Collège unique, ta mère !
Par Petaramesh le mardi 4 septembre 2007, 18:51 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Constatant dans la Grande Lucidité qui lui est coutumière qu'il n'est généralement pas utile (voire nocif) de réfléchir plus pour travailler plus, que par ailleurs en toute Justice Divine les enfants de pauvres ont vocation à le rester - car si ce n'était pas le cas leurs parents seraient riches - et qu'il est parfaitement superflu d'avoir des connaissances mêmes modestes en littérature et histoire pour livrer des pizzas, couper des cheveux ou remplacer des pots d'échappement, que TF1 assure par ailleurs gratuitement le Service Public de formation continue des cerveaux populaires et d'accès à la culture de masse, Notre (petit, mais kosto !) Seigneur dans sa Divine Lumière, a décidé d'en finir avec cette hérésie communiste qu'est le collège unique, mis en place la première année de la présidence du Soviet Suprême par Valéry Giscard d'Estaing (dit Le Rouge), qui venait alors de succéder à Georges Léonid Vissarionovitch Pompidou.
Grâces lui soient rendues ! Loué soit-Il ! Que sonnent les cloches de l'UMP et que pètent les anges !
Il n'existe nulle limite à Sa (courte) Grâce.











Commentaires
c'est vrai bordel, c'est aux enfants de savoir dans quelle voie s'engager pour ne plus en bouger aprés bordel de bordel!
pff, l'éducation, c'est surfait
à partir du moment où le troupeau a un chef qui sait, le troupeau n'a pas besoin de savoir.
Son rôle est de suivre, de brouter où on lui dit et d'avancer tranquillement vers le bord.
Un bon troupeau est un troupeau qui ne donne pas de travail aux chiens.
vous êtes injustes. On trie l'importance - et remplace une heure d'abrutissement où ils se prennent la tê les pauvres par une heure de sport. Et que les enseignants ne ralent pas, ils seront plus payés
Après avoir tenté d'arrêter les futurs criminels dès l'école maternelle, Notre Guide Suprême veut maintenant sélectionner les techniciens de surface dès l'école primaire.
Il me revient qu'enfant, quand j'entrai en sixième, en 1974 justement (Putain ! Ça nous rajeunit pas !) les âmes bien nées de mon espèce avaient le privilège d'entéer en sixième au lycée, sous la houlette de doctes professeurs désagrégés, tandis que la masse grouillante du vulgaire sentant le vestiaire de foot et le parfum bon marché était justement dirigée vers le C.E.G., alors que les untermenschen étaient quant à eux condamnés aux galères du C.E.T., sans même parler des classes de transition () pour les irrécupérables...
L'année suivant mon entrée en sixième, les classes du lycée inférieures à la mienne fermaient chaque année en suivant les élèves - t'avais pas intérêt à redoubler, parce que tu devais aller redoubler ailleurs - le C.E.G. était promu Collège-tout-court, et le C.E.T. rebaptisé ensuite lycée d'enseignement professionnel (L.E.P.) ce qui, bien sûr, change tout !
Mais grâce à notre Bon Maître, ces errements collectivistes sont désormais une page tournée, que les beaux quartiers aient les bons établissements et les bons élèves, et que les mauvais restent là où Dieu les a mis, encore heureux qu'on les tolère, bordel !
T'te manière, c'était pas fanchement la peine de faire semblant, à part au cinéma, t'en as vu beaucoup des ouvriers intelligents ? Ben non, la preuve c'est qu'ils ont majoritairement voté Sarkozy, même ! Pour éviter que leurs enfants ne doivent se farcir l'inutile corvée d'apprendre des poèmes de Baudelaire qui ne servent à rien pour aligner la conduite d'évacuation dans le fond de la tranchée. Au moins, Baudelaire, ils auront échappé à ça... Non ?
Quand je suis rentré,moi aussi en '74, en 6ème, il y avait 10 classes de 6ème et 5 de troisième.
Localement, le technique était exclusivement masculin (les filles n'ont qu'à pondre).
Peuchèèreu ! un conscrit !
Qu'apprends-je ? Qu'ouis-je ? A peine une semaine après la rentrée, mademoiselle Patâpatî apprend du Boris Vian ! Vous vous rendez compte, à l'école primaire ! Son institutrice est certainement une politiquement déviante ! Probablement une terroriste ! Un suppôt d'Al Qaeda ! Je m'en vais de ce pas la
dénoncersignaleranonymementà Notre Petit Timonier, qu'il y mette bon ordre, qu'il l'envoie croupir aux galères !Ah mon avis elle n'a pas lu (compris?) le dernier oeuvre de notre petit grand (gros?) timonier.
