Pensées fumeuses du soir
Par Petaramesh le dimanche 14 octobre 2007, 23:46 - Intime Universel - Lien permanent
Ça fait quelque temps déjà que des choses profondes qui cuisent à feu doux à l'intérieur de ce bonhomme se défilent comme des anguilles insaisissables, se refusant à s'écrire ici. C'est étrange. Peut-être veulent-elles faire comprendre que c'est par la légèreté assaisonnée d'une dose appropriée de non-dit que l'on atteint le mieux la profondeur...
Ou que la profondeur doit toujours être mesurée à l'aune de la légèreté.
Ce soir, sur Arte, il y avait le formidable Le dictateur
de Charlie Chaplin, diffusé spécialement à la gloire de Nortre Leader Minissimo. J'espère que vous aurez pensé à regarder la bonne chaîne :-}
Tiens, la machine à sous-titres d'Arte est tombée en panne après 1/4 d'heure de film, laissant tout le reste en V.O. non-S.T. Bien fait ! Une excellente occasion de travailler son anglais avec des acteurs qui parlent souvent avec un débit de machine-gun ;-)









Commentaires
Ecoutant les infos d'une oreille distraite, j'entends:
".... on lui reproche notamment d'avoir acheté un appartement à prix réduit en échange de permis de construire."
Mon imagination va trop vite: il s'agit de Ehoud Olmert. Pour Notre Saigneur, faut attendre encore un peu.
Je me réjouissais de revoir "Le Dictateur", hélas, la langue de Cheik Spire m'est complètement étrangère.
Heureusement, la magnifique scène où Charlot se prépare à faire la barbe à Hannah sans qu'elle s'en aperçoive, tant elle est émue elle aussi, se passait complètement de traduction. De même que le plan vraiment muet où Hannah découvre son nouveau visage, vu par les yeux de Charlot en quelque sorte.
Après... ça devenait moins simple. Il y avait des longueurs, qui auraient été coupées si le film avait été vraiment muet. J'ai calé avant la fin. Je vais voir s'il y a rediffusion, pour l'enregistrer.
C'est toujours un vrai plaisir de visionner "Le Dictateur", je l'ai pris en cours de route, il n'y avait déjà plus de sous-titre, je ne m'en suis aperçu que lorsque le bandeau d'Arte est passé en surimpression.
Si tu veux l'enregistrer, il repasse aujourd'hui à 14h50.
"Ça fait quelque temps déjà que des choses profondes qui cuisent à feu doux à l'intérieur de ce bonhomme se défilent comme des anguilles insaisissables, se refusant à s'écrire ici.
Les écris-tu ailleurs ?
@Amazone :
Non plus, je laisse infuser ;-)
:
Ah mais, non, ça va pas, chui Arte du soir, désespoir!
:
Une infusion, c'est 3 minutes, pas plus.
Mais je te comprends, le mot "macérer", qui conviendrait mieux, est désagréablement connoté. Pourtant utile et efficace, la macération. Encore un mot maltraité.
Sinon, vous connaissez celle du vampire qui entre dans un salon de thé et demande une infusion ? Euh non, rien...
Justement, jamais d'infusion avec des sachets, on sait pas skya dedans.
Bon allez, swâmi, pas la peine de te cacher derrière ton petit doigt! T'as juste rien à dire, ça peut arriver à tout le monde!
Le dictateur de Chaplin, il avait rien à dire non plus, c'est pour ça qu'il le disait si fort, dans cet espèce de sabir incompréhensible! Chaplin avait tout compris: quand on a le pouvoir ,le plus important, c'est pas ce qu'on dit, c'est la façon dont on le dit. A plus.
vieil anar
mc : "Mon imagination va trop vite: il s'agit de Ehoud Olmert. Pour Notre Saigneur, faut attendre encore un peu."
