voisin, ne sachant plus qu'on peut dire "s'il-te-plaît" même quand on demande à un subordonné de faire quelque chose qui fait partie de sa tâche, oubliant qu'un retard de trois minutes à une réunion n'est pas un crime passible d'exécution sommaire, éjaculant de bonheur dès qu'on prononce le terme "corporate", prêts à tirer une langue bien longue et bien rose pour lécher les semelles des "supérieurs" tout en bottant sans vergogne le cul des "inférieurs". Même pas forcément par calcul intéressé, mais juste parce que ça leur est naturel.
Allez dans une "entreprise", un beau plateau de bureaux d'une grande ville, observez les gens : les 9/10e puent la mort.
Il y a des instants où subitement l'humanité me désespère, bien que je ne sache pas vraiment ce qui déclenche à un moment donné cette prise de conscience aigüe et douloureuse, sans raison particulière autre que, peut-être, une overdose, une gastro-entérite de la machine à digérer la connerie ? J'ai l'estomac fragile.
En période de courses de Noël, on touche au sublime.
Etre un homme utile m'a toujours paru quelque chose de bien hideux. - Charles Baudelaire











Commentaires
Si après avoir lu ça et après avoir écouté "Petites boites" de Graeme Allwright, je survis, c'est que je suis bien accroché
Au passage, c'était la journée mondiale sans achat aujourd'hui, mais je n'ai rien entendu ou lu à ce propos dans les media.
Dans ces moments là je repense aux joies récentes, aux proches que j'aime, aux grands humanistes passés et à ce que (parfois) ils ont réussi à faire... et généralement ça va mieux après.
Courage tu n'es pas seul.
Heureusement, ce soir on bouffe des gaufres avec des copines non conformes. Après un coup de cidre et quelques conneries, ça ira sûrement mieux :-)
@ urchin : ah, ben crotte alors, j'ai dépensé quelques sous... Si j'avions su ;-]
@ Swâmji : Voilà bien un de ces billets pondus par toi qui fait que je sais que je t'ai-ai-ai-meuh. Tu vas penser que je suis folle (tu le penses déjà, donc ;-D), mais il m'arrive souvent de m'obliger à laisser passer d'autres bagnoles ou passants, quand je suis dans la Lièvremobaïle, justement quand je suis censée être pressée...
@Swami : la soirée branlette c'est mal passée, où bien ? ;o)
@ Patrick : Mouahahahahaaaa :-D
Ces derniers mois ( qui doivent bien commencé à faire des années, à force ), je m'oblige à ne pas répondre aux appels urgents, ne pas arriver à l'heure en réunion, ne pas envoyer le dossier déjà prêt avant 2 jours, remettre au lendemain tout ce qui tombe après 17h30. Enfin, bref, ne rien faire dans l'urgence.
Et vous savez quoi ? ça n'a strictement rien changé à rien.
Ce qui tendrai à démontrer au moins 2 choses :
-1/ la vacuité de la plupart des composantes de nos "métiers", comme dirait Swami.
-2/ En dehors de quelques gyrophares bleus et activités connexes, l'urgence n'existe pas.
Au bout du compte, je n'ai même plus besoin d'y penser pour ne pas. La structure dans laquelle j'évolue s'est très bien adaptée à moi, rien ne grippe, ne coince, ne peste ni ne rage. N'étant plus le récepteur du stress des autres, je n'en émet plus. Et finalement ça arrange tout le monde : une ch'tite augmentation est attendue dans pas longtemps.
Bon, je vous doit de dire que c'est pas venu du jour au lendemain. C'est un looooong travail, fait d'observations et de glissements progressifs. J'y ai mis beaucoup de douceur et de patience. Je vous raconterai peut-être ça un jour par le menu.
En attendant, je vous le dit : TOUS les systèmes ont des "interstices".
accord total sur ce texte
"Le seul temps dont on fait bon usage est pourtant celui que l'on "perd""
que dire de plus?
avoir le temps et non pas en être la victime.
cet après-midi à Bologne la foule se pressait dans la rue, léchait les vitrines faute de pouvoir s'acheter ce qui était exposé: vêtements hors de prix et tous semblables, babioles de Noël coûteuses et inutiles.
une masse indistincte de manteaux sombres, d'anoraks noirs....
y a des jours comme ça, où on a encore plus de mal à supporter.
je passe mon hiver italien à attendre qu'il se termine...(mais heureusement j'ai des visites :-)
ça va parce que je sais qu'après je repartirai vers des pays, où les gens vivent.
je crois vraiment qu'en occident on a tout faux, ou presque, et donc, qu'il faut tout changer, ou presque
Perdre sa vie à la gagner, voilà tout le dilemne de nos BRILLANTES CIVILISATIONS OCCIDENTALES !!
