Rafles ?
Par Petaramesh le vendredi 19 octobre 2007, 07:59 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Je reproduis ici Un message urgent publié ce matin chez le Yéti .
Je relaie ici le message de la Ligue des Droits de l'Homme que je viens de recevoir via l'excellent réseau correze.
message <<< extrêmement urgent >>> pour les sans papiers
Chers amis,
Des sources sérieuses prévoient pour aujourd'hui, vendredi 19 octobre "une rafle" d'une ampleur sans précédent, à la faveur des difficultés de communication et de la mobilisation sur d'autres enjeux d'un certain nombre de citoyens actifs.
Si vous avez la possibilité de joindre des sans papiers autour de vous, conseillez-leur vivement, dans toute la mesure du possible, de ne pas sortir de chez eux aujourd'hui.
Amicalement,Jean-Pierre Dubois.
www.ldh-france.org
Je n'ai pas été en mesure de vérifier (notamment, pas encore de trace de ce message sur le site de la LDH), mais je fais confiance au Yéti pour ce qui est du sérieux de ce message, et Better safe than sorry
...










Commentaires
Merci de relayer, Swâmi. J'ai reçu cette info (comme beaucoup d'autres !) de l'excellent réseau correze. Ils disent dans leur mail que le message émane de la LDH de Brive. Je viens d'écrire à ces derniers pour avoir plus d'infos.
Mais vu l'urgence, (aujourd'hui !) j'ai préféré prévenir que subir en publiant tout de suite (avec un ? de précaution au titre tout de même). Je l'ai même balancé sur Rue89 au beau milieu d'un énième brouet gluant sur le divorce présidentiel !
@Yéti : J'ai balancé ça partout où j'ai pu (listes de diffusion notamment) avec lien vers ton site. Espérons que ce n'est pas un hoax...
Quoique je préférerais largement que ce soit un hoax et passer pour un con (ça n'est pas mortel) plutôt que de penser que des rafles sont en cours dans notre beau pays des Droits de l'Homme...
Dans quel monde vivons-nous ?
@Le Yéti : Je vais glisser ton lien en commentaire urgent chez quelques blogs que je fréquente. Je te laisse l'honneur d'en poser un chez Le Monolecte.
Le Réseau RESF a également relayé le message de la LDH (cf. texte ci-dessous). En dernière minute, devant la diffusion exponentielle de cette alerte, il semblerait que les autorutés réduiraient leurs ambitions.
Message de RESF (daté du 18/10/07) :
CHRONIQUE D’UNE RAFLE DÉGUEULASSE ANNONCÉE A PARIS
Selon des informations concordantes émanant de sources sures, une monstrueuse rafle de sans papiers serait prévue demain 19 octobre à Paris. Il s’agirait pour la préfecture de police de Paris de rattraper son important retard par rapport aux quotas d’expulsions imposés par le ministère de la rafle et du drapeau. En, effet, la préfecture de police devrait afficher 3680 prises en fin d’année. Elle n’en est pas à la moitié.
Le Réseau Education sans frontières s’associe aux recommandations de prudence données par la Ligue des Droits de l’Homme : 1/ Eviter de se déplacer. 2/ Si on y est contraint, éviter les gares et le métro, privilégier le bus ou la marche.3/ Se déplacer avec son titre de transport, mais sans passeport. 3/ Ne se rendre à aucune convocation sans avoir prévenu et être accompagné. 4/ Ne pas ouvrir sa porte si on ne sait pas qui frappe. Relayez et prévenez autour de vous.
Le RESF appelle d’autre part les Parisiens et ceux qui se trouveraient à Paris demain et les jours qui viennent à placer les interventions policières sous le regard de la population, à les encourager quand elles font leur travail de lutte contre la criminalité, de secours à la population ou d’organisation de la circulation, mais aussi à témoigner solidarité et sollicitude aux étrangers contrôlés et/ou arrêtés si d’aventure les forces de police étaient employées à des tâches que la conscience de chacun, et celle de nombreux policiers, ne peut que réprouver.