Tu risques d'attendre un moment car l'affaire de l'appart a été classée sans suite par le procureur.
zut, j'ai tellement rigolé en lisant les coms des autres que je sais plus ce que je voulais dire. Pas grave, diront d'aucuns... Ah si! Sur Arte, ils testent toutes les combinaisons de sous titrage possible, dirait-on: Y a eu la version pour aveugles il y a quelques semaines, avec doublage détaillé, genre: "il lui claque la porte au nez", etc, j'ai craqué au bout de 10 minutes.. La semaine dernière, c'était le doublage par-dessus les voix originales, donc on captait que couic.. Next week, le sous titrage afghan sur une vo birmane?
Pas assez doué en anglais, j'ai calé. Je vais chercher s'il y a une redif.
Une des scènes les plus étranges est le ballet du ballon. Et je veux revoir celle où le faux Hynkel mais vrai homme donne un discours d'humanité.
Et je me suis demandé si un Chaplin moderne pourrait sortit un film aussi fort sur celui qui cristallise des peurs peut-être aussi puissantes aujourd'hui : Ben Laden. Avec Deubelyou en guest star, bien sûr.
Y aurait-il des manifestations aussi violentes que pour les caricatures danoises ?
Bah ça se comprend : quand ça n'est pas cuit, pas de raisons d'ouvrir la porte du four. Ce qu'il y a, c'est que ça peut finir par être tout cramé en dedans. Et puis si j'en crois ma propre expérience et pour changer de metaphore, il y a de ces mots, si on les lâche, ça donne un gros creux à l'estomac comme si on était rien qu'un vieux ballon percé, tout vidé (ffffllfbbbbbbbbl) et tout plat. Alors il y a des valves qu'on laisse fermées...
En te lisant, aussi, j'ai pensé à l'enfant qui pleure dans jacques le fataliste, sur le marché :) . Peut être que tu ne dis rien parce que si par hasard tu disais A, on ferait tout pour te faire dire B ? :-}
@Krysalia :
Tout juste.
>
Pas forcément cela. On dit que la partie essentielle du Zen ne peut se transmettre par les mots mais seulement par la présence silencieuse ou le contact. Il y a un peu de ça...
Certaines choses sont trop fines pour être formulées, toute mise en mots les trahit. dit-on, mais que fait-on de ce qui est par-delà le concept ? :-}
Il faut peut-être en passer par l'abstraction de l'art, mais je n'ai pas ce talent-là...
>
Ô combien juste remarque ! Quand tu dis le plus précisément et complètement possible ce que tu penses/ressens, tu trouveras toujours un(e) bon(ne) apôtre pour affirmer que tu n'as pas livré le fond de ta pensée et s'escrimer par la torture au besoin pour te faire avouer... ce qu'il(elle) pense que tu penses réellement... et qui en est à mille lieues ;-))
Ah oui ! En fin de compte te taire te donne une bonne raison de faire zazen, c'est sûr que s'il y a un petit Satori à la clef ça se prend... Et si non, au moins la sensation se sera affinée et tu y verras plus clair. Pas con.
ah mais tiens, tu sais, je crois fermement que le talent, dans l'art, est de faire comprendre, pas d'exprimer. J'entends par là que n'importe qui à le talent de raconter des choses par la création artistique tant qu'il est sincère avec lui même et ses symboles intérieurs, tandis que peu d'élus savent jouer de leurs semblables comme d'un instrument, en se servant d'une oeuvre pour leur faire ressentir des choses précises en dedans.
Cependant, Je pense aussi que tant qu'il s'agit de se dénouer l'esprit, en s'exprimant artistiquement pour son propre bénéfice, être compris par un éventuel spectateur de l'oeuvre qu'on a créée n'a plus d'importance. (Enfin je trouve :) ) .
En revanche si c'est la pertinence et la force de pénétration du message qui importe, Il est vrai que de se lancer dans la création d'art en l'espérant vectrice de sens peut être assez casse-margoulette, mais est-ce bien grave ? Si on s'est amusé en faisant, on n'a pas tout perdu ! :-}
ce qui m'amène à me demander : si tu devais, au débotté, pratiquer un art pour exprimer quelquechose (et non forcément te faire comprendre), lequel tu choisirais ?