Ralentir, stopper, inverser le phénomène, est-ce possible ?
Je suis souvent dans le même état d'esprit que toi ô Grand Gourou et pas l'ombre d'une idée pour en sortir.
Lorsqu'on a pris conscience un jour du dérisoire de nos vie, de l'imbécilité crasse de nos ambitions et de nos projets, on pourrait être tenté d'en finir (pour abréger nos souffrances et accéssoirement celle des autres) et pourtant, on est encore là 3 ou 4 décennies plus tard !! (si, si). Fainéantise, résignation, attentisme, faible espoir d'une embellie ?? Non plutôt le souvenir de ces instants fugages et merveilleux de connivences, de découvertes, de surprises, de joies enfantines vécues et surtout partagées... certains appelent ça l'instinct de survie.
En ce qui me concerne, il fonctionne au moins une fois par jour, sinon je ne serai pas là pour vous faire partager toutes réflexions (conneries) grandioses...
@Patrick 8 : j'ai bossé longtemps chez IBM pour ne pas la nommer, j'avais un collègue qui développait la théorie suivante : quand on te demande un boulot en urgence, il suffit de rester calme jusqu'à la date limite, après on t'en parle plus.
Bon, ben après les cons des villes, les cons des champs. Je bosse dans une sorte de musée dans une petite ville. Aujourd'hui c'était doublement la fête au village. Les pompiers fêtaient la Ste Barbe, les gendarmes la Ste Geneviève. Alors grande messe. La vraie, celle qui se passe dans l'église. Avec le curé. Et tous les élu-es. Et les uniformes... Ben oui, par chez moi, la fête des bleds ça commence forcément par la messe.
Et au musée, groupes de retraité-es friqué-es, cadre associatif. Une dame : "oh moi, c'est pas la peine que j'aille à la messe, je peux pas prier, je suis trop énervée... à cause des grèves".
J'ai pas de copines non conformes ni de pâte à gaufres en projet :-( Soirée branlette peut-être...
faut dire quand on y met du sien... (baudelaire) :D
Coucou ô Grand mufti Swâmi.
Je n'interviens jamais, je ne fais que lire, d'habitude. Depuis longtemps. Et puis là, paf. Ce texte m'énerve. Et je me dis m'enfin ma fille (je suis une fille, logique) kestenanafout t'as pas de 4x4 ! Toi aussi tu les détestes les 4x4 ! T'es polie avec les gens, tu hais ton téléphone portable (qui soit dit en passant te bouffe 15 euros de recharge prépayée tous les 15 jours alors que tu t'en sers pas, juste parce que tu ne veux pas de ces putains de forfaits camisole), t'as jamais bossé en entreprise ou alors y a 200 ans et en tailleur tu ricanes toutes les 5 minutes rien que parce que tu te rappelles ce que tu as vu dans ton miroir le matin. Bon alors quoi ? Pourquoi ça t'énerve ? Il a pas tort le Swâmi !
Je crois que c'est parce que ça ressemble à du paternalisme. Du "pauvres gens, moi je sais mieux que vous comme vous êtes vains et je vous observe du haut de ma connaissance que vous n'avez pas, ignorants que vous êtes". Et alors ça doit être mon gauchisme qui revient (pourtant je me défends, maintenant qu'on est tous sarkozystes), mais quand je vois quelqu'un de trop supérieur à tout le monde, bizarrement, c'est pas trop de son côté que j'ai envie de me ranger...
Bon enfin en même temps, on s'en tape, ce que je pense, je fais que passer, hein... Quoi, le fond ? Ouais c'est pas faux. Sur le fond, tu as raison.
@Plouf :
Ah, je ne sais pas. Il est possible / probable que j'aie ce travers, mais je ne suis probablement pas le mieux placé pour un juger ;-)
Et puis, qu'importe ? Je lève ma flûte de champ' à ta santé ;-))
Oui, c'est ce que je disais, on s'en tape :-)
Tchin ! Burps. C'est dégueulasse, le champagne, t'as pas du Coca ?
Ok, je sors :-)
Peut-être simplement une observation "décomplexée" de ce qui t'entoure, très cher (inabordable, même) guru...
Allez, pour finir sur une citation : 'Le travail, une malédiction que l'Homme a transformée en volupté'. (Cioran, fallait-il le préciser ?)