Il est possible que, sachant son projet éventé, la préfecture de police l’annule ou le reporte. Mais il n’empêche que même si le terme lui déplait, c’est bien une rafle d’une ampleur inégalée peut-être depuis la guerre d’Algérie que prépare la préfecture. Comme si la police n’avait pas d’autre mission que de donner la chasse à des hommes, des femmes, des enfants même, dont le seul tort est de n’être pas né dans un pays riche et de n’avoir pas de papiers de la bonne couleur !
Il reste que des fuites nombreuses ont eu lieu et le projet a été éventé. Cela prouve, et c’est heureux, qu’il se trouve des fonctionnaires qui ne sont pas prêts à tout cautionner et qui prennent leurs responsabilités en sabotant ce qu’ils considèrent à bon droit comme quelque chose de bien dégueulasse. Le sarkozysme n'a pas encore tout corrompu.
Voir également le Communiqué sur le site de RESF qui précise cependant en "dernière minute" :
Il paraîtrait que la "méga-rafle" ayant été annoncée par RESF et vite relayée, la police a eu beau jeu de rétorquer que c'était faux, que ce jour là -donc aujourd'hui vendredi- il y aurait une opération "normale" c'est-à-dire pas mieux que les autres jours.
donc en effet + 1 point pour RESF et les relayeurs...
:)
yéti et swami, nous avons donc en même temps les mêmes sources.
go on.
@ Tous : j'ai mis le lien vers le Yéti en billet chez moi ! Ce n'est pas que "je" sois lue par des milliards de gensses, mais bon, c'est toujours petit à petit que l'oiseau fait son nid... :-)
Relayé sur mon tout petit blog mais sait-on jamais...
Apres le Vélib, le Veldhiv' ?
Bien vu Joker j'ai toujours trouvé bizarre ce mot Velib, à cause de ...
relayé
je trouve le "pas plus que d'habitude" effrayant.
voilà, ça devient une habitude, ça entre dans la banalité du quotidien, la petite rafle du jour, tranquille, normale quoi!
un petit fascisme pépère....
froid dans le dos
Merci Swâmi, je relaie autour de moi.
@ celeste ,"un petit fascisme pépère..."!!! Dans nos provinces reculées, nous sommes,( je sommes..!), à des années lumière de ce racisme ordinaire, en conjonction avec "ce" divorce à l'italienne, si ordinaire lui aussi, ces grêves "très françaises", c'est presque devenu un symbole de l'identité française, disons nationale, pour éviter la redondance!!!
C'est quoi ces rafles instrumentalisées , par un pouvoir qui veut faire du chiffre auprès de ses électeurs extrêmes!! Dites-moi qu'on n'en est pas au sublime, mais tragique, "Une journée particulière" de Scola ou au fascicule de Pavlov, maintes fois réedité, "Matins bruns"!!! Dites-moi que tout ça ce n'est que du bruit et de la fureur !! Qu'Hortefeux veut à tout prix laisser son nom dans l'histoire! mais qu'il n'est pas Laval! Rassurez-moi. A plus.
vieil anar
:
Espérons qu'on en est pas encore au stade ... des stades. Paraît que les centres de rétention commencent à être saturés, va falloir aviser.
:
Les petits blogs font les grandes rivières, il n'y a pas de "petites" gouttes d'eau.
La nausée.
Je ne vis plus en France depuis des années mais bon sang que nous faisons triste figure à l'étranger!
