Y zont cons mon yeut'nant !
Par Petaramesh le jeudi 20 septembre 2007, 00:37 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Ou alors c'est moi que j'ai con et que je m'exprimer pas bien (pas bien maîtriser langue française, moi pas très au courant de quoi être valeurs de République parce que ça avoir l'air beaucoup changer temps derniers, moi risquer foutu dehors mais moi bon Aryen, arrière-grand-arrière-aïeul immigré en France en 243 av. J.C., alors moi pas trop risquer foudres ministère des Bon Français, ancètres fait guerres marrantes sous drapeau Carolus Magnus, Mérouweg, Louis VI le Gros, La Pucelle, Nabotléon-le-beaucoup-moins-petit-que-le-nôtre et Charles de Gaulle).
Mais quand même moi pas bien m'exprimer sûrement, parce que quand moi expliquer choses simples à échantillon représentatif de cons intelligents, eux gratter tête à eux et sembler pas comprendre.
Alors moi tenter péniblement récapitulatif argumentaire et expliquer très bien pourquoi notre société d'abondance fabriquer pénurie.
Moi parler normalement aussi, parce que à la longue être fatiguant parler comme idiot, même si moi avoir prédispositions certaines.
Arguments pas les miens, possible moi pas bien tout compris, mais ça sembler logique à moi.
Mais même quand je l'explique normalement à des cons intelligents, ils ne comprennent pas. Preuve qu'ils sont intelligents, et que Swâmi Petaramesh doit être con.
Dans un passé pas si lointain plein de guerres marrantes et de famines rigolotes, nous vivions dans une société dont l'économie était fondée sur la pénurie : Il fallait travailler beaucoup ("plus !") pour produire les denrées nécessaires à chacun, et du superflu pour ces veinards de riches, mais de toute manière y'en avait pas pour tout le monde. Comme il fallait beaucoup de travail pour produire les biens courants, il ne pouvait pas y avoir de chômage structurel: Une paire de bras était toujours la bienvenue, et, hors esclavage et ancien régime, une paire de bras pouvait toujours monnayer d'une manière ou d'une autre le fruit de son travail.
Puis est arrivée l'industrialisation, et ça tombait fort bien parce qu'à part une armée de pauvres types germinalisés (mais c'est le lot de l'armée des pauvres types d'être germinalisée jusqu'à la fin de la couche d'ozone, faut croire...), ça a quand même permis de produire davantage de richesses (ça tombe bien, y'en avait pas assez) avec moins de bras (ça tombe bien, y'en avait pas assez non plus).
Dans un premier temps, le bilan des choses semblait donc plutôt positif, sauf pour les pauvres cons qui crachaient leur poumons dans le fond des boyaux de mines, mais tout le monde s'en fout.
A un moment donné, une forme d'équilibre n'a pas été atteinte (on ne s'arrête jamais aux positions d'équilibre, sinon ça ne serait pas drôle), et, l'amélioration de productivité aidant, on s'est retrouvé à produire assez de biens avec assez de monde. Cool.
C'était l'apogée d'un système capitaliste équilibrable qui allait bientôt cesser de l'être.
L'amélioration de productivité industrielle et agricole n'ayant pas de raison de s'arrêter en si bon chemin, les tenants du progrès étaient tout pleins de liesse, pensant que grâce à ce fameux progrès, on allait pouvoir continuer de produire assez de biens (et même, à la rigueur, quelques trucs non strictement nécessaires) avec moins de travail humain ("travailler moins pour produire la même chose") ce qui libérerait un peu de temps aux masses laborieuses pour se livrer à de menues activités culturelles, de loisirs, aller au camping à Palavas et quelques petites choses de ce genre. Les syndicalistes, toujours grincheux (c'est un axiome), ont trouvé que c'était là une fameuse idée qu'ils ont soutenue au cours de grande fêtes populaires qu'à l'époque on appelait "grèves".
Ça a failli marcher. Mais en fait, ça ne pouvait pas.
À un instant donné, il fallait à un constructeur de bagnoles disons, 20 ouvriers pour fabriquer une bagnole. Seuls les happy few pouvaient donc s'en offrir une, parce que ça coûtait bonbon, mais ça faisait 20 ouvriers à vélo qui avaient du boulot et un salaire modeste en rapport avec leur prolétaire condition.
Et puis, la productivité a augmenté, et avec 20 ouvriers, on est arrivé à fabriquer non plus une, mais 10 bagnoles. Le prix de la bagnole a baissé, et des cadres moyens ont pu s'en acheter aussi. Les fabricants de bagnoles en ont vendu des tas et s'en sont foutu plein les poches. Les ouvriers ont eu quelques miettes du gâteau, mais ils étaient contents, parce qu'ils pensaient que si ça continuait à gazer comme ça, un de ces jours, ils pourraient eux aussi se payer une (petite) bagnole, tandis que les cadres moyens pensaient que, si ça continuait comme ça, ils allaient pouvoir se payer une grosse bagnole.
Et puis la productivité a augmenté au point qu'avec seulement 4 ingénieurs et 3 ouvriers, on a pu fabriquer d'un coup, 50 bagnoles ! Et que tout le monde allait pouvoir se payer une bagnole, et que les ouvriers allaient pouvoir se payer de chouettes vacances avec leur bagnole.
Mais le proprio de l'usine a trouvé que c'était très con de voir ses ouvriers prendre de trop longues vacances, et, puisqu'il ne fallait plus que 5 personnes pour fabriquer 50 bagnoles, il était économiquement plus logique de virer tout simplement les 15 autres plutôt que de les payer à rien foutre, comme ça, il allait pouvoir se mettre leur salaire dans les fouilles et en donner plein à ses actionnaires qui le tannaient depuis un moment. Alors il a fait comme ça, et le prix des bagnoles a encore baissé. Au point que tout le monde a pu se payer une bagnole. Euh, tout le monde, sauf les 15 chômeurs, qui eux ne pouvaient même plus se payer à bouffer. C'est bête, quand même, hein...
C'est à ce stade que le système capitaliste a définitivement perdu toute possibilité d'équilibre dans une situation d'abondance et est devenu un monstre dévorant la planète à vitesse accélérée - ce qui perdurera jusqu'au feu d'artifice final à moins qu'un pouvoir supérieur (une plus grosse matraque) ne s'interpose pour y mettre bon ordre, ce qui a peu de chances d'arriver parce que ce sont ceux qui ont le plus gros tas de fric qui peuvent s'acheter les plus grosses matraques.
Et puis le fabricant de bagnoles, à un moment donné, s'est trouvé avec des parkings entiers pleins de bagnoles et s'est dit qu'il allait devoir freiner un peu la production (c'est-à-dire, disons, virer 30% du personnel et fermer 2 usines) sinon il n'allait jamais arriver à vendre ses bagnoles. Sage décision : Lui et ses actionnaires se sont trouvés assis sur un tas de fric encore plus gros, et ont vendu des quantités de bagnoles à remplir les longueurs de tous les trottoirs de toutes les villes et les boulevards de ceinture aussi, au point qu'il a fallu en goudronner d'autres en urgence. Bon, à côté de ça, il a commencé à y avoir un sacré paquet de chômeurs, mais tout le monde s'en fout.