Plouf : prends un abonnement SANS téléphone offert. Tu n'as que la puce, c'est moins cher et tu peux te barrer quand tu veux. Chez mon opérateur, tu as un petit forfait à moins de 10€ pour 30 mn/mois. Et pas d'engagement!
(si tu veux, je te parraine!)
Sinon, moi aussi, ça me fait pareil que Swâmi... mais des fois, je deviens carrément spectatrice de mes propres gesticulations, et là, je me dis : !
Très, très gros boulot!
@Le Monolecte :
Ah. Moi, c'est quasiment tout le temps. Si je cesse d'avoir conscience de mes propres gesticulations, c'est que je me suis laissé absorber par le néant, et que l'heure est grave...
Remarque, ces dernières années, j'ai eu un peu de mal à lutter contre la néantisation. La pression est forte...
(Mais heureusement, je fais des visites ;-)
Pourquoi croyez vous qu'on bloque nos facs, nouzaut's jeûûnes...
Moi, la journée de vendredi, je l'ai passé à jouer de la batterie sur une boîte en carton, avec une gratte et un saxophone à côté, dans les couloirs de ma fac, pour soutenir le moral sur les piquets de grève. C'est les moments hors de toutes ces conneries urgentes qui font que la vie vaut d'être vécue.
Vive les branleurs, dans tous les sens du terme !
pKp
Je sais pas si je dois en rire ou en pleurer mais ça m'a fait penser à ce que je dois paraître les 3/4 du temps dans la rue, pressée, et isolée par le lecteur mp3 visé dans les oreilles (sauf que bon, j'ai pas de 4x4 hein, et même en temps que simple piétonne je m'efforce de ne bousculer personne!).
La différence peut-être c'est ce qui me fait courir : avoir plus de temps pour glander, rêvasser, traîner sur le net, boire des coups, rigoler,
me masturber.. Bref! Tout un tas d'activité pour lesquelles j'aime prendre le temps de savourer.Quant à ta prise de conscience douloureuse, cher Swâmi, ne viendrait-elle pas d’un samedi après-midi au milieu de la course aux achats de noël ? ; )
Faut arrêter les samedis en ville (ou pire dans les centres commerciaux ! argh..) : c’est un coup à devenir complètement misanthrope ça….
Je me suis aussi moi-même rendu compte de la même chose. Un soir en levant la tête, et, en regardant les étoiles et la lune, je me suis rendu compte de la petitesse de ce que je suis, et de ce que je fais. Et je me suis aussi demandé ce qu'il restera de ce que j'aurais fait, et ce dont on se rappellera de moi… et j'ai été frappé par le ridicule de ces derniers mois : jamais été autant galvanisé, mais jamais autant peu de chose ou de choses ridicules.
ton texte m'a fait penser au chevalier inexistant, mais à l'envers : les gens font tout pour se laisser absorber dans le néant, pour oublier qu'il y a du sang qui bat à leurs tempes et de la chaleur qui coule jusqu'à leurs ventres et dans leurs pieds. Alors ils courent, ils écoutent de la musique et fuient toute forme de silence, ils commu-niquent à tour de bras avec au moins 15 moyens différents de discuter avec des gens dans le brouhaha... J'avais été émue aux larmes par les efforts désespérés du chevalier pour ne pas disparaître, mais c'est vrai que les tentatives des gens de se diluer au maximum dans le courant boueux, ça me laisse perplexe.
A Plouf, je dirais que je ne suis pas d'accord sur le paternalisme du Saint Tôlier De Ces Lieux :) . Ce qu'il y a, c'est qu'il analyse, et ensuite il donne un avis basé sur son ressenti et sa reflexion. Alors c'est surtout par contraste, en ces temps ou ne pas réfléchir est devenu la norme et comprendre un gros mot, qu'il à l'air de quelqu'un qui se prend pour plus intelligent que tout le monde. Ce n'est pourtant pas une question d'intelligence supérieure, mais simplement de se servir, déja, de celle qu'on a, quelle qu'elle soit. C'est exactement comme pour ce besoin ridicule de Sa Talonette Hystérique de créer partout et tout le temps de nouvelles lois, alors qu'il n'applique déja pas celles qu'on a déja et qui pourraient être bien assez utiles si on leur laissait une chance de s'appliquer.
Observer, décortiquer et tirer des conclusions personnelles plus ou moins complexes, c'est à la portée de n'importe qui, c'est du niveau de l'école primaire. La société est tombée bien bas si elle considère que d'avoir une démarche analytique c'est faire preuve d'arrogance ou vouloir montrer sa supériorité :/ . Je dis la société pour un seul commentaire, parce que ça n'est pas la première fois que je lis cette remarque dans une même situation, hélas. Quelquechose me dit que ce ne sera pas la dernière non plus.
