Le coup de poignard qui ne tue pas mais fait mourir un peu quand même
Par Petaramesh le lundi 12 novembre 2007, 15:03 - Chienne de vie - Lien permanent
Aujourd'hui, Swâmi Petaremesh s'est pris une veste...
Car aujourd'hui, je me suis enfin décidé à inviter à déjeûner une femme totalement craquante qui hantait à ses heures mon esprit depuis la seule et unique fois où je l'avais rencontrée par hasard, il y a quatre mois.
Elle m'a dit non, ô univers maudit !
Il y a quatre mois, donc, un midi, je flanouillais distraitement devant une vitrine de jolis objets technologiques quand cette charmante jeune femme s'était approchée de moi et m'avait demandé si j'avais besoin d'un renseignement. Le premier regard m'apprit immédiatement que j'avais besoin d'une quantité incroyable de renseignements, et, après m'avoir dûment renseigné avec un charme et un regard tels que je l'aurais écoutée me lire un discours de Notre Caïd dans la plus totale béatitude, elle m'avait montré dans sa vitrine quel était "son préféré". J'étais bien évidemment reparti avec, elle aurait pu me vendre un coffret de CD de Johnny Halliday ou les oeuvres complètes d'Édouard Balladur si elle avait voulu. J'étais dans cette situation excessivement inconfortable du "jivaty-jivatypas ?", mais j'étais en retard et ne me sentais pas sortir de mon chapeau une invitation abrupte à la bête à deux dos que je n'aurais en tout état de cause pas pu concrétiser sur l'instant... J'avais pourtant la très nette impression qu'elle était elle-même fortement sensible à mon charme légendaire. Sortir avait été une forme de déchirement, les heures qui suivirent peuplées de la récitation du mantra "Tékonkanmêm !"
Je m'étais dit depuis longtemps que je devrais un jour tenter de remédier à ce coupable manque de zyvatude, et repassai quelquefois dans le coin sans autre but que de la revoir et sans jamais que cela se produise.
Aujourd'hui, j'y retournai de nouveau à dessein, et la vis passer là où je ne l'attendais pas et se rendre là où je ne pouvais pas décemment la suivre. J'attendis donc qu'elle en ressorte en regardant des étalages de choses parfaitement inintéressantes, puis elle repassa d'une démarche rapide et je lui emboîtai le pas en tâchant de n'avoir l'air de rien ;-) pour ne pas montrer trop ostensiblement que je lui courais derrière.
Je ne la rattrapai pas avant qu'elle ne regagne son quartier général, mais comme elle y était seule, je l'abordai d'un sourire.
- Bonjour, je vous ai vue passer dans la galerie, et je vous ai reconnue... Vous vous souvenez de moi ? (en tâchant de ne pas faire Bonjour, vous me reconnaissez ?
façon Adolf Hitler dans la fausse pub' Benetton de Les Nuls)
- Vous m'avez vendu un bidule au début de l'été...
Je vis cliqueter ses connexions neuronales visiblement rapides, puis un sourire et Ah oui, un Canarsonic GWX-312 modèle Z ! C'est ça ? Alors, vous en êtes content ?
Je lui expliquai à quel point j'étais furieusement joyeux d'en être content et elle me dit que c'était normal, parce que c'était son préféré.
Imaginant sans peine tous les avantages exquis qu'il pouvait y avoir à être son préféré, j'opinai derechef.
- Je suis désolée de ne pas vous avoir reconnu plus vite, me fait-elle, je suis un peu dans le brouillard aujourd'hui, j'ai eu un week-end chargé.
- Ah oui, hein, le lundi, c'est dur ! (remarque d'une originalité extrême de mâle en veine d'inspiration)
- Surtout que ce week-end, j'avais un défilé...
- Un défilé ?
- Oui.
- Un défilé de... euh... ?
- ... (hésitation perceptible) ... Un défilé de lingerie ! (Grand sourire)
- ... Ah mmmoui... (L'imaginaire endiablé du monsieur lui explique en une série de flashes tout ce qu'il a raté en n'étant pas ce week-end à un défilé de lingerie. Les moyens intellectuels et verbaux du monsieur se fissurent encore davantage.)
- En tout cas je suis heureux de vous revoir, parce que la dernière fois, j'avais terriblement manqué de présence d'esprit.
- Ah oui ?
- Oui. J'aurais voulu vous inviter à déjeûner, mais euh, je n'ai probablement pas osé sur le coup... Enfin, voilà, je le fais maintenant. (On admire la maladresse de classe internationale, on applaudit bien fort)
- Ah oui (sourire lumineux), mais... Non. (Sourire lumineux bis. Le non est gentil, mais définitif).
- Ahhhh... Eh bien tant pis, mais si je ne vous l'avais pas proposé, je l'aurais regretté longtemps. Ainsi, je ne le regrette plus (Sourire).
S'ensuivirent des salutations réciproques rapides mais courtoises.
Groumpf. Le genre de situation où l'on se sent ensuite content de l'avoir fait, un peu tremblotant sur les bords pendant quelques minutes, et navré jusqu'au fond du slip de l'âme de s'être pris une tôle. Adieu cholie matemoiselle. Vous êtes charmante et vos yeux doux d'amour mourir m'ont fait, mais la vie est ainsi faite, sniff...
Me voilà rhabillé d'un costard pour l'hiver.
Hier ce fut encore pire, séquence "Ah si j'avais vingt ans de moins". Dans une expo où nous nous rendions en famille avec nos Nains braillards, une jeune guide était pile-poil le genre de fille qui m'aurait fait ramper sur le ventre jusqu'à Vladivostok en bavant de concupiscente extase il y a une quinzaine d'années de ça. L'expression du visage, la présence, un port de nuque renversant, le regard, la grâce générale du corps et des mouvements, tout ce qui fait que soudain Swâmi Petaramesh a les genoux en coton et la gorge sèche. Sauf qu'une rapide évaluation me rappela à l'ordre "Hé Pépère ! Elle doit avoir 25 ans fin du monde, la donzelle ! Ses potes sont des d'jeunz ténébreux à motos et en cuir, et elle pourrait davantage être une copine de Mademoiselle Kestagrandhi que du gibier pour ton escopette... Et toi, t'es juste un vieux schnock !"
Ô râge ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
Alors je m'en tins à quelques sourires et regards qui lui firent sans nul doute comprendre que j'avais déjà contemplé des choses plus vilaines que quelques cheveux fous sur son cou de déesse.
Tiens, ce billet est dédié à Mâme Laflote, qui se demande désespérément ce qui se passe dans la tête des hommes...










Commentaires
Je regrette fortement, badinant mais neanmoins ingambe -dis-tu- swami, que ta fort estimable compagne, dont il m'a paru que tu louais hautement le port altier, la demarche exquise, l'elegance naturelle, ne nous regale pas de temps en temps de quelque intervention finement observee sur l'admirable repartition de la masse musculaire de son -jeune- prof de fitness, la qualite de texture et d'implantation capillaire du jeune cadre fraichement embauche de sa boite, voire l'etat dans laquelle la peuvent mettre certains slows languissants, s'ils sont danses en certains bras fantasmatiques, donc nonconjugaux.
@philhippe57 :
Sans aucun doute, ma fort estimable compagne possède tout cela et bien davantage encore, et est, j'en suis persuadé jusqu'aux tréfonds, "la femme de ma vie".
Ce qui n'empêche pas qu'on n'en soit pas moins homme ;-)
La vie est courte et longue à la fois, je ne puis me résoudre à ne pas la boire parfois aux envoûtantes sources qu'il m'est donné de croiser.
C'est par ailleurs un thème que j'ai eu l'occasion de largement commenter dans un billet récent chez Mâme Laflote, et je te renvoie donc à ces quelques pensées...
Te fais pas du mal comme ça! comme tu dis, si tu l'avais pas fait, tu l'aurais regretté. Elle t'a pas snobé, genre "sale con, t'as vu ta tête, t'as vu tes rides?", elle t'a juste dit "oui mais non". Veut ptêtre simplement dire qu'elle te trouve sympa, mais pas au point de..., ou bien qu'elle est déjà bien pourvue et qu'elle souhaite pas cumuler. Ou encore qu'elle aurait bien déjeuné avec toi, mais qu'elle prévoyait des complications au cas où "pas plus, car pas affinités finalement".