Un politicien a dit un jour que si jamais le chiffre d'un million de chômeurs devait un jour être atteint dans ce pays, ce serait la révolution. Même pas vrai : Ils étaient trop occupés à avoir honte d'être inutiles et à s'occuper à chercher le boulot qu'il n'y avait plus, plutôt qu'à faire la révolution, parce que faire la révolution, c'est pas trop faisable quand on est tout seul et qu'on a honte parce qu'on devrait être occupé à chercher du boulot plutôt qu'à essayer tout seul comme un con de faire la révolution. Parce qu'un million de chômeurs, ça fait un million de tout seuls tout honteux tout malheureux, ça tombe super bien. Et puis on peut toujours les occuper avec des bilans de machinchose et des évaluations de trucmuche pour bien leur montrer qu'en fait s'ils sont chômistes, c'est parce qu'ils sont trop cons : vous avez bien vu ce que vous a dit l'évaluateur-psychologue-derviche ! ...Et quand on est con, on est aussi trop con pour faire la révolution. Alors on regarde plutôt la télé et on devient encore plus con et on fait encore moins la révolution.
Après, les proprios des usines de bagnoles se sont dit merde ! On est assis sur un tas de fric haut comme Manhattan, tout le monde a des bagnoles, on peut plus en vendre... Merde de merde ! Qu'est-ce qu'on va bien pouvoir vendre ?
Alors est arrivée l'ère du marketing, où il ne s'agissait plus de fabriquer des trucs dont les gens ont besoin, mais plutôt d'inventer de nouveaux besoins in-dis-pen-sables pour pouvoir fabriquer des trucs à vendre.
Alors un beau jour, paf ! Tout le monde a eu besoin d'avoir un téléphone portable, et ça tombait super bien, parce que justement les fabricants de bagnoles avaient justement les sous pour monter plein d'usines de téléphones portables avec beaucoup de machines et pas grand monde dedans, vu que les boîtiers, on ne les creuse pas à la main avec une gouge dans un billot de bois, même si on pourrait, mais on trouve mieux de ne pas.
Et les fabricants de téléphones et de bagnoles se sont amassé un tas de pognon inimaginable, et les gens étaient contents parce qu'ils avaient la télé et la chaîne Hi-Fi et le magnétoscope et le téléphone portable et le four à microyondes et le téléphone qui prend des photos et l'appareil photo qui téléphone et l'ordinateur et Internet pour raconter des conneries.
Tout le monde était content, sauf les chômeurs, mais ils ne râlaient pas trop parce que la plupart avaient la télé aussi, et ça les occupait en les rendant cons, et les services de l'ANPE se chargeaient de bien leur faire comprendre que justement, c'est parce qu'ils étaient cons qu'ils étaient chômeurs et qu'ils regardaient trop la télé, alors qu'ils avaient intérêt à faire un stage de remotivation aux techniques de recherche d'emploi avec un coach et un bilan de réévaluation des possibilités éventuelles d'aller livrer des pizzas en contrat aidé à 50% du SMIC à temps partiel, et du coup les chômeurs se sentaient tellement cons qu'ils n'osaient pas faire la révolution, et surtout ils avaient peur de finir dans la peau des encore plus cons qu'eux : Ces salopards de RMIstes qui abusent honteusement du système à toucher des fortunes sans rien glander sur le dos de la France qui se lève tôt.
Pendant ce temps, les proprios des usines assis sur des himalayas de fric expliquaient que les ouvriers qui leur restaient leur coûtaient vachement trop cher et que du coup l'usine allait se barrer là où ce que les ouvriers sont raisonnables, gentils, très mal payés, et n'ont pas la prétention hallucinante d'avoir des vacances, des retraites, ou des soins médicaux.
Alors ça a fait encore plus de chômeurs, forcément, mais toujours plus de lecteurs MP3 et de grille-pains volants.
Mais les chômeurs fermaient leur gueule, persuadés d'être cons et de n'avoir pas tout compris, ce qui est en grande partie exact, et ceux qui travaillaient étaient tout exaspérés de se voir prendre autant de sous pour payer tous ces fainéants de chômeurs et ces exploiteurs de RMIstes et d'être vraiment pris pour des cons, ce qui était en bonne partie exact parce que personne n'avait remarqué les types qui s'étaient barrés avec la caisse.
Alors est arrivé un politicien qui a expliqué que c'était vraiment trop le bordel avec toutes ces feignasses d'ouvriers qui ne voulaient pas travailler, tous ces branleurs de chômeurs qui vivaient sur le dos des autres, et que c'est pour ça que les gentils patrons ils se barraient, il faut tout de même les comprendre, alors il faut être très compréhensif et gentils avec les gentils patrons pour espérer qu'ils reviennent et ramènent le divin Travail avec eux.
Et puis le petit gars a expliqué posément comme ça qu'avec tous ces branleurs de chômeurs RMIstes qui ne travaillaient plus, y'avait plus personne pour payer les retraites et la sécu, alors qu'il y aurait moins de retraite et de sécu si on ne voulait pas qu'il n'y en ait plus du tout, et qu'en plus on prenait beaucoup trop de sous aux gentils patrons et qu'on allait leur en prendre moins si on ne voulait pas que les derniers qui restaient se barrent aussi avec la caisse.
Et puis le petit gars a expliqué a tout le monde qu'il allait falloir travailler plus et plus longtemps, et que ceux qui ne voulaient pas seraient fusillés demain à l'aube. Et il a dit qu'en plus le bordel c'était la faute de tous ces étrangers qui mugissent dans nos cités (les fils des gars qui fabriquaient les bagnoles quand il fallait beaucoup de gars pour fabriquer des bagnoles, alors les gentils patrons étaient aller les chercher, mais faut pas abuser, quand même !), alors qu'il fallait gentiment reconduire à la frontière ceux qui n'avaient pas vocation à rester chez nous, et qu'il fallait emmerder un max ceux qui étaient encore dehors pour leur ôter l'envie de venir nous emmerder dedans.
Alors le petit gars fut élu haut la main face à une infâme gourdasse, faut dire, et le peuple fêta cela par des cris de liesse car il avait enfin son Sauveur.
Et voici comment le Progrès fit le Bonheur de l'Humanité, au nom du Marché, de la Bourse, et du Capital, amen.
Maintenant, le système ne peut tenir debout qu'à condition d'accélérer jusqu'à l'infini et au-delà, à fabriquer encore plus de faux ongles cybernétiques à laser qui font la vaisselle tout seuls, mais y'a juste un petit problème c'est qu'on commence à remarquer que la planète tombe en ruine parce qu'elle a oublié d'être infinie,[1] c'te conne et que c'est pas en continuant comme ça que ça va s'arranger. Mais heureusement on ne peut pas continuer comme ça puisque le système est en déséquilibre dynamique et qu'il ne peut tenir debout que si on continue encore plus vite !
Heureusement qu'on a un Sauveur, moi je vous dis, parce sinon, on serait juste un peu dans la merde...
C'est vraiment vrai que je ne suis pas clair dans mes explications ?
Notes
[1] La seule chose infinie en ce monde étant la boulimie des marchés, ce dieu gourmand qui n'est jamais rassasié de nos tripes.









Commentaires
Lumineux !
Sinon, ça fait plaisir que tu te remettes à bloguer (et à parler normalement, ahem :D )
Un truc à noter, cela dit, c'est qu'entre le moment où "tout le monde a des bagnoles, on peut plus en vendre..." et l'invention du marketing, il se passe une petite chose qui est la Crise de 29, et la Grande Dépression subséquente, et une Guerre Mondiale qui lui doit beaucoup. C'est le coup classique de la "bulle spéculative", que ça l'a re-fait avec Internet dans les années 90, et que l'immobilier américain s'est plus où moins repris dans la tête...
