Retour vers le futur
Par Petaramesh le jeudi 26 juillet 2007, 16:13 - Râleries dualistes - Lien permanent
Sous le parasol, sur la terrasse du mobile-home, je médite, obscur témoin.
Je médite sur cette parenthèse de loisirs en nature aménagée,[1] détente, rien-foutage, une vie simple et sans tralalas, faite de peu, des relations amicales et détendues avec les autres regroupés en petis habitats individuels dans un bout de forêt où l'on peut profiter du temps qui passe, d'une météo clémente et de ses pensées.
Un short pour deux semaines. Un t-shirt pour trois jours. Ne pas manquer de Leffe.
Et je me dis que tout cela n'est pas très loin de la société de bien-être et de loisirs que nous promettaient, il y a une cinquantaine d'année, les apôtres de la science et du progrès, qui pensaient que science et technologie libéreraient prochainement l'Homme du pénible fardeau de l'asservissement au travail - bien loin du tristement célèbre Travailler plus pour gagner plus
- rejoints en cela par les plus optimistes des auteurs de science-fiction qui imaginaient une société où les humains vivraient proches de la nature, disséminés en petits habitats écologiquement intégrés, pendant que les tâches ingrates de production industrielle, gestion et logistique, seraient confiées à des usines robotisées supervisées par des ordinateurs qu'il suffirait de temps à autre de contrôler et diriger à distance ou par quelques visites au moyen de véhicules rapides, seul vrai travail à temps très partiel restant à la charge d'humains qui n'auraient plus par ailleurs qu'à se consacrer à la culture, aux sciences et aux arts - et aux menus plaisirs d'une sexualité libérée de contraintes - ainsi qu'à la politique courante, la gestion intelligente des ressources naturelles dans un monde désormais égalitaire et pacifié.
Mais ce ne sont que des vacances, une courte parenthèse nécessaire pour quelques privilégiés dans un monde qui a évolué aux antipodes de ces prévisions idylliques.
Car pendant ce temps-là d'autres auteurs aux visions plus sombres nous décrivaient le futur d'une société de surveillance aux caméras omniprésentes, réécrivant sans cesse le passé pour le faire correspondre à l'idéologie du jour,[2] d'une société où toute tentative de prise de connaissance ou de préservation d'un passé différent serait un crime,[3] d'un totalitarisme mou où un bonheur et une libertés factices restaurés au besoin à coups de psychotropes seraient la façade officielle d'une ruche industrialisée où des individus génétiquement modifiés seraient produits en fonction des besoins sociaux et industriels, un rouage pour chaque chose et chaque rouage à sa place,[4] d'un monde de pénurie où le peuple en serait réduit à consommer ses propres cadavres,[5] bref, d'une société où les progrès de la technologie seraient utilisés non pas au bénéfice de la liberté de tous, et pour fournir à chacun ce dont il a besoin, mais au contraire au bénéfice de la maladive soif de pouvoir d'une oligarchie dirigeante dans une société d'esclaves maintenus dans l'ignorance et dans la servitude par des méthodes plus ou moins indolores ou au contraire coercitives - le résultat étant le même.
Et il semble bien que se confirme l'axiome selon lequel les pessimistes ont toujours raison.
Car qu'avons-nous vu ces dernières années de l'évolution de notre société occidentale - qui contrôle, économiquement et militairement au besoin le reste de la planète ?
Nous voyons une humanité où une explosion démographique non maîtrisée maintient la majeure partie de l'humanité dans la plus noire des misères dans les "pays du sud", ceux que l'on appelait jadis le tiers-monde, puis pays sous-développés
, puis pays en voie de développement
, puis pays émergents
sans jamais en changer en rien la réalité, en fait les réservoirs d'esclaves et de matières premières, dépotoirs aussi de la partie la plus riche de la civilisation "mondialisée", maintenus tête sous l'eau par une "dette" aussi colossale qu'elle est artificielle : Que les pauvres doivent tout aux riches, surtout quand ils n'ont rien, telle est la recette première du maintien de l'ordre des choses...
Nous voyons une humanité dans laquelle les progrès considérables des sciences et des technologies ne servent qu'à épuiser au plus vite les ressources de la planète pour produire des biens jetables et inutiles dont le commerce n'a pour seul but que de faire croître hors de proportion quelques fortunes déjà absolument gigantesques - et absolument stériles - au détriment de l'armée innombrable des crève-la-faim, et à leur total mépris.