As-tu songé à te faire offrir l'oeuvre intégrale d'Emil Cioran pour Noël ?
La différence entre le suicide et l'idée du suicide est la différence entre la mort et la vie. Le premier vous guérit définitivement de la vie. La seconde vous la permet en vous guérissant temporairement de la mort. "La pensée du suicide est une pensée qui aide à vivre ..., la vie est supportable uniquement avec l'idée qu'on puisse la quitter quand on veut. Elle est à notre discrétion ... que nous puissions quitter le spectacle quand nous voulons, c'est une idée exaltante." "Écoutez, ne soyez pas désespérés, vous pouvez vous tuer quand vous voudrez." Emil Cioran
Il est fort Cioran, mais il a pompé ce que j'ai dans le crâne ;-D
@pKp :
Heureusement qu'il reste la jeunesse dont on peut espérer qu'elle finira par faire un jour ce que ses aînés n'ont pas pu ou pas su faire...
@Westmalle :
C'est ce que nous paraissons tous le plus souvent, citadins occidentaux du XXIe s...
>
Non, juste d'avoir traversé le centre-ville en voiture dans les deux sens pour aller chercher mademoiselle Patâpatî et l'une de ses congénères au sortir d'une répète au conservatoire... Après, il y a la sensibilité intérieure du jour qui fait qu'on en retire une impression plus ou moins vive...
@Chômeur :
Probablement rien, ou pas grand-chose, sauf dans l'esprit de ceux qui t'auront aimé. Mais c'est sans importance : Le sens d'une vie ne se définit pas à ce qu'on laisse derrière soi, mais à ce qui a été vécu, et qui est éternel.
@Krysalia :
Sur l'air de « Mieux vaut une p'tite qui frétille qu'une grosse qui roupille » ;-))
@thierryg :
Le fait de se lever chaque matin est acceptation implicite que la vie en vaut la peine ;-)
>
L'absence d'espoir (qui n'équivaut pas au désespoir) est une attitude philosophique bien plus saine que l'espoir, basé sur l'illusion que la satisfaction viendra dans le futur, et qui projette donc l'être ailleurs que dans l'ici-et-maintenant. Le seul moment qui vaille est le moment présent, il n'en existe d'ailleurs pas d'autre.
(Oui, je sais, j'ai parlé d'"espérer" dans le premier paragraphe de ce commentaire ;-)
ca fait longtemps que je t'avais plus lu toi. non mais si tu veux un peu plus d'humanité, tu peux aller chez les fous. d'acc c'est chiant comme ca au debut mais bon :) (je pars, crie pas sur moi)
La plupart ont échoué : je n'envie pas vraiment leur sort.
@ Agnès,
Moi aussi ça m'intéresse, un forfait mensuel à 10 euros: je me suis trouvée avec des demandeurs d'asile dans un bureau de préfecture, on nous a emmenés dans des couloirs glauques, on m'a dit "J'ai le DROIT de les emmener en rétention, là, tout de suite".
Ca m'a soulagée, mais j'avais eu une sacrée trouille, on les embarquait sous mon nez, je faisais quoi avec mon portable sans crédit?
, narjuna, 26:
T'as raison, et t'as tort à la fois. Il y a effectivement plus d'humanité chez les fous, mais elle est pas facile à trouver, ça demande... je sais pas, prédisposition et travail perso sans doute. Ca demande de se laisser aller un peu, d'accepter la folie qui est en soi. Cà peut être dangereux aussi.
Yen a un qui réussit bien ça, c'est Howard Buten.
@mc :
On ne peut pas considérer "les fous" comme un groupe homogène...
"On ne peut pas considérer "les fous" comme un groupe homogène..."
Les pas fous non plus, hein...
Krysalia, désolée d'avoir dit un truc sale. Le problème pour moi, c'est la connerie universelle que ce texte suppose. Je dois être moins pessimiste. Et surtout, je ne *sais* pas pourquoi les gens courent comme ça. Et quand il m'arrive de réfléchir, chaque 30 février, je me dis que peut-être certains courent pour des raisons dont je n'ai pas idée et non uniquement par la connerie/méchanceté qu'on leur prête ici. C'est juste ça, qui me gène, et c'est là-dedans que je vois du paternalisme et un vague sentiment de supériorité. Parce qu'en fait, je suis plutôt d'accord, la tendance générale est à l'éparpillement.