@Krysalia : Un petit satori, c'est comme un petit orgasme, ça, ça ne mène pas très loin et c'est somme toute frustrant;-) Le satori n'est pas quelque chose que l'on possède, c'est une transcendance qui nous dépasse et nous englobe ;-)
>
L'art qui me parle le plus immédiatement est la musique, mais il paraît que c'est justement pour ça que c'est l'art des sots : il parle à tout le monde ;-)
Quoi qu'il en soit, c'est un art que je regrette très fort de ne pas pratiquer, tout en pensant que je ne suis probablement pas vraiment doué pour ça... Ce pour quoi on est doué, un jour ou l'autre, spontanément, on le fait ;-)
Hors sujet, mais faites passer: il reste huit jours pour que ça se transforme en vague de fond: C'est chez le yéti (entre autres)
J'ai pas vu le film lui-même, parce qu'on a pris la Théma en cours de route, mais on s'est bien régalé avec les docu qui ont suivi...
Et celui d'hier sur la Bolivie de Morales, que j'ai aussi pris en route (tellement j'avais peur qu'il soit partial...), était finalement plutôt moins pire que ce que j'anticipais : proche des gens et de leurs aspirations, c'est le sentiment que j'ai eu en en voyant la fin.
Et jeudi, soirée spéciale sur la Birmanie.
Finalement, je regrette pas d'avoir gardé une téloche ;-)
Par ailleurs, Swâmi : ... non, rien.
@Ko:
...mais encore ? ... ;-))
@ ko, @ swâmi, oui, justement, je me disais! A plus!
vieil anar
@ ko, oui et puis fais gaffe!, sur Arte, ils seraient capables de te faire passer Guy Môcquet pour Jeanne d'Arc!
@ mc, non "le yéti", c'est pas si hors sujet, allez y voir!!
A plus!
vieil anar
J'ai jeté un coup d'oeil sur les cucurbites de Krysalîa, ça vaut le détour, mon cher Swâmi, ça vaut le détour! Comme disait, Shakespeare, nonobstant:" Plein la main d'un honnête homme". A plus.
vieil anar
@Vieil anar : Voudrais-tu montrer un peu de civilité envers une jeune femme qui n'a pas demandé à ce que tu viennes commenter ses cucurbites ici ?
Ta Guruitude> ah mais si on ne peut plus euphémiser sur le satori maintenant :)
vieil anar> merci, et encore, tu n'as rien vu, je te réserve quelques belles paires ( tu comprendras en voyant le post en question !)
swami> huu, "jeune femme" , merci :-} . Tu sais, en plus d'étaler ces derniers jours sur mon blog les rotondités appétissantes de mes cucurbites, en leur temps, j'avais même montré mes miches, c'est te dire si je n'ai rien contre les regards concupiscents :)
@Krysalia :
Ah toi, on peut dire que tu sais parler à l'imaginaire masculin ! :-D
Euh oui, mais en fait hmmmmfff... Et puis pour la ligne, après, ça fait des quadras à poignées d'amour, ça...
Ah, tu vois, mon petit Swâmi, tout est dans la manière; tu leur parles de leur cucurbites pour le moins appétissantes et elles te montrent leurs miches qui ne le sont pas moins.
Pour les poignées d'amour, t'en fais pas, demandes à Paris Match, ils manient Photoshop en virtuoses !
A bientôt Krysalia,sur ton blog gourmand!. A plus
vieil anar
@Vieil Anar : Je te rappelle que, bien que n'étant pas particulièrement à cheval sur le protocole, on ne dit pas mais .
Parce que si on laisse les visiteurs en prendre un peu trop à leur aise, ça devient vite le boxon, et après il y a un risque que les disciples s'y mettent !
O.K, ma p'tite Sainteté! A plus.
vieil anar
Charlie Chaplin ! Un génie pur.
Pas besoin de botox, sa recette de jeunesse éternelle tient aux ingrédients si finement intégrés à ses films.