En tous cas, t'as su clore avec classe. C'est pas rien.
@philhippe57 : En P.S.: Tu me fais bien rire avec ton commentaire qui n'est rien d'autre que moralisateur quel que soit le ton badin que tu lui donnes. Ce modeste ashram est un lieu où l'on dit ce qui est, tel que c'est, ou du moins où l'on s'y efforce. Foin des convenances sociales éculées et des apparences à sauvegarder. Les choses en nous sont comme elles sont, elles ne nécessitent ni n'appellent jugement ou comparaison. L'ironie plaisante de ton commentaire témoigne à mes yeux d'un manque de compréhension de ce dont il est ici question.
Je peux te dire, puisque tu évoques ta fort estimable compagne, que si mon mec se permettait ce genre de marivaudage (je veux dire si j'étais au courant) c'est pas à de la soupe à la grimace qu'il aurait droit, mais bien à la mort aux rats.
Mort aux RATS! (non mais!)
Au sens figuré, bien sûr, j'vais quand même pas finir en tôle pour ça!
@mc : Pauvre homme ;-) Décidément, pas facile tous les jours d'être un mec ;-))
@mc 5 : Mais bon sang, pourquoi ? Y'a des trucs qui ne s'usent pas quand on s'en sert ;-)) Et en quoi un peu plus de plaisirs pour l'un-e nuirait à l'autre ?
Il me semble que ce qui est important entre deux personnes, ce n'est pas ce qui se passe ailleurs, mais ce qui se passe entre elles.
Sinon, elle a raison mc, y'a pas de quoi se frapper. Elle t'a dit non gentiment. la charmante jeune femme. Mais 4 mois de rêveries produisent forcément une déception un peu disproportionnée ;-)
Tout juste, Christine. N'empêche, je ne te voyais pas possessive comme ça, mc ;-)
Quelle idée saugrenue (et terriblement nocive) de penser que quelqu'un puisse nous appartenir ! On peut se donner soi-même à l'autre, en part plus ou moins grande - jamais en totalité sauf dans les romans Harlequin - mais on ne peut jamais prendre à l'autre ni rien exiger de lui/elle, sauf à vouloir se heurter au mur de la frustration et de l'amertume. Et quelle grande illusion de penser qu'on puisse tout être pour un autre, dans tous les domaines - ou même dans un seul - et pendant toute sa vie ! Fantastique mascarade monogame judéo-chrétienne (et pas seulement judéo-chrétienne), règle impossible faite pour être violée et provoquer des drames quand on croit que cette règle a un quelconque fondement dans un quelconque absolu.
Christine a cent fois raison : C'est ce qui se passe entre deux personnes qui importe, pas ce qui se passe en dehors de cette relation. Pourquoi toujours imaginer que ce qui est donné à droite est nécessairement volé à gauche ? Comme si un être ne s'appartenait pas fondamentalement à lui-même, comme si une grande part de cet être devenait soudain la propriété privée d'un tiers !
Il y a des moments d'une relation où l'on n'envisage pas d'avoir envie de donner certaines parts de soi à toute autre personne qu'une seule. Le temps passant, et la relation étant toujours aussi forte, plus profonde même, on peut parfois avoir envie d'aller goûter l'herbe du champ d'â côté :-}
Christine :
Ne t'en fais pas pour ça, va. Dans une relation qui n'a pas commencé à exister, toute déception ne peut être qu'une blessure narcissique, le genre de chose dont on guérit très bien quand on sait mettre les choses à leur juste échelle ;-)
Rater un défilé de lingerie ! Je suis effondrée pour toi ! Passer à côté d'un bonnet D.... :-DD
Agathe, ta compassion me va droit au coeur ;-)
Trop drôle (nous les hommes, on a tous vécu ça ;-)
Sinon, rien à voir, mais connais-tu ce nouveau gadget, grand Guru ? http://www.blogeee.net/2007/11/12/b...
un article en écho :)
Personnellement je suis pour que chacun fasse ce qui lui plaît, et que les gens s'engagent librement jusqu'au point qui leur conviennent, en accord avec la personne envers laquelle ils s'engagent. Après tout la morale n'a rien à voir la dedans, la façon dont mes voisins de palier ou les habitants du gers voient ma vie de couple, ça ne m'interesse pas plus que ma première paire de draps de satin. Simplement, j'estime qu'on ne doit pas se faire passer pour ce qu'on est pas au près de l'autre, au contraire, un couple peut fonctionner sur n'importe quel type d'accord à mon sens, tant que c'est basé sur la sincérité et le respect.
Par exemple, je suis très exclusive. Quand y'en a un, y'en a pas d'autres, mais ce n'est pas tant par choix qu'une constatation, et si c'est c'est fini alors je quitte et point barre. J'ai annoncé la couleur très précisément dès le départ dans toutes mes relations, ainsi que ce que j'attendais comme attitude de la part d'un homme en terme de promesses ou pas, de fidélité ou pas etc. beaucoup ont fui, bon débarras, et ceux que j'ai gardé sont restés de leur plein gré au moins :) . Les choses sont claires, pas d'ennuis en perspective. ça me paraît tellement plus simple que de mentir, tricher, jouer la comédie, gérer des tas de trucs en parralèle etc ...
En fait, je crois très fort au fait qu'on ne doit jamais promettre quelquechose qu'on ne souhaite pas tenir ou qu'on ne peut pas tenir. Il faut donc se méfier des promesses qu'on fait. Lorsqu'on les a faites, il faut du coup se sentir tenu par elles sans échapatoires. C'est tout l'interêt de verbaliser ces accords dès le début au lieu de se laisser porter par les non-dits d'une soi disant morale ou de soi disant usages, qui ne sont jamais les mêmes selon les gens et qui portent gravement aux malentendus. Après tout, ne risque-t-on pas de s'estimer bien souvent trahi, si l'autre ne sait même pas qu'il est lié, selon nos critères ?
Ainsi, qu'un homme couche avec une autre femme que la sienne ne me gènera jamais, sauf si l'homme a promis la fidélité à cette femme et qu'elle compte dessus. là, c'est dégueulasse (selon mon opinion). De la meme façon, je trouverais très destabilisant de commencer une relation en toute conscience avec un homme volage comme un hanneton et de me retrouver prise au piège d'un exclusif jaloux étouffant et crampon :-} .
Le seul reproche que je ferais aux hommes là dessus, c'est d'être souvent persuadés qu'ils y a des choses que nous les femmes voulons entendre, des promesses et des serments, alors que finalement quand on nous laisse faire nos choix comme des grandes en connaissance de cause, il y a beaucoup moins de mauvaises surprises de part et d'autre :D. (Enfin je trouve :) ! )
En suivant le lien de Krysalia, on arrive là, dont je retiens ça :
Sur cette dernière phrase : le couple, « deux êtres qui s’associent dans une "aventure" ».
Tout le problème réside dans la nature de cette association.
- S'il s'agit d'un constat, d'un fait constaté a posteriori, et qui est la réalisation naturelle d'une relation amoureuse, il y a « aventure », effectivement, mais plutôt que de parler d'« association » on devrait parler de complicité et de
mélange ; dans ce cas, il n'y a pas « couple » officiel, officialisé, mais deux personnes qui s'aiment librement, illaborativement, « aventureusement ».
- En revanche, si l'« association » est un contrat plus ou moins tacite, contracté a priori pour maintenir le duo, il s'accompagne de l'armada traditionnel des pressions encoupleuses (culpabilisation et culpabilité, jalousie, chantage, exclusivité ou « privilège » promis, etc.). Pas d'« aventure », ici, mais bel et bien « encouplement », c'est-à-dire mise sous contrat du sentiment amoureux. Le lien n'est plus spontané, fluide, léger jeu : il se change en devoir plombant, en devoir-être, en devoir-aimer.
