Outre pleine de vent
Par Petaramesh le vendredi 29 juin 2007, 23:50 - Râleries dualistes - Lien permanent
Tiens, j'ai sous le nez le bulletin de fin d'année de Srî Minîshiva, c'est qu'en fin de "moyenne section de maternelle", ça ne plaisante pas !
Parmi les différentes "compétences" attendues de l'enfant, arf, la liste fait 5 pages,[1] on voit cette perle absolue Tenir correctement un outil scripteur
.[2]
Arf.
Dans le temps, on disait un crayon
mais depuis, nous avons changé tout ça.
J'aimerais très fort que le sombre crétin de tête d'ampoule du ministère qui a pété tellement plus haut que son cul pour faire de la pédagogie new-age qu'il a gazé les pigeons en plein vol, j'aimerais que ce Diafoirus, que cette outre pleine de vent, lise un jour ce billet pour apprendre par ma plume, pardon, par mon outil scripteur, à quel point je lui pisse à la raie, pardon, à quel point je dirige mon membre viril dans le but d'uriner en direction de ses fistules rectales.
Tiens, Minîshiva a aussi un "A" à Repérer une séquence algorithmique et la répéter
. Putain, je me demande si j'en serais capable, tiens ! C'est pour ça, l'an prochain, il sera en Mat Sup'[3]
Il y a aussi Effectuer des actions élémentaires de motricité
. Ils se sont tout de même donnés la peine de traduire entre parenthèses : (courir, marcher, sauter).
Bon, demain, on emmènera Minîshiva au parc effectuer quelques actions élémentaires de motricité...











Commentaires
On pourrait donc sans doute réduire les effectifs de l'Education Nationale. La question est de trouver lesquels virer.
Exemple d'une perle utilisée un jour lors de mon (pas assez) court passage à l'IUFM : "l'apprenant se saisi du référentiel bondissant" pour signifier "l'élève prend le ballon", discours jargonnant d'une discipline (pédagogie) qui reformule un énoncé simple avec un appareillage conceptuel inutilement complexe pour prétendre au statut de science : du scientisme institutionnel lénifiant. J'impulserais d'ailleurs volontiers un dynamisme kinesthésique à mon référentiel marchant en direction du postérieur occidental de ces savants inutiles qui allouent tant de pesanteur à la simplicité des choses. Il est néanmoins dramatique que des professeurs des écoles abondent dans le sens de cette institution en perpétuant autant d'imbécilités. Mimétisme d'intégration ?
Et v'la la récompense pour passer tant de temps à évaluer vos chiards!....Que veux-tu un fonctionnaire doit fonctionner et appliquer les circulaires...Et puis y z'ont que ça à faire...On ne sait pas actuellement comment dénommer un ordinateur: machine claviculée à déblogage permanent ?
Cher Swâmi,
J'espère que tu as une vessie à grande contenance. Parce que, figure-toi, ce n'est pas seulement sur le ministre qu'il te faudra te soulager. Je travaille de très très près avec le monde de l'enseignement. Et en particulier avec la HHHiérarchie (inspections, conseillers pédagogiques, formateurs IUFM et tout le gratin... Je peux te garantir que l 'ampoulage du langage n'est pas seulement le fait du sommet ministériel. Beaucoup à la base s'y vautrent avec une volupté orgasmique.
Les outils scripteurs, référents bondissants (avachis quand ils sont crevés) et autres "apprenants" sont à nos Diafoirus ce que kiffer et teuf sont à certaines meutes de jeunes : un moyen de reconnaissance sociale et d'appartenance à un groupe ; d'intégration à un corps d'élite comme le dit Nagual ; mais aussi une corde à laquelle on se raccroche pour se donner l'illusion de l'importance.
Au risque franchi du ridicule.
Rien de plus à dire si ce n'est, peut-être, que se gargariser de mots totalement abscons est un moyen pour certains de se sentir vivre en faisant chier les autres.
Je ne vois aucune autre explication.
Si en fait, la scienticité des termes utilisés permet de ne pas donner accès aux gens à des notions évidentes qui leur permettraient (peut-être) de réfléchir.
Quel effort à produire pour décoder toutes ces choses simples, alors imaginons ensemble le reste...
Tu n'as rien compris.
Outil scripteur: GNU bash
référentiel bondissant: Lbreakout2
En fait il y a des agents geeks quasi dormants infiltrés à l'éducation nationale qui essaie d'habituer nos enfants à Linux.
_ha le vocabulaire ampoulé de l'iufm! la connerie ambiante de nos post soixante huit tard (peu competents ) qui se sont bien mis au chaud au sein de l'iufm (oui pratiquement invirable) à debiter leurs belles aneries accompagnés en cela d'inspecteurs zélés au cerveau avachis et se croyant au dessus de tt parce que capable de manipuler ce salmigondis qui te donne un mal de crane au bout de 5mn......