Donc la pénurie n'est pas seulement un sous-produit nécessaire du système capitaliste globalisé, mais aussi la conséquence de ses échecs. Echecs qui peut être un jour énerveront suffisemment de gens pour qu'on l'aie, cette foutue révolution.
On peut rêver :/
Bien résumé...
M'fait chier tout ça, tout ces discours, toutes ces couenneries au sujet du "travailler plus", "produire plus" et tout le bataclan...
Je commence à en avoir sérieusement marre, surtout quand je vois qu'il me reste au minimum (compte tenu des inévitables "réformes" du Conducator et de sa clique) 24 ans à bosser pour avoir une retraite à taux plein... Ce qui va me mener à 68 balais...
Ce qui bien entendu implique qu'avec la façon qu'ont nos entreprises de virer tous ceux qui passent la cinquantaine, ont de l'expérience et donc coûtent cher, ce qui implique disais-je que j'ai toute les "chances" de me retrouver sans retraite du tout...
Ca valait la peine tiens, que nos anciens se battent en 36, puis à la sortie de la guerre avec le CNR, puis en 68, et j'oublie tous les autres combats qui ont participé au progrès social...
Tout ça pour qu'une bande de vampires se fassent élire par cette bande de con-citoyens qui ne voient pas (et ne cherchent pas à voir) plus loin que le bout de leur nez...
En plus, sur un sujet connexe -l'immigration- quand je lis les réactions racistes -et même fascistes (envoyez les points Godwin, m'en fout complètement)- de mes con-patriotes (je sais, y'a une faute) telles que pointées par Olivier Bonnet sur son blog, ou simplement en parcourant les réactions aux articles d'Agoravox, j'ai vraiment peur...
Et ça encore plus du fait que mon épouse est d'origine étrangère (extrême-orient...). Nous vivons loin du pays en ce moment, ben j'ai pas du tout envie de rentrer en France...
waaah
L'histoire économique française contemporaine en un seul post!
ch'uis impressionnée. C'est à toi que le Sauveur a fait appel pour la "refonte entière des programmes visant à rationnaliser les effectifs d'enseignants"?
pour les choses infinies, il faut ajouter :
"il n'y a que deux choses infinies : l'univers et la connerie humaine. Quoique pour la première, je suis pas sûr" - A. Einstein
M'en était arrivé une bien bonne: mon chauffage et mon thermostat s'étaient mis d'accord en mon absence pour me concocter une fameuse surprise à mon retour.
La température était écologiquement réglée sur 19 degrés. Mais, détail diabolique, quelqu'un avait accidentellement coché "été", c'est à dire "clim" sur le petit machin qui sert de régulateur de température. Et j'avais pas la clim, bien sûr.
Résultat, ma chaudière s'époumonnait à atteindre ces fatidiques 19 degrés qu'elle avait dépassé depuis longtemps. Je sais pas comment ça aurait fini si j'étais restée longtemps absente.
J'ai l'impression que c'est ce qui nous est arrivé, notre chaudière est en surchauffe, ya eu quelque part une erreur de thermostat.
C'est clair comme de l'eau de roche, mais tu sais ce qu'on dit : y'a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas entendre (ou quelque chose d'approchant :-}).
Les
pétainistessarkolâtres en sont (pour ceux avec qui je bataille en tout cas, et ça m'effraie un max) à ne même plus comprendre le principe qui veut que quelqu'un s'inquiète du sort de quelqu'un d'autre. Quand je parle des effets de la politique gerbante sur les couches les plus basses de la société, ils pensent d'abord que je parle des employés de bureau (sic), et quand je leur précise que je parle des gens en grande précarité et des sans papiers, leur seule réponse est : "mais attends pourquoi tu m'en parles ? tu n'en fais pas partie". Quand j'essaye d'expliquer que non, je ne suis pas sans papiers ou à la rue, mais que le sort de ces gens m'importe malgré tout en tant que membre de la même société humaine, j'ai droit à cette réponse effarante : "Ouais c'est ça ! la solidarité, on y croit pas, c'est un mythe ça ! Les gens ne s'occupent que d'eux mêmes et c'est tout." Sous entendu : Je ne peux même pas envisager que tu défendes autre chose que ta caste, donc tais toi, et arrête de raconter des conneries.C'est bien huilé, la mecanique du déjà-Calife :
Donc voila, pour que ce monde capitaliste continue sa fuite en avant, il fallait que ces gens, en plus de considérer que le bonheur dans la vie c'est d'acheter une maison a remplir de conneries et deux bagnoles tous les trois ans, considèrent comme normal et sain de ne surtout pas s'inquieter pour quelqu'un d'autre qu'eux mêmes, comme ceux qui fabriquent les trucs, genre. Il fallait qu'ils ne puissent même plus envisager l'idée que ce soit possible.
Les patrons d'usines de trucs en rêvaient, Naboléon l'a fait. On court d'autant plus vite en avant qu'on ne s'arrête pas pour regarder ce qu'on piétine, CQFD.
superbe démonstration, du grand Swâmi
malheureusement c'est vrai
et la révolte tarde à venir, ça aussi c'est inquiétant, quand elle arrivera elle sera féroce et la répression le sera encore plus.
après, il y aura un espoir, puisqu'il faudra reconstruire
Bien vu.
j'te rassure toi y en a parler bien la france.
moi tout comprendre, mais moi pas con, ça y en a être sur
D'ou l'idée "géniale" d'une bonne GUERRE, Barbara.
et puis les patrons qui s'ennuyaient un peu ont joué à celui qui serait le plus gros et à s'acheter. Et pour être gros et ne pouvoir être achetés ils ont cherché de l'argent. Alors l'argent a pris les usines et a joué avec, et ils ont été très contents. Il suffisait d'avoir de l'argent et d'être malin pour avoir encore plus d'argent, et les usines n'avaient plus guère d'importance. De toute façon ils étaient au dessus du monde réel.
Donc le monde réel ne méritait pas leur argent. Et il leur en prenait pour financer un truc idiot qui s'appelait l'état. L'état au lieu de s'en tenir à son rôle qu était de faciliter les affaires et de protéger la propriété se mélait de tout, en payant une foule d'inutiles nommés fonctionnaires.
Alors ils ont trouvé un gars qui avait envie de pouvoir
je suis d'un simplisme et d'un archaisme accablant
Swâmji de mon coeur, enfin te revoilou tel qu'en toi
-m'aimemême... C'est lumineux... Vais peut-être imprimer ton post et le faire passer à mon boss... Tu m'autorises dis ? ;-}Post Scriptum (je n'ose même plus mettre les initiales abréviatives, si tu vois ce que je veux dire !) : tu cites Buzz l'éclair tôa ? ;-))
J'ai aimé et diffusé... mais pas sous forme de lien (sinon mes pauvres bloqués-de-l'internet de collègues n'auraient pas eu accès à tes merveilleux préceptes) donc j'ai copié ton texte en intégralité, sans le déformer, et en citant ma source (vu que je connais ton vrai nom :oP (*)) et l'endroit où l'on peut trouver ta prose et t'y laisser une obole.
J'ai eu tort ? Tu m'en veux ?
En tout cas ton texte m'a fait le même effet que quand mon homme parle de ces choses là... un effet boeuf, quoi.
C'est con chuis pas polygame ;o}
(en parlant de collègues bloqués, j'ai appris aujourd'hui que la catégorie Art et Culture était bloquée, ainsi qu'une certaine catégorie Média, qui comprend le Monde, la Gazette des communes (au moins la partie offres d'emploi...), libé, le figaro (non ce n'est pas politique, comme blocage)... ça m'effare.)
