Puisque nous sommes sur le Titanic
Par Petaramesh le samedi 22 septembre 2007, 20:53 - Chienne de vie - Lien permanent
Il va nous falloir un orchestre.
On y travaille...

Elle n'est pas peu fière, 'moiselle Patâpatî, avec sa gratte toute neuve qui sent encore le bois frais... Ben ouais, les topines de cette nuit nous on fait un petit boeuf à la maison, et sur les deux qui touchent bien, y'en a une qui touche vraiment velu, et qui a diagnostiqué que la 3/4 de caisse qu'une vague connaissance avait prêté à 'moiselle Patâpatî était vraiment une daube infâme.[1] Il fallait donc faire quelque chose. La demoiselle est bien partie pour dormir avec sa gratte, cette nuit.
Mais question décibels, à l'ashram, ça ne s'arrange pas trop.
Quant à l'autre brute, il a trouvé que sa flûte à bec faisait plutôt une bonne massue pour jouer de la grosse caisse. Ce Nain est un ponk, je vous dis ! En plus, un ponk gaucher, ça compte double.
Notes
[1] Remarquez, quand je vois ce qu'elle arrive à sortir d'une daube infâme, je suis vert...










Commentaires
Vert ? Tu es vert ! Bienvenue, camarade ;o)
Blague en coin, t'as de quoi être extrêmement fier de tes Nains. En plus l'apprentissage d'un instrument, notamment à plusieurs notes en même temps (piano, guitare) développe le cerveau !
Place à la Nouvelle Génération...
@Ga(i)elle :
Euh, aujourd'hui, c'était plutôt Mâ Anandaramesh qui était verte... Elle a beaucoup appelé son ami Raoul dans un drôle de téléphone...
>
Damned ! Je viens enfin de comprendre pourquoi, à mon grand dam, j'ai le cerveau si peu développé... (et si monotâche... Enfin moi, j'appelle ça du multitâche séquentiel ;-)
C'est trop meugnon...
(commentaire parfaitement inutile, mais faut dire, il est tard et je sors d'une grippe. Juste assez d'énergie pour être émouvée devant )
Doit y avoir un meuchant virus qui traîne dans le coin (on dira ça pudiquement) et qui s'attaque sournoisement aux pôvres mortels qui ont trop travaillé plus après qu'ils se soient accordés quelques heures de détente dans la joie et l'allégresse ;-)
"vert" comme sa teub en forme de lézard ;-}
Ah oui, on sent que pour le Tamanaingochiste, le plus important est de se faire remarquer ;o)
Sinon, j'ai eu la chance de me faire offrir une guitare aussi par mes parents et si ça fait plus de 25 ans, ben je nous revois encore dans le stand de Bol Peuchère (euh, non, porte mal son nom, lui :o) et c'était un moment "trop fort de ma vie".
Je vous fais un truc sur la famille et l'éducation des nains ?
Nan, je rigole. Ce serait plutôt facile de parler d'amour, d'une autre sorte, dans ce fil...
@ Swâmi : j'ai pas dit que c'était la seule chose qui développait le cerveau, hé ! Si ça s'trouve, avoir un paternel philosophe ça joue aussi (regarde Laflote ! Son cerveau est au moins aussi développé que...). ;o)
@ Laflote
:oD
Ah mais je comprends ton fiston, la flute à bec est infâme par essence ( enfin l'horreur qu'on fait jouer aux gosses innocents jusqu'à ce qu'ils soient assez grands pour dire non merci :-} )
Et pi les gauchers c'est les meilleurs tfassons :)
@swami
Tu as prevu des casques pour les voisins?
et puis ta super voisine risque d'en faire une jaunisse....
@laflote
Je croyais qu'elle etait repeinte? bon alors je ne suis plus moi!?!?
@krysalia :
Il est certain que les cours de "musique" que j'ai eu au collège dans les petites classes m'ont dégoûté pour de nombreuses années - ce que je regrette amèrement aujourd'hui - de toute idée d'apprendre la "musique" ou de tenter de pratiquer un instrument.
Commencer par faire chier les mômes dans les bouquins d'"histoire de la musique" à leur faire apprendre la vie et les dates de musiciens du XVIIe s. dont ils n'ont rien à cirer tout en leur apprenant un peu de solfège en mettant tout en oeuvre pour les en dégoûter à vie et en leur faisant jouer des trucs aussi sexy que "...Orléans, Beaugency, Notre Dame de Cléry..." à la flûteà bec dans la plus épouvantable des cacophonies... À vomir.
Faut pas s'étonner si je foutais un bordel noir en cours de "musique".
Ah, l'éducation nationale fait beaucoup pour dégoûter à vie des générations entières de gosses de choses qu'ils adoreraient naturellement si on ne développait pas autant d'efforts experts pour les faire chier...