Nous voyons une civilisation où le seul horizon des bienfaits du progrès est désormais, bien loin de la libération du fardeau du travail, un lamentable travailler plus pour gagner plus
, à l'opposé de la liberté paisible, une société de surveillance faite de biométrie et de caméras, en négation du loisir offrant accès à la culture et au savoir, des divertissement de masse les plus abrutissants possibles, pour un peuple le plus con possible - donc le plus malléable.
Tout cela au bénéfice d'une infime frange de vampires que chacun est invité à envier, dont on lui inculque qu'il pourrait, peut-être, lui aussi, un jour faire partie à condition de marcher sur la tête de son voisin, tout cela au détriment de tous.
Et l'on voit les tenants et les promoteurs de cette noire société d'esclavage portés au pouvoir sous les acclamations d'un troupeau de crétins que l'on éduque de manière scientifique à cette crétinitude, dont on oriente les désirs, les rêves et le mode de pensée. Des veaux promis à l'abattoir.
En laissant de temps à autre une frange priviligiée de cette civilisation mondiale goûter pour quelques courtes semaines aux joies d'une vie de détente, à condition bien sûr que pour gagner ce droit ils passent le reste de leur temps à jouer bien gentiment leur rôle de rouages, promoteurs, défenseurs et partisans de cette société folle. Forces vives de la Nation. Producteurs de richesses.
Aux antipodes du partage des ressources, du travail et du revenu entre tous et pour le bien de tous, de la seule production de l'utile, du beau et du nécessaire, de l'emploi de chacun à ce qu'il sait faire et qu'il désire faire, avec le moins de travail possible et au bénéfice de tous, aux antipodes de la collaboration et du don, nous sommes dans le monde de la compétition où chacun tente de faire sa petite place au soleil en émergeant du lot commun, en se hisssant sur la tête du reste de l'humanité, et tant pis si les autres coulent, vae victis. Montrons notre "réussite" par ses signes ostensibles, dont le gros 4x4 noir n'est que l'avatar le plus commun et le plus vulgaire.
On nous dit que pour le bénéfice de tout le monde, il faut avant toute chose que les riches s'enrichissent. Encore.
Fous que nous sommes. Idiots que nous sommes tous, collectivement, non seulement de laisser faire ceci, mais d'y être partie prenante, non seulement en tant que peuple ou même que civilisation, mais réellement, de nos jours, en tant qu'espèce.
Alors que les bénéficiaires de tout ceci, ceux-là même qui ont amassé des fortunes dont ils n'ont que faire et qui n'ont d'autre horizon que de les augmenter encore détriment des ventres creux, sont eux-mêmes les pitoyables jouets d'une mécanique où ils n'imaginent d'autre possible que la course en avant.
Jusque dans le mur. Avec tout le monde.
Il est amusant de se rappeler que seuls ceux qui détiennent le pouvoir réel ont la capacité de modifier ou d'infléchir le cours de choses. C'est pourquoi Lao-Tseu s'adressait au Prince, et le Bouddha quant à lui s'en battait les couilles, comprenant qu'on ne peut jamais agir que sur soi-même, et sur les autres seulement par le silence et par l'exemple, parfois, un tout petit peu.
Le naufrage programmé d'une espèce entière. L'espèce la plus intelligente de la planète, paraît-il.
C'était la note optimiste du jour : les pessimistes ont toujours raison.
J'ai échangé quelques mots d'aimable voisinage avec mon voisin propriétaire de mobile-home et d'énorme 4X4 noir Mercedes - que sa blondasse à mèches décolorées prend pour se rendre à l'épicerie du camping : j'ai compté exactement 138 pas. Je donne après quelques minutes d'échange un quotient intellectuel d'environ 80 au monsieur. Je ne sais pas si ça l'aide à travailler plus, mais pour gagner plus, ça semble le faire...
Sur ces considérations joyeuses, je vais faire la vaisselle, attendre que Srî Minîshiva se réveille de sa sieste, puis nous irons piquer une tête dans la piscine.
On ne va pas se laisser abattre...









Commentaires
Dans la boîte où je travaille plus pour gagner que fif, j'ai une blondasse décolorée et son mari, propriétaires d'un gros 4x4 noir (et accessoirement d'un ado malpoli).
Mais je doute que ce soit tes voisins de camping, trop prolo pour eux le campinge... et puis des couples comme ça, y'en a tellement que la probabilité que ce soit tes voisins est infime.