On le voit, deux conceptions de l'amour s'opposent ici :
1/ L'amour-constat, amour comme abandons mutuels, réciprocité de fait, libre mélange ;
2/ L'amour-contrat, amour comme devoir ou mission, exclusivité de droit, élaboration rationnelle.
L'amour libre (1), l'amour-constat, n'est pas absence de fidélité, car il crée bien un « engagement », mais de nature affective, non-contractuelle. Il est absence de devoir d'exclusivité. Il est donc potentiellement pluriel (en droit, non en devoir) dans le sens où aucun contrat moral ne vient limiter sa portée, figer sa souplesse.
Inutile de préciser qu'il n'est pas possible aux encouplés de plaider pour l'amour libre sans déstabiliser par là même leur couple, c'est où la liberté d'aimer rejoint la liberté de penser. Combien de débats sont biaisés parce que les partisans de l'amour-contrat sont « fliqués », jusque dans leur parole, par leur petit-e ami-e ! Sur ce terrain-là, seuls les amoureux qui aiment librement (càd sans « petit copain » ou « petite copine » attitré-e, déclaré-e, officiel-le) peuvent parler librement, les encouplés étant bâillonnés par leur propre encouplement !...
Cela pourrait servir de critère pour savoir si vous êtes encouplé-e ou non : Pouvez-vous vanter l'amour libre sans blesser par là même les personnes que vous aimez ?
Que de choses intéressantes dans les derniers commentaires de Krysalia et Christine. Cette notion de "contrat" et son effet délétère sur la liberté et les sentiments est primordiale.
J'y reviendrai probalement plus longuement plus tard car je ne dispose que de quelques minutes pour l'instant.
Pour ce qui me concerne, j'ai la trahison et le mensonge en horreur, et je ne pourrais pas vivre une relation qui ne soit pas basée sur la franchise et la vérité, ce qui ne veut pas forcément dire non plus qu'on doive établir un rapport détaillé de tous ses faits et gestes ;-)
En ce qui concerne le "contrat" et l'engagement de type monogame, il faut reconnaître que nous vivons dans une culture où une forte pression sociale nous y pousse, et que, jeunes encore, il est souvent difficile de faire la part du désir spontané, naturel, d'un "contrat" qui sécurise et formalise une relation - mais au fond, pourquoi faire ? - et j'ai vu bien des couples heureux ayant "librement cohabité" durant des années dont la relation de couple s'est gâtée dès le lendemain de leur mariage... tardif. Savoir si une impression de perte de liberté les a plombés ou au contraire si le mariage venait comme tentative de sauvetage ou de consolidation de quelque chose qui battait déjà de l'aile...?
Quant à l'engagement, quelle que soit la cause, toute personne qui prend un engagement sur une forme de relation définie statiquement "pour la vie" est un fou :-)
Car nous ne sommes pas statiques, nous évoluons, nous apprenons, nous grandissons, nous vieillissons... L'engament pris par un jeune homme (ou une jeune femme) de 25 ans à un stade donné d'une relation amoureuse doit-il (peut-il) rester strictement statique, figer, et lier dans les mêmes termes deux personnes, vingt ans après, qui ont chacune évolué aussi bien dans leur philosophie, leur affectivité, leurs besoins, leur perception de l'autre et de leur couple ? Les individus changent, le couple lui-même change. Comment la vie pourrait-elle se laisser enfermer dans un moule rigide ?
Je crois que pour qu'un couple survive en tant que "vivant" et non pas en tant que truc désséché tenant par les liens d'un contrat d'"encouplage", il faut non seulement que les deux personnes qui le composent évoluent de manière qui demeure compatible, que le couple lui-même évolue, et ses "règles du jeu" avec, c'est-à-dire que la communication et le dialogue restent suffisamment vivants et riches pour que chacun des deux ait la possibilité d'exprimer ses désirs, celle d'entendre ceux de l'autre, et le fondement de tout : l'amour qui fait qu'on a envie que l'autre soit heureux et épanoui, et non pas qu'il soit "notre chose", c'est-à-dire au service exclusif de nos propres demandes - car ça, ce n'est pas de l'amour.
Bon, faut que je mette la table sinon Ma Sainteté va se faire tailler les oreilles en pointe, et ce sera mérité ;-))
Sa sainteté en retard pour mettre la table à écrit :
ah voila tout à fait, je suis bien d'accord. La franchise et la vérité, c'est dans l'intention qu'elles sont importantes. Et ne rien dire qui ne soit vrai ne veut pas dire " tout dire", mais plutôt ne rien travestir dans ce qu'on dit, d'autant plus quand on annonce qu'on va dire ce que qu'on pense :D .
tiens, voila que je rajoute des que en trop dans mon message ci dessus... Au moins ça reste dans le sujet ! :)
En lisant amusé, mais ému, le billet de notre divin guru, dont je ne doute pas qu'il ait été dûment approuvé par Mâme Amesh! je ne pouvais m'empêcher de voir en background le loup "libidineux", (s'cusez-moi vot'saint'té!) de Tex Avery, mâchoire inférieure pendante, langue hypertrophiée agitée de soubresauts, yeux exhorbités en pamoîson devant cette jeune beauté nordique à l'oeil incandescent et à la chute de reins suggestive !!!! Wouaâaououh, ouh, ouh !!!
Comme dit le vénéré, on n'est pas de bois !! Ouaââh, ouaâh !!
J'ai seulement un peu de mal à vous suivre, quand vous mêlez à tout ça des histoires de couples, d'amour-toujours et de fidélité à tout crin que nous a refilé notre bonne vieille morale judéo-chrétienne !!
Qu'est-ce que ça a à voir avec la testostérone et les montées d'adrénaline, la fidélité, même jurée au pied de l'autel ! Que dalle, nib de nib !! D'autant plus que je perçois, à travers les propos du vénéré, comme une lueur de nostalgie, je dirais même un grand coup de bambou sur la calebasse, quand il réalise que la bombe norvégienne qui lui sourit de toutes ses dents a 25 balais à tout casser et que lui en a 15 de plus!!
Pauvre cher homme! je trouve malgré tout ta conclusion un peu piteuse, mon grand guru !! des vieux de 40 ans de ton espèce, elle en voit tous les jours et sans douter de ton sex-appeal et de l'adresse de ton resto, l'allumeuse de vrais berbères préfèreras toujours un vrai matador en cuir, aux reins d'acier et à la vingtcinquaine pas trop rassie à un schtroumpf dégarni de ton espèce, et encore, tu me parais bien conservé!
Dans tout ça, le couple, dont vous parlez, sors son chapelet et l'égrène ! A plus.
vieil anar
Il ne faut également pas oublier que la plupart des gens jugent de leur propre situation, de leur propre bonheur ou malheur à travers le filtre des idées reçues jamais analysées, des purs automatismes de pensée, des pré-supposés :
, etc.
Rien de tout cela n'est vrai, rien de tout cela n'est réfléchi, rien de tout cela n'est réellement ressenti. La douleur ressentie vient de la seule comparaison de sa situation réelle avec un modèle social abstrait donné comme vérité ultime. Fariboles et billevesées !
Combien de demandes de divorce au terme d'un tel non-raisonnement ? Combien de désastres causés par la norme qui asservit et la vie qui tente et tentera toujours de passer entre les barreaux de la cage ?
@Vieil Anar :
Il est justement amusant, et intéressant de noter que, suite à un billet qui parlait vraiment de tout sauf de "couple" ou de "mariage", le premier commentaire dans la foulée ait émané du curé de service soucieux d'évoquer immédiatement la question de ma compagne, celle avec qui j'ai partagé mes 5100 dernières nuits à un tout petit epsilon près, pour me faire sentir à quel point j'étais là un bien grand pécheur sans foi ni loi qui ferait bien de se rendre de toute urgence à confesse pour répondre à l'ugente question de Monsieur le curé : :-D
On dit quoi, déjà ? ah oui... "une de perdue, dix de retrouvées"... et là, t'en as laissé passer deux...
@ swâmi, "combien de désastres causés par la norme qui asservit et la vie qui tente et tentera toujours de passer entre les barreaux de la cage ?"!