Pour ce qui est de la "rafle ordinaire" voir cette entrevue très intéressante:
Entrevue JP Dubois
Je relaie l'info
Moi je suis ennuyé par les comparaisons entre Shoah et immigrés illégaux
pask je bosse pour une asso dont les sans-papiers sont le fond de commerce et que les abus ahurissants que je voie quotidiennement, s'ils étaient diffusés, mettraient vraiment les même-plus-prolos-de-base très très très en colère
pask ma fille a été agressée récemment par des personnes qui s'avèrent être en situation irrégulière et que je ne peux m'empêcher de faire l'amalgame
pask c'est un travers humain, n'ayant que peu de moyens d'action à l'encontre des pillards gouvernementaux, que de vouloir une justice à sa portée, donc du pot de terre
ce qui ne m'empêche pas d'expérimenter une véritable amitié avec un géorgien, une famille ossète, une autre kossovar, tous sans-papiers; cela dit, quand ils viennent chez moi pour shabbat, faut pas déconner, ils mettent la kippa, non mais....
@philhippe57 :
Concrètement, le mot "shoah" ou aucun de ses équivalents ("génocide" par exemple) ou référence au nazisme, ni aucune telle comparaison, ne se trouve ni dans ce billet, ni dans aucun de ses commentaires en dehors du vôtre. Donc je m'interroge sur ce à quoi peut bien répondre votre remarque...
On parle de "rafles" et il s'agit bien de "rafles". Les rafles ne se limitent pas au contexte de la seule shoah.
>
Concrètement, à quoi cette chose sert-elle ? N'y voyez aucune manifestation d'hostilité de ma part, mais de la pure curiosité, car nous n'en portons pas au sein de notre Sainte Église.
Parait que même Le Pen, il
expérimente une véritable amitié aveca un pote arabe.@ Swami, @ Christine, Philhippe 57 n'est pas raciste! il se pose juste des questions sur les "pillards gouvernementaux", par contre comme il bosse "pour une asso dont le fond de commerce sont les sans- papiers", il devrait se poser une question supplémentaire sans se boucher le nez: "Est-ce que je dois continuer à travailler pour des sans-papiers ?". A plus.
vieil anar
moi même , je connais un rottweiler fort sympathique, bien que noir... ;)
@ brouette : gaffe, le guru hait les chiens, j'ai peur que simplement en parler soit déjà passible d'expulsion ;-)
:
Eh oui, tu as raison. Comme le mec qui cherche son portefeuille sous un réverbère (pask-y-a de la lumière) alors qu'il l'a perdu ailleurs, on préfère s'attaquer aux faibles qu'aux puissants, baffer ses gosses au lieu de son patron, écraser un piéton plutôt que de se faire écraser par un vingt tonnes.
L'être humain cherche la facilité, il est courageux mais pas téméraire. Quelques-uns pourtant, essaient de faire preuve de courage et de bon sens, et s'aperçoivent qu'EADS et compagnie leur font plus de tort que le sans pap du coin, si "abusif" soit-il.
J'ai un pti frisson dans le dos: si les gens qui travaillent dans une association de prise en charge des sans papiers raisonnent comme Philippe 57, les pauvres sont pas sortis du pétrin.
Très vénérable Swamî, fleuve de sagesse (d'où, sans doute, swamî river), j'évoque la shoah parce que dans un des liens, je crois vers LDH, le parallèle était fait entre rafle du Vel'd'Hiv, centre de tri pour des destinations dont il semble que peu revinrent, en tous cas pas ma grand tante, et les rafles actuelles.
Honnêtement, je trouve les choses compliquées: sans l'adhésion massive d'un peuple à des idées-force, et leur intégration au fonds culturel commun, je ne vois pas comment l'accueil de personnes en très grande détresse voire danger de mort peut se faire. Dans la tradition qui m'a nourri, c'est un commandement que d'accueillir et entourer l'immigré "car vous avez été immigrés au pays d'Egypte".
Je ne suis pas raciste, je n'aime simplement pas que des individus de droit commun se fassent passer pour de vrais migrants, quelle que puisse être l'origine desdits individus.
A qui fera-t-on avaler qu'il est normal que des prétendus réfugiés tchétchénes en soi-disant grande précarité puissant acquérir une BMW récente quelques semaines après leur arrivée?
C'est caricatural? Maybe, but I saw it.