A l'heure ou tu liras ces lignes, je serais au bord de la méditerranée, loin de tout PC, en train de ronquer comme une bête moi aussi, ou de méditer à l'ombre des palmiers, ou de lire du Onfray, du Sun Tzu, du Albert Jacquard, et/ou le Bové que j'ai toujours pas lu.
Bon courage pour le retour.
Tu vois que les vacances sont nuisibles aux classes laborieuses : suffit de te lire pour comprendre qu'il ne faut jamais laisser les prolos se reposer de leur labeur abrutissant!
Sinon, note corrective : ce n'est pas la démographie mal maîtrisée qui plonge les pays du Sud dans la misère, mais bien le fait que les pays du Nord vivent sur leur dos : dette X fois payée et jamais apurée, prix des matières premières essentiellement concentrées dans le Sud fixé par le Nord. Cet état de pauvreté et de domination organisé réduit les chances des enfants du Sud et plus particulièrement des filles, d'avoir accès à l'éducation et aux soins, alors que tout démontre que l'élévation du niveau de vie et surtout du niveau d'éducation des femmes provoque immédiatement une baisse de la natalité!
Faut dire qu'une femme éduquée, ça se met à penser comme un Swâmi égaré au fin fond d'un camping de la France profonde... on imagine le résultat :-)
coucou swami :) c du grand swami ca :) bisous :)
D'ailleurs, pour lutter contre la démographie galopante, il suffit d'augmenter le niveau de vie, et inversement. MOuarff.
Des fois, on se demande...
Dis-moi, Swâmi, ya pas une erreur, là? T'as pas une autre explication que l'explosion démographique pour expliquer que la "misère la plus noire" non seulement se maintient mais s'aggrave dans certains pays?
Euh, je vois qu'Agnès a eu le même réflexe que moi, bon c'est pas grave, on ne le répètera jamais assez!
@Le Monolecte : T'imagines, si tu commences à éduquer les femmes, elles vont plus vouloir faire la vaisselle... T'as qu'à voir la mienne ;-)))
@mc :
Si tu n'as pas vu un autre bout d'explication, c'est que ça t'a énervée avant que tu n'aies tout lu ;-) Bien sûr, la démographie n'est qu'une petite partie du problème, mais c'est néanmoins, cause ou effet d'une autre cause partielle, un élément important du problème : Nous sommes bien trop nombreux pour les ressources de la planète, du moins si on veut y vivre tous avec un certain confort (donc une certaine consommation énergétique et alimentaire...)
Et bien sûr, la démographie galopante est le résultat d'une chaîne immense de causes, chaîne dont l'occident est en partie responsable.
Remarque, certains cyniques semblent avoir décidé de laisser le sida régler une partie du problème posé par la démographie, en Afrique noire notamment...
Quant à la "dette", je l'ai évoquée, mais on ne peut qu'à peine effleurer de telles questions, sur un blog - sinon il faut écrire une encyclopédie, pour laquelle je n'ai pas les qualifications ni les connaissances requises...
Excellent !
Les vacances, çà fait du bien, on dirait...
Bonjour Swami,
J'ai vraiment bien aimé votre article. C'est rare que je vous écrive un post pour faire un compliment, mais une fois n'est pas coutume et je l'ai trouvé juste à tous points de vue. Je suis évidemment d'accord avec le Monolecte, mais au propos qu'elle soulève, je n'avais pas particulièrement tiqué, parce que ça me semblait de votre part implicitement compris (ou alors c'est la chaleur qui tend à me rendre débonnaire).
Ce que je voulais vous dire, c'est que ce que vous décrivez, c'est ce qu'a inventé le Club Méditerranée il y a précisément une cinquantaine d'année. C'était alors tout à fait novateur, et meme, peut-on dire, "socialiste". Et beaucoup moins confortable que que ce que vous décrivez (et je vous parle des "paillotes" que j'ai connues il y a une trentaine d'années). C'était, certainement, très "Amour, coquillages et crustacées", macho, mais si on se replace dans le contexte, tout de meme très "libéré" pour l'époque. ça n'a d'ailleurs pas tardé à changer et, si les "locaux" étaient généralement contents d'y travailler (création d'emplois dans des bleds où il n'y avait pas grand-chose et relativement bien payés, surtout par rapport aux salaires locaux), les "restes" des buffets auraient pu nourrir des villages entiers d'autochtones...
J'ai connu par ailleurs les villages de vacances des C.E de grandes entreprises, plutot communistes. Du Club Med bas de gamme. On tentait d'y faire du "loisir culturel" (mais les moyens manquaient pour faire dans la qualité). Et je peux vous dire que les pojections des "soirées cinéma avec débats" ne passionnaient pas les foules qui auraient préféré le karaoké, d'ailleurs ils allaient jouer à la belotte, ou à la pétanque. Je me souviens de la fois où précisément "Le soleil vert" était programmé, et je peux vous assurer que les gens ralaient salement: "Non, mais qu'est-ce qu'ils nous passent ce truc, on est en vacances, on veut se détendre, on s'emmerde déjà toute l'année, on n'est pas là pour flipper". Ils n'avaient pas tous les torts d'ailleurs...
Mais oui, les pessimistes avaient raison. Disons que les muti-milliardaires auront tout de meme bonne mine avec leurs bunker anti-atomique, anti-tout-ce-qu'on-veut, le jour où ces conneries, qui auront couté une fortune aux contribuables que nous sommes et qui n'en profiteront pas, se retrouveront sous 3 mètres d'eau à cause du changement climatique ou coincés dedans sans pouvoir en sortir à cause des glissements de terrains. C'est une bien piètre consoltion, je sais, mais ça fait tellement plaisir de se les imaginer comme des cons.
@ Swâmi:
Comment t'as deviné? Je fais de gros efforts pour pas réagir plus vite que mon ombre, et de gros progrès aussi (si si!). Mais même si en vieillissant je deviens de moins en moins soupe au lait, c'est pas encore ça!
Quand même, la démographie... vu la manière dont les mômes crèvent en bas âge et dont le sida tue ceux qui restent, je crois que tu aurais au moins dû la mentionner sur la pointe des pieds, voire pas du tout.
Et vivre "avec un certain confort" peut se faire sans piller la planète, même si on est nombreux. Par exemple, pour ce qui est de la consommation alimentaire, entre ceux qui meurent de pas assez et ceux qui crèvent de trop et de mal manger, on devrait pouvoir trouver une solution sans épuiser la planète.
De toute évidence, ce sont des parasites qui vivent très bien du rmi et des allocs dont le montant est ponctionné sur le revenu des honnêtes travailleurs. En plus de leur mobilhome, ils doivent certainement être propriétaires de plusieurs appartements et se la couler douce toute la journée.
:-)
Enfin une bonne nouvelle : Swami a retrouvé Thierry F. !
Eh bé... Pioutaing de sacrebleu et palsenbleu, ça c'est du bif'ton... Je me suuis régalée à lire tes
mauxmots Swâm', même si, pfiou, de bon matin, c'est rude comme entrée en matière ;-}Il y a tout de même une chose qui m'intrigue, me questionne le neurone : nous sommes une quantité finalement non négligeable à penser et/ou écrire et/ou dire ce que tu décris dans ce texte... Comment diable cela se fesse (ah ah ah) qu'il ne se passe RIEN d'autre que "travailler plus pour gagner plus" (tiens, j'ai failli écrire gagner plus pour travailler plus !).
Magistrale synthèse ce billet !
Dans la même veine flippante: Le successeur de Pierre et Eternity express, tous deux de Jean-michel Truong.
Le premier rejoint ta vision pessimiste de l'avenir et le second trouve une solution à la démographie
Bluffant, ces bouquins, parce que le gars est assez visionnaire, et assez juste.
Voir aussi le filmo-reportage 'we feed the world', à propos de ceux qui affament le monde...
Swami à raison. La démographie est un des aspects essentiels du problème pour la raison même qu'il évoque. Nous sommes trop nombreux pour les ressources que la planète nous propose, qu'il s'agisse d'écosystèmes productifs pour notre agriculture, de minerai ou d'énergie.
Malgré les problèmes que tu cites, mc, les pays du sud connaissent une explosition démographique qui les amènera à l'explosion tout court quand les ressources deviendront trop rares ou trop dégradées pour assurer la survie de leurs populations.
Je suis en train de terminer l'excellent livre Effondrement : Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie de Jared Diamond qui identifie les causes de la disparition de plusieurs sociétés. Un livre édifiant par rapport à notre situation actuelle.
Avec la production agricole actuelle, paraît qu'on peut vivre à 12 milliards.
Si on veut faire reculer la démographie, suffit d'augmenter le niveau de vie, non ?
Swâmi, vous êtes particulièrement brillant pendant vos congés.Et j'adhère totalement .Bravo!
J'ai lu aussi des choses qui se rejoignent sur le site de CSP
([http://comite-de-salut-public.blo...)]
