Défense de réfléchir : la politique de la "société du spectacle"
Par Petaramesh le lundi 27 août 2007, 22:09 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Relire Debord. Il n'a jamais été aussi d'actualité.
Notre bonne République (et quelques autres avant) est vieille de deux bons siècles et quelques miettes, et la civilisation dont elle est issue l'est bien davantage encore. On y trouve des lois, lentement élaborées au fil du temps pour réglementer le nécessaire et déterminer, dans le cas général, les règles à suivre à partir de réflexions menées sur la durée, en pères tranquilles.
L'élaboration législative est lente et doit l'être. Il se produit certes des évolutions de moeurs, de technologies et de société auxquelles le législateur doit répondre, mais rarement de la veille pour le lendemain.[1]
Mais que voyons nous ces jours-ci ? Au moindre criminel qui crime, au premier fou qui folle, au moindre chien qui mord, au moindre fait divers dont s'empare la presse, au moindre micro tendu, à la première caméra braquée, rappliquent nos présidents et ministres comme des morbacs sur une belle bite, se bousculant à qui-mieux-mieux pour nous promettre, jurer, cracher, qu'on va vous pondre une nouvelle loi, pour demain soir au plus tard, afin que ce terrible drame ne se reproduise jamais !
tout pleins de trémolos dans la voix et de gluante compassion pour les victimes et leur famille.
Non pas que je méprise en quoi que ce soit les victimes et leurs familles qui ont ma plus sincère compassion, mais quoi ! Qu'avons-nous donc élu ? Un gouvernement dans l'intérêt des familles de victimes ? Qui ne sait prendre aucun recul, aucune distance à l'évènement pour une réflexion sereine ? Bien au contraire : L'émotion, l'évènement, le micro tendu, ils en usent avec art : c'est leur fonds de commerce : Venir nous promettre chaque soir qu'ils vont résoudre notre problème et nous protéger de ce monde dangereux, si dangereux, où nous sommes tous victimes potentielles. Pour demain soir, promis. Dernier carat.
Mais faut-il vraiment pondre une loi par jour ? À chaque fois ? Ben non, tiens, un voleur qui vole, on n'avait pas la bonne loi : la preuve c'est que des voleurs volent encore ! Une honte, ma brave dame ! Alors on va vous faire une autre loi plus mieux chouette et très plus beaucoup sévère, comme ça les voleurs ne voleront plus ! On les fera tirer à quatre chevaux, essoriller et désentripailler, si des fois y'en a un qui s'avise de recommencer !
Comme s'il existait une seule société en ce monde où le crime n'existe pas ! Comme s'il existait un seul pays où les chiens ne mordent pas !
Un fait divers, une loi, un décret, une mesure ! Là où poussent les caméras fleurissent les promesses creuses et la démagogie à en vomir plein son poste.
On légifère au coup par coup, sans une seconde de réflexion. Le ministre prend connaissance de la solution toute prête apportée par son chef de cabinet sur le fauteuil de la maquilleuse, ce sur quoi son ton devra vibrer avec ferveur est surligné au Stabilo jaune.
Demain, une vielle dame glisse sur une peau de banane et se casse le col du fémur, et pour lundi, promis, il te faudra un permis de port d'arme pour acheter une banane !
Les tristes guignols.
Ils savent très bien que c'est du vent, que c'est du flan, du pipeau, du trombone, mais ils nous servent la soupe soir après soir, le ping-pong avec leurs chers copains journalistes : Monsieur le ministre, quelles mesures allez-vous prendre pour endiguer cette menace ? Pensez-vous qu'il faille mieux contrôler la vente des casse-noisettes ? Comment comptez-vous lutter contre tous ces SDF qui mugissent dans nos campagnes ? Augmenterez-vous les effectifs de police ? Rajouterez-vous des caméras-qui-nous-rassurent ? Quand la nouvelle loi va-t-elle enfin entrer en application ?
Les écoles de journalisme ont la fameuse double compétence : Elle forment à la fois des journalistes (heum !) et des cireurs de pompes ! Encore un petit coup de brosse Monsieur le sénateur ?