Pour ce qui est du chomdu, o guru exquis, j'ai vécu la même, et ai retrouvé du taf 1 semaine avant l'extinction des droits. Avec 4 bambinos, même blancs, à charge, c'était raide (réf à Gary qui affirmait par la docte bouche de Momo que les noirs, en l'occurence Banania, sont toujours contents)
Que les contradictions qui apparaissent constamment dans mes réactions n'effraient personne, je suis idéaliste et merveilleusement désespéré, absolument convaincu que tout ira crescendo. Mais je n'aime pas les dogmes -à part Festen, bien sûr.
Dans les "voix off" de la Chanson "Poulailler song" (Souchon / Voulzy, 1977) on entend déjà un magnifique : ... Comme quoi il y a des discours qui ne sont guère nouveaux, hmmm...?
Le reste des paroles ? C'est parti !
(Refrain:)
Dans les poulaillers d'acajou,
Les belles basses-cours à bijoux,
On entend la conversation
D'la volaille qui fait l'opinion.
Ils disent :
« On peut pas être gentils tout le temps.
On peut pas aimer tous les gens.
Y a une sélection. C'est normal.
On lit pas tous le même journal,
Mais comprenez-moi : c'est une migraine,
Tous ces campeurs sous mes persiennes.
Mais comprenez-moi : c'est dur à voir.
Quels sont ces gens sur mon plongeoir ? »
(Refrain)
« On peut pas aimer tout Paris.
N'est-ce pas y a des endroits la nuit
Où les peaux qui vous font la peau
Sont plus bronzées que nos p'tits poulbots ?
Mais comprenez-moi : la djellaba,
C'est pas ce qui faut sous nos climats.
Mais comprenez-moi : à Rochechouart,
Y a des taxis qui ont peur du noir. »
(Refrain)
« Que font ces jeunes, assis par terre,
Habillés comme des traîne-misère.
On dirait qu'ils n'aiment pas le travail.
Ça nous prépare une belle pagaille.
Mais comprenez-moi : c'est inquiétant.
Nous vivons des temps décadents.
Mais comprenez-moi : le respect se perd
Dans les usines de mon grand-père. »
Mais comprenez-moi...
@mc
ne te méprends pas, la vraie délinquance est évidemment chez les initiés, ceux qui détiennent le capital et le pouvoir absolu qu'il confère, et cela m'horrifie et me répugne au plus haut point. Bien sûr que les malversations, abus et autres de la clique d'EADS et autres, à tous les échelons du royaume, paieraient la dette des pays pauvres, assureraient un revenu non pas mini, mais décent à tous ici et maintenant, plus une éducation de qualité, etc...
Ce qui me fait plus peur que tout, c'est la totale inefficacité des outils "démocratiques", ces hochets pour gogos. Ah, il y a des juges qui inculpent de hauts dirigeants et mènent les enquêtes à leur terme? Oui, Eva Joly, mais ça ne compte pas, elle est norvégienne et se définit elle-même comme un produit du civisme scandinave.
Moi, je préfererais des solutions plus radicales...
Quand aux migrants, ils ne me dérangent en rien, mais alors il faut parler d'accueil, et de soin. Et c'est de consensus national, d'idées élevées et altruistes que nous avons besoin alors.
Ce qui me rend malade, c'est l'impitoyable réalisme de l'aphorisme "les peuples ont les gouvernements qu'ils méritent". C'est vrai, et ça fait mal au bide.
"quand ils viennent chez moi pour shabbat, faut pas déconner, ils mettent la kippa, non mais...."
Et Swâmi qui répond gentiment à cette merde déposée par une dame patronnesse ! Vous savez, ces punaises de sacristie qui ne charitablaient que les pauvres catholiques sinon quéquette la quête ?