(*) je déconne, bien entendu.
@ Ga(i)elle et son nom à rallonge : oh ça va hein, môa aussi je connais son vrai nom, est-ce que j'en fais tout un patacaisse ? ;-D
@Gaïelle : Ah ben moi aujourd'hui, j'ai débloqué les sites porno du proxy de ma boîte, vu qu'un site non-porno y avait été bloqué par erreur, et qu'on n'en a rien à foutre de bloquer les sites porno ;-)
Bon, ben ma Ga(i)elle, tu n'as plus qu'à monter un petit VPN vers chez toi pour passer invisible sous l'oeil de Mockba, et de chez toi ressortir où tu veux loin de l'oeil d'Argus ;-))
@Laflote : Euh, tu dois te tromper, ce n'est pas mon nom qui est à rallonge ;-)
Super!
Au fait: "... Alors est arrivée l'ère du marketing, où il ne s'agissait plus de fabriquer des trucs dont les gens ont besoin, mais plutôt d'inventer de nouveaux besoins in-dis-pen-sables pour pouvoir fabriquer des trucs à vendre..." Cette avancée est notamment due au neveu de Freud à New York, Bernays, qui connaissait bien le travail de son tonton...
(***) : lire d'abord le troisième paragraphe (sauf la parenthèse), puis revenir dans l'ordre et lire la parenthèse du troisième paragraphe en passant. Oh et puis non, faites comme vous le sentez.
échantillon représentatif de con (pas)intelligent à moi tout seul (et en plus, j'ai l'art d'être pointilleusement chiant, et c'est pas peu dire puisque j'ai aussi une tendance très nette au squattage intensif, la couleur est annoncée...), je précise que contrairement à ton idée reçue (à la con), il existe des cons qui sont (connement) fiers d'être cons, même qu'on les appelle depuis le moyen-âge (oualla, bien avant tout ton délire explicatif (à la con)) des gentilshommes.... (et je suis sur que dans d'autres époques plus reculées les linguistes pourraient sans problème trouver un terme (à la con) similaire)
Et ça, c'est un truc vachement dur à faire entrer dans la tête des gens intelligents.... qui sont pas loin de tagger "mort aux cons" sur les murs, mais en épiloguant, en enrobant, en adverbisant, etc... (sans compter d'autres gens intelligents qui éduquent les cons : "mais si, c'est pour son bien que je lui fous des tartes, regardes ces joues rouges, ça fortifie son sang"...)
(***) Musique recommandée pour la lecture de ce post (zutre, j'aurais du le dire au début, bon je rajoute une astérisque) : Kate Bush, "Aerial" Helium Sunset. (comme quoi, même le soleil n'est pas infini, et ça même les égyptiens de l'antiquité l'avaient gravé dans la pierre pour les générations futures... et tout ça sans télescope spatial ni même Einstein, juste des petits dessins dans la pierre : à se demander s'ils n'avaient pas un huitième sens pour prévoir l'avenir et savoir qu'en rester à une société agrico-pastorale aussi longtemps que possible serait peut-être pas si mal en fin de compte)
Ou si t'es vraiment malade, Noir Désir, "Il est des choses que rien ne change".
Bref, quand tous les cons seront devenus aussi intelligents que toi, là, on sera vraiment parti pour aller au-delà de l'infini. Mais en attendant, faudrait peut-être ENFIN arrêter de raconter n'importe quoi... (ça rend con même les plus intelligents : lorsque l'inspiration manque à force de compliquer, nulle intelligence ne peut la remplacer, mais ça, tu le sais depuis longtemps vu l'âge de ton blog)
Bon, j'ai plus qu'à chausser mes cornes et à aller porter cette bonne parole, j'me sens l'âme d'un messie(*), alors c'est que ça doit être moi... (mais seulement jusqu'au coucher du soleil, hein, après ça passe à quelqu'un d'autre, passque vu que c'est un boulot payé au lance-pierre, hein, faudrait pas abuser non plus !)
Cheers.
(*) messie, comme chacun devrait le savoir, vient du mot anglais "mess" qui est la réunion d'un groupe d'officiers pour décider de la suite des opérations (généralement autour d'une bouteille de vin, d'une miche de pain, et d'un cabécou). Les mauvaises langues continuent de prétendre que "mess" signifie "bordel", or tout le monde sait que les femmes étaient interdites à l'armée, du moins lorsque qu'il y a des opérations à décider : les mâles ayant besoin d'être en excès de testostérone pour bien se battre... autrement dit : mesdames, si vous cherchez des responsables aux guerres passées et autres stupidités, adressez-vous à vous mêmes, et la première qui dit qu'elle y est pour rien sera lapidée par le premier innocent qui passe (hrmmm... y'en aurait beacoup à dire sur ce triste sujet... les erreurs du passé se répètent jusqu'à parfaite compréhension, cf plus loin, ou plus haut, je sais plus à force de me relire, je dois être trop germinalisé par les cadences infernales...)
Re-Cheers.
PS: je viens de voir "apocalypse" comme mot clé. Meuh non, c'est pas l'apocalypse, puisque c'est déjà arrivé aux romains, aux grecs, aux égyptiens, aux perses, aux mésopotamiens(**), aux habitants de la terre d'avant Babel et le déluge, etc., etc....
Ah bah tiens, si en fait, on y est tous passés. Pas cooool....
Re-Re-Cheers.
(**) mésopotamiens : le correcteur ortho me propose "hippopotamesques" à la place, comme quoi, rassurez-vous tous (y reste des lecteurs ? si oui, je ne vous félicite pas, faut être carrément fou pour en lire autant, mais au point où vous en êtes, vous reprendrez bien une part de cake ?), y'a encore de l'espoir, l'humanité est loin d'avoir dit son dernier mot. (musique : tous ensemble, tous ensemble, ... euh non, ça va, j'arrête de chanter)
Re-Re-Re-Cheers. (et contrôle d'alcoolémie aussi, parce que c'était deux verres maxi en fait, va falloir dessaouler avant d'être autoriser à continuer le surf. Non mais. C'est pas une petite apocalypse de rien du tout qui va faire sauter les lois, quand même !)
Voilà. On s'est bien exprimé, c'était une verbalisation très positive.
Maintenant, on va remettre gentiment sa petite camisole, on va prendre ses petits médicaments, et on va retourner dans sa chambre. On reviendra donner les petits médicaments avant le petit dîner, et on aura le droit de regarder un petit dessin animé puisqu'on a fait beaucoup de progrès aujourd'hui...
Ouhla, ça commençait bien, j'avais tout compris à ton post sur l'histoire de l'économie au fil des siècles, mais je me noie dans les commentaires...
Vu que je suis attendue au fond du lit par
un amateur de mes nibardsmon homme, je ne prendrai pas le temps maintenant de décrypter la signification et le fonctionnement d'un VPN ni de lire les élucubrations éthyliques de suruo ce soir.Je vous la souhaite bien longue !
La bise.
Si j'avais la forme, je te raconterai bien comment les guildes hanséatiques et les familles de négociants et de banquiers italiens (avec plein de morceaux de vrais papes dedans) ont dézingué pour la première fois en Europe l'équilibre besoin:production et tutti quanti entre la fin du Moyen age et le début du XVIII°, mais je suis un tantinet fatiguée, z'avez de la chance, jeunes crétins (oui, c'est un terme affectueux).