T'a rien compris. Elle est UMP cette instit.
Faire apprendre du Boris Vian à des bambins à l'école, c'est le meilleur moyen de les en dégouter lorsqu'ils seront en nage de le comprendre. T'as qu'à voir les générations de mécréants que le catéchisme a résussi à former.
C'est ballot. Il ne faut pas supprimer le collège unique, mais remettre la scolarité obligatoire à 8 ans.
L'époque ou le patronat expliquait que si les enfants travaillaient dans les mines, c'était pour leur bien pour les former.
Putain, mais t'as Fulcanelli dans tes rangs ? 8-}
Bref, pendant que tu entrais en sixième, je jouais encore à la poupée (Côté lumineux de Laflote prend la parole : mensonge, mensonge, tu n'as JAMAIS joué à la poupée, pitite coquine !) du haut de mes quatre minuscules z'années... Ca te rajeunit pas hein ! ;-}
Mais quoi à la fin, Saint Niki y veut tout bien faire tout comme il faut qu'il a dit aux proFESSEurs et il s'est bien appliqué à recopier la leçon que Prof Guaino (chais jamais comment y s'écrit son nom de caca d'oiseau) lui avait concocté, lui-même ayant pompé l'idée sur l'ami Ferry (Jules, pas le bâteau) et sa lettre de 1883 (Et, ça, si ça nous rajeunit pas dis voir !).
C'que vous êtes mauvaises langues ici alors... :-]
Il me semble que tu as oublié l'épisode C.E.S entre le C.E.G. et le Collège... On te pardonnera car, nanti, tu étais dès la sixième au Lycée ;-)
Allez hop, un coup de Boris Vian :
A tous les enfants qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument.
A tous les enfants qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leur chagrin
Je voudrais faire un document,
Pas de pierre, pas de béton,
Ni de bronze qui devient vert sous la morsure aiguë du temps,
Un monument de leur souffrance,
Un monument de leur terreur,
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
plein de rires, plein d'oiseaux bleus,
soudain griffé d'un coup de feu.
Un monde neuf où sur un corps qui va tomber grandit une tache de sang.
Mais à tous ceux qui sont restés les pieds au chaud, sous leur bureau
en calculant le rendement de la guerre qu'ils ont voulue,
A tous les gras, tous les cocus qui ventripotent dans la vie
et comptent et comptent leurs écus,
A tous ceux-là je dresserai le monument qui leur convient
avec la schlague, avec le fouet, avec mes pieds, avec mes poings,
Avec des mots qui colleront sur leurs faux-plis, sur leurs bajoues,
des marques de honte et de boue.
@Amazone : Bon sang mais c'est bien sûr ! Comment ai-je donc pu oublier le C.E.S ?
Votez Pompidou !
Quand je pense à tous ces
veauxgens qui demandaient d'attendre avant de critiquer l'action d'un gouverment qui, lui, allait agir, et quand je vois toutes les décisions stupides prises dans l'urgence que ce gouvernement dévoile chaque matin, je me demande vraiment ou sont les limites de ces personnes...(En disant cela, j'ai bien une idée d'où elles sont ces limites, comme on dit, et ça expliquerait cette sensation d'entubage persistante depuis l'élection :-} )
Apres avoir fermé l'école peut etre qu'ils vont nous rouvrir les mines. Avec un peu de chance, on aura une suite a ce bouquin de zola qui etait passé sur télécons et que je me souviens plus le titre (forcement, sur télécons on se souvient mieux des annonceurs qui ont sponsorisé la culture que du contenu du scenario).
faut savoir ce qui importe. Il s'agit tout de même de faire des travailleurs souples et des cerveaux pour TF1
Classer et sélectionner sont les deux mamelles de l'Education Nationale. Tout élève qui rentre en maternelle est destiné à finir à polytechnique (par exemple). Il perd chaque année un pourcentage variable de chance d'y parvenir modulé, qui plus est, par le coefficient de respectabilité de l'établissement dans lequel il se trouve (en plus ou en moins). L'abandon de la carte scolaire ne changera pas grand chose au principe injuste et contre-productif de la compétition en matière d'éducation.