Y z'ont bien failli réussir à me dégoûter de lire et de réfléchir, également. Heureusement que j'ai rapidement choisi de plaquer l'école plutôt que de plaquer ce qui m'intéressait...
...et remarque, ils sont tout de même parvenus à me dégoûter définitivement aussi de toute idée de pratiquer la peinture, le dessin ou un quelconque art graphique...
Ah, les cours d'éveils aux z'arts, dans mon "deuxième meilleur bahut de Marseille", c'était quelque chose. Entre l'idée largement répandue que c'était des cours qui "comptaient pas dans la moyenne", donc rien à foutre, et destinés essentiellement à foutre le souk ou réviser l'exo de maths (""qui compte grave dans la moyenne") en retard, et les efforts développés par les profs et les programmes pour nous faire chier autant que faire se pouvait... Et le mépris dont les profs de "matières nobles" couvraient les cours et les profs de "matières de troisième zone", ça ne pouvait que réussir...
@ swami> tout pareil exactement, sauf pour le dégoût des arts ! J'ai même pris des cours de piano avec ma prof de musique du collège, (elle voulait travailler plus pour gagner plus, j'imagine) : elle a été tellement chiante et elle a tellement insisté sur les trucs lourds sans me donner de gratifiant à côté, que j'ai fini par arrêter en moins d'un an pour ne plus jamais y revenir.
La littérature au collège, c'est vraiment affreux aussi, de programmes à se pendre en profs cons si on a pas de chance, y'a de quoi empêcher un gosse de lire pour le reste de sa vie.
De mauvaises langues pourraient d'ailleurs insinuer que c'est délibéré : 15 a 20 ans avant on introduit la methode globale, afin que les gamins doivent à jamais déployer une énergie folle pour à la fois lire et comprendre, donc le second passe souvent à la trappe et les éloigne de la chose écrite. On finit le boulot avec des auteurs chiants et surannés durant les 10 années suivantes de leur scolarisation,des textes lourds éloignés de leur vie imposés sans l'intelligence des mises en rapport, pour leur faire comprendre qu'une Idée, ça n'a rien à voir avec eux dans leur vie de tous les jours, c'est un truc de dans le temps, de gens qu'ils ne comprennent pas et dont ils se foutent éperduement.
Et puis quand ils ont l'âge, à peu près demain, on les pousse à faire la guerre, et ça fait de la bonne chair à canon qui n'a jamais connu l'acte de réfléchir d'assez près pour dire non, et même si, qui ne saurait pas l'écrire...
@Krysalia :
Je crois que ne me souviens d'à peu près rien - du moins est-ce la sensation que j'en ai - de ce que j'ai pu "apprendre" en collège et lycée, et particulièrement en littérature... La seule chose dont je me souvienne, c'est d'être depuis resté éloigné à 20 mètres de la plupart des auteurs que j'y ai "étudiés"...
(Chuis allé passer un beau jour le "bac Français" en candidat libre - j'avais plaqué le bahut à la fin du premier trimestre de 1ère E après avoir l'année d'avant plaqué une première C à Noël, puis replaqué à pâques dans un autre bahut - avec dans ma besace un stock de San-Antonio par pure provoc, et un Saint-Ex' qui traînaît là par accident en guise de "liste de textes". L'examinateur m'a interrogé sur le Saint-Ex'. J'ai eu 12, me plains pas.)
Il a fallu que je vive ensuite quelques années avec une prof' de Français pour que je reprenne l'envie de remettre vaguement le museau dans Stendhal ou Balzac - mais elle, elle était bonne ;-)
L'E.N., c'est vraiment un putain de jeu de massacre d'intelligence et de curiosité.
Tout à fait d'accord, et vu de l'intérieur, c'est pas mieux non plus.
J'ai rencontré des collègues (enfin ex-collègues, puisque je n'y suis plus) qui étaient outrés d'imaginer que des gamins puissent s'en sortir sans eux, soient capables de réfléchir sans faire forcément les devoirs demandés, et puissent par exemple obtenir une note correcte aux épreuves communes alors qu'ils étaient déclarés nuls par l'enseignant qui les suit. J'imagine qu'ils se persuadaient d'être indispensables pour au moins se sentir utiles, mais bonjour le broyage plus ou moins volontaire de tous les élèves dans les marges... Il ne fait pas bon dépasser du buisson à l'EN pour un élève ou pour un prof, sinon gare au coup de cisaille. On laisse pourrir les problèmes de racines, et on étête à tout va, pire, on piétine les fleurs rares en les confondant avec des gales parasites ! tu m'étonnes que la plante dépérit :/ .
au sujet de " mais elle, elle était bonne " , tu m'as fait sourire parce que tu me rappelle un cas particulier, un gamin que j'ai eu dans ma classe lors d'un remplacement. Un bon mètre 90 de haut et presque de large a 16 ans, en 3ème. très calme, il buvait mes paroles, peinait à participer, rougissait dès qu'on lui demandait quelquechose, et me rendait des devoirs ou il fournissait de gros efforts.