Le Monolecte, je vais étudier la question, merci :-)
@Plouf :
Il est toujours délicat de prêter à autrui des sentiments de cette sorte ou d'une autre alors qu'en fin de compte on ne sait pas du tout de que cet autrui éprouve - et que, juste entre toi et moi, tu commets un total contresens en ce qui concerne les miens. Projection, quand tu nous tiens ;-)
À propos de contresens, tu interprêtes mon texte comme si je prêtais "connerie et méchanceté" à tout le monde, ce qui n'est absolument pas le cas. Simplement nous sommes tous entraînés par et dans un système absurde qui oblitère littéralement nos facultés de réflexion, et je n'en suis pas indemne, raison pour laquelle j'apprécie la lucidité dont témoigne également le commentaire de Westmalle.
Le hic est que la majorité n'a absolument pas conscience de cet état de choses, cette même majorité qui répugne à réfléchir et ne veut surtout jamais se trouver confrontée à des remises en cause douloureuses. Ah, le nombre de gens qui préfèrent mille fois penser qu'ils réussissent plutôt que d'accepter de réaliser tout ce à quoi ils renoncent chaque jour, et tout ce à côté de quoi ils passent, à commencer par leur vie...
Il est tellement plus confortable de ne pas penser...
D'ailleurs, même "le gros con en 4x4 noir", penses-tu qu'il aurait besoin d'étaler une réussite apparente de manière aussi agressive s'il n'éprouvait pas le besoin d'en convaincre les autres, ce qui masque le besoin vital de s'en convaincre lui-même ?
L'étalage ostentatoire de sa réussite n'est que la marque d'un conflit inconscient interne avec la petite voix qui te sussure sans cesse :
Alors cette petite voix qu'on ne veut pas entendre, il faut bien la faire taire, et pour la faire taire, lui prouver qu'on réussit, le prouver au monde entier, encore, toujours et davantage... Et qu'on réussit vachement mieux que les autres, en les écrasant de préférence. En suivant le modèle de "réussite" purement matérielle et sociale que ce monde nous propose parce qu'on n'a pas été capable de percevoir à quel point il est faux, artificiel, frelaté.
Alors la petite voix intérieure qui ne s'en laisse pas conter et qu'on ne veut pas entendre n'est pas près de se taire...
De quel mal souffrent le petit Nicolas et ses innombrables copies-carbone ?
Le problème c'est qu'ils sont contagieux, toxiques pour autrui et pour la société entière.
- Georges Bernanos
Projection, si tu veux. Tu ne connais de moi que ce que j'ai écrit dans trois commentaires, donc pas de souci :-)
Je crois que simplement que les gens ne sont pas si dupes, qu'ils ne pensent pas forcément qu'ils réussissent, juste qu'ils évitent le pire et qu'ils le savent très bien. Seulement, certaines remises en causes sont impossibles ou trop dures. Chacun fait ce qu'il peut comme il peut, ce n'est pas toujours forcément une question de réflexion ou de volonté. Tu admets d'ailleurs que ça peut être douloureux. "Ne pas penser", c'est peut-être confortable, parfois c'est une question de survie psychologique. Je trouve que la nuance est importante et ça me manque dans ton raisonnement.
Tu dis "Il y a des instants où subitement l'humanité me désespère", après une série d'exemples dont tu ne vantes pas précisément la gentillesse et l'intelligence. Ok, j'y ai vu en raccourci un "tout le monde est con et méchant" peut-être trop rapide. Je persiste à trouver que ça prête à confusion dans la forme, même si tes interventions par la suite rectifient cette impression.
Je pense que je vais m'arrêter là. J'ai mal démarré, sans doute maladroitement et ce que je dis est perçu personnellement. Je ne voulais parler que d'un texte dont certains aspects me dérangent.
Je lis la deuxième partie de ton commentaire après avoir écrit ce qui précède, et je rajoute juste que finalement, on n'est pas si loin l'un de l'autre. Bonne contination :-)
@Plouf :
En ce qui me concerne, il n'y a pas de problème :-}
>
C'est fort possible. Question de modalité d'expression.
>
Personne n'a banni personne ;-)
(Swâmi, 30):
Il y a "chez" les fous, de fameux cons inhumains aussi. Mais quand on dit "chez", ça veut bien dire "parmi" les fous, "dans les endroits" où sont réunis les fous. Chez certains fous.