Les gens qui viennent chez moi vont cloper dehors s'ils veulent fumer, mais jamais au grand jamais je ne pourrais les obliger à se mettre une casserole sur la calebasse ! Et j'ai un ami supercatho à donf ; ben, il m'a jamais fait réciter le benedicite avant de bouffer chaussée-aux-moines ou pet-de-nonne arrosés au dom pérignon ! (beurk)
Et "fond de commerce", c'est ironique ou quoi ? Oh là là, ça sent bizarre, tout d'un coup. Parce que le coup de faux-Tchétchènes amateurs de Béhème, c'est facile facile limite démago (et de l'autre côté de la limite, bien sûr.
mc, je frissonne moizaussi...
"pask ma fille a été agressée récemment par des personnes qui s'avèrent être en situation irrégulière et que je ne peux m'empêcher de faire l'amalgame"
Et moi, le cul de ma voiture (qui ne s'appelle pourtant pas Marie Drucker) a été agressée par le scooter d'un blanc blond (son nom : Sarkozy, Jean) et je ne peux m'empêcher de faire l'amalgame ;-)
Avant de jeter brutalement l'opprobre à qui que ce soit qu'on connaît peu, ce qui est fort peu pédagogique, on rappellera simplement que les origines de la délinquance ne sont ni ethniques ni nationales, mais (hélas) liées à la nature humain ou à un contexte socio-culturel particulier.
Ainsi quand on a fort peu de chances, partant de l'endroit où on est (et où la société dans son ensemble trouve son confort à ce que l'on soit), d'arriver à quoi que ce soit (qui soit valorisé par le modèle social de consommation et de "réussite" matérielle, grosse voiture etc.) par des méthodes honnêtes (peu d'accès à l'éducation, niveau culturel et de réflexion assez basique, aucun moyens financiers :"une vie de merde avec des perspectives de merde") et qu'on se sent "comme tout le monde" le droit d'espérer sa place au soleil, eh bien, ce qu'on ne vous donne pas ni ne permet d'obtenir par des moyens légaux, on va le prendre par des moyens illégaux.
Comme ça se comprend fort bien dans les cités qui entourent nos belles villes.
Je ne peux jeter la pierre à des gens dont j'aurais sans doute le comportement si j'avais la même histoire qu'eux.
philhippe57 a raison de replacer ensuite le problème dans le cadre social plus général hors duquel il est absurde et réducteur de le considérer.
Par contre, quand les plus privilégiés parmi les privilégiés s'enrichissent encore de manière indécente sur le dos des plus démunis et au mépris éventuel de toutes lois, tant leur soif de pouvoir et de richesses est inextinctible, je pense qu'il faut faire preuve de la plus impitoyable sévérité, même si, en dernier ressort, ils sont autant des victimes perdues du système que les autres. Mais outre des victimes, ils sont les bourreaux cyniques de grands nombres, alors que le tireur de sac de vieille cause un mal infiniment moindre pour des raisons plus aisément pardonnables.
Et cela dit, si je vois quelqu'un casser la vitre de ma bagnole pour y piquer mon blouson, je lui fous un pain comme tout le monde, je ne suis pas (encore) le Bouddha...
Ugh.
"je ne suis pas (encore) le Bouddha". En effet, le Bouddha, lui, n'oublie pas son blouson dans sa bagnole :o)
Normalement, c'est le boulot des disciples, de se charger du manteau du maître :-}
BEN VOYONS. Un peu consentantes les victimes, quand même.
Les privilégiés, des victimes perdues du système ? A quel moment déjà ? Ah oui : "en dernier ressort". J'oubliais que tous les Paradis sont promis aux autres. Après.
En attendant, les privilégiés se goinfrent. C'est toujours ça de pris.
Le bien, le mal, vachement compliqué tout ça, finalement :o)
Le goufre-jev, jère bédide zaindedé, zert à tissimulir les bardies zonteusses teu l'homme gueu zont les zémizvères zérépraux.
@Bourguignon, Patrick : Je me plaçais là sur un point de vue plus métaphysique que politique ; cela semble vous avoir échappé :-}
(moi j'aime beaucoup la remarque de Za Zaindedé Benoa...)