En salle des profs, on me demande : Dans tous les autres cours, c'était un bordelleux invétéré, qui allait jusqu'à balancer des chaises et gueuler des insultes au directeur du collège.
Et là, j'ai compris ! les yeux de veau, les joues roses si je lui parle en souriant, l'air con, le silence TOTAL, les devoirs impeccables !
ah, vous, les gars, y'a vraiment qu'une chose qui marche pour vous faire travailler :-}
Bon n'empêche, même si le procédé était un peu spécieux ( le laisser rêver au lieu d'être plus froide), je suis assez contente que ça lui ait permis de s'accrocher un peu au monde scolaire, assez longtemps pour ne pas finir à la casse.
Si tu veux que tes nains ne soient pas dégoûtés par les cours de musique du collège, tu peux p-e prendre les devants et les inscrire en classe à horaires aménagées musique? (c'est mieux que la demi-heure hebdomadaire de 'musique'). Sinon, la guitare, avoue... c'est pour faire passer l'envie de devenir batteur à ton deuxième?
@Krysalia : Tu joues sur le sens des mots, mais au moins, nous savons maintenant que tu es bonne ;-)
Il est vrai qu'il ne faut jamais négliger l'aspect glandulaire de la pédagogie, surtout en période d'adolescence boutonneuse, mais j'ai cependant le souvenir d'une prof' d'allemand qui m'en a appris infiniment plus sur les charmes de la lingerie féminine (je me demande bien pourquoi j'étais soudain au premier rang, pile en face d'un bureau dépourvu de... face avant, à une époque où les hautes estrades se pratiquaient encore...) que sur la langue de Goethe dont je n'ai pas retenu un traître mot, ni cette année-là, ni une autre...
@urchin :
Déjà fait pour mademoiselle Patâpatî, qui a déjà un an de "CHAM" et de conservatoire derrière elle, on verra pour le Nain si jamais il en manifeste l'envie. Quoi qu'il en soit, il est dans la même "école du conservatoire" et ne se prive pas de s'en vanter comme s'il avait lui-même été reçu au concours d'entrée, ce qui accessoirement nous apporte le privilège de devoir traverser la ville matin et soir tous les jours de semaine et de nous livrer à quelques acrobaties de co-voiturage et de baby-sittage, faisant de chaque rentrée un pensum organisationnel. Heureusement que Mâ Anandaramesh est une organisatrice née :-}
Je me souviens encore de mes cours de litterature du collège et du lycée.....
je n'ai pas eu forcement comme profs que des lumières mais certains étaient très biens voire excellents...... ils m'ont vraiment donner envie de connaitre les auteurs, ils "vivaient" reellement la littérature et savaient communiquer leur passion.....
En ce qui concerne les arts j'ai eu un un prof au collège, avec qui cela a collé, j'etais assoifée de connaissances( ben vi!) et comme j'etais passionnée, cela a decidé de ma future orientation (un an d'engueulade pr convaincre mes parents de faire lettres arts plastiques ......arts appliqués c'etait mieux mais à Paris à l'époque, pas de sous à la maison donc problème reglé)
je suis un pur produit de l'ecole de la République et bénéficiaire de l'ascenseur social....merci à ces profs....y a pas que des cons....
@Marie : Personne n'a dit qu'il n'y aurait "que" des cons dans l'univers enseignant. Il y en a de formidables, mais c'est une minorité comme partout. J'ai également le souvenir d'avoir eu d'excellents profs,[1] même si pour les programmes, c'était moins sûr. Et il est vrai qu'un bon prof' peut révéler une vocation à un élève, tout comme un mauvais prof' peut saccager des générations d'élèves dans une matière donnée.
Malheureusement, la courbe de progression scolaire est telle qu'il suffit parfois d'avoir un mauvais prof' dans une matière donnée une année difficile, pour décrocher de cette matière et être ensuite incapable de rattraper les notions perdues par la suite... Surtout à un âge - l'adolescence - où l'on est prompt à se dégoûter et à se révolter.