La cage, c'est nous qui la faisons! quant à passer à travers ses barreaux, la vie n'aura jamais de mal à passer entre ! La vie c'est aujourd'hui, c'est demain; c'est pas hier ! ça coule comme un ruisseau et la norme qui "asservit" n'est que le garde-chiourme que nous voulons bien nous donner. La "société" n'est que le cadre étroit, dont nous pensons, de façon dérisoire, que la vie ne va pas s'en échapper! Moi, je te dirai, mon cher guru de retourner voir ta bombe nordique,(j'espère pour toi qu'elle existe!) et de lui dire que tout ça, c'était pour rire et que ta Harley, flambant neuve, ronronne à la porte du magasin et que tu l'emmènes aux bords de Saône, du côté de St Paul ou de la Tête d'Or ! A plus.
@Vieux Nanar : Pour la Harley, je crois que je vais devoir ouvrir une souscription et mettre un lien vers mon compte Paypal quelque part dans la colonne de gauche... Parce que j'ai un tout petit peu l'impression que le vieux Scénic familial gris avec le siège enfant à l'arrière et des traces de doigts de Nains plein les vitres, ça le fait un peu moins :-\
Le corps ne ment pas, c'est mon postulat de départ, sans aucune garantie de vérité.
Il est troublant de constater que le corps montre les mêmes symptômes lorsque j'éprouve de l'amour pour quelqu'un que quand cet autre me trompe ( terme d'usage que j'emploie sans connotation morale, ici). La différence est que l'un est perçu comme agréable (quoique) et l'autre désagréable (quoique). Swâmi les décrit très bien dans son texte. L'esprit peut toujours turbiner pour relativiser le malaise (l'autre ne m'appartient pas, cela ne me retire rien voire même ce peut-être profitable à notre relation, etc), mon corps n'en éprouve pas moins la même chose.
L'esprit peut, bien sûr, influer sur le corps et bien que la réciproque soit vraie, le lien, à mon très humble avis, n'est pas de même nature. L'esprit tient en laisse le corps alors que ce dernier a la fâcheuse tendance à imposer ses diktats sans absolument aucune considération pour son compagnon de toujours. En plus, nous le savons tous, il aura le dernier mot. Sale con !
Tout ça pour dire qu'au bout du compte, chacun entretient avec ses pulsions corporelles, qu'elles soient de tomber amoureux toutes les 5 minutes ou qu'elles réclament une fidélité sans faille, la relation qu'il peut et dont nous ne sommes que très peu maître. La « posture » morale est celle qui tente de justifier, expliquer, rationaliser celle du corps.
Je ne prétends aucunement régler un problème vieux de plusieurs millénaires en 20 lignes mais il me semble qu'appliquer des positions de principes raisonnables et aussi raisonnées soient-elles, ne fait pas avancer d'un iota le schmimblick.
Que disent vos corps ? Que veulent vos esprits ? Accorder l'un à l'autre me semble être d'une difficulté suffisamment prenante pour ne pas s'occuper de ceux des autres.
« Amour libre » ou « possession » n'ont pas à être discutés mais, par contre, merci beaucoup Swâmi pour ton sincère témoignage (de plus, et/ou/parce que contradictoire dans ses deux termes) et merci mc pour le tien, tout aussi sincère.
Ach so, mein liebe Swâmi, zoyons vous ! J'suis sur qu'une bonne vieille Motobec "tunée" avec un perfecto pas trop râpé, ça pourrait l'faire!
Moi, il y a encore 10 ans il m'arrivait de "sécher" mon compte, (genre week-end à Bornéo!) pour les yeux, d'une brune incendiaire, mais bon! maintenant ça'l'f'rait plus, mais moi j'ai l'âge du nabotsident et même un chouia plus! Alors, profites! A plus.
vieil anar
Merci Otrynteus. Je dirai juste de mon point de vue védantique que je ne crois pas à la sacro-sainte dichotomie corps-esprit telle que la voit notre civilisation, mais il y a par contre une dichotomine évidente entre les catégories abstraites du mental (manas) qui n'ont pas de lien avec grand-chose mais qui nous racontent des histoires que nous prenons pour des réalités objectives, et d'autre part l'adhésion plus immédiate au réel corps/esprit/perception/ressenti qui a effectivement toujours le dernier mot, ce qui génère une culpabilité dans nos contrées judéo-chrétiennes ou "l'esprit c'est pur, c'est le Bien" et "le corps c'est sale, c'est le Mal".
Quant aux symptômes dont tu parles à propos du ressenti de ton corps dans des situations d'ordre avant tout psychologique, ils relèvent évidemment de la sphère affective, qui fait partie de l'esprit au sens large (quand bien même cela relèverait des parties mammaliennes voire reptiliennes du cerveau, que je ne méprise en rien soit dit en passant), et non du corps stricto sensu.
Oups !
Ma vivacité d'esprit de laitue me fait tomber dans la discussion, comme un poil de cul dans la soupe. J'en suis désolé, d'autant plus que je suis, du coup, encore en train de digérer les catégories sociologiques de Christine et Krisalia.
Re-oups ! même pas le temps de digérer mon propre commentaire que le maître des lieux en a déjà chié quelque chose (sans offense, c'est la métaphore !). Rythme beaucoup trop rapide pour moi !
J'en suis donc à ton commentaire, oubliant du coup ceux de Christine et Krysalia, ce qui est dommage !
Quelle idée aussi que de l'inviter a déjeuner ! Cette charmante jeune femme devait surement avoir moultes occupations professionelles durant tout ll'apres midi et ne pouvait donc pas y consacrer le temps d'une partie de jean banlair qui aurait imanquablement suivi le susdit déjeuner . C'est a dîner qu'il fallois l'invitailler, bougre de couillon ! Enfin, c'est en commettant des erreurs qu'on apprend a s'améliorer :D
(Christine, 7):
Je sais, c'est complètement contraire à mes principes, mais c'est comme ça. J'ai eu, dans une autre vie, de fâcheux précédents.
Plus jamais ça, je veux vivre tranquille.
@ krysalia # 16," ne rien dire qui ne soit vrai, ne veut pas dire tout dire"; ça ressemble à un sophisme, ça a le goût du sophisme, mais ce n'est pas un sophisme ! Diantre, fichtre, mais qu'est-ce donc, si ce n'est le mensonge par omission, celui qu'on fait pour ne pas faire mal à cette pauvre petite chose,(féminine ou masculine!) qui ne le supporterait pas !!
Krysalia tu me déçois, moi, qui te croyais une femme libre ! Expliques! Si tu en as envie! A plus.
vieil anar
Bon, mais ça m'empêche pas de vous souhaiter bonne chance à tous, du moment que je suis pas concernée personnellement. Ceci dit, j'ai encore jamais tué personne, bien que j'en aie eu souvent l'occasion. Ce que je déteste le plus, c'est l'état dans lequel ça me met. Et à l'époque soixante huitarde, où il fallait en plus (faire semblant d')être cool, autre contrainte morale, guère moins pourrie, c'était encore pire. J'ai décidé d'être en accord avec ce que je suis, je partage
pluspas. Point.(vieil anar, 30)
C'est pas un bel exemple de pression morale, ça?
@ mc : mais vieil anar est un absolu macho ! il "sèche son compte" pour séduire, c'est pas cliché ça ? ;-))
Holà, mc, c'est pas de la pression morale! C'est juste un sentiment et Krysalia, elle répond ou pas, si elle en a envie! Moi, en toute amitié, je ne te reproche pas de ne pas vouloir partager qqun qui ne t'appartient pas, c'est ta façon de l'aimer ! Si ça lui convient ...!! Allez, à plus!
vieil anar
@ christine, je suis bien d'accord avec toi, c'est tout à fait "cliché", d'ailleurs, mon banquier me l'a souvent fait remarquer!!