Il est vrai que j'ai la chance d'être fatiguée parce que j'ai travaillé.
et que donc, j'ai un travail.
Qui plus est , un travail quasi propre.
D'accord, j'ai mis presque 28 ans à le trouver, mais bon, hein, soyons sérieux, un travail à peine pas sale (propre, j'ai renoncé), ça court pas les rues non plus !
Il y a environ dix ans, j'ai cloué le bec à une psycho-évaluante-spécialiste-diplomée en bilanns de compétences (que tu décris si bien au demeurant !) en lui lâchant mon C.V, le vrai, le pas trafiqué...
18 ans d'activité, ok, normal rien à dire. 14 postes, ça commencait à faire lourd mais par les temps qui courent ma bonne dame, faut pas se plaindre, hein !
En revanche, l'expérience et la connaissance de plus de 26 professions de milieux différents, tant z'intellectuels que manuels, du plus glamour au plus glauque, non, ça, elle avait jamais vu...
Au jour d'aujourd'hui qu'on est, je suis salariée à temps plein, au smic, je vends d'excellents gâteaux faits par un timbré de son boulot de 12 ans de moins que moi, à des gouèrmands heureux, pour un prix comportant une marge honorable et digne, et le tout dans un cadre esthétiquement harmonieux, en écoutant de la bonne musique, en m'habillant comme je le souhaite et le tout à une minute et demie de chez moi (Private Nata por el Swamos : j'ai déménagé et changé de vie, vive les chaussettes solitaires ! ).
Alors bien que moulue de fatigue comme pas permis, je te remercie de ce sain texte, bien profond (autant que ce qu'il décrit) et si rafraîchissant de clarté.
Un poutou, va !
P...des fois je dvrai me relire ! c'est bourré de fautes ce truc !
M'enfin, se relire avant de poster, c'est comme réflechir avant de l'ouvrir : si je savais le faire, ça se saurait ...
Euh t'as vu, Sardinette, y'a déjà moins de phôtes ;-) Le petit lutin est passé par là.
Autrement sinon, se faire clouer le bec par la Sardine masquée du port, c'est une expérience que je ne souhaiterais pas à mon pire ennemi, même pas à une
branleusepsycho-évaluante-orientatrice-placière-en-viandre de (bientôt feu) lA NeuPeunEu (c'était encore trop bien pour ces chiens galeux de chômeurs).Allez va, et reçois ma swâmique bénédiction urbique et orbique.
(Sinon, pour les guildes hanséatiques, c'est quand tu veux, un peu de culture dans un monde de brutes, ça ne fait pas tant de mal que ça de temps en temps, tant qu'il reste également du nichon et des paillettes !)
(hors sujet, en aparté)
Eh, la sardine, pourquoi t'as rien écrit depuis le 1er août? Et ton libraire, comment il va?
Franchement, six billets par an, c'est un rythme raisonnable? Bon, ya la qualité, d'accord. Mais maintenant, faudrait faire un pti-teffort du côté quantité.
(aparté, suite) Aie pitié, mc, la Sardine ne peut pas à la fois écrire et parler, et comme elle s'arrête très rarement de parler (il paraît qu'il y en a qui ont assisté à son éclipse décennale, mais peut-être est-ce une légende urbaine ?), ça lui laisse fort peu de loisir pour l'écriture...
L'exemple de la bagnole est mauvais, c'est le seul bien de consommation dont le prix n'ait pas baissé en francs / euros constants depuis... oh... longtemps.
L'excuse des constructeurs est que les voitures de maintenant sont bien plus sûres. Alors que si tu prends les ordinateurs, les prix ont baissé, mais ils ne sont pas mieux qu'avant.
Il va donc falloir te demander où passent les thunes, puisque ce n'est pas dans la poche du consommateur <grin>
À propos de planète infinie: Money = debt
A la fois clair et hilarant, que demander de plus ! Peut-être l'explication du même tonneau de l'exploitation des pays rendus pauvres par les pays riches. Allez, s'te plaît.
A Ga(i)elle #13 En se pensant plutôt polyamoureuse (voire polyfidèle...), en grattant la couche de morale chrétienne qui nous recouvre tous et toutes pour tenter d'ôter l'idée de tromperie, hop ! que du bonheur
On me dit que je suis hors sujet ? Pourtant j'ai plein de trucs à ajouter !
Non ? Non...
@ Christine:
Tu peux aller commenter là , faites l'amour pas la guerre, tu seras plus hors sujet et tu pourras développer.
Ou attendre que le Maître fasse un billet approprié, ce qui ne saurait tarder.
Si le petit gars (vous voulez parler sans doute de l'Entité Hostile) ne trouve pas la croissance des produits servofacturés, il se tournera vers les services, comme les armées privées, le secteur le plus porteur actuellement.
krysalia (#6) a tout compris. Si vous ouvrez votre g..., ils se demandent juste si vous êtes un sale égoïste ou un sale communiste. Inutile de leur cracher dessus non plus en tant que troupeau, ils vous féliciteraient de votre cynisme tendance.
Merci Christine de ces conseils, mais mon commentaire était... euh... un clin d'oeil à de longues discussions épistolaires passées (qui me manquent encore de temps en temps, je l'avoue) exactement à ce propos.
@Ga(i)elle : Ce n'était pas vraiment des conseils, je m'en garderais bien. Et désolée si ça intervenait dans une conversation privée ;)
@mc : Je pense que je serais hors sujet là-bas aussi.
La devise qui s'impose à tous :
Marché ou crève !
@Swâmos 69 (pasque samos 99, c'était trop anonyme) ( étonnant quand même ton numéro de département, non ?) : Merci de si bien me comprendre...encore que le problème est aussi que je pense plus vite que je ne parle, alors écrire, t'imagines ???
@ mc : plus touchée que tu ne le penserais de ta remarque. Merci, je tente de m'y remettre au plus vite ( enfin, vite à la façon de chez moi, hein, pas trop quand même, j'suis plus parisienne depuis longtemps...)
@Christine (#27) : Parler d'amour ne sera jamais hors-sujet dans aucun billet ici, heureusement qu'il y en a et qu'il en reste pour rendre la vie non seulement agréable, mais tout simplement possible ;-) et rafraîchir à l'occasion une atmosphère qui se plombe hélas dès qu'on prête un peu trop attention à l'écume de l'actualité.
Aussi, ne te prive surtout pas de nous faire part de tous tes ajouts et compléments en la matière :-)
@ Swâmji : on parle d'amour ou de cul ? ;-}
Evidemment si j'ai l'autorisation du taulier....
@Laflote : les deux, les deux évidemment.
Aimer plusieurs personnes, dans un contexte où, si possible, toutes les personnes se sentent autorisées à vivre la même chose me semble avoir tout plein d'avantages :
- ne pas être tout pour qq'un ou qq'une est un sacré « confort »
- si une personne que tu aimes ne peut pas t'apporter de soutien à un moment où t'en as besoin, t'es pas seul-e pour autant
- si ton amour a besoin de partir à 500 kms, aucune nécessité de renoncer à la relation sous prétexte qu'un couple, ça peut pas fonctionner comme ça et que t'as besoin de le-la voir plus
- ça oblige à parler vraiment de quand on se voit, pourquoi, pour faire quoi
- on peut vivre à deux des centres d'intérêt très différents
- on vit longtemps, on change, on fait des rencontres, on séduit, on est séduit-e : pourquoi tirer un trait sur ce qui existait avant et qui est encore vivant
- ça permet de travailler sur sa jalousie, son sentiment de propriété « ma femme », « mon mari », "mon mec" récupèrent alors prénom et existence autonome
- on peut aussi vivre des sexualités différentes, voire ne pas être seulement homo ou hétéro
- on peut avoir plusieurs types de relations : des vraiment amoureuses importantes, forcément (?) peu nombreuses et des amitiés-amoureuses et de simples rencontres câlines
- et aussi, et c'est pas négligeable, ça contribue à essayer de dynamiter le système social fondé sur le couple hétéro et la famille (avec un chef)
J'oublie sûrement des trucs (mais je suis au boulot, faut aussi que je fasse semblant de bosser).