Il y a des fous très fous qui posent des questions existentielles que beaucoup d'entre nous
oublient derenoncent à se poser. Il y a des fous qui souffrent terriblement parce qu'ils restent conscients d'une souffrance que beaucoup d'entre nous ont réussi à bloquer et à endormir, mais dont les ravages sont peut-être souterrains.Faut pas être un peu fou pour se demander s'il y a une vie avant la mort?
@ Plouf, 13:
Je ne pense pas que Swâmi soit paternaliste, mais ça me semble très important de savoir que tu te poses la question, et que tu décides de l'exprimer.
Je ne pense pas non plus qu'il soit "un peu fou" (36), par exemple. Quoique...
Ce Bouddha de pierre
Mérite toutes les fientes qu'il reçoit.
J'agite mes bras décharnés comme
Une grande fleur dans le vent.
- Ikkyû
Prendre le temps d'une bafouille sur ton blog Swami, voilà quelque chose qui est réjouissant. :)
Il y a aussi une question que je me pose... Nous avons tous été curieux à un moment ou un autre pour atterrir sur ton blog (Merci Rezo.net pour ce qui me concerne).
Maintenant, si je peux me permettre, imagine que dans cette masse informe de petites fourmis, certaines soient incapables de curiosité, incapables de penser ou de réfléchir ou de s'interroger, incapables de remettre en cause ce que le "système" leur dicte ?
L'incapacité n'est pas dûe à un non-fonctionnement de leurs cerveaux mais à une lobotomie, savamment orchestrée au jour le jour par la société qui s'est petit à petit imposée à nous tous.
Cela me fais dire que je te rejoins dans ta réflexion. Mais quelque chose me tarabuste: est-ce que ce que nous appelons le "système" n'est pas somme toute l'émanation cauchemardesque de nos plus vils instincts ?
De réponse je n'ai pas encore trouvée. Mais je m'interroge, je cherche, je creuse, j'analyse...
Merci à toi d'être l'un des stimulis de cette réflexion. :)
Il y a une progression avec l'âge.
On est jeune, on entre dans le système, on a une grande conscience de son importance.
Quelques décennies plus tard, la prise en compte de la futilité de beaucoup de choses que l'on croyait importantes vient atténuer cette notion de rôle indispensable que l'on croyait avoir dans la société.
C'est le début de la liberté.
Swâmi, tu m'fous la gerbe !! Surtout ne pas ravaler l'humanité à cette meute de chiens affamés qui attendent Noël comme un os plus succulent que les autres à ronger !! Après il y aura le ski à Courchevel et les vacances aux Maldives, mais ne me dis pas que cette horde de charognarkozystes a réduit l'homme à si peu !! Si !! Vraiment!
J'ai sous les yeux la carte des îles potentiellement désertes encore disponibles sur cette planête, îles à vendre bien entendu !! Ca m'tente pas non plus, alors !... A plus.
vieil anar
Rien à voir avec le billet, mais j'entends à l'instant hortefeux dans capital :
Un peu de contexte : le présentateur insiste par trois ou quatre fois pour savoir s'il y aura toujours en france des sans papiers, donc ?, question dont hortefeux élude manifestement le sens depuis un moment en répondant qu'ils vont en réduire le nombre ou qu'il existe des personnes que leur pays d'origine ne veut pas réintégrer. Visiblement le présentateur n'est pas dupe car la fin des reportages démontrait qu'un bon nombre des sans papiers expulsés coûtent cher à la france et reviennent, ce qui semble montrer que les expulsions à grande échelle sont contre productives. il réitère donc sa question avec un petit sourire.
A la dernière occurence appuyée de "mais alors, est-ce qu'il y aura toujours des sans papiers en france ?", hortefeux à répondu, un peu agacé : " écoutez enfin, si vous rêvez en imaginant qu'il n'y aura un jour en France que des citoyens honnêtes, propres ... " (Il y avait une suite mais je n'ai pu l'entendre, elle a été étouffée par mes exclamations de surprise et celles de mon compagnon).
la mise en opposition "sans papiers " contre " que des gens honnêtes, propres ... ", c'est... ptain, j'ai pas de mots o_O !
Pitié, j'espère que l'émission sera disponible quelquepart sur youtube, que quelqu'un me dise que j'ai mal compris :( !
flute, le logiciel de blog a effacé mes Crochets -trois petits points - Crochets pour les remplacer par des ... . Je voulais insister sur le fait que la fin de la phrase ne se situe pas là ou je l'ai coupée, c'est important de le savoir je pense.
Je vous conseille à tous, si vous ne l'avez déjà lu, La Zone du Dehors d'Alain Damasio.
C'est ce regard froid sur une humanité de moins en moins humaine au sens noble du terme, que je vois dans ton texte, que l'on retrouve dans cet excellent bouquin.