Bon, philhippe57 est parti un peu fort et un peu radicalement, mais de la façon dont il nuance les choses après je préfère garder cette impression qu'il est simplement un humain confronté à diverses injustices dans tous les sens et qu'il réagit comme tel, en humain.
Et je ne vais pas vous apprendre qu'humain n'est pas que synonyme d'ouverture, altruisme, bravoure etc. mais souvent aussi d'erreur, de peur irraisonnée, de petit-bout-de-la-lorgnette... Tout ça se travaille et il m'a l'air en plein travail. Qui ne se sent jamais tiraillé entre deux réactions souvent incompatibles ?
Enfin voilà quoi. Mince.
"ne jetez pas la pierre à la femme adultère...
Je suis derrière !"
@ bourguignon
"Un peu consentantes les victimes, quand même."
consentantes car manipulée par la propagande.....
On fait ses choix en fonction de l'information qu'on reçoit, si l'information est biaisée, les choix ne peuvent pas être pertinents.
On peut certes aller chercher "ailleurs" l'information que les médias dominants nous refusent. Mais pour ça, faut d'abord imaginer qu'il y a autre chose ailleurs, et en plus savoir où. Et avoir du temps.
Quand je me demande rétrospectivement ce qui m'a fait prendre parti contre la guerre d'Algérie, je me demande si ce n'est pas tout simplement le hasard: avoir trouvé, dans les rayons de la bibliothèque municipale, des bouquins qui parlaient de torture et de viol, alors que je savais à peine ce que c'était.
Ensuite, c'est de fil en aiguille, on se souvient avoir eu de fausses idées à cause de fausses infos, et on cherche. On repère les failles, les invraisemblances, les discordances. Hier, j'entends à la radio que Rachida Dati avait reçu un accueil froid auprès des magistrats, qui sont des gens polis, et que les applaudissements étaient peu nourris.
Aujourd'hui j'entends Barella qui dit qu'elle a été sifflée, huée, que c'est pas bien le genre de la maison, mais qu'il s'en réjouit parce que ça veut dire que ces mêmes magistrats respectent la justice. Barella qui se réjouit de ce qu'une ministre se soit fait huer!!! Sais pas si vous connaissez Barella, mais dans le genre anarcho-gauchiste, on fait plus extrême... Vous voyez comment une info s'enrichit de proche en proche.
A ceux qui se sentiraient l'envie de lire un texte de théâtre qui sonne là dessus, je conseille : " Bureau national des allogènes"
de Stanislas Cotton
La question est : En tant qu'être humain, est-ce que je peux rester ici ?
Ben, oui, pour moi c'est bien ce que chacun devrait se demander : En tant qu'être humain, et seulement après, peut-être si la question se pose encore, s'il reste encore un doute ,est-ce qu'ils peuvent rester ici ?
Et quand je dis ils, c'est seulement avant de dire nous
Que voulons nous vraiment, dans ce pays? Partir à la retraite à 55 ans en recommandant chaudement à nos petits-enfants de pas dételer? Mais comme cette simple requête a peu de chance d'être suivie d'effets, quels moyens coercitifs devront-ils être mis en place pour faire produire de la richesse aux pas-encore-retraités? Voulons-nous un pays chaleureux, fraternel, qui accueille et intègre l'étranger? Qui éduque ses enfants? Mais alors, comment tolérer que des bacheliers soient inaptes à écrire deux lignes de leur langue sans fautes? Pouvons nous financer ce gâchis? Est-il normal que le bac soit le passeport pour aller en fac, où 50% des entrants sont giclés la 1ère ou la seconde année, puisqu'ils étaient très loin des exigences, n'ayant appris durant leur scolarité ni à penser ni à autogérer leur travail.
Comme si je vous disais qu'un premier ministre britannique, ou bien papou, ou bien d'ailleurs, pouvait être une canaille.....
@philhippe57 : Tout cela me paraît bien confus...
@swamî
but this world is full of confusion....