Quant à la façon de séduire, je trouve que mettre du rouge à lèvres et des talons hauts, c'est aussi très "macho"! A plus.
vieil anar
@vieil anar : oh mais t'es de mauvaise humeur ce soir ;-))
Merde, moi qui utilise couramment les talons hauts et le rouge à lèvres ;-))
C'est à mon tour d'aller dîner, mais avant je réponds à vieil anar : Ce que j'essayais de dire avec "ne rien dire qui ne soit vrai, ne veut pas dire tout dire", c'est simplement que " je serai honnête avec toi " est très différent de " je te raconterai tout tout le temps ". Le premier suppose la non-volonté de travestir la vérité : quoi que je te dise, ce ne sera pas un mensonge et tu peux en être sur(e) . Le second signifierait qu'on renonce a un jardin privé, et qu'on s'oblige a faire des rapports circonstanciés de chaque minute qu'on a pas passée avec l'autre => " Si tu ne me dis pas tout, tout le temps, je jugerai que dans tous les blancs de ton discours il y a des mensonges" . C'est là qu'est l'erreur, c'est de confondre les deux comme on le fait souvent alors que le sens et l'intention sont très différents. d'autre part, la reflexion dans le second est faussée par l'idée que forcément ce qui n'est pas dit est travesti, mensonger, alors que c'est simplement privé mais sans trahison d'aucune sorte.
Traduit dans un exemple de la vie réelle, cela veut dire par exemple que j'attends de mon compagnon qu'il ne mente pas par omission, ou qu'il ne me raconte pas de mensonges : "je te ne mentirai pas, si je te parle, ce que je dis est vrai, rien de ce que je ne te dis pas ne trahit ce que tu sais de mes intentions , par contre, je n'attends pas d'informations sur tout ce qu'il fait quand je ne suis pas avec lui, je m'en fous, et je ne présume pas qu'il m'a trompée s'il ne me raconte pas chaque minute de son week end chez ses parents :D .
Je crois en cela être libre, car finalement celui qui exige que tout soit dit, tout le temps, vit dans le soupçon permanent : adieu la confiance puisque le moindre blanc est interprété comme une preuve de dissimulation, donc de trahison. Adieu aussi la tranquillité puisque la cohésion du couple est liée à la prétendue vigilance des parties en présence :/ ...
Celui qui au contraire demande à l'autre d'avoir des intentions claires, de ne pas dire de mensonges, et de ne pas trahir par omission ses intentions, celui là alors n'a pas besoin de connaître chaque minute de la vie de l'autre pour lui faire confiance. Même, il est content que celui ci vive une vie privée., et pendant ce temps là il en vit une aussi, ce qui ne gâte rien :D .
je ne sais pas si j'ai bien expliqué ce que je voulais dire ? ( quelquefois je ne suis pas d'une folle clarté :D)
Et dire qu'il y a 4 mois, elle aurait sauté sur l'occasion ! Dommage qu'elle ait trouvé un mec entre temps :-ÞÞ
@ Swâmi
Impressionnant !
Mais je n'ai rien compris (à ma courte honte) à tes catégories. Pourtant, je peux concevoir que la distinction corps/esprit n'est pas pertinente. Mais je ne comprends pas à quoi tu opposes le « réel » « corps/esprit/perception/ressenti » ?
Du coup, je comprends encore moins le second paragraphe, renvoyant la « réalité » du corps à celle de l'esprit. Quelle réalité ou quel réel ignore-je ?
Pour le fun, pour soutenir mc et mon incompréhension du réel : « Et à l'époque soixante huitarde, où il fallait en plus (faire semblant d')être cool, autre contrainte morale, guère moins pourrie, c'était encore pire. »
@ krysalia, je comprends très bien ce que tu veux dire, mais, par expérience, je trouve que ce no man's land, situé entre les "tu peux croire ce que je te dis!" et les jardins secrets respectifs , est une zone mouvante et incertaine.
Ce fonctionnement là, doit être basé sur une absolue confiance. C'est souvent dans les jardins secrets qu'on cache les plus belles fleurs. Il ne s'agit pas de tout savoir minute par minute, mais d'être sur que ce qu'on partage avec l'autre, c'est le plus beau et ça c'est difficile! A plus.
vieil anar
@Krysalia : Tu parles d'or comme bien souvent (j'hésite à dire "toujours", mais j'ai le bonheur d'avoir plusieurs lectrices qui parlent avec une rare justesse). C'est un plaisir de te lire.
@Minium : Puis-je me permettre un "LOL" ? :-D
@Vieil anar : Il est dommage que tu dissimules souvent les choses réellement intéressantes que tu as à dire sous un nuage de dérision. Tu as été pieuvre, dans une vie antérieure ? ;-)
@mc : Il est bon d'assumer ce que l'on est profondément, il est heureux que tu le fasses :-} La coolitude forcée est effectivement une forme de totalitarisme inverse. Le balancier oscille toujours d'un côté à l'autre et a du mal à trouver son équilibre. Dommage pour nous, il est reparti à fond à droite...
@Otrynteus : Ces "catégories" mériteraient de bien plus longs développements peu compatibles avec un simple commentaire. J'ai justement un billet qui cuit à feu très doux autour de ces sujets. Il sortira peut-être un jour de sa cachette ? (Par contre, mon script de chiffrement est quasi terminé et toute la partie terminée est testée ;-)
Damned! je suis percé à jour!! mon tailleur m'avait pourtant juré que mes tentacules ne dépassaient pas !! Pffft, le sur-mesure n'est plus ce qu'il était! A plus.
vieil anar
@Vieil anar (sérieux cette fois) :
La vie même est en essence une zone mouvante et incertaine et nous cherchons à nous protéger de cette incertitude en tentant dérisoirement de figer dans la durée et la sécurité ce qui ne peut vraiment l'être.
Impermanence est le maître mot. De nous, de nos états, de nos émotions, de nos pensées, de nos corps...
>
Une absolue confiance ne peut être absolue que si elle est pleinement consciente que tout peut se produire, et que donc, par avance, elle n'exclut aucune éventualité, y compris celle d'être "trahie". La seule absolue confiance est celle qui accepte d'être trahie sans se sentir trahie pour autant.
>
Cette nécessité d'"avoir le plus beau" ne repose-t-elle pas sur l'illusion ? L'illusion qu'il y ait du plus beau ou du moins beau, l'illusion qu'on puisse en décider, l'illusion qu'on puisse se réserver, ou exiger que nous soit réservé, "le plus beau" de l'Autre. Mais ce "plus beau", qu'est-ce ? S'obtient-il sur demande ? Peut-il se conserver dans le formol ? Sous atmosphère neutre et non-oxydante ? Au congélo par -18°C ?
Tu ne te réjouis de l'odeur de la fleur qu'au moment même où son arôme se disperse.
@ Swâmi, "sans rire", je suis à peu près d'accord avec tout ce que tu soulignes:
> pour "l'impermanence" du vivant, OK, sauf que ce "no man's land" dont je parle est encore plus fragile que le reste.
>"la confiance absolue" n'exclut rien, même d'être trahie, oui, certainement, on peut même dire que seule l'absolue confiance peut supporter la trahison et demeurer.
>"cette nécessité d'"avoir le plus beau" ne repose-t-elle pas sur l'illusion",oui, peut-être, mais c'est plutôt du désir du plus beau ou du meilleur qu'il faudrait parler, c'est l'essence même de la complicité, comme quand ce grand couillon de St Ex, disait que:"s'aimer ce n'est pas se regarder, c'est regarder ensemble dans la même direction" C'est le souvenir du parfum de la fleur qui reste le plus intense! A plus.
vieil anar
Oh ben tu LOLles bien comme tu veux chez toi :o)
Moi je ne vois dans ce billet qu'une fable gentillette et je me refuse à penser en termes de confiance/trahison à cette occasion.
@Minium :
C'est toujours amusant : Dès qu'on a écrit quelque chose, cela nous échappe complètement. Le texte aussitôt pondu vit sa vie par lui-même. Les lecteurs y trouvent pour beaucoup ce qu'ils y mettent eux-mêmes de leur propre imaginaire ou de leurs propres préoccupations, et les commentaires font presque toujours dériver le fil très loin de l'intention initiale de l'auteur - si cela ne se produit pas du tout, c'est probablement que c'était un mauvais billet ;-)
Oui, ça dépend aussi de ce qu'on cherche sur les blogs. On peut se dire, à tout hasard, qu'on a assez d'occasions de se faire des noeuds avec l'imaginaire à un bout de la ficelle et ses préoccupations à l'autre, et chercher juste à sourire et se distraire :o)
@ minium allons voir si la rose!,(ça f'zait un moment qu'j'avais envie d'la faire celle là!), @ swâmi ;les billets n'engagent pas que ceux qui les pondent, mais j'n'suis pas si sur que des coms qui s'éloignent radicalement du sujet, font pour autant automatiquement un bon billet, (je ne dis pas ça pour vous, mon vénéré!!)