Ceux-là, ce sont bien les pires, et ceux des radios-télés du ministère de l'information, officiel, officieux, qu'importe, les plus gluants personnages de notre verdoyant pays... Pouah.
Paraît qu'un jour il y en a un qui a posé une question qui dérange : Paraît aussi que personne ne lui a plus adressé la parole dans sa rédaction pendant onze ans, quatre-vingt trois jours, douze heures et treize minutes. Mais c'est peut-être une légende urbaine, notez...
Neuf fois sur dix tout l'arsenal législatif existe déjà depuis lurette, il suffirait d'appliquer les lois qui existent, ah oui, mais il faudrait des moyens, un suivi, une volonté, du temps... Tandis que de belles paroles devant les caméras suivies d'une belle empoignade bien médiatique à l'Assemblée, ça, sur le plan électoral, c'est quand même autre chose ! Et dites au cadreur qu'il évite mon profil gauche, la dernière fois, j'avais presque l'air méchant !
Le plus marrant, c'est que ces lois à deux francs dix, stupides, inutiles, rédigées à la va-vite en ne prenant en compte qu'un cas particulier, en ne prenant jamais le temps de faire les choses comme elles doivent, font le bonheur des avocats malins abonnés au Journal Officiel : Elles sont tellement mal foutues qu'un avocat - ou un procureur - trouvera souvent le moyen de sortir de sa manche une loi... qui n'a jamais été prévue pour le cas auquel on l'applique... Qui visait un cas particulier, ben tiens... Mais qui s'applique si bien à cet autre cas-là, regardez Monsieur le Président ! C'est La Loi, quoi !
Mais allez, le spectable continue, à la prochaine canicule, promis, on distribuera un brumisateur à chaque vieux ! N'oubliez pas d'aller bosser le lundi de Pâques pour le financer, le brumisateur, dès fois qu'un papy clamse dans avoir reçu l'extrême brumisation...
P.S. : Vu à l'instant, un excellent billet proche du même sujet chez Soumission Sociale. Je ne suis pas original, donc. Ouf ! Me voilà rassuré :-}
Notes
[1] Généralement, quand le législateur légifère sur du technologique - avec 15 ans de retard, pour le coup - il ne comprend tellement rien au sujet qu'il prétend régir que ça nous vaut les lois les plus ridicules et les plus inapplicables, avec du référentiel bondissant à tous les étages...










Commentaires
et oui, on est passé du temps de la réflexion à celui de l'émotion. Maintenant, on fait des lois pour les individus, plus pour le peuple. Tout le monde pourra se sentir important, tout le monde aura sa loi, faite spécialement pour lui. C'est un peu de saison, non ? On peut déjà personnaliser tout ce qu'on achète dans le commerce (du lecteur mp3 à la culotte), il est temps que le gouvernement s'y mette aussi. Pour moi, ça sera une loi punissant de 20 ans d'incarcération incompressible (cela va de soit) les biscottes qui tombent du côté du beurre. D'avance, merci.
ah un amateur des situationnistes.Bravo.
Un petit ajout:la politique est aussi souvent spectacle car posture, pleine de posture et de tartufferie.Mais ça ne m'empeche pas d'y chercher du bon
la législation compulsive ...
au service de toutes les névroses ...
le plus triste c'est que des choses écrites il y a si longtemps ( l'échelle temporelle de nos société a pas mal bougé en 20 ans ) restent si actuelles ... peut être parce que plus aucune parcelle d'intelligence n'est plus produite à l'ére du citoyen expert ...
Il n'est que de voir la difficulté à se faire comprendre ... et pourtant nous sommes des gens simples ...
Au fait, Les Marques, t'ai-je dit que j'étais fort content de te voir reviendu ? Non ? J'aurais du...
Mais c'est qu'il nous fait 71% de gens contents avec ce cirque?!
Pendant ce temps le" libéralisme décomplexé "s'installe(ils se bousculent tous au portillon pour en être ).