Je vois pas l'ombre d'un inconvénient (à part les limites de chacun et chacune en matière de jalousie) mais je débute... et évidemment la nécessité de penser qu'il y a le Sida.
D'autres en parlent politiquement mieux que moi. (Attention ! contexte anarchiste ET féministe).
@Laflote :
Des deux, ma générale ! L'un n'empêche pas l'autre, et bien qu'il s'agisse de choses partiellement différentes et néanmoins étroitement liées, l'un n'est souvent que le cache-sexe que l'on met pudiquement à l'autre ;-)
Christine parle d'or. Le plus difficile dans tout cela étant de parvenir à gérer l'empreinte des modèles comportementaux et socio-familiaux profondément ancrés en nous avant même que nous ne sachions réfléchir par nous-mêmes (c'est d'ailleurs le même problème qu'avec la religion...) et nos réactions émotionnelles viscérales profondément téléguidées par tout cet inconscient, et de dépasser également la part instinctive du binôme possession/jalousie dont on peut se demander dans quelle mesure elle est innée et dans quelle mesure elle est acquise, mais bref, pour la plupart d'entre-nous, elle est bigrement là ;-)
Quant à en faire un sujet politique... Je pense que le problème politique majeur lié à la sexualité serait de parvenir à empêcher la politique, les curés, et la pression sociale de mettre leur nez dans nos culottes ;-))
Je pense que, en plus du côté humain quotidien, le droit à l'amour et au plaisir c'est un sujet éminemment (ça s'écrit comme ça ?) politique.
Les modèles profondément ancrés, ils le sont par le politique (quand on est discipliné, on est discipliné dans tous les domaines, doit y avoir une référence historique sur le développement de la famille nucléaire au moment de la révolution industrielle pour avoir des zentils ouvriers), par les curés (pour qui le plaisir est un ennemi, quand on est heureux, on n'a de la peine à croire que ce sera encore mieux quand on sera mort) et la pression sociale (quand on en chie, ça énerve que les autres aient l'air de jouir de la vie).
Le conditionnement aux normes commence avant qu'on qu'on parle, réfléchisse, effectivement, sinon on se laisserait pas avoir.
Et se libérer de ces modèles, c'est un pas vers se libérer en général ? C'es pas politique ?
Ceci étant, on peut aussi se contenter de vouloir aimer et être aimé-e plus et mieux, ça vaut déjà largement le coup.
Pour la part inné/acquis, je vote pour l'acquis à 95.99%. Mais ce débat n'a pas de fin.
Je ne peux que m'incliner devant tant de clairvoyance :-}
Une brillante explication du théorème du "Plus que c'est que je pédale moins vite, moins que c'est que ma vitesse est plus grande".
Bien sûr, c'est clair. Hélas.
@Swami : Je dois prendre cette réponse à quel degré ?
Vraie question sincère.
@Christine : Au premier degré. J'approuve entièrement tes propos et les reprendrais volontiers à mon compte.
@christine
j'adhère tout à fait à ces propos(#36 et #39) en théorie ça marche (et je revendique tout à fait) seulement dans la pratique ....c'est beaucoup moins partagé comme point de vue je constate du coté masculin une difficulté à abandonner le modele traditionnel (malgré les discours ouverts, une attitude ds les actes qui l'est moins).....les modèles comme le dit Swami ont la vie dure.......
il s'agit de se liberer soi meme = reconquerir sa liberté c'est l'essentiel du travail sur soi....le travail probablement d'une vie....., la dessus les textes boudhiques sont une reference et une aide....j'en ai lu et relu sans tout comprendre sans tout à fait adherer mais en tout cas ça bouscule et oblige à se poser des questions....il s'agit aussi de se liberer collectivement et là pas possible tant qu'il n y a pas emancipation de la population (et là pas gagné avec le bourrage de crane.....)
poutant le bonheur ou au moins le plaisir est à portée de main ....c'est plus un etat d'esprit une ouverture......
@Christine : Je serais globalement d'accord ; faire dépendre l'avènement de la famille "nucléaire" (?) de la révolution industrielle me paraît un tantinet tiré par les cheveux cependant ...
Allô ... Lory, Lory est demandée à l'accueil pour apporter sa touche inimitable à un intéressant débat ...
@Marie :
Tout-à-fait. Il est en pratique impossible de réellement accorder sa liberté à l'autre avant de s'être libéré intérieurement soi-même... Ou tout du moins de s'y efforcer sincèrement.
Pour revenir à l'aspect politique de la chose, il faut aussi avoir à l'esprit qu'il n'est pas bien commode de faire des calins en brandissant un drapeau rouge ou en tendant le poing (enfin, sauf pour certaines pratiques particulières ;-) et que par conséquent, bien que la question de l'aspect politique des moeurs individuelles soit d'importance, il y a des moments où il faut savoir laisser la panoplie militante au vestiaire ;-)
Cependant, un excellent exemple de l'importance politque et sociale des moeurs individuelles est l'ostracisme violent dont sont frappés celles et ceux qui osent transgresser les normes fixées - celles-ci variant bien sûr d'une société et d'une époque à une autre. Qui ne se rappelle pas du traitement de faveur que notre société réservait il y a encore quelques décennies aux filles-mères ou aux divorcées...
Même si des progrès ont été faits du point de vue de la tolérance, beaucoup restent à faire. Il suffit d'avoir pour amis des personnes ayant commis la transgression absolue de changer de sexe dans cette vie - chose qui ne regarde qu'elles et devrait être parfaitement neutre pour autrui - pour se rendre compte de la manière dont la société aussi bien civile que professionnellle construit d'urgence une barrière de sécurité - d'exclusion - entre ceux qui sont bien tranquillement dans le moule et ceux qui ont osé le briser. On n'imagine pas les tracasseries administratives sans fin dont de telles personnes peuvent être victimes dès qu'il leur faut sortir une pièce d'identité auprès de n'importe quel commerçant ou contrôle d'aéroport ou employé d'administration - Quand leur visage et leur sexe apparent posent comme un hiatus par rapport à ce qui est écrit sur le papier et la vieille photo qui éventuellement s'y trouve. J'en connais qui en sont venues à développer une véritable phobie de la pièce d'identité, au point de ne même plus tenter de prendre un avion, de voyager à l'étranger, d'émettre un chèque ou d'aller accomplir une quelconque démarche à un guichet d'administration, traitant tout cela par correspondance dans la mesure du possible, après avoir subi des traitements insupportablement humiliants de la part du premier employé de mairie venu...
Mais dans toute société humaine, de la plus "primitive" à la plus "civilisée", celui qui transgresse les règles fondamentales de ce qu'on "doit être" et du comportement social que l'on doit adopter, a de gros soucis à se faire. Dans bien des sociétés, c'est le genre de chose à laquelle on ne survit pas : Il ne faut pas "fâcher Dieu", n'est-ce pas...