Ce serait bien ,si toutes les personnes éveillées pouvaient se joindre:je pense que çà pourrait faire boules de neige.Parce que l ' important y est .Bien à vous Swâmi
@ Killroy:
Oui, le livre de Jared Diamond est passionnant.
Mais, si je me souviens bien, il insiste sur le fait que l'effondrement d'une société est rarement voire jamais dû à un seul facteur, que c'est non seulement une multiplicité de facteurs mais leurs interactions parfois imprévisibles qui sont en cause. La démographie est loin d'y tenir une place centrale.
La partie la plus intéressante et la plus éclairante pour notre époque, c'est celle où il étudie les raisons pour lesquelles une société ne voit pas qu'elle court à sa perte, ou l'ayant vu se révèle incapable de corriger le tir.
@ herve:
Pour ce qui est de l'explosion démographique, il semble prouvé que ce n'est pas lié au niveau de vie de façon directe, mais de façon indirecte par le biais de la mortalité infantile.
Il s'agit généralement d'un effet de décalage entre le moment où les gens font plein d'enfants pour en garder très peu, et le moment où les enfants cessent de mourir massivement en bas âge et arrivent tous à l'âge adulte. On observe un début de correction dès la génération suivante: elle fait beaucoup moins de gosses, mais comme c'est une génération pléthorique, il y a un effet retard: peu d'enfants mais de nombreux parents donc le chiffre reste élevé.
Il faut ainsi plusieurs générations pour "éponger" le surplus.
@Swâmi : "Jusque dans le mur" : quel mur ? Il me paraît bien loin le mur ...
Le mur environnemental ? Les pays riches se développeront sous les douces latitudes de Sibérie, du Groenland ou d'Alaska, délaissant la ceinture désertique du sud du 45e parallèle.
Le mur des ressources planétaires ? Les minerais de l'arctique, les riches vergers sibériens apporteront bien des ressources à leurs habitants, qui s'appuieront sur les énergies nucléaire ou de fusion.
Le mur démographique ? La pénurie d'eau potable, les guerres climatiques, une ou deux épidémies allègeront beaucoup la population des pays pauvres.
Le mur économique ? Chinois ou américains comme première puissance économique mondiale, cela ne change pas grand chose.
Le mur politique ? Les pays riches n'ont pas les capacités (culturelles) de conquête militaire, mais ont bien les moyens de se protéger avec des stratégies de sanctuarisation et d'hyper-surveillance de leur territoire.
Non non, la route est droite, et au prix d'un peu de réorganisation géographique, quelques progrès techniques et quelques centaines de millions de morts, il n'y a pas de raisons de s'arrêter en chemin.
Faut citer tous le monde !
Soleil vert est un film de Richard Fleischer sorti en 1973. Il est inspiré du roman de Harry Harrison, Make Room! Make Room!, paru en 1966, si j'en crois Wikipedia.
@Yves : Héhé, je n'ai pas de dico des citations et / ou du cinéma avec moi au bord de la piscine (ni à l'ashram, d'ailleurs...), et trop la flemme pour déranger Wikipedia - et puis d'abord, le Wi-Fi vient juste de tomber suffisamment en marche pour que je puisse constater de visu à quel point une carte récente peut être plus rapide qu'une vieille ;-)
Je te remercie donc chaudement d'avoir complété ce que ma mémoire ne savait pas ;-)
si l'on veut lutter contre la démographie galoppante comme vous dites il n'y a qu'un moyen, et infaillible : permettre que le niveau de vie augmente.
Les vacances ne sont plus nuisibles parcequ'elles permettent au travailleur de penser, maintenant qu'on lui a créé le besoin de "loisirs" organisés - si possible en troupe - en l'occupant à se créer un petit bonheur végétatif et normalisé sur les terres des plus pauvres. L'a encore moins la possibilité de penser que pendant son travail et surtout il se l'interdit
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Yaka, faucon.
Une note positive : pour des raisons mystérieuses, les taux de natalité baissent systématiquement, tôt ou tard, dans toutes les sociétés : c'est un phénomène appelé la transition démographique. Tous les pays du monde y sont passés.
Dans les romans de SF, il y a aussi Franck Herbert, qui avait imaginé la fonction de saboteur extraordinaire, dont le but était, pas si bête, de lutter contre les effets pervers du totalitarisme bureaucratique. Dosadi, ou l'étoile et le fouet racontent les aventures du saboteur extraordinaire Jorj McKie. Un avenir pour Swami? Moi, j'aimerai bien un boulot consistant à empêcher l'administration d'être trop envahissante...