Tous les soirs de la semaine dernière, j'ai vu Mâ Anandaramesh travailler très tard sur son portable pour préparer la présentation pour laquelle elle a une grosse deadline. Swâmi Petaramesh dire : Si toi rapporter boulot maison, toi jamais plus avoir fini, ça pas bonne idée être.

La nuit dernière, anxieuse de tout avoir tout bien fini à temps, elle s'est réveillée à 3 du mat' et n'a pas pu se rendormir. Donc, elle s'est levée ce matin avec gravement la tête dans le cul, algue oscillant dans le courant, épuisée de boulot seulement 15 jours après être rentrée de vacances, particulièrement en période de rentrée scolaire, vu que de nos jours, quand on ose prendre des vacances, faut rattraper après le boulot (d'importance mondiale sinon davantage) qui n'a pas été fait pendant qu'on glandait au camping.

Ce matin, en arrivant au boulot, Mâ Anandaramesh s'est garée à la va-vite sur la place numéro 13 (ça ne s'invente pas) et a laissé la bagnole les roues bien braquées comme Swâmi Petaramesh lui dit toujours qu'il ne faut pas les laisser, mais Mâ Anandaramesh vit une existence où elle n'a jamais le temps de remettre les roues de la voiture dans l'axe avant de couper le contact.

Ce soir en quittant le boulot en courant, Mâ Anandaramesh qui n'avait pas le temps de vérifier dans quel sens étaient les roues a envoyé un grand coup de marche arrière et est allée faire une grosse bise au pilier en béton du parking.

Seule la roue avant gauche a touché le pilier. Même pas une éraflure à la carrosserie.

Sauf qu'elle a vraiment du y aller de bon coeur parce que la jante ressemble maintenant à l'aspect qu'elle aurait eu si un boeing d'Al Qaeda s'était écrasé dessus. Pliée jusqu'au beau milieu, le pneu s'est dégonflé plus vite que je ne pète.

Mâ Anandaramesh a donc magnifiquement plié sa voiture, euh pardon, la voiture de Mâ Grandmeramesh.

Un collègue de bureau vêtu d'un costume clair qui doit, comme tous les autres (les chiens !) être fou de Mâ Anadaramesh lui a prêté main forte et a changé sa roue, au grand dam de son costume de chez le bon faiseur. Mâ Anandaramesh a donc pu rentrer maison au volant d'une voiture qui, léger détail, nécessite maintenant de tourner le volant à 45° vers la gauche pour rouler droit, ou presque.

Il est patent que le parallélisme a rendu sa petite âme au dieu des trains avants et des triangles de suspension. S'il ne faut pas changer le berceau moteur, nous aurons de la chance. Si les longerons sont pliés, ben la caisse finira à la casse.

Ce soir, Swâmi Petaramesh est allé démonter la roue pour constater l'absence de dégâts visibles (sauf sur la roue qui est une irrémédiable ruine), et se dire que la famille Petaramesh allait encore faire la fortune de Monsieur Renault. Après avoir démonté et remonté la roue de secours, Swâmi Petaramesh est allé la regonfler correctement à la station-service la plus proche, pour constater qu'hélas le parallélisme n'en devenait en rien davantage parallèle.

Quand Swâmi Petaramesh a fait remarquer à Mâ Anandaramesh en état de total épuisement nerveux qu'il était absolument exclu qu'elle ait été presque arrêtée comme elle le dit, pour avoir transformé une roue d'acier épais en César du Meilleur Emplâtrage, Mâ Anandaramesh s'est fâchée. Swâmi Petaramesh s'etre dit : Femme fragile être, avec pincettes manipuler, si pas vouloir soirée vraiment merdique avoir quand aspirer à calme et sérénité.

La morale de cette histoire, c'est que travailler plus pour en arriver d'épuisement à emplâtrer sa caisse dans le premier pilier en béton venu, ça très ballot être.

Bientôt Mâ Anandaramesh très fort applaudie sera devant présentation magnifiquement réussie de professionalisme exacerbé, mais eux applaudir, eux pas payer garagiste. Avec remerciements et considération pas baguette de pain acheter et pas non plus effacer fatigue et temps perdu à conneries. Ça pas bonne opération du tout être.