Tout à fait d'accord avec turandot : l'agitation législatrice moralisante et sécuritaire n'a qu'un but, détourner l'attention des mesures qui marchent dans l'entreprise d'enrichissement des riches au détriment des pauvres, et leurrer les pauvres qui croient améliorer leur sécurité en votant pour le candidat des riches.
Et pendant ce temps-là, les socialistes réclament d'entendre madame Sarko devant une commission sans intérêt. La rumeur voulait qu'il n'y ait de parti de gauche que dans l'opposition et que la prise de pouvoir transformait n'importe quel parti en parti de droite. Le PS a donné raison à la rumeur. Il a aussi prouvé qu'un parti "de gauche" qui revient dans l'opposition après avoir goûté au pouvoir reste à droite.
et quand ils ne cirent pas les pompes, ils se ruent avec entrain sur tout ce que leur indique la cape de notre divin leader genre : financement vacances, poignets d'amour flouttés, etc..
Qui a lu des articles au moment des votes des lois de l'été ?
Qui a signalé, plus facilement, le comique de l'annonce sur le perron de l'Elysée d'une législation sur la récidive quelques jours après avoir fait voter une énième loi ?
et maintenant les chiens ....on planque notre labrador , gros câlin, puisqu'on annonce qu'il ne faut les croiser avec des bouledogues car ça engendre des"chiens dangereux" !!!! et alliot marie qui dégoise comme si elle y connaissait kekchose .....enfin si ,en matière d'aboiements !!!!
le ridicule ne les arrête même plus !!! GRAVE, GRAVE !!
Pas original (heureusement...), mais si bien dit !
(je devrais peut-être tenter une reconversion dans le journalisme, huhu...)
Faits divers
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Le gouvernement court après les faits divers.
Et dégaine une loi par événement.
Les étudiants en droit protestent.
Au train où vont les choses, faudra mettre des roulettes au Code Pénal
C'est le règne du Nain Port'Nawak...
"Je suis partisan de la tolérance zéro et d'aller le plus loin possible pour interdire la possession de ce type de chiens" disait déjà Sarko... il y a un an. Du coup, cette fois, il ne s'est pas précipité au chevet de la famille, il a laissé Fion et MAM en première ligne. Il la joue profil bas, pour une fois.
Ne vous inquiétez surtout pas, au sujet de l'inflation législative, ou de l'absurdité des textes votés, il reste toujours la solution de ne pas signer de décret d'application, pour éviter de se couvrir de ridicule une fois la fièvre retombée.
super texte Swâmi, et celui d'avant aussi
d'ici peu je replongerai dans la triste Italie post berlusconienne (fort peu différente de la berlusconnienne)
et oui, la société du spectacle....
namaste
Je dirais plutôt: (re)lire Debord (enfin, dans mon cas, pour le moins)
Pitain, ton relire Debord m'a fait penser aux quelques copains situ qui naviguaient dans la mouvance occitaniste, y a bien longtemps ...
du coup, je me repose de ces putains de questions ...
Bilan d'étape, comme on dirait en jargon drh ...
D'ici peu , il faudra quand même songer a inscrire tous ces rigolos comme intermittents du spectacle... Et s'ils n'ont pas leur compte de passages télé, sucrées les indemnisations !
C'est + ca moi que j'dis !
Mouais ben pour les chiens , moi qui bosse à la spa,je vais dire que c'est vraiment du portnawack.
Hier j'ai récupéré un chien, pitt bull, qui vivait dans une caisse à chat dans un appart depuis un an, parce qu'il n'avait pas de papiers alors,les gens ne le sortait pas.
En plus gentil le chien, malgré sa moche vie.
Pis on est envahi par les molosses maintenant , les rottweilers comme les autres sont interdits, les gens prennent des rotts, mais un rott, c'est mignon quand c'est petit, après c'est hyper puissant comme chien et maintenant en plus ils sont en catégorie 2, donc muselière, casier judiciaire vierge etc...
Alors ils font quoi les gens, ben ils viennent les abandonner.
Et pour les faire adopter pas facile hein !
Tu sais quoi les seuls chiens qui m'ont mordu, c'est les tits chienchiens à mèmère. Mal élévés va !!!!
Les petits chiens gâtés sont effectivement assez dangereux pour les enfants lorsqu'ils sont élevés comme des enfants et entrent donc en rivalité avec eux. Bien sûr (et heureusement) une mâchoire de caniche fait moins de dégâts. Du coup, ça fait moins de tapage télévisuel. De toutes façons, caniche ou rottweiler, on ne laisse pas un chien seul avec un enfant.
Encore et toujours, la question des chiens nous ramène à celle des humains, qui les sélectionnent, les croisent entre eux, les dressent, les vendent, les achètent, les utilisent en fonction de leurs névroses, solitude affective, soif de domination, dictature de l'image sans tenir compte de leur existence réélle.
Pour d'autres, ce sera la bagnole, avec la satisfaction de "besoins" similaires, réassurance, domination, image sociale. Elle fait aussi pas mal de dégâts, non?
Ah, la "question qui dérange"...
En France, il arrive parfois que des journalistes en posent. Pas deux, une. Et une qui permet à l'interrogé/e de grimper aux rideaux, de jouer les pucelles outragées, de partir dans un grand laïus en bois d'ébène... et de pas répondre à la "question qui dérange", sachant pertinement que le journalistefrançais, terrifié par son audace, n'y reviendra pas.
Les seuls à avoir fait ça en France sont... des Belges, avec Mitterrand. Ils l'interrogeaient sur les écoutes-qui-n'existaient-pas et, posément reposèrent la même question jusqu'à ce que le Roi se fâche mais trop tard : il était nu. Bien entendu, vous n'avez jamais vu cette scène du vivant de la momie élyséenne. Elle fut bien diffusée mais... après. Les petits chiens, ça aboie de loin.
A propos de petit chien : nous n'avons jamais hésité à laisser seul notre fils de deux ans avec sa chienne, un fox-terrier pourtant. Redoutable gardienne, qui ne vous aurait jamais laissé approcher de lui. Il faut dire :
1/ Qu'on vivait à la campagne, où elle pouvait courir partout. En ville, un chien ne peut être que malheureux, c'est pour ça que je n'en ai plus.
2/ Qu'elle savait clairement quelle était sa place dans "la meute".
Donc, accord avec l'analyse de mc ;-)
A quand la loi qui nous protège des dangereux et mauvais présidents, vite, dans l'émotion ?
si seule la volonté que certaines choses ne se reproduisent plus suffit à faire pousser des lois comme des champignons, j'attends celle ci avec impatience :D
Qu'est-ce que c'est? On critique notre bon président qui se préoccupe du quotidien des Français?
Bon, d'accord, de temps en temps, il nous laisse tomber, mais c'est pour aller chez des copains se régénérer avec tous les problèmes qu'on lui pose.
Moi, par exemple, j'ai été griffée méchamment par un chat issu d'un chartreux et d'un persan (c'est dire la perversité de ce genre d'animal et le mélange explosif). Je m'en vais demander audience à Sa Bonté et je suis sûre qu'il va faire quelque chose pour moi.
Et, bien fait à ceux qui attendent des mesures cohérentes sur, je sais pas moi, l'éducation, la justice, l'emploi, et tous ces trucs si ennuyeux.
Ben moi j'ai été mordue deux fois par des chats en fourrière, lol,
Ben deux fois j'avais une main de mickey.
Et je dois être la seule salarié de la spa à avoir été vaccinée contre la rage , nnanannannèèèreuuuuuuu !
Ca fait déjà un certain temps que la chose publique s'est séparée en une façade unitaire, dont la logique a été décrite par Debord, et des pratiques parcellisée. Quel est alors l'intérêt de la Loi ? Pour tous les citoyens honnêtes (mais savez-vous ce que je veux dire ?) comme moi, qui voit passer chaque semaine une vingtaine de textes que 'nul n'est censé ignorer', la vie est de plus en plus difficile. Entre les petits malins (et ils ne le sont pas tant) et ceux qui espèrent en la gauche ou en l'argent, il nous faut louvoyer, justement pour porter cette honnêteté.
Merci donc de cette chronique. Chacun est moins seul qu'il ne le pense. L'imperfection est notre nature.
Ha ben tiens, j'étais en train de m'escrimer à grosses gouttes sur un article du même thème : Au nom de les lois ! Mais puisque le bon Swâmi l'a fait, pas la peine de doublonner.
J'ajouterais juste une chose à ce que dit notre sage. Quand on en vient à multiplier ainsi les articles de lois, quand on multiplie à l'infini les barrières réglementaires, quand on dresse les herses de l'artillerie répressive, ce n'est pas seulement pour tenir les veaux terrorisés à sa merci. C'est aussi signe d'un profond désarroi des bergers qui prétendent mener le troupeau à la baguette.
Tout le monde, les veaux comme les puissants cyniques, savent parfaitement que les salves kalachnikoviennes de leurs lois n'empêcheront jamais le voleur de voler, l'assassin d'assassiner, le violeur de violer. Suffit de voir aux USA avec leur peine de mort ; ou en GB, pays répressif s'il en est qui ne sait plus comment venir à bout des gangs de mineurs meurtriers qui essaiment dans ses banlieues.
Dans ces cas extrêmes, la loi ne sert plus à protéger du crime, à endiguer le flot des criminels et des voleurs de poules. Elle n'est qu'un mauvais baume de mémé pour calmer les victimes affolées des brûlures de l'effroi. Et les puissants de leur impuissance à enrayer les maladies qu'ils ont eux-mêmes sécrétées. Voilà pourquoi ils multiplient les fioles et les comprimés parfaitement inopérants.
Oui, Yéti, tout cela démontre parfaitement l'échec des méthodes uniquement répressives... Quand une société part en couille et laisse une partie croissante de sa population sombrer dans le désespoir et abandonnée à la friche mentale des couleurs saturées des émissions de prime-time, quand l'avenir apparaît vide, l'univers absurde, et que les gens, en effet, se sentent victimes non pas avant tout des voleurs et pédophiles et autres boucs-émissaires usuels - ce n'est qu'une projection collective de ras-le-bol, une forme de réaction allergique - mais d'un système qui fait d'eux chaque jour un peu plus les dindons de la farce, ce ne sont pas flics et maîtres-chiens qui seront longtemps en mesure de contenir le couvercle de la marmite...
Alors avant que le couvercle ne pète une bonne fois, il se fissure de toutes parts et la criminalité en est l'un des thermomètres... Avec sans doute également le nombre de suicides et la consommation d'anxiolytiques.
Tout-à-l'heure à la radio j'entendais qu'un adolescent avait été après avoir saccagé sa cellule ! :-D
Ah, si maintenant on peut se faire virer de taule pour mauvais comportement, où va-t-on, ma brave dame ? ;-))
Je suis passé sur un blogue où ça parlait de l'enfermement DEFINITIF de mineurs condamnés pour crime aus USA.
Je n'ai pas eu le courage d'y rester plus de cinq minutes. Cinq minutes contre une vie, une vie de mort-vivant...
Je rappelle à toutes fins utiles que ce pays est majoritairement un pays de bigots confits dans la religion catholique. Qu'un des rares trucs sympa de cette religion s'appelle le pardon des péchés. Zont dû sauter la page de l'évangile où c'était marqué.
Dernière nouvelle du cauchemar sarkozien : un proc' convoqué à la Chancellerie pour n'avoir pas, après mûr examen du dossier, requis le max contre un dealer.
dans mon midi natal , on avait une expression qui définit bien ce dont il est question ...
un emplätre sur une jambe de bois ...
encore que des fois, si l'emplatre donne à un cabot l'envie d'y pisser dessus, si le bois est de coupe récente , on a une chance de le voir bourgeonner à nouveau ... alors que là ....
Petite précision à JD ... les USA sont pas un pays majoritairement catholique mais "protestant" ... dans toutes les variantes de cette "réforme" qui était ( et rien n'a changé ) porteuse d'ascèse, de retour aux valeurs morales ... les héritiers des incendiaires de salem ...
Mieux encore : la politique gouvernementale requiert le crime : une très belle analyse de Diner's room ...