Il y a des tauliers, genre Mâme Laflôte, qui font déraper presque systématiquement la problèmatique vers "portnawak", mais c'est assez rare, c'est dû essentiellement à son style "barré"; notre vénéré, quand il veut sortir de ses bécanes, peut être brillantissime, genre maintenant! Donc , conclusion, ça dépend!!!. A plus.
vieil anar
swami en #41 > ggbbfllbrrgblf :) ( toute rouge et la chique coupée. c'est malin hein :) )
(Swâmi 41)
Bien d'accord, je n'ai pas prêché pour la fidélité dans le couple, je ne crois d'ailleurs pas que ce soit vraiment possible sans s'amputer de quelque chose. Je ne fais pas partie non plus de ceux qui bavent sur mai 68, on était dans un cul de basse fosse, et un immense courant d'air a brutalement balayé les miasmes. Je donnais juste un ressenti personnel au présent. Et aussi, quelque chose de vécu du côté de la fameuse "liberté sexuelle" de mai 68: pour beaucoup de femmes, les gains en liberté ont été réels mais mitigés.
J'ai réagi au "Tu me déçois, je te croyais libre" de vieil anar parce que c'était vraiment le cliché de l'époque: tu refuses de coucher, t'es pas libérée; tu me refuses le droit de sauter sur tout ce qui bouge, t'es pas libérée; t'es libérée, ça ne te gêne pas de charrier le mazout par 20 litres, mais n'oublie pas de laver mes chaussettes. Et ces salopes du MLF, pourquoi elles refusent que de bons mecs bien libérés comme nous viennent leur expliquer la libération de la femme?
Chaque fois que quelqu'un m'a dit "Tu me déçois" (mes parents, un mec, ma chef de service) yavait de la manip dans l'air.
@krysalia, je sais bien que mon compliment te fera moins d'effet que celui de Swâmi, mais je te tire, quand même, mon chapeau (et je porte très rarement un chapeau, j'ai donc dû en mettre un pour la circonstance).
:
Je crois que tu m'a pas très bien comprise, vieil anar, il est vrai que c'était un peu subtil ;-).
Dans ma vie de tous les jours, ya plein de choses que j'accepte pas... et que j'accepte quand même. Je vois pas comment je peux interdire à mon mec d'aller marivauder ailleurs, il est juste averti, pour la mort aux rats. Chacun sa liberté. Je peux faire plein de choses qui lui déplairaient terriblement, mais bien sûr, ça ne marcherait que s'il tenait à moi. Et je crois qu'il tient à moi (sourire modeste). Pour l'instant. Et réciproquement.
:
Le vélo, Swâmi, le vélo, et pourquoi pas sur les berges du Rhône ou de la Saône? Avec une guinguette au bout?
Le temps n'est plus où pour séduire une nana fallait se ballader en secouant négligemment un trousseau de clés Mercedes (juste les clés) sans oublier d'ôter ses pinces à vélo. Même la Harley, je crains que ce soit un peu rétro.
:
Complètement faux, Swâmi. J'ai dans mon jardin un carré de réséda, je peux te dire que je me suis réjouie de son parfum quasi chaque jour, il était encore là hier malgré les premières gelées. Et quand ce sera fini, je cesserai d'y penser, jusqu'au moment de renouveler le semis.
Carpe Diem, Swâmi, cueille le jour!
@mc : On s'est mal compris : ne signifie pas que c'est une fin, bien au contraire. Il n'y a nulle nostalgie ni sens de dans mes mots. Seulement le fait que l'arôme doit être simultanément produit et dispersé pour être perçu. On ne peut conserver un arôme qui n'est plus produit et le percevoir en même temps, et on ne peut percevoir ce qui est enfermé dans une bouteille ;-)
@mc-Même la Harley, je crains que ce soit un peu rétro-
Cela va parfaitement avec l'age moyen du Biker de base,non mais.
Et quand c'est loupé,y'a plus qu'à dire que , de toute façon le strapontin en béton qui sert de selle
passager,ce mérite...ça rassure...des fois..
@ Swâmji,
le vesteman: Ben, en fait, si je comprends bien, y'a pas grand chose d'autres qu'une bite dans la tête des hommes ! ;-}@ laflote, C'est à peu près ça... Une sorte de vice de fabrication : un cerveau, une bite,
quelques litres de sang pour irriguer tout ça, mais toujours séparément...
Ce n'est pas parce que l'on est attiré sexuellement par un(e) autre qu'on l'aime ! Il faut, je crois savoir écouter ses désirs sans pour autant mettre en péril sa stabilité affective. C'est ce que tu fais Swâmi, et je crois que tu es dans le vrai ;-)) L'exclusivité sexuelle est une valeur morale bourgeoise, et c'est si bon de s'en affranchir...
C'est sur l'instant qu'il faut agir, pas 3 mois après (je sais, c'est facile à dire ! ) ... éviter l'invitation à déjeuner (sans doute trop agressive ), et proposer d'aller boire un verre... Prendre le temps et ne pas sauter sur la personne ... C'est très agréable quand quelqu'un vous fait la cour.
J'ai raté une conversation intéressante ! Que dire de plus ? Pour moi, la fidélité s'emploie au sens large. On est fidèle à son conjoint même si on a une relation extra c., car celle-ci n'a rien à voir avec celle que tu vis avec ton régulier et on peut-être sincère avec les deux. Le mot "tromper" m'a toujours paru impropre : il est laid et n'a rien à voir avec ce qu'on ressent avec l'un ou l'autre !
C'est ce que je pense vraiment , ce qui ne m'empêche pas de réagir avec jalousie si j'apprends que mon conjoint a une liaison parallèle. L'être humain est complexe et la sagesse n'est pas pour demain.
@Tisbea :
Les circonstances... Vieux motard que jamais.
Mais le facteur sonne toujours deux fois ;-)
Mc> ah sisi, même effet ! :) (gmbllglfflgbblgf !)
Tisbea> ah voila tiens, dans ton commentaire, exactement ce que je voulais dire quand je disais : " "
C'est lorsque tu dis : " "
On croit toujours que tout le monde partage ces vues sur les usages, les significations des gestes sociaux de ce genre. Sauf que dans une même famille, dans un même quartier, dans un même milieu social, ils sont déja différents ! Je te dirai que moi par exemple, je trouve l'invitation a déjeuner largement plus du domaine de la cour-toisie que " d'aller boire un verre ", qui a une connotation " viens voir mes estampes japonaises et après, tu disparais ", pour moi :D.
En revanche, je comprends ce que tu veux dire par là, que j'aurais traduit dans mes usages par " aller boire un café " , que je trouve beaucoup plus neutre qu'un déjeuner. Le déjeuner pour moi veut dire : je veux mieux vous connaître et vous me plaisez. le café signifiant "je veux mieux vous connaître" sans addendum.
Le dîner (pour moi toujours), c'est le grand jeu : J'ai craqué sur vous, je veux vous séduire, je démarre ma cour officielle.
Ainsi, un homme s'adressant a moi et me proposant différentes choses obtiendra une réaction tout à fait différente que s'il s'adressait à une autre femme avec le même comportement. (l'inverse est vrai d'une femme s'adressant à un homme d'ailleurs.)
Lorsqu'on parle de relation amoureuse, ça devient d'autant plus complexe que suivant les parties en présence et les "pseudo étapes" franchies dans l'esprit de chacun, on ne sait même pas si la relation a bien commencé pour les deux, si l'un se considère lié au premier baiser, aux premières cochoncetés, ou au premier achat de maison ensemble :-}. Ensuite les deux passent leur temps à ne pas parler de leurs conceptions sur l'engagement, tout en guettant les signes chez l'autre de ce que EUX considèrent être des promesses dans les actes. Mais mouarf.