Les communautés soixante-huitardes se sont quand même bien cassé la gueule là dessus, la résistance farouche des conditionnements aux normes, et aussi sur la tendance qu'ont eu les mecs de penser que la liberté était à sens unique, genre "Toutes les nanas sont à moi, mais pas touche à la Mienne" avec pour complément intéressant que l'avis de la bonne femme leur importait assez peu et que les bonnes femmes se voyaient justement pas dans le rôle de la poire.
J'en ai vu se transformer en moralistes forcenés (et méchants) parce que la copine d'un copain lui était infidèle. Et en appeler, ni plus ni moins aux "valeurrrrs rrrrrévolutionnaires" (révolutionnaires mon cul, c'est le cas de le dire).
Plus sérieux, la jalousie, la souffrance double d'avoir honte et de faire semblant de ne pas souffrir, c'était pas de la tarte d'être libéré(e) à l'époque. Ils/elles avaient quelque chose de touchant ces vaillant(e)s petit(e)s soldat(e)s de la libération sexuelle.
Après ça, il y a eu le sida... à la niche, tout le monde. Mais pourquoi pas explorer de nouveaux chemins?
@Yogi : Ah non, merdum, pas ça ! Laisse-là en dehors du coup, elle est suffisamment occupée à planter son souk chez le Yéti, alors faisons-nous tout petits et tâchons de passer inaperçus ;-)
@Yogi : Au temps pour moi. Il fallait lire "du mariage dans les classes populaires". Ou qq chose comme ça. Je tâcherai de retrouver d'où je sors cette idée.
@Swami : Même que dans ces moments, il faut tout laisser au vestiaire. Enfin, chacun ses goûts ;-) En même temps, les occasions de prendre son pied en militant (et vice (?) versa) ne sont pas si fréquentes !
@Christine : Moi, je dis qu'il te manque un blog pour développer tout ça ;-)
C'est bien aimable. Mais je n'ai pas ta plume, avec la dose d'humour qui va bien. Ni forcément des trucs à dire. Moi, j'aime les blogs qui vivent, si c'est pour pondre un billet tous les mois, ça vaut pas le coup (nulle critique envers personne, je le jure !).
En réaction à des écrits, ça me convient mieux.
Et aussi, ce que j'ai écrit au-dessus est le fruit d'une réflexion (perso et) politique dont tous les élements sont ailleurs.
Ou alors, c'est seulement que je commence à déranger ? ;-)
J'aime vraiment bien beaucoup ce blog.
@Christine :
Oh, c'est bien notre lot à tous, en tout cas, c'est aussi le mien. Bien vaniteux celui qui pense être le père (ou pire : le propriétaire) de ses idées. Au mieux nous ne faisons que recombiner et construire par-dessus les idées des autres - et avec l'indispensable outil du langage. Quand bien même on apporterait notre petite pierre à l'édifice, il ne faut jamais oublier l'édifice qui est sous notre petite pierre... Je suis toujours scié de l'incroyable vanité de ceux qui sont gonflés d'orgueil à la vue de leur petit caca qu'ils n'ont fait que poser par-dessus 3 millions d'années d'histoire de la pensée humaine, histoire et culture dont ils dépendent entièrement, ainsi que leur "création". Et celui qui un beau jour a la chance d'avoir une idée réellement originale n'a aucune fierté particulière à en tirer : l'idée géniale s'est soudain imposée à lui, paf ! Tombée du ciel. Pas de quoi s'en attribuer d'extraordinaires mérites ou en faire une montagne. Une idée neuve, par définition, tu ne l'avais pas avant de l'avoir eue, donc tu ne l'as pas fait exprès, c'est un accident quantique, et quand tu l'as eue, tu ne sais pas davantage d'où elle est tombée...
Mais d'un autre côté, celui qui pense que l'expression de "ses" idées ou de ses rêves et de ce qui l'habite est inutile parce que "ses" idées ne seraient que la réflexion des idées d'autrui, ou parce que ce qui l'habite manquerait d'intérêt, celui-ci pêche par excès de modestie....
Quand bien même nous ne ferions que reprendre les idées d'autrui, le choix que nous en faisons, la manière dont nous les trions et les recombinons nous est personnelle, et d'une certaine manière, unique, même et surtout si c'est involontaire. Et quand bien même nous ne ferions que répéter purement et simplement, il est des choses qui méritent de l'être et le simple fait de diffuser et d'amplifier certaines idées est une tâche très nécessaire. Il ne faut pas négliger l'importance de la pédagogie, il y a tellement d'anti-pédagogie tout autour de nous...
@ Christine > "Je vois pas l'ombre d'un inconvénient (à part les limites de chacun et chacune en matière de jalousie) mais je débute... "
ben, je ne débute pas et je n'y vois toujours aucun inconvénient.
En revanche, il n'est pas toujours nécessaire de prévenir ses partenaires de ses choix politiques.
Il y a parfois des choses qu'il vaut mieux assumer tout seul...
et non, je ne pense pas que l'absolue transparence soit la panacée de toutes les relations sexuées.
De la lumière tamisée et des intentions impures bien vécues m'ont toujours semblées plus rigolotes.
@ La Sardine : je pense qu'il n'y a pas de règle, tout dépend des gens impliqués.
Si on est dans une situation de couple "classique", le silence sur ce qui se passe ailleurs est tout à fait adapté. Parler ne fait que donner bonne conscience en blessant l'autre, aucune utilité.
Après, si c'est un vrai choix de vie, avec (aussi) une dimension politique, je vois mal l'intérêt de le taire. Et d'ailleurs à qui : à l'amour principal s'il existe. Pour le coup, c'est peu de partage. A d'autres : pourquoi ?
Plein de lumière et des intentions limpides, ça le fait aussi.
Oui mais toi, Sardinette tu as trop lu Machiavel quand tu étais petite ;-)
...D'ailleurs j'essaie de t'imaginer petite, ça ne devait pas être triste ;-) ...Avant que tu ne fasses partie du club très sélect de ceux qui se sont cognés trop fort contre le mur et qui n'ont pas cédé non plus... ;-)
Et sinon, comment va ta demoiselle ?
@Christine : Ah, les intentions limpides sont difficiles à partager... et, tu sais quoi ? Les intentions limpides ne le sont jamais totalement, ça serait trop facile ;-) ...et ça ne serait pas drôle.
Pourquoi le taire à d'autres ?
Parce que même s'ils sont au courant de ton choix de vie, même s'ils en ont accepté les contraintes, même s'il n'y a pas de "principal", mon expérience m'a appris que très peu d'homme ont envie de savoir qu'ils ne sont pas seuls.
Peut-être une peur viscérale du "Au suivant !" de Brel ... je sais pas...
Je me trompe les garçons ?
Joker :-}
Joker accepté, le Blond !
Pour Machiavel, je l'ai trouvé vers douze ans, la première fois.
Et comme toutes les bonnes premières fois, il a fallu recommencer plus tard pour bien comprendre.
Quant à moi petite, c'est ronde, compléxée à donf, bouquineuse boulimique limite maniaque avec égo bizarre et réglages pas au point.
Mais déjà le sale besoin de penser à voix haute tout le temps, hélas avec encore moins de filtres qu'aujourd'hui, c'est dire ...
Pour la Petite, j'ai rien compris !