Et pourtant, ailleurs, pas si loin :
« Nous avons une école pour tous les enfants , car nous avons besoin de chacun dans notre société .Nous ne pouvons pas nous permettre d’écarter ne serait-ce qu’un seul de nos élèves.
Chez nous aucun enseignant, aucune école n’a le droit de se débarrasser d’un enfant ou d’un adolescent au motif de sa non-conformité pour telle ou telle forme d’enseignement scolaire. »
Jukka SARJALA ,cofondateur du système d'enseignement finlandais réputé comme étant le meilleur au monde et le moins inégalitaire (enquête PISA 2000 et 2003)
Il paraît qu'il n'est pas possible de faire la même chose en France mais personne n'explique en quoi ce n'est pas possible. A vous de juger :
-Pas de redoublement ni d'abandon d'ailleurs.
-Ecole unique de 7 à 16 ans (noté de 1 à 9). Pas de notation chiffrée avant la 7ème (la compétition est considéré comme néfaste aux bons résultats). L'orientation vers des études courtes ou longues se fait sous forme de choix d'options à partir de la 7ème (60% des finlandais ont une formation supérieur).
-Plus un enfant a de difficultés plus on lui donne de moyens.
-Plus un établissement a de mauvais résultats plus on lui donne de moyens y compris en en retirant à ceux qui ont les meilleurs résultats.
-Les établissements sont totalement libres de leur choix pédagogiques mais sont évalués tous les 2 ans (test portant sur 40 élèves par établissement choisis au hasard). Subtilement, les résultats de ces tests ne sont pas publiés dans leur intégralité afin d'éviter un classement des établissements.
-gratuité totale y compris pour les transports, les repas et le matériel scolaire.
-40 ans d'efforts cohérents de la part des différents gouvernements.
A part des questions de mentalités, de lobbying des « grandes » écoles ou de protection des avantages de la naissance, qu'est-ce qui n'est pas applicable en France ?
Pardon pour ce très long post en décalage avec l'humour (désabusé) de ce billet mais dès qu'il s'agit d'éducation je vois rouge et perd tout sens de la mesure.
Euh c'est loin la Finlande, un peu tard pour moi mais m'a l'air d'un bien beau pays.
Je confirme pour le système finlandais, ayant en plus eu à demeure une lycéenne finlandaise qui a passé une année dans le lycée où j'exerçais.
Elle a été horrifiée par notre système scolaire (et par le rôle que j'y jouais ;) ).
Les élèves choisissent et batissent eux-mêmes leur scolarité, la distance n'existe pas à proprement parler avec les adultes, tout le monde se tutoie.
Le respect n'est pas un vain mot dans l'institution scolaire finlandaise, et les jeunes plus épanouis qu'ici. Allez savoir pourquoi.
mais darcos vient d'ajouter une heure d'eps en primaire .....pour que les élèves les plus en difficulté soient positivés !!! déjà les trois heures hebdomadaires sont souvent tronquées !!! mais quid du reste !!! j'ai écouté bentolila et un pédopsy hier sur france inter à propos DES ECHECS SCOLAIRES, le nain et sa clique pourraient s'en inspirer !
En plus fait froid en Finlande.
Mais ça a l'air de les avoir, sur ce point, précis, aidé à secouer la pulpe de leurs cerveaux !
Est-ce que ce système-là a (aussi, quand même) des failles ?
Est-ce que le nombre réduit de citoyens et la culture locale font que ce n'est pas si transposable que cela dans notre pays, assez tout-de-même ?
(je n'argumente pas plus avant pour cause de grande fatigue, mais je me gratte néanmoins le crâne : que voilà une piste de réflexion intéressante, et qui nous lave la tête _ un vrai courant d'air revigorant ! _ après la somme d'imbécilités que nous entendons quotidiennement _ si nous sommes assez fous et masos pour ouvrir le(s) poste(s) et journaux _)
Allez, rideau !
Dans l'état actuel des choses, ce n'est pas transposable car l'éducation des enfants est tournée vers la responsabilité et l'autonomisation. Un exemple : dans le secondaire, ce sont eux qui choisissent les matières qu'ils vont étudier en sachant que pour obtenir leur diplôme il faut qu'ils aient validé un certain nombre de choses.
Ils organisent donc eux-même leur emploi du temps sur les 2/3ans à venir de leur scolarité.... Ca laisse réveur.
Il n'y a pas d'école avant 7ans, les petiots apprennent à lire à la maison... Puis, après le 1er cycle, ils choisissent.
Des failles il y en a toujours, des jeunes qui refusent tout itou. Pour autant, leur système scolaire est très efficace.
Merci pour les précisions ! Comme tu dis, ça laisse rêveur.
Encore une chose : ils apprennent à lire à la maison. Soit. Pas d'école avant 7 ans : soit. Mais comment font les mamans, les parents seuls qui veulent bosser ? Quels systèmes de garde ? Comment font-ils pour
gagner leur viegagner l'indispensable argent nécessaire à la vie dans ce monde tout en trouvant le temps, l'énergie, la patience, d'apprendre à lire aux pitchous ? Ont-ils les grands-parents, ou les grands-oncles et tantes, ou... avec eux dans les maisons ? (sans blague, quand on vivait à plusieurs générations dans les maisons de famille, on pouvait plus facilement se passer de crèches, de jardins d'enfants, d'écoles maternelles dès 2 ans même si le môme est pas du tout mûr pour ça...)Les Finlandais sont des protestants purs Vikings (Calvinistes, je crois). Ils devaient savoir lire la Bible pour avoir le droit de se marier et ont donc un taux d'alphabétisation très élevé depuis longtemps. Il y a par conséquent une longue tradition d'apprentissage de la lecture par la famille mais il est possible d'inscrire les enfants dans une classe optionnelle avant le cursus obligatoire, ce que semble choisir l'immense majorité des parents maintenant (j'ai pas trouvé de statistiques officielles). Le Finnois a également une structure écrite très proche de l'oral ce qui rend l'apprentissage de la lecture facile. Pour ces raisons le modèle Finlandais est difficilement transposable en France en ce qui concerne l'apprentissage de la lecture. J'ajouterais aussi que si les petites têtes blondes finlandaises sont premiers en lecture au test PISA ce n'est pas uniquement en raison de la qualité de l'enseignement mais aussi parce qu'elles lisent beaucoup y compris en regardant la TV, les films n'étant quasiment jamais doublé mais sous-titré.
Sinon, « Dans l'état actuel des choses, ce n'est pas transposable car l'éducation des enfants est tournée vers la responsabilité et l'autonomisation. »
hummmm ? Je ne comprends pas bien l'argument. La responsabilité et l'autonomie, ça s'apprend, non ? C'est sûr que par rapport à notre système qui privilégie l'infantilisation, l'obéissance et l'opacité, y compris vis-à-vis des parents, ça peut laisser songeur. Mais sinon je ne crois pas que les finlandais soient des OGM, enfin, quoique, des fois on peut se demander. D'ailleurs le système éducatif finlandais n'existe pas tel que maintenant depuis des temps immémoriaux : 1968, il a bien fallu commencer un jour et se dire que oui c'était possible...
Par contre, il est certain que la société finlandaise n'est pas la même que la société française : il faut donc transposer et adapter, pas bêtement copier. Je ne me fais pas trop d'illusion sur les capacités d'innovation de la grosse machine sclérosée éducation nationale (cf. par exemple l'avant dernier billet du Yéti) mais peut-être que si la base, les enseignants, voulait bien arrêter de compter leurs points et de se pacser pour en augmenter le total, peut-être que...C'est pas gagné, même les profs sont infantilisés et les parents ignorés, voire écartés et donc déresponsabilisés. Quant aux élèves, pour les bons tout va bien, pour les autres à part subir et/ou fuir ?
C'est une question de choix d'école et donc, à terme, de société et je cite à nouveau les mêmes paroles de Jukka SARJALA, en y ajoutant la fin qui précise qui a les responsabilités de ce choix :
« Nous avons une école pour tous les enfants , car nous avons besoin de chacun dans notre société .
Nous ne pouvons pas nous permettre d’écarter ne serait-ce qu’un seul de nos élèves.
Chez nous aucun enseignant, aucune école n’a le droit de se débarrasser d’un enfant ou d’un adolescent au motif de sa non-conformité pour telle ou telle forme d’enseignement scolaire.
Cette position de principe conforte à la fois les élèves, les parents et les enseignants dans leur conviction de participer à égalités de droits au processus éducatif, et d’en assumer leur part de responsabilité..» (c'est moi qui souligne)
Encore trop long...
Merci de ces précisions (nan, suis pas un bisounours) et tu as répondu de toi même à la question que tu posais en écrivant :
"notre système qui privilégie l'infantilisation, l'obéissance et l'opacité, y compris vis-à-vis des parents"
Oui, merci pour ces informations.