C'est là que le sentiment de trahison devient très très fort si on ne prend pas garde a toujours verbaliser toutes les étapes : quoiiii ? QUOIII ? Il me quitte mais... On devait se marier ! On devait s'installer ensemble ! Ben oui hein, attends ! il m'a EMBRASSEE ! Il devait bien savoir les promesses qu'il me faisait ce saligaud !
Ou, pour reboucler avec ce que tu disais : QUOIII ? tu t'en vas sans un regard maintenant que tu as eu ce que tu voulais ? Mais tu m'as invitée à dîner ! ça veut dire que tu as de vrais sentiments pour moi et une envie d'aller plus loin, sinon tu m'aurais proposé d'aller boire un verre si c'était juste un plan Q :( . POURQUOI TU M'AS MENTI ??? (insérer ici deux heures de sanglots).
On en le dit pas souvent, mais ça arrive aussi aux gars. J'ai un copain comme ça que son amie à quitté parce qu'il n'était pas assez entreprenant, pas assez désireux d'être avec elle. Sauf que pour le copain en question, lui prêter sa voiture, lui rendre plein de services, et lui faire la vaisselle, c'était d'intenses preuves d'amour, du genre qu'il ne donnerait pas à tout le monde :D . Quand elle est partie, il a passé plusieurs mois à se morfondre dans l'incompréhension la plus totale, avec un fort sentiment de trahison. Si seulement ils s'étaient parlé ces des là :/ ...
On me dit souvent que je suis lourde a tout expliquer (pour plein d'autres raisons aussi d'ailleurs :-}), et il est probable que ceux qui assistent a nos longues discussions avec mon mec me prennent pour une cinglée, mais clairement les malentendus ne sont vaincus que par une seule arme, j'essaye au max de ne pas la laisser dans son fourreau :) .
Rabbin, swami, rabbi, pas cure. Je me fous eperdument de tes remontees de testosterone, et me rejouis cependant que tu en connaisses encore: signe evident d'une verte vieillesse.
Mon commentaire pastoral tournait autour de la notion de contrat dans le couple: qu'est-ce qui s'y joue, tatitata. Apres tout, c'est toi qui nous exposes une de tes non-aventures a visee fornicatoire. Il me semblait opportun, voire judicieux, de recueillir, si faire se pouvait, la position de ta compagne, voire sa propre relation d'experiences paralleles -menees a bien, et a terme, comme je l'espere, compte tenu
de ce qu'a l'evidence, tout est bon chez elle ya rien a jeter....
@philhippe57 : Eh bien, il faudra j'imagine que tu lui poses la question sur son propre blog le jour où elle en aura un, ce qui ne me paraît pas près d'arriver compte tenu du peu d'intérêt qu'elle montre pour l'informatique, Internet et la communication sur supports virtuels ;-)
Je ne me permets quant à moi pas de m'exprimer au nom d'autrui et respecte bien trop ma chère et tendre pour le faire à sa place. Je me suis d'ailleurs par le passé reproché d'avoir commis quelques billets qui pouvaient en donner une image négative du fait que ce que j'écrivais n'évoquait que des moments précis ou des points très partiels de sa personnalité ou de notre relation, or toute description partielle d'une personne est nécessairement mensongère, et toute description complète est intrinsèquement impossible. De plus, je ne suis pas en situation d'être objectif :-}
Je te confirme par ailleurs qu'il n'y a "rien à jeter" à part un sale foutu caractère qui doit être une nécessité de survie pour pouvoir résister au mien (et vice versa). Mais la perfection serait terriblement ennuyeuse ;-)
@ krysalia : C'est tout l'interêt de verbaliser ces accords dès le début au lieu de se laisser porter par les non-dits d'une soi disant morale : Oui bien sûr, tu glisses dans la conversation que t'as un mec ou une femme, mais léger, c'est une rencontre agréable, sans plus (pour le moment). Tu vas pas plomber l'ambiance quand même !
Pour les us et les coutumes des invitations drague, effectivement ça dépend du milieu social, du pays, tatati et tatata. Issue d'un milieu populaire, pour moi, aller boire un verre, ça va de soi, c'est ce qui se fait, c'est moins cher ... Je ne dirai pas que c'est plus neutre car si un mec m'invite à boire un verre, c'est que je ne lui suis pas indifférente... tu peux ou pas, prendre un 2ème verre, aller déjeuner si le feeling s'amplifie... t'es plus libre , ça laisse une porte de sortie, ce qui est moins le cas pour un dîner. Là, on sait que le mec n'attend qu'une chose : porter l'estocade et si au bout du compte, tu t'aperçois que c'est un con, bonjour l'angoisse !
Mais tout ça c'est du blabla ! Il faut sentir le moment, la personne. Tout est une question de doigté, de subtilité, de connexion.
@ krysalia : Le déjeuner pour moi veut dire : je veux mieux vous connaître et vous me plaisez. le café signifiant "je veux mieux vous connaître" sans addendum. Le dîner (pour moi toujours), c'est le grand jeu : J'ai craqué sur vous, je veux vous séduire, je démarre ma cour officielle.
Dans ma sphère, limitée il est vrai, je comprends les (1ères) invitations par "niveau social" : Le dîner est proposé par des hommes au niveau social élevé , le déjeuner par des hommes travaillant dans le "monde des affaires", le café c'est la classe moyenne, instits, techniciens, ouvriers... tout ça dans le même wagon !
@Tisbea : C'est amusant, cette mise en rapport de l'invitation avec le "niveau social". Je n'aurais pas vu ça comme ça ;-)
Je le vois davantage comme fonction des circonstances ou du temps disponible.
L'invitation à boire un verre ou un café paraît à priori plus cavalière, mais tout dépend du lieu et du café. Un "café" fait plus classieux qu'un "coup" ;-)
Après, cela dépend aussi du moment où tu fais la proposition, savoir si elle est à effet immédiat ou différé (une invitation à "dîner" faite à midi quinze ne peut être qu'à effet différé, sauf au Québec ;-), cela dépend aussi des disponibilités du demandeur et des disponibilités supposées de la personne à qui l'on fait la demande. L'invitation "à dîner" suppose la disponibilité des deux en soirée, donc s'adressera à des personnes supposément "non encouplées" et commencera forcément par .
L'invitation à déjeûner dans un univers professionnel pour l'un ou pour l'autre à moins de chances de se heurter au ;-)
L'invitation à déjeûner semble indiquer qu'on a envie de consacrer davantage de temps (et de le prendre) avec l'intéressée, plutôt que le café expédié en 2 minutes 30 (et qu'on est a priori moins rapiat).
Certes, l'invitation à l'opéra suivi d'un dîner fin désigne le monsieur qui met les petits plats dans les grands - et peut à la fois se le permettre et disposer de sa soirée ;-)
On peut decoder et dissequer avec un rigueur d'entomologiste les implications, non-dits et signifiants sociaux de l'edifiante historiette de swamiji; il n'en demeure pas moins qu'elle rappelle furieusement la veste qu'un blogueur du temps passe essuya, lui aussi:
Marquise, si mon visage/A quelques traits un peu vieux...
et la lapidaire, concise, penetrante reponse de l'aerienne Marquise
Peut-etre que je serai vieille/Repond Marquise, cependant/J'ai 26 ans mon vieux Corneille/Et je t'emmerde en attendant
A la réflexion, en relisant ce qu'ont écrit Tisbea et krysalia, je me dis que pour ma part je n'aurais certainement pas accepté déjeuner ou dîner avec un inconnu, mais bavarder autour d'un café, peut-être bien. Un peu traumatisée sans doute par une époque où si tu acceptais quoi que ce soit d'un mec (même un café, d'ailleurs) et que tu refusais ensuite de coucher, tu passais pour une allumeuse. Achat groupé en quelque sorte.
Aujourd'hui, la situation ayant quand même évolué, il est peu probable qu'un mec s'arroge droit de cuissage pour un café.
Pour avoir ses chances, le mec devrait être léger, plein d'humour, proposer "un café ou autre chose si vous préférez" et laisser entendre que ça n'engage à rien. Dans mon idée, on a plus le temps de bavarder autour d'un café.