[1] Même si, avec le recul, il m'est arrivé de juger en tant qu'adulte que certains de mes "bons profs" de l'époque l'étaient bien moins que je ne le pensais alors, et si par contre mon opinion concernant mes mauvais profs" n'a pas changé ;-)
Marie> La qualité des profs, elle tient le plus souvent aux rencontres. Le mauvais prof de l'un est souvent (allez, parfois !) le prof formidable de l'autre. J'en ai eu quelques uns aussi qui m'ont fait marrer, qui m'ont interessée, ou que je regardais moi aussi avec le sourire bête et la joue un peu rose. d'ailleurs, en son temps j'ai embrassé la carrière, c'est dire :-}
Ta sainteté> rhOOo c'est moi qui joue sur les mots ? mais dis-moi, j'ai bon dos :-}
Cela dit justement, si je n'ai pas compris tout de suite les yeux embués de ce garçon, c'est que je suis trèèès loin d'être bonne, même si en tant que prof j'espérais n'être pas trop mauvaise !
Sur trois années passées au lycée, j'ai eu trois bons profs, une de philo, une de français, une d'italien. Celle d'italien m'a appris malice, légèreté et libertinage. Avec quelle gourmandise elle nous chantait des chansons coquines...en italien bien sûr.
Celle de français était voltairienne, anticléricale, elle aussi nous contait des histoires coquines comme celle de cette jeune frivole qui, son confesseur lui ayant offert, en guise de miroir, une tête de mort, s'était donnée le soir même à un amant qu'elle faisait languir jusque là, carpe diem!
Celle de philo n'était pas coquine du tout, nous étions une petite dizaine au premier rang à boire ses paroles, et en fin de journée (allez faire de la philo avec 52 élèves de 17 à 18 heures au coeur de l'hiver) elle nous lisait le théâtre de Sartre ou d'Anouilh "Ne me parle pas d'être immortel tant qu'il n'y aura pas un légume immortel!". Et nous parlait de l'incompatibilité entre la bonté de Dieu et sa Toute Puissance. Et nous envoyait voir les films de Bergman.
Vous me croirez ou pas, mais je trouve que c'est largement suffisant. Qu'importe si les autres étaient moyennes, médiocres ou franchement mauvaises, ces trois là ont ouvert mes fenêtres sur le monde.
Oui, ça commence gentiment par un 1/2 violon, puis un 3/4, ensuite l'entier ; mais jusque là, on se débrouillait avec les locations, puis un prêt de la cousine.
Ces jours-ci on attaque un peu plus fort, avec un instrument dans les 5000 € !
C'est ça de vouloir faire apprendre la musique à ses gosses... ils l'apprennent :-)
@Pla :
Mazette, voilà qui me coupe l'archet au ras des moustaches !
Tu as fait un petit héritage, ami Pla ?
Franchement, tu ponds une Naine, on ne te dit pas au départ qu'il va falloir lui lâcher un violon à 5000 € quelques années plus tard :-D
Bon, je crois qu'ici on va rester à la guitare, c'est plus prudent.
Pareil que mc pour les profs ; sauf que moi, j'en ai eu un/une d'extra par an du CE2 à la terminale, et même après, en DUT, en IEP et jusqu'en DEA...
Des formidables qu'on salue avec émotion quand on revient au village ; des profs de français, d'histoire-géo, au collège ; encore de français et d'histoire-géo, puis de philo, au lycée ; et enfin des sociologues et anthropologues à la fac... J'ai certainement eu beaucoup de chance (à côté de ceux-là il y avait aussi les inévitables abrutis et ceux dont on ne se souvient même pas tellement ils étaient... inexistants).
Mais ces hommes et ces femmes-là m'ont fait passer des moments très forts dans leurs classes et après (il m'arrivait de poursuivre le cours de philo à la récré, et le samedi matin, pour ; j'applique certains de leurs enseignements encore maintenant, car ils m'ont appris à apprendre, et à aimer ça).
C'est ce que je souhaite à chaque nain que je croise (car il en prend quand même pour au moins 12 ans), mais c'est hélas loin d'être le cas.
Mon petit fils, il a bien commencé: première année de maternelle, une instit qui met en place une chorale. Une chorale avec une centaine de ptimachins de 3 à 5 ans, vous y croyez, vous? Elle, si, et elle a eu raison.
Non pas d'héritage en vue, on fait les fonds de tiroir, où trainaient quelques noisettes pour l'hiver.
Bon, mais je te rassure, le bout de bois à 5000 € c'est un minimum vital arrivé à son niveau; chez le luthier chez qui elle essaie de trouver violon à son archet (car c'est pas encore choisit) y'avait l'autre jour un gamin de 13/14 ans qui venait se faire faire un instrument neuf à 10 000€ !
Quand à toi je te préviens, la même chose devrait t'arriver avec la guitare si la demoiselle persiste, je ne parle même pas de tous ces morveux que leurs parents metten d'office au piano...si jamais le gamin en pince, le piano à queue, faut d'abord changer d'appart pour pouvoir le faire entrer dans le salon :-)