Un détail sur la question des profs français : combien aujourd'hui, bons élèves sans génie, choisissent à contre-coeur, ne sachant pas quoi foutre d'autre, et flippant à l'extrême de se retrouver dans un autre univers que le scolaire ?
Alors même qu'ils ont parfaitement conscience des difficultés auxquelles ils seront confrontés, au moins dans les premières années d'exercice (allez, en banlieue, en ZEP, les débutants, zou !).
Le problème étant aussi fortement lié à leur formation elle-même, qui les a conditionnée à obéir, à reproduire, et non à innover ou à remettre en cause (faut pas rêver, c'est fini le temps de l'Educ' Nat' repaire de gauchistes utopistes... même si je dis pas que c'était forcément mieux non plus ! Y avait aussi les vieux stal' barbus... mouarf...). Il doit falloir beaucoup de courage, de ténacité, et de foi en son travail pour bousculer les habitudes lorsqu'on débarque dans ce système. Oh, ça marche, parfois, heureusement, de-ci, de-là, dans un contexte de conjonction de bonnes volontés, de moyens, d'énergies et de chance.
Quant aux parents, c'est idem. Le Monolecte a commis récemment plusieurs billets tournant autour de l'école, notamment des modalités d'exclusion, réelle et symbolique, des élèves pas conformes. Ce qui y est décrit est assez décourageant. Et un peu plus tôt, il avait aussi été question chez elle de l'évaluation... en maternelle. Soupir.
En maternelle. Combien de parents s'insurgent contre une telle pratique, et combien s'en délectent ? Combien de mamans pour comparer à la sortie de l'école les prouesses de leurs en culottes courtes ? Alors...
Euh... ben non... c'est plus compliqué que ça. Il y avait avant la loi Haby, les CES, les CEG et les CET. Les CET sont bien devenus les LEP, puis LP. Mais on n'entrait en CET qu'à 14 ans jusqu'à ce qu'un accord européen fixe l'âge minimum du travail à 15 ans ! Mais les CEG étaient simplement les successeurs des cours complémentaires de l'enseignement primaire et ils ont continué après 59 avec à la fois des PEGC (des instituteurs professeurs d'enseignement général) et parfois des certifiés ou rarement agrégés. Quant aux CES, ils ont été créés avant la loi Haby, mais ils venaient compléter la carte scolaire tandis que certains établissements restaient encore des petits lycées rattachés à un grand lycée. Dans les CES et les petits lycées, on distinguait trois filières : I, II et III, selon les langues et les matières étudiées. La filière I avait droit à six heures de français dont trois dédoublées et ils pouvaient faire ensuite du latin et deux langues, c'était la filière d'élite. On donnait plus à ceux qui peuvent plus. Les filières II et III pouvaient être reléguées dans d'autres locaux, et les CEG les accueillaient notamment à la campagne où il n'y avait rien d'autre, mais cela pouvait être aussi dans d'anciens cours complémentaires d'écoles primaires. Ce qui a disparu avec la loi Haby, c'est la filiarisation, parce qu'il y avait aussi une ségrégation dans l'espace à partir de 11 ans (les classes de transition étaient en fait censées rejoindre par transition le CET car n'ayant pas encore l'âge légal du travail, mais devant rester encore en CES ou CEG). Moi, en 71, j'étais dans un CES et j'ai appris bien des années plus tard que je me trouvais dans la filière I.
@ Dominique
Euh... ben non... c'est plus compliqué que ça.
Viii! Après deux lectures, rien compris. Mais il me semble que c'est une partie du problème : c'est tellement administratif, codé, compliqué, crétin, avecdessiglesàlacon (rayez les mentions inutiles) que cela en devient opaque et que c'est fait d'exprès.
@Ko
Un détail sur la question des profs français : combien aujourd'hui, bons élèves sans génie, choisissent la carrière à contre-coeur, ne sachant pas quoi foutre d'autre, et flippant à l'extrême de se retrouver dans un autre univers que le scolaire ?
90 % affirmerais-je avec un aplomb égal à ma méconnaissance des statistiques. Ma question serait plutôt pourquoi choisir un concours privilégiant de "... bons élèves sans génie, (qui) choisissent la carrière à contre-coeur, ne sachant pas quoi foutre d'autre, et flippant à l'extrême de se retrouver dans un autre univers que le scolaire ?"