Le seul moment où je me sens utile est effectivement le moment où je travaille. Mais moi j'ai une circonstance atténuante, je travaille avec des enfants, je les éduque, les nourris, et leur apprends à vivre tous les jours et à en profiter, sans avoir besoin d'être utiles ou productifs.
Car il n'y a plus que dans les yeux des enfants qui rient tous en choeur que j'observe encore cette magie que l'on nommait autrefois humanité, celle qui est pourtant censée nous séparer des prédateurs et charognards que l'on croise dans nos rues.
C'est vrai que quand on est jeune, on ne réalise pas, ou alors on se dit que l'on va être capable de créér une différence, de faire quelque chose...
Et puis un jour un incident quelconque (un divorce, un problème au boulot, que sais-je) vous pousse "hors champ", un peu comme une sortie de route...
La deux possibilités, on replonge aussi sec, ou alors si on a un cerveau enclin à l'introspective, on commence à réfléchir... et progressivement on se rend compte qu'on ne fait que suivre le flot...
Alors certains ralentissent un peu le rythme, se rendent compte que les choses ont un aspect différent vu de là... et ralentissent encore... et commencent à se poser des questions... de plus en plus de questions...
Et à se rendre compte de l'inanité de nombre de nos comportements... de la futilité de notre course vers... vers quoi au fait?
Qu'est-ce qu'il y a donc de si intéressant, de si important, là-bas tout au bout?
Et pourquoi faut-il y arriver si vite?
Et c'est là qu'on commence à se laisser dériver... et on se rend compte qu'on n'est plus dans la "rat race", qu'on commence à profiter de ce qui nous entoure, de la vie...
Mais en contre-partie on se retrouve de moins en moins "normal", "adapté"... du moins du point de vue des "autres"...
Pour moi, la prise de conscience a eu lieu il y a quelques années (oh... une bonne quinzaine... j'arrivais à peine à la trentaine...), lorsque je me suis rendu compte que mon épouse d'alors ne vivais qu'au travers de la télé, et de quelques "moments" (Noël, Pâques... et oui, elle était plutôt comme ça...).
Là je me suis demandé si vraiment c'était ce que je voulais...
Et c'est là qu'a commencé ce ras-le-bol de ces réjouissances obligatoires, Noël, le Nouvel An...
Cette agacement de plus en plus profond à courir dans tous les sens juste pour vider quelques rayons du supermarché et remplir quelques placards à la maison...
La boîtakons... elle, je n'ai pu m'en débarasser réellement que lors de mon divorce, il y a 10 ans... Mais qu'est-ce que ça fait du bien!!!
Et puis, le coup final et fatal a été porté lorsque ma boîte m'a muté en Chine.
Certes, c'est pour le boulot (mais d'un autre côté, j'aime ce que je fais...) et "ils" s'attendent à des résultats...
Certes, ici il y a frénésie de consommation, abrutissement télévisuel... Mais comme je ne pige que pouic, ça ne me gêne pas plus que ça...
J'arrive à vivre "en dehors" tout en étant "en dedans"...
Un peu schizo? 'sais pas... mais ça marche pour moi alors...
Ma seule vraie peur, mon inquiétude, c'est qu'un jour il faille rentrer en France...
Mais je n'en ai pas envie... pas du tout...
Curieux, j'en suis arrivé à ne plus me sentir ni à l'aise ni "chez moi" dans le pays qui m'a vu naître...
Et vu la situation avec l'autre zouave là... c'est pas près de changer...
-Juste deux petits trucs...
La fuite en avant, l'absence de temps pour réfléchir... plus j'y pense, plus je me dis que c'est voulu et orchestré... parce que, un peuple qui se met à penser n'est plus aussi facilement contrôlable... cf les évènements récents, et le comportement des soi-disant journaleux...
Enfin, je sais pourquoi je suis sur cette planète et ce que je laisserai...
Un adorable petit bonhomme de 3 ans, qui fait mon bonheur quotidien, et qui va grandir et à qui j'espère bien inculquer la notion que s'il a un cerveau, c'est pour s'en servir...
Et là je rejoins la joie de Swâmi dans cet autre billet, là...
Juste un rajout à ma prose...
Y'a des jours où volontiers je bazarderai tout... Brûler les vaisseaux, couper les ponts...
Juste s'isoler complètement, ne plus rien avoir à faire avec ce monde de dingues...
L'os, c'est qu'il faut bien avoir un moyen de subsistance... L'autarcie, c'est bien gentil, mais pas praticable de nos jours par une personne seule...