Fin juin j'avais une fille de dix ans et quelques, fin aout, on m'a ramené une préadolescente sexuée qui découvre (merci les garçons du collège) qu'elle est pas mal jolie et qu " et ben, y'a Simon et puis Yann et même Nadir qui sont amoureux de moi mais le seul garçon joli du collège et ben c'est un grand de troisième qui est trop joli et super grand." (l'abscence de ponctuation est volontaire afin d evous préserver le rythme pile volta de la Bête)
Chouette, y'a des filles qui débarquent à l'ashram. Plein. bon, ben je vais vous devoir vous laisser, la méditation m'appelle.
itou
...Le problème, c'est qu'elles vont débarquer pour me voir bailler. Une semaine à m'emmerder ferme au bureau et à me coucher trop tard, Swâmi Petaramesh est claqué... Ah, on n'a pas tous les jours vingt ans !
Quand je dis "je débute" je parle de polyamour, pas d'amour tout court (J'aimerais bien débuter, remarquez, mais en sachant ce que je sais : que de conneries évitées !)
J'aurais tendance à dire que si ils veulent pas savoir, ben tant pis.
Comment ça, ça explique que les occasions soient pas si fréquentes ?! Restons dans la théorie !
Bonne soirée.
Bon, v'là tout un band de filles qu'amènent les guitares et le
chi, mais pas la batterie, haha !, c'est trop chiant à transporter ;-)Bon, euh, y reste du Glen ?
Ca y est, je crois que c'est le week-end...
@Christine : Navré, je crois que je devrai remettre à plus tard ma prochaine réponse intelligente ;-)
@ Christine : Ben pour tout dire, je ne débute dans aucune de ces deux catégories.
et j'ai toujours allié l'expérimentation et l'empirisme à la théorie.
@swami : filles guitares chi ... c'est pas un peu beaucoup à ton âge tout ça ?
"Ca y est, je crois que c'est le week-end..." Ah, non, c'est le milieu de ma semaine, seize heures à faire avant dimanche début d'après-midi. Mais, il est vrai que je ne m'emmerde pas, moi...
A ton commentaire 52, Swâmi, je ne retirerais que ce morceau de phrase. C'est pas par excès de modestie, c'est par accord total avec tout le reste, et par flemmardise, que je n'y rajouterai RIEN.
@ Swâmi # 19
Ouaf ! Ouaf !
Et merci de m'avoir lu.
Cheers.
eh ben moi ce matin, shuis rentrée à la maison, et la môme m'a dit" quand tu vas voir ce que t'as au courrier , tu vas blêmir"! la Lettre aux Enseignants de sa Sainteté, à mon adresse personnelle à moi! Je zappe pourtant les infos, mais même chez moi shuis plus à l'abri! Eh ben, elle a bien flambé, dans la cheminée ramonée de frais... Ça m'a tenu chaud, quelques secondes, c'était cool... Et j'ai pas vomi.
@ brouette
Pour mon cas, elle est ds les toilettes avec écrit en gros torche cul .....je ne lui trouve vraiment pas de place plus adaptée.....ça a fait rigoler tous les collegues qui sont passés par chez moi....dommage! je n'ai pas de cheminée!
Résumons-nous:
1. la machine est devenue folle
2. personne ne sait comment l'arrêter
3. pourquoi ne nous laisse-t-on pas vivre nos amours à notre guise ?
Sans remonter à Louis VI le Gros, nous voilà rendus 40 ans en arrière, à l'automne 67...
Entendu au journal de 8h de France Inter (et réécouté tout de suite pour être sûre, peut-être j'avais rêvé). A propos de l'omniprésence médiatique de Sarko et de la plainte de membres du PS auprès du CSA. Dans la bouche de Dominique Paillé, secrétaire général adjoint à la comm de l'UMP
"Il a quelque à dire parce qu'il a beaucoup à faire... Il s'invite dans les foyers des français. S'il s'arrêtait, il y aurait un vide terrible qui pourrait même conduire à une espèce de dépression collective tant on s'est habitué en quelques mois à l'écouter, à le suivre...."
@ Marie:
@ Christine :
Wow, je ne pensais pas que ma private joke sur ma non-polyandrie officielle aboutirait à une discussion philosophico-politique voire empirique des relations plurielles !
:o)
J'ai toujours adoré ce genre de sujet et vous le faîtes quand je suis très occupée à
lutter contre le sommeil accumulé dans la semaineassister à un concert contre le racisme de djeun's des monts du lyonnais à dreadlocks imbibés (les d'jeuns, pas les dreads) de substances licites etillicitespénaliséesdouces. C'est pô juste, comme disait l'autre poussin noir que je suis trop jeune pour avoir connu. ;o}Juste un mot, alors : je pense qu'il est très difficile d'imposer un choix de vie aussi personnel à son "amour principal" (ou ses amours principaux, pour ceux qui pensent qu'il est possible d'aimer aussi fort que ça deux personnes en même temps - et qui les ont rencontrées) si celui-ci ne voit pas les choses de cette manière. Et se poser les questions "pourquoi, pour quoi et quand on se voit" semble supposer que l'on habite seul, non ? Parce qu'habiter en couple squizze ce genre d'interrogation le plus souvent.
A part ça je me reconnais avec amusement dans la description des mecs pour qui toutes les femmes sont à eux mais "pas touche à la mienne". Enfin peut-être pas exactement, mais disons que je suis tout à fait capable d'être exclusive et possessive en ce qui concerne plusieurs personnes, ce qui n'est bien entendu pas juste puisque je ne peux garantir l'exclusivité de ma personne à aucune d'entre elles... Et pour ne pas faciliter les choses je tombe sur des personnes qui sont elles aussi encore dans le même schéma de pensée que moi, fondé sur cette possessivité, et qui ont du mal avec le concept de polyfidélité (m'a beaucoup plu comme terme !)...
Question subsidiaire : faut-il pour autant condamner comme fruit de siècles de bourrage de crâne le choix assumé et heureux de n'avoir qu'un "amour" à la fois ?
Enfin, et promis je m'arrête là, pour conclure je souscris tout de même beaucoup à ce que tu as écrit Christine, et notamment sur le modèle hétéro à descendre de son piédestal. Pour moi l'idéal serait en effet de laisser libre à chacun d'avoir un seul partenaire ou plusieurs ou pas et du sexe qu'il veut, sans subir (dans aucun des cas) de jugement social ou moral. Ca serait teeeeeeellement bien...
@ Ga(i)elle : ben ouais, je profite de l'absence des disciplettes "historiques" pour m'introduire sur ce blog ;-)
Tant que c'est le seul mode de vie socialement admis, on peut penser que le choix d'avoir un seul amour à la fois est le résultat du bourrage de crâne. Mais les discussions sur la liberté de choix peuvent, comme celles sur l'inné et l'acquis, durer éternellement.
Evidemment, vivre un seul amour une seule personne est un choix tout aussi légitime que d'en vivre 0 ou 2 ou 3 ou...
Si on peut aimer réellement plusieurs ami-es, plusieurs frères et soeurs, plusieurs enfants, pourquoi ne pourrait-on pas aimer de même plusieurs personnes avec qui on fait l'amour ?
Très bonne question !
Question que j'ai arrêté de me poser, pour l'instant. Vivre est déjà assez intense, pas besoin de détruire tout ça à coup de creusage-de-cerval qui n'aboutit (pour ma part) à rien.
Euh "disciplette historique" c'est flatteur, mais ça ne fait pas un an que je sévis ici ! Et j'espère ne pas empêcher quiconque de venir se
fairelaisser pénétrer de l'ambiance de joyeux partage qui règne en cet ashram !;o)