Mais bon, suis pas une jeunette, hein, les femmes aussi ont changé.
Je suis un grand naïf : Je n'aurais jamais imaginé que quoi que ce soit "engage" à quoi que ce soit ;-)
@mc : quand je lis les descriptions des "techniques de drague", à sens unique, je n'ai pas l'impression que quoi que ce soit ait changé
@Swâmi : ben oui, t'es un grand naïf ;-)) si y'avait pas d'engagement sous-entendu, ce serait plus simple d'accepter de faire connaissance, juste pour voir. Si en plus, très tradi, le mec paie, on s'attend encore plus à ce qu'il attende un retour sur investissement :-)
Que tout cela est vil !
Oui mais on gagne du temps. Quand on entend "tu veux prendre un café" où "je peux vous inviter au restaurant ?", on répond à "on baise ?".
Ce qui ne laisse pas beaucoup de chance à une relation de s'établir ;-)
@Christine : Quand je pense au nombre de cafés que j'ai pu boire sans baiser, je me suis fait avoir :-D
(Sans compter les fois où j'ai baisé sans avoir ni bu ni mangé, on les compte comment ?)
A toutes ces supputation et plans sur la comète, le philosophe répondra : ;-)
Purée, on a viré sur les techniques de drague par rapport aux milieux sociaux , genre cahouah, déjeuner, dîner et plus si affinités, oulah! j'ai des coms et des coms de retard; je serais tenté de parodier Swâmi en un sanglot: "What, que tout cela est vil !!", mais l'avantage, c'est qu'on a rebifurqué direk, sur le sujet même du bifton et là je dis, chapeau les filles!
Il me semble que les "filles" adorent toujours autant cette flatterie insipide du mâle dragueur, comme un hommage! (à ce qu'elles veulent, d'ailleurs!). De ce côté là, l'humanité n'a pas beaucoup "progressé"!
Ce qui m'amuse, c'est cette indignation feinte toujours renouvelée de la biche en période d'ovulation à l'égard du mâle dominant en période de rut "tex averyesque"! J'entends d'ici les balles crépiter à mes oreilles, mesdames, pitié !!! Je sais, je sais; c'est bas, c'est petit, c'est mesquin !!!
Crucifiez-moi à coups de talons aiguilles et de bâtons de rouge à lèvre, je le mérite !! A plus.
vieil anar
Depuis quand une femme independante financierement se sent tenue de quoi que ce soit parce qu'on l'invite? Elle est, que je sache, en parfaite capacite de decocher son plus suavement insolent sourire en ajoutant "Faites moi savoir si je vous dois quelque chose".
Non, en l'occurence, il m'est penible de le mentionner par egard a la granditude charmeuse de Swamiji, c'est une maniere polie de lui signifier que si sa clientele est tout a fait acceptable commercialement, avoir commerce avec icelui, en revanche, nest aucunement ni envisageable ni acceptable.
@philhippe57 : Il doit y avoir une raison pour laquelle je trouve la tonalité générale de tes commentaires radicalement déplaisante. Je vais réfléchir un peu, quand j'aurai trouvé je te dirai quoi...
@ Swâmi : ... passqu'il ne te lèche pas amoureusement l'anus en sussurant que c'est du veau ?... (pffrrrttt je me fais honte toute seule)
Non, ça peut pas être ça. J'ai pas le mot exact mais j'l'ai sur le bout de la langue.
@ philhippe57 : "ni acceptable", tout de suite !
Pour l'avoir rencontré je m'inscris en faux...
@Ga(i)elle kabulanolac :
Tant qu'à faire, Ga(i)elle, je préférerais que ce soit toi, si toutefois tu n'y vois pas d'inconvénient majeur :-}
Il n'y avait que toi pour faire le commentaire 69 :-)
Pitêt que t'aurais du carrément lui poser la question de cette façon : "Dites, je vous trouve Hment baisable comme nénette... On baise ?" Au moins, à sa réaction, tu aurais tout de suite su si cette fille avait de l'humour ;-}
Ca me rappelle un truc, mais je vais plutôt le raconter sur mon (tamago)blog si tu n'y vois pas d'inconvénients... :-]
Une question me brûle les
lèvresdoigts Swâmji :On baise ?Pourquoi tu as une jolie bombe dont la mêche est allumée devant l'adresse de ton blog tout là-haut et moi j'ai un pinguoin devant la mienne ? Je dois comprendre quoi exactement ? :-}@Amazone :
Ça doit être une bénédiction qui me colle à la peau :-}
@Laflote :
C'est la favicon. Si tu en veux une autre, tu peux en générer une à partir d'une (petite) image de ton choix, avec un générateur de favicon, genre... Euh, je sais plus, mais j'en avais bien trouvé un pour faire le mien... Google est ton ami ;-)
J'aimerais demander à l'estimable Mâme Laflôte comment une fille, censée avoir de l'humour, peut réagir face à un allumé de la braguette qui lui dit tout de go :"Dites , je vous trouve Hment baisable comme nénette, on baise ?" Ca m'intéresse Hment! A plus.
vieil anar
@ Swâmi : C'est amusant, cette mise en rapport de l'invitation avec le "niveau social" : Oh ! C'est juste une tranche de ma vie, du vécu, ce que j'entends par ci par là ; c'est pas une étude, je n'ai pas fait de statistiques ! Mais je te rejoins quand tu dis : Je le vois davantage comme fonction des circonstances ou du temps disponible: bien sûr, et de ce que tu ressens aussi !
L'invitation à déjeûner semble indiquer qu'on a envie de consacrer davantage de temps (et de le prendre) avec l'intéressée, plutôt que le café expédié en 2 minutes 30
Je ne suis pas d'accord ! J'ai vécu des instants "café" qui ont duré des heures (faut être libre OK) et ont parfois même abouti à une liaison. Remarque, je ne plais peut-être qu'aux rapiats !!! Cependant j'adorerai "l'invitation à l'opéra suivi d'un dîner fin" ...
@Vieil Anar :
T'imagines comme la vie pourrait être simple, tout de même, si on ne s'échinait pas en tant qu'espèce à se la compliquer terriblement ? Une civilisation qui fonctionnerait dans la pure simplicité des choses, je signe tout de suite :-}
Remarque, dans mon jeune temps, il m'est arrivé à quelques reprises et dans quelques soirées d'être passé à l'acte avant même d'avoir échangé l'ombre d'une parole avec la demoiselle...
@ swâmi, c'est parce que vous aviez la bouche pleine et que la bonne éducation prend toujours le dessus! Mais bon, on n'est pas des bonobos, quand même ! A plus.
vieil anar
Quoique ! à plus.
@ Vieil anar & Swâmi : Le plus difficile c'est de détecter à l'avance si la fille est du genre à avoir de l'humour ;-}
@ Laflote, détectons, détectons, il en restera tjours qqchose! N'empêche que l'humour dans la baise, c'est capital ! enfin pas trop, non plus, passque si on rigole trop on va pas au bout! c'est, comme qui dirait la débandade !!
Il m'en souvient de quelques fous rires mémorables ayant tout foutu par terre, mais bon, on avait bien ri qd même! A plus.
vieil anar
laflote #88>sans compter qu'il y en a qui rigolent un bon coup mais qui baffent quand même :D
@ Krysalia : Ouais, c'est possible... Perso, je peux rire sans baffer, mais sans coucher non plus ;-D
@ laflôte et krysalia, on peut aussi baffer sans rire, coucher sans baffer, pas coucher ni baffer ni rire,(on s'demande!...).On peut rire et coucher et baffer,(moyen!!), on peut baffer, rire et coucher,(génial..!). On peut aussi rentrer chez soi, hein!, mais bon ...!! A plus.
vieil anar
@ swami
Ah oui, tiens , tu viellis, je t'ai connu plus en réussite :-) sur le 36 15 kinenveu ?
...remarque moi aussi je vieillis, et j'aurais de toute manière pas invité la donzelle au gastos, pas plus aujourd'hui qu'hier d'ailleurs...timidité quand tu nous tiens :-)
@Pla :
Je suis une ruine :-}
>
Mouarf :-D