L'on dépend de tellement de choses...
Sans compter ceux qui eux-mêmes dépendent de nous...
"Ils" nous tiennent... par les c...s... Pas moyen de s'échapper sans faire le grand saut... Et "ils" le savent...
Alors?
Ben alors, y faut continuer à jouer... même si les règles du jeu ne plaisent pas... même si elles changent en cours de route...
On peut vivre plus ou moin en marge,un boulot qui vous déplace de ville en ville,
2 ans par chantier environ.Des gens neufs à découvrir,mais pas suffisament pour en etre deçu
ou pour les decevoir.l'ermitage au milieu du monde.
Une fuite surement,mais pas désagréable en fin de compte...
Pas grand chose à ajouter si ce n'est... que, personnellement, je me concentre et fais passer en absolue priorité ce qui vaut la peine (à mes yeux...). La famille (puisque j'ai la chance qu'elle soit là et vraiment là - mes parents m'ont appris à être libre - max - dans ma tête), les amis, un jour, les enfants qui viendront, et puis tous les gens comme vous, que je ne connais pas mais dont je sais qu'ils existent, grâce aux écrits, aux actions collectives, aux chansons, aux voyages. Certains choix, professionnels, peuvent paraître coûteux aux yeux du monde, mais c'est ainsi que je m'épanouis (les gens qui m'aiment sans me comprendre finissent bien par en convenir : j'ai jamais fini ma thèse, j'ai démissionné d'un poste de cadre, mais je suis bien, disponible et pacifiée).
On est peut-être pas nombreux à en être conscients et à l'accepter, mais il y a un bout de dans chacun de nous, j'en suis sûre. Et des fois, comme l'a dit quelqu'un, la vie et ses péripéties se chargent de révéler la part la plus humaine, la plus profonde. D'autres fois, c'est par l'éducation, l'exemple, la sensibilité que cette part émerge.
Je dois dire que d'avoir fui la grande ville aide beaucoup.
(rien-à-voir _ ou presque : mc, en visite chez mes parents ce w-e, j'y ai relu Les Mange-bitumes ! Froid dans le dos, toujours).
Dans un autre genre, j'ai eu la surprise et le plaisir de retrouver sur internet sous forme de site "Savoir revivre", un vieux bouquin des années 70 qui t'expliquait comment vivre en fabriquant presque tout avec presque rien.
Le graphisme, les illustrations, ça a suffi à mon bonheur, j'irai (re?)voir les textes une autre fois.
Le fait de se lever chaque matin est acceptation implicite que la vie en vaut la peine ;-)
ça c'est une phrase qui résonne profond profond dans ma petite tête qui a longtemps eu tellement de mal à se lever parce que ça n'en valait pas la peine...
Savoir revivre ? ça alors, mes parents avaient ce livre, et il y a peu je l'ai retrouvé chez mon père... rien que les dessins me faisaient rêver d'une vie harmonieuse et tout et tout (mais on m'a bien fait comprendre depuis que c'était totalement hasbeen... snif)
C'est une merveille, ce bouquin... Merci, mc, de (me) nous le faire découvrir !
@ko: c'est marrant (pour une valeur bien choisie du terme, quand même), je suis justement en train de me demander si je vais vraiment vouloir finir cette thèse que je commence à peine... On devrait peut-être former un club :)
@Nattfodd : Fais comme moi : Ne la commence pas, c'est plus vite fini ;-)
@ nattfold : si les ex-futurs docteurs formaient un club, ça ferait un club très nombreux, oui, je crois ! Et on en aurait beaucoup, des choses à se dire sur les us de l'université française...
(quoi que je ne jette pas le bébé avec l'eau du bain : mon directeur de thèse était, est toujours un homme de grande valeur, intellectuelle, morale et humaine ; d'ailleurs, quand je lui ai exposé les motifs de mon abandon, il n'a pu que me souhaiter bonne chance dans ma nouvelle vie ! Il savait que je vrai...)
Tiens, j'ai justement gardé depuis plusieurs jours une histoire semblable trouvée sur le net, sauf que lui, il l'a fini, sa thèse, il a même été maître de conf', mais il a démissionné, après tous ces efforts... Et ses raisons auraient été les miennes si j'avais été aussi loin que lui .
Ça se lit là.
(Mais je ne dis pas ça pour te décourager ! ;-) Juste parce qu'il faut pouvoir décider en toute connaissance de cause...)
Avis de déménagement : La seconde partie du fil de commentaires de ce billet a été déménagée sous celui-là.
C'est donc là que la conversation se poursuit...