_le pb c'est que ces petites personnes jouissent de leur "savoir" ds leur petit microcosme mais l'IMPOSE comme verité (c'est là que tu as desenvies de les assommer...)>> resultat pr ne pas perdre ton boulot(et oui faut bien bouffer ..) il faut t'aligner et la fermer (et ressortir le bled en cachette) pour repondre à nagual (une inspection qui se passe mal c'est un retard sur ton evolution de carriere = ne pas passer à l'echelon sup= 100à200e ça calme...), les profs ds leur grde majorité (sauf les leches culs et il y en a....) sont contre ces inepties
_le pb c'est que les inspecteurs sont teleguidés (et c'est pire en ce moment il y un risque qu'ils soient privatisés donc pr garder leur place ils seront prets à faire passer n'importe quoi)
par 1) des conseillers genre philippe meirieu un socialo pedago grd con qui ne tiendrait pas 5mn ds une classe
2)des gouvernements (gauche et droite) pourris qui repondent aux recommandations de l'ocde (but moindre qualité de l'enseignement mais diffusé à tous....= occuper les gosses mais pas forcement les instruire!! )
et sur le terrain faut se demerder............
maintenant je suis d'une humeur massacrante........pffffff
et oui ! voici le rude destin des "géniteurs d'apprenants"...
Quand on pense que Swâmi Petaramesh soi-même est le résultat de l'improbable croisement entre un Inspecteur d'Académie (docteur en philosophie s'il-vous-plaît, ce qui m'a démontré fort tôt que ce genre de docteur ne soigne pas grand-chose ;-) et une prof' d'anglais, qui sévirent également tous deux dans les profondeurs de l'Afrique noire du temps où de grands bouts et des petits en étaient français, et que Swâmi Petaramesh est également petit fils de directeur d'école-de-Jules-pas-Luc-Ferry de la Bretagne profonde et d'institutrice de la même Bretagne profonde, et encore petit-fils de directeur d'école dans le bled tunisien et d'unE chèfE de gare du même endroit (on remonte au début du 20e s., et ça ne s'invente pas), neveu de principal de collège accessoirement prof d'histoire-géo, enfin, j'en passe... Ces gens-là, ma brave dame, c'est une caste ! Ils se reproduisent entre eux.
(Encore avant je ne sais plus trop, y'avait des ploucs bretons, des marins bretons, des ploucs de Castelnaudary et mille générations de ploucs en tout genre depuis le singe qui descendit de l'arbre. Et peut-être Hun ou deux.)
Quand il était adolescent révolté, Swâmi Petaramesh avait coutume de dire à sa mère Les ados sont cruels (Pense-bête : Faut que je me prépare à en chier, tiens...)
Du coup, Swâmi Petaramesh a mis les voiles avant le bac, pas eu envie de prendre la suite :-}
J'ai pleuré de rire en lisant ton post cette nuit, je te sens en grande déconnante forme... Faut ça ;-)))))))))))))))))))))))
"Ce n'est qu'un début, le coma continue." Philippe Muray
@Le CPE :
Il y a une étourdissante dérive dans cette éducation nationale - et c'est très loin d'être seulement une question de moyens - qui a passé les quarante dernières années à compliquer à plaisir les choses les plus ordinaires au risque très largement franchi du ridicule, comme l'écrit Le Yéti, mais surtout, plus le langage s'ampoule et se diafoirise sans provoquer (pourquoi ?) la réaction de simple bon sens que l'on attendrait, plus le fossé se creuse entre le corps enseignant empêtré dans son jargon, ses méthodes et ses concepts pédagogiques d'une part, et leur "clientèle" d'autre part, aussi bien élèves que parents d'élèves.
Un tel désir de refuser au moyen de jargon l'accès à des choses évidentes est toujours le moyen utilisé pour masquer la vacuité et l'incompétence, cacher que le roi est nu.
Et à mesure que cette science se fait chaque jour plus complexe et plus jargonneuse, se noyant dans les périphrases et terminologies ronflantes, simultanément le vocabulaire et les connaissances grammaticales des "apprenants" se réduisent comme peau de chagrin, et l'école n'est même plus foutue de sortir après 15 ans d'études (!) de jeunes adultes capables d'écrire 10 mots sans faire 20 fautes ni de faire preuve de la moindre démarche logique dans leur mode de réflexion.
Tout le monde sait que c'est un désastre, mais surtout il ne faut pas le dire et ne rien changer. On ne change pas une équipe qui perd !
Sinon, j'ai une pensée de compassion pour la maîtresse de maternelle de Srî Minîshiva qui a du se coller le remplissage d'un bulletin de fin d'année en 5 pages et 77 points pour chacun de la vingtaine de mômes à qui elle a du apprendre la tenue de l'outil scripteur.
(Un père hongrois s'est d'ailleurs révolté : )
Je me demande si le but avéré de tout ça n'est pas simplement de faire de la garderie de mômes en produisant une masse bien crétine ayant seulement l'impression d'avoir été éduquée, mais en réalité à l'esprit confus, vide et malléable, parfait réceptacle disponible au conditionnement TF1nesque parallèle qui est le véritable plat de résistance.
Parfaites petites machines à désirer où on leur dit de désirer, acheter ce qu'on leur dit d'acheter, croire au brouet peu ragoutant qu'on leur sert, et, plus tard, voter pour qui on leur dira de voter.
Une belle vie de Gamma et Delta, quoi... (Aldous Huxley, Brave new world)
Puis-je me faire l'avocat du diable ?
"Outil scripteur", c'est plutôt joli, finalement, et plus précis que "crayon". Et ça n'est pas plus jargonnant que, mettons, "appareil photo"...
Quant au "référentiel bondissant", c'est une très vieille blague du genre "chasse au dahut", qui ne fait plus rire que les anciens membres du cabinet de Gilles de Rob-hi-han, depuis qu'ils sont retournés à leur fabrique de crottin.
N'empêche, voir un informaticien pourfendre le jargon, c'est réconfortant.
Je crois que le mec qui a initié ça, il doit encore en rire. Parce que c'est pas possible d'avoir fait démarré ce truc en étant totalement sérieux. "référentiel bondissant", c'est du second degré, un jour, qu'il avait un exposé à faire... Forcément. Et tous les autres qui l'écoutaient faire sa blague l'ont applaudit sans rire.... alors il a continué... dans son délire. Juste pour voir jusqu'où ça irait.
Arf, j'en avais parlé dans un billet, je crois que c'était la stratégie de l'échec, où un instit' sadique de moyenne section avait rendu le même type de carnet aux mères de familles en agrémentant les évaluations de smilies tous pourris pour que même le nain comprenne qu'il était un gros nul... déjà.
Dans le même filon, hier, c'était la journée portes ouvertes à l'école de la naine. En tant que journaliste du bled (je suis correspondante locale, mais manifestement, personne ne veut comprendre la différence), je me suis fait la tournée de toutes les classes, non seulement de maternelle, mais aussi du primaire.
C'est ainsi que j'arrive dans une classe tout au fond d'un couloir où une dizaine de grands gaillards avaient l'air de s'emmerder ferme. Là, pas de projet pédagogique aux murs, pas de déco, pas de dessins, d'œuvres, de résumé de sortie, nada. Juste des cartes de géo qui auraient aussi bien pu venir de ma propre classe de gosse.
Bref, je m'étonne un peu auprès du prof, incrusté au fond de la classe avec un air de pitbull dépressif.
Il balance ça, tranquille, devant les mômes, alors qu'il n'a même pas pris la peine de tenter de monter un truc avec eux pour la visite des parents. La seule classe qui n'a rien fait. Et il explique devant eux qu'ils sont des ratés, des boulets. Là, je me voyais bien en train d'étrangler ce gros con direct sur le bureau alors qu'il n'a rien tenté pour valoriser les mômes. Savent peut-être pas écrire, mais s'il faut, ils savent dessiner, peindre, sculpter du bois, des tas de trucs. Les cancres ont souvent des dons qui ont juste l'inconvénient d'être non comptabilisés par l'Éduc. Nat.
Au lieu de ça, je garde mon sourire avenant :
Regard bovin...
Puis conclusion pour dire, en gros, qu'ils ont l'air mignons, comme ça, les gosses, mais qu'en fait, c'est des inadaptés graves doublés de grosses brutes et que c'est déjà bien qu'on les garde jusqu'à 16 ans, avec des formations bidons.
Je trouve ça monstrueux. Juste monstrueux.
@melchior griset-labûche :
resterait plus abordable et moins inutilement pompeux, non ? Et on se douterait bien que ça englobe également feutre et pinceau...
La simplicité est une grande vertu.
>
Tous les informaticiens ne jargonnent pas nécessairement, mais surtout, il ne faut pas confondre l'usage de termes techniques précis désignant des réalités précises inconnues des non-spécialistes (qui ne comprennent donc pas davantage le terme employé qu'ils ne connaissent l'objet que ce terme désigne) avec l'usage volontaire de termes inutilement ronflants et obscurs pour désigner des réalités banales : = stylo (dont on a depuis fort longtemps laissé tomber le -graphe), = marcher, courir, sauter... pour des gosses qui ne font que ça, Whouhahaha !
Toute spécialité (pédagogie comprise) a son propre vocabulaire, ça n'a rien de choquant, mais employer du vocabulaire kislapète volontairement pour s'adresser à de non-membres de la communauté enseignante (élèves et parents), c'est du pur diafoirisme, de l'anti-pédagogie parfaite.
Et quant à la pédago-terminologie d'évadés de deuxième année de fac de psycho, alors là, on n'est même plus dans le domaine du navrant, on change carrément d'ordre de grandeur...
Les enseignants devraient tous punaiser au mur de leur classe cette fabuleuse citation d'Albert Einstein, tiens :
Outil scripteur de mes deux :-}
"Repérer une séquence algorithmique et la répéter."
J'aimerais bien savoir qu'elle est l'activité qui se cache derrière ça. Ca doit être un truc genre compléter la suite logique.
Je crois que c'est tout bêtement 13579 (nombres pairs) ou 123, 789, 13 14 15, bref une suite rythmée de nombres. Faut d'abord trouver quel est le rythme, et le prouver en continuant la série. Je sais pas si cà concerne les pas-nombres? Ya sûrement quelqu'un de plus qualifié que moi qui va corriger, compléter, préciser.
A la décharge des enseignants, ya des choses difficiles à expliquer sans utiliser le mot spécifique. Par ailleurs, la maîtresse de mon petit-fils a écrit sans scrupules dans son évaluation "tenir un crayon". A y bien réfléchir, pourtant, l'outil scripteur n'est pas obligatoirement un crayon.
Cependant (ergotons davantage, ça aussi c'est un plaisir (allez voir chez le yéti) si on considère un clavier d'ordi comme un "outil scripteur", c'est le mot "tenir" qui devient totalement inapproprié.
Séquence algorithmique: une suite rond, triangle, carré, étoile, par exemple à reproduire...
Outils scripteurs:crayons, feutres, pinceaux, etc...
Pour l'institut Mérieux, d'accord avec Marie: catho en plus...
A monolecte: je comprends ta réaction pour la cliss: mais je peux te dire que parfois il y a de quoi déprimer, surtout quand tu es seul(e) à assurer une telle classe toute l'année, et que les autres collègues sont phobiques...
Pour le jargon: ça n'amuse vraiment pas les enseignants qui ont autre chose à faire que d'écouter des conneries venant de gens qui ne tiennent jamais une classe et qui vont t'expliquer comment faire tourner un double niveau à 28/30 sans bouquin, sans matos etc....
@ Agnès (15):
C'est jutement un des graves dysfonctionnements de l'Education Nationale, il existe théoriquement une formation spécifique supplémentaire pour enseigner dans ce type de classes, mais les enseignants pourvus de ce CAEI sont en nombre très insuffisant. Résultat, les postes restent vacants et échoient au hasard à des remplaçants débutants et pas du tout volontaires, voire carrément dégoûtés.
Certains se défoncent pour faire "quelque chose" sans savoir précisément quoi, y laissent beaucoup de plumes, et peuvent avoir "le regard bovin" en fin d'année parce qu'ils sont totalement épuisés et culpabilisés.
Bien sûr, rien ne permet de dire que le pauvre mec que tu as vu n'avait pas le regard bovin début septembre. Rien ne permet d'affirmer non plus qu'il n'était pas remplaçant dans cette classe depuis 15 jours, parce que le locataire principal était en dépression nerveuse.
Il y a, heureusement, quelques CLIS qui fonctionnent bien, qui sont vraiment intégrées dans l'école où elles sont basées (c'est l'objectif officiel), et où les enfants sont heureux, ce qui aide puissamment aux progrès scolaires, et où l'instit est soutenu par ses collègues, ce qui aide bien à tenir le coup.
Pouvez préciser vos critiques sommaires?
Le critère "tiendrait pas 5 mn dans une classe" me semble léger: outre que je crois qu'il a été instit ou prof, c'est vraiment pas le même métier. J'ai travaillé pendant quinze ans comme psychologue avec de professionnelles de crèche, je crois leur avoir été utile et je sais avoir été très appréciée de mes collègues, je n'aurais pas tenu 5 minutes à faire leur boulot et je n'en faisais pas mystère.
Pour ce qui est du critère "catho, en plus", quoique athée et fière de l'être, sans aucune indulgence pour les saloperies que couvrent les religions, je ne vois pas que ce soit un critère global d'incompétence.
@mc :
Parions que les mêmes se seraient auto-censurés et n'auraient jamais écrit, en symétrique : ou ni
D'où, mon intérêt grandissant pour les pédagogies alternatives (enfin, l'intérêt en soi était déjà là, ce qui devient important - pour dans quelques années, quand même... ;-) - est de trouver une école intéressante pas-loin-pas-cher)
C'est facile de faire de la théorie, beaucoup moins de pratiquer.
Les gens qui aident vraiment les autres sont ceux qui sont confrontés aux mêmes réalités...
Il y a parfois un regard angélique sur l'élève "naturellement bon" qui peut aveugler.
@Ko : Ça fait une paire de commentaires que je m'interroge... Tu ne serais pas tombée sur un clou rouillé, toi, par zazard ?
@mc
je ne pense pas du bien de philippe Meirieu qui a fait le plus grand mal à l'education nationale c'est sûr le copinage et les accointances ont aidé à diffuser ces idées
1) il a enseigné à une epoque où il n'avait pas gros pb ds les classes les gamins etaient elevés....(je le defie avec ses conneries en LP ou en collège et ne pas venir me raconter de conneries j'ai fait ts les niveaux de la 6eme au bts + la voie professionnelle)
je reprends la fiche de wikipedia pr m'aider je suis à la bourre
2)abandon massif des conceptions républicaines classiques qui -selon lui- n'étaient plus adaptées pour répondre (notamment) au défi de l'éducation de masse.
>ben celle là je la trouve grave je ne crois pas que l'ecole de la republique a failli à eduquer des milliers d'enfants qui en sortant de leur certificat d'etude savait au moins ecrire correctement ...ce n'est plus le cas maintenant, il ne faut pas leur compliquer la vie et les mettre en difficulté et puis quoi encore !!!c'est un enseignement où il ne faut plus d'exigence pr ne pas les bousculer (ds le boulot yen a pas? )
>lire louis lafforgue mathematicien de renom (vais essayer de trouver le lien)
ben pourtant c'est bien à partir des erreurs qu'on apprend..... ou la connerie de fabriquer son propre cours en math en accentuant la demarche pedago par la decouverte les gamins ne comprennent pas les exercices et se prennent des tôles parce qu'on fait le cours seulement apres ....(c'est faisable pr des gamins qui ont ts les acquis et qui se baladent c'est le cas de 5 eleves sur 30 en etant gentille)
3)Dans sa logique, l'enseignant travaille à la fois pour instruire et pour éduquer, la conjonction des deux étant "au service" de l'émancipation de l'élève.
>ben voyons il faut dire on a fait passer l'education au detriment de l'enseignement ça serait plus juste (instruire ce n'est plus le but et comme on est des vieux cons et on a encore des exigences c sûr ça chauffe.........je rappelle que notre notation à partir de l'annee prochaine contiendra un point enseignement noyé parmi ttes les autres aneries), comme si à cet age aussi il etait capable d'emancipation........
4)Face à cette hétérogénéité il propose d'utiliser la pédagogie différenciée et plus particulièrement les groupes de besoin.
>oui ce qu'on faisait autrefois en soutien mais là on le fait PENDANT la classe, resultat tu passes plus de temps sur le gamin en difficulté normal mais les autres se font chier pdt ce temps= bordel previsible, ça permet d'economiser des postes (sous des abords pedago on fait passer pas mal de saloperies pr reduire les postes et les sections et presser le citron......le pb c'est que les gamins en pâtissent...en realité on bosse pr les eleves moyens on sait parfaitement que les faibles vont couler et les bons de tte façon s'en sortiront, ecoeurant non?)
@ko
oui pr les pedagogies alternatives par exemple freinet part de l'experimentation (ce que je fais essentiellement ds mes cours.....)
@Marie : Aucun commentaire n'est si urgent qu'il ne laisse le temps de la relecture et celui de mettre les majuscules où il en faut. Par ailleurs, les abréviations "ds", "pr", "pdt" ne sont pas les bienvenues dans les commentaires sur ce blog, et tu remarqueras que les autres commentateurs s'en abstiennent.
Merci d'avance d'en tenir compte, ici du moins... C'est une question de respect du lecteur. En ce qui me concerne, en général, ce qui me semble pénible à lire... Je ne le lis pas.
pour revenir sur le jargon : il me semble que les profs (ou du moins qu'il y a des profs qui) savent ne pas l'utiliser lorsqu'ils s'adressent au profane...
et le réservent aux échanges avec la hiérarchie, parce que toutes nos démarches se font de plus en plus par dossiers, avec des objectifs pédagogiques, des évaluations prévues de l'activité, une paperasserie à dégoûter n'importe qui de se lancer dans n'importe quoi, alors on apprend à manier un langage institutionnel pour obtenir notre pauvre autorisation de sortie ou quelques subsides pour payer un pauvre bus...
Les enseignants sont aussi capables de prendre du recul par rapport à ces absurdités, d'autant qu'une mode langagière pousse l'autre, on devient philosophe...
@ Marie:
personnellement, les majuscules, je m'en fous! le respect d'autrui passe par ce qu'on dit, et pour ma part je te remercie de ta contribution extrêmement intéressante ,et il m'arrive aussi d'être pressée.. ;)
Aha ! On dirait qu'un vent de révolte souffle dans cet ashram ! :-}
(Pense-bête : Penser à donner un sermon sur la différence entre un blog et un forum lors de la prochaine session de méditation dirigée...)
Et bien tout ça n'est pas rassurant ...
J'habite au Québec depuis 15 ans et je trouve la situation de l'enseignement au primaire absolument désastreuse. Ça fait 6 ans que nous avons droit à des bulletins ineptes, les profs sont sensés évaluer les compétences transversales des enfants mais personne ne sait de quoi il s'agit. Les parents d'élèves et les profs ont même été sondés pour adapter les libellés des items du bulletin, mais les choix étaient très restreints et tous aussi hermétiques les uns que les autres. La bataille actuelle est au niveau des notes: grand problème: doit-on noter par lettres ou en pourcentages? Wouah! grande question.
Pour ce qui est du contenu des cours, le but manifeste est d'en faire des consommateurs très peu averstis. Eexemple de cours de Français en éqivalent de CM1: Lorsque tu vois la couverture de ce livre: de quoi pense tu que ça va parler? Est-ce que le livre à l'air d'être bon? Pour ce qui est de proposer de lire, il n'en est pas question...
Conclusion, l'école pour tous, oui, mais pour en faire des imbéciles, autrement trouvez une école privée d'élite ou éduquez vous même vos enfants. Belle leçon d'humanisme!
Bref, il n'y a pas que les fonctionnaires de l'éducation nationale en Française qui ont atteint leur niveau d'incompétence et qui jargonnent.
Vivent les enfants!
@Mali
Quand on fréquente les rayons littérature jeunesse des librairies, leurs pépites noyées sous le marketing collection à paillettes, on se dit que comparer les couvertures et porter un regard critique sur l'emballage, ce n'est peut-être pas si néfaste : sans ce recul on se laisse séduire par les moindres paillettes...
et de mémoire de fille et petite-fille d'instit, on les a toujours lus, les livres sous les couvertures... sauf ceux qui étaient trop grossièrement, trop visiblement racoleurs, on a sa dignité !
Ah bon ? c'est pas un forum ici ? ;-)
d'accord, je m'en vais
Je suis tombé sur cet épisode de "petit Nicolas" traduit en langue pédagogique :
http://presqueriensurpresquetout.un...
A savourer.
Ben moi, je fais partie de cette génération à laquelle on a appris à être rigoureux, l'orthographe, les majucules, la ponctuation, la construction des phrases et tout ce que regrette Marie (sans essayer de mettre en pratique ces vertus d'un autre siècle).
Ce qui allait avec, la brutalité éducative, les humiliations, l'interdiction de "répondre" c'est à dire de s'expliquer par rapport à une injustice, je n'ai pas oublié. Et pourtant, j'étais "bonne élève", c'est à dire que je n'étais pas parmi les plus brimées.
Alors quand Marie crache sur mai 68, elle ne sait pas ce qu'elle fait. Elle ne supporterait pas le centième des avanies que notre génération a subies, et pour lesquelles mai 68 a été le commencement de la fin.
Elle n'imagine pas quelle bouffée d'air pur ce fut pour nous, tous ces slogans délirants, il est interdit d'interdire (nous à qui TOUT était interdit), ou bien des innocents ne savaient pas que c'était impossible, ils l'ont fait (nous à qui on faisait croire que rien ne changerait jamais); ou la chienlit c'est lui (nous qui n'avions que le droit de baisser la tête face aux insultes) ou encore laissez la peur du rouge aux bêtes à cornes (quel délice de pouvoir ironiser sur la peur dérisoire que les adultes avaient de nous).
Tes libertés, Marie, sortir avec un garçon sans risquer le déshonneur, garder ton enfant sans être montrée du doigt ou avorter sans risquer la mort, écrire en oubliant les majuscules et la ponctuation, voyager au lieu de bosser sans interruption de 14 à 65 ans, dire ce que tu penses, simplement dire ce que tu penses sans être contrainte de dissimuler de peur des conséquences, c'est à nous, post-soixante-huitards incompétents que tu les dois.
On te demande pas de nous remercier. Mais au moins, nous crache pas dessus!
@mc : CLAP ! CLAP ! CLAP ! CLAP !
Ceux qui, parmi les toutes jeunes générations ne l'ayant connu ni de près ni de loin, crachent sur 68, ne savent tout simplement pas de quoi ils parlent... (et sont victimes de l'intox du discours de droite dont certains anciens soixante-huitards même se sont faits les plus grand défenseurs putassiers)
Cela dit, si en exemple de soixante-huitards on n'a à l'esprit que de July, des Glucksmann, des Cohn-Bendit et autres oiseaux de même augure, il y a en effet de quoi faire bheuâââârk...
Il ne faudrait pas non plus croire que Mai 68 a suffit à apporter toutes ces belles libertés.
Le droit à l'avortement a nécessité une décennie de plus, par exemple. Les femmes n'ont pu avoir un carnet de chèque sans l'autorisation de leur mari que dans les années 70. Mai 68 a été un phase paroxystique, mais elle n'a pas tout fait à elle seule.
Il ne faut pas non plus confondre nouvelles pédagogies et mai 68. Freinet est mort en 1966.
Mai 68 s'inscrit dans la continuité d'une époque.
J'habite au Havre et mon fils de 10 ans a le même genres d'insanités dans son carnet avec un programme assez fantôme qui, il est certain, est en train de lobotomiser nos enfants... ça m'inquiète pour leur avenir : jamais il n'a ses cahiers à la maison pour apprendre les leçons, presque pas de devoirs... Il passe en CM2 mais en 6ème ce sera la grossse débandade à mon humble avis. Bon je pensais que sa maitresse était tarée, il semblerait que ce soit tout le système éducatif puisque un autochtone de Lyon renccontre les mêmes bizareries...
à la revoyure!
@ Yves:
Ben non, c'est pas mai 68 tout seul, c'est pour ça que j'ai écrit que mai 68 était "le commencement de la fin" d'une époque à laquelle je ne voudrais revenir pour rien au monde. Ce que je voulais dire, c'est que c'est NOTRE génération qui a mis en actes et fait passer dans les lois certaines des utopies de l'époque.
Le droit à l'avortement c'est 1972, courte décennie (encore une victime de la pédagogie laxiste!). Et les militants soixante-huitards n'y sont pas étrangers. Des centaines de médecins ont risqué leur carrière pour pratiquer ouvertement des avortements interdits, prouver que c'était scandaleux que des femmes en meurent par milliers chaque année, et ainsi peser très lourd dans le processus qui a mené à la loi Veil. Des centaines de femmes et quelques hommes les ont aidés, risquant eux aussi la prison.
Freinet est mort en 66, mais les gens de cette trempe ne meurent jamais complètement, et ses idées étaient très présentes dans la révolte de 68, comme elles le sont encore aujourd'hui, souvent sans qu'on le sache parce que certaines choses sont devenue naturelles et évidentes.
Serge July, que je ne porte guère dans mon coeur, a participé à ce courant de pensée et d'actions. Le journal qu'il a vendu (et dont il s'est fait jeter?) c'est toute une génération de militants largement bénévoles qui l'a construit avant de se le faire voler.
Bien sûr que mai 68 s'inscrit dans une continuité, c'est pour ça que c'est absurde de vouloir l'effacer ou de le dénigrer globalement. Moi qui ai vécu cette époque, j'affirme pourtant que ce fut un tournant dans le siècle, qu'il y a clairement un "avant" et un "après".
@ Sylvie:
Oui, il y a actuellement une mode pédagogique un peu snobinarde qui ne facilite pas la communication avec les parents.
Pour avoir fréquenté un peu le milieu enseignant dans des actions locales de partenariat, je peux vous faire part d'une observation évidente et pourtant méconnue: les enseignants sont formés essentiellement pour communiquer avec les enfants. Et avec les enfants en groupe, pour des acquisitions scolaires.
Ils sont souvent, hélas, d'une extrême maladresse avec les parents (et les adultes en général). Ils ont tendance à traiter les parents soit comme des enfants, soit comme des rivaux, soit comme des intrus, parfois même comme des ennemis. Très rarement comme des partenaires, même si certains essaient (sisi, j'en ai rencontré).
Quand les parents considèrent à leur tour l'enseignant comme un ennemi, ça n'arrange rien, bien sûr. Que le plus intelligent s'arrête le premier!
Je dirais volontiers à Sylvie de ne pas trop se faire de souci pour la sixième (sauf si l'instit lui dit clairement que ça va mal se passer pour son fils). C'est un passage important, c'est vrai, l'enfant doit apprendre de nouveaux modes de relation avec les profs et surtout prendre en main son emploi du temps puisque la continuité n'est plus assurée par une seule personne, mais les enfants le sentent et se mobilisent très fort dans cette étape qui les rend très inquiets et très fiers.
Le rôle des parents c'est de leur assurer une sécurité, une sorte de "base arrière". Et de veiller au grain quand même, car la sixième est aussi synonyme, pour ces petits qui grandissent, de liberté et de "j'fais c'que j'veux".
Sérénité vigilante, puisque les oxymores sont à la mode (merci, Cyrulnik).
Trop mignon, le petit Nicolas.
Je serais curieuse de savoir si l'histoire, déjà ancienne et bien usagée, du "référentiel bondissant" (aléatoire ou pas) est autre chose qu'un aimable canular.
Si quelqu'un a des références précises de sa première apparition, sérieuse ou blaguesque, je suis très intéressée.
Moi, je parie pour le canular. Mais un bon canular, car il est increvable, contrairement au référentiel bondissant, aléatoire ou pas.
J'ai trouvé!
C'est bien un canular, mais faut dire que le texte original est quand même assez gratiné.
Le droit à l'avortement c'est pas 72, c'est 75, votée définitivement en 1979. 72 c'est le procès de Bobigny.
@mc (#40) :
J'en atteste ! De nombreux des profs considèrent comme des intrus "qui se mèlent de ce qui ne les regarde pas", empêcheurs d'enseigner en rond, les parents manifestant l'intention de s'intéresser à la vie de la classe - et comme des parents démissionnaires ceux qui ne le font pas. Entre les deux, étroit est le chemin ;-)
...et pour les traiter commes des mômes, je me souviens d'une autoritaire maîtresse de maternelle qui m'a traité comme un sale gosse irresponsable parceque je n'avais pas signé tous les papiers qu'elle avait collés dans le "cahier du facteur", seulement le dernier... j'ai eu droit à des remontrances en règle, j'ai bien cru qu'elle allait me coller un mot sur le carnet !
Pis dans ces cas-là, évidemment, tu réfrènes tes ardeurs rebelles en te disant que ton môme va encore devoir se la farcir tout le reste de l'année, et que si elle a la rancune transitive, c'est lui qui paiera la note...
Me souviens aussi m'être mis à dos une instit de primaire qui, faisant sa "réunion de parents" en début d'année, l'avait faite dans sa classe et avait eu la maladresse (je trouve) de demander aux parents de s'asseoir chacun à la place de son enfant.
J'avais trouvé assez ridicule cette classe de quadras assis sur des bancs trois fois trop petits pour eux en face d'une maîtresse, et j'étais resté simplement mis-assis sur le bord du bureau de ma fille. La maîtresse m'avait alors fait un auquel j'avais répondu : (regardant les autres parents coincés genoux sous le menton avec un sourire en coin)
Elle ne me l'a jamais pardonné.
T'exagère swami.
Mettre les parents à la place de leur gamins, ça permet aussi de repérer qui est qui sans avoir à passer son temps à le demander. Pour la maitresse c'est pratique. Si si.
@Yves :
Oui, j'aime bien ;-)
Je suis prof en terminale et je me suis frotté un peu à l'IUFM. Je connais d'autant mieux l'institution que ma mère est instit, ma grand mère prof, etc.
Ca fait des années qu'on se poile dans ma famille en recensant les inepties jargonnantes de l'institution. Le vocabulaire incompréhensible et ridicule de l'éducation nationale est sans doute le résultat malheureux d'une bonne intention un peu sotte : faire de l'éducation une science à part entière. Il suffit, je crois, d'avoir été parent ou prof pour savoir que l'éducation se résume la plupart du temps à du bricolage. On ne peut pas jeter la pierre à ceux qui recherchent des règles plus ou moins stables dans cette activité difficile. Mais, au bout du compte, ils n'ont réussi à conserver de la science qu'une caractéristique : le jargon, caractéristique nuisible si elle n'est pas accompagnée des autres. Dorénavant, la seule utilité de ce jargon, c'est d'assurer un vernis de rationalité à une activité et d'être incompréhensible pour le profane. Il ne s'agit pas de savoir, mais de pouvoir : l'essentiel, c'est d'être crédible face aux têtes de noeud qui nous donnent des budgets et face aux parents qui s'imaginent pouvoir faire notre métier parce qu'ils élèvent leurs enfants. Dans un cas comme dans l'autre, les profs finissent par être pathétiques et il existe sans doute d'autres moyens d'être crédibles... mais que voulez-vous ?
J'en profite pour préciser un point : il est vrai que de nombreux profs sont agressifs avec les parents. Cela n'est pas sans explication, même s'il faudrait procéder autrement. C'est que notre hiérarchie ne cesse d'utiliser les parents pour amoindrir notre autorité pédagogique. Par exemple : un élève médiocre en seconde que ses parents veulent orienter en 1ère S parce que "c'est la classe des bons élèves". Nous pouvons nous y opposer et signaler aux parents qu'envoyer leur enfant en 1ère S, c'est lui faire courir le risque d'un échec massif. Au bout du compte, ils peuvent, à force de recours, obtenir cette orientation. Heureusement que la plupart des parents ne sont pas bornés et tentent de regarder les choses en face, parce que l'institution leur ouvre grand la porte. A tel point que, pour de nombreux collègues, la première chose à faire serait de virer les parents des écoles. Je ne suis pas certain qu'on s'en sorte mieux entre professionnels de l'éducation, mais bon, c'est le résultat d'une certaine fatigue.
les décisions aberrantes des parents ça commencent tôt. Refus de suivi rased en maternelle... Je comprends que l'instit se lasse des passer son temps à essayer de convaincre les parents que c'est le mieux pour l'enfant.
J'ai vu aussi des refus d'orientation en segpa à la pelle, avec parfois des arguments qui laissent sur le cul: "non la segpa elle est trop loin!". Garde ton confort et laisse tomber tes gosses, surtout!
J'ai vu aussi des instits dire auxparents que ce n'était pas la peine d'insister sur les tables. Pas grave il y a les calculatrices... ben voyons. Pas la peine d'insister sur la marche, il y a les fauteuils roulants!
Dans la mesure où nous ne sommes pas ici sur un blog de l'Éduc' Nat' (je ne savais pas qu'autant d'en saignants viendaient ici ;-) ça serait bien d'y éviter le jargon obscur dans les fils de commentaires. Je n'ai foutrement aucune idée de ce qu'est un "suivi rased" (c'est pour les bébé skinheads ?) ou une SEGPA... et je gage que tous mes visiteurs non-saignants en sont au même point, donc je demande instamment que tout usage de tels termes soit accompagné au moins d'une brève explication de ce dont auquel il s'agite.
Quant à juger les parents de manière un peu abrupte "C'est trop loin" => petit confort ; je sais pour devoir traverser tout Lyon pour mettre mes Nains à l'école depuis le début de l'année (mademoiselle Patâpatî étant en section CHAM [Classe à Horaires Aménagés Maîtrise] au conservatoire) à quel point ça peut être galère et nécessiter de l'organisation entre parents, baby-sitteuses, etc... Et encore avons-nous des horaires de travail assez souples et c'est dans "la bonne direction" pour Mâ Anandaramesh... Et j'ai passé l'essentiel de l'année au chômedu, c'est beaucoup plus compliqué depuis que je rebosse.
On peut imaginer que des parents ayant des horaires à la con, des boulots loin, des postes ou des patrons intransigeants sur l'horaire de la pointeuse, ou en dehors de circuits de transports en commun facilement utilisables ne puissent simplement pas trouver faisable ou vivable sur la durée d'emmener leurs gosses à telle école lointaine. C'est fort simplificateur que de ramener cela à un simple égoïsme "petit confort" quand on n'a pas la moindre idée des contraintes et des difficultés que les gens peuvent subir par ailleurs.
Et dire aux gens qu'ils n'ont "qu'à changer de vie" comme je l'ai déjà entendu... Hummm...
Bien un exemple (avec des gens pas bêtes...) des incompréhensions qui peuvent exister entre corps enseignant et parents, ça...
Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les horaires d'accueil et de reprise des enfants à l'école (et les absurdités criantes des horaires et modes de fonctionnement des "garderies" ou "études"), bien souvent incompatibles avec la vie de deux parents tous deux salariés... ce que pourtant la société exige de plus en plus. Non pas que je pense qu'il faille nécessairement élargir les horaires côté enfants - qui en font déjà bien assez - mais c'est une société entière qui devrait être repensée pour pouvoir metter en adéquation le bien-être des enfants et les nécessités des parents. Avec le , on en est bien loin...
...et faut pas oublier que dans certaines (nombreuses) entreprises et à certains postes (tout poste de statut cadre ou assimilié), la phrase pronocée en réunion est une grossière incongruité qui peut, si elle est prononcée deux fois, signifier la fin d'une carrière ou une placardisation définitive. Après, c'est à chacun de faire ses propres choix, certes, mais je doute fort (pour bien connaître le "milieu") que la majorité des membres du corps enseignant ait la moindre conscience de ce genre de réalités...
Bien souvent, en enreprise tu n'es pas censé avoir des gosses autrement que (toléré pour les femmes seulement) sous forme d'un cadre photo réglementaire de 10x13 entre l'écran de l'ordinateur et le téléphone. Mais c'est tout.
...Et quand tu es caissière (matricule 32687455) à temps partiel (imposé et horaires toupourris) chez Aufour ou Carchan, tu as aussi l'oreille la plus attentive de ton petit chef pour ce qui est de tes contraintes d'horaires scolaires... Autrement dit, heureusement qu'on trouve encore pas mal d'entr'aide chez les ''prolos''... Nécessité fait loi.
Alors si en plus faut aller mettre ton nain (que tu ne vois guère, et c'est pour ça qu'il doit y aller...) en SEGPA (?) à pétaoudache, là où tu ne peux pas l'emmener et où tu n'as aucune copine pour filer un coup de main deux soirs par semaine...
RASED (réseau d'aide et de soutien et je sais plus quoi) ce sont des enseignants (en théorie spécialisé) qui viennent dans les écoles prendre un ou plusieurs enfants en difficulté une fois par semaine pour leur apporter une aide particulière. Il y a des psychologues dans le réseau il me semble.
C'est une des rares structures pour aider les enfants en difficultés dans l'éducation nationale. Et la seule façon de retarder l'entrée au CP et d'avoir un enfant suivi par le rased en GS.
SEGPA, ce sont aussi des enseignants spécialisés qui, à l'intérieur d'un collège, acueillent dans des classes à effectif réduit des enfants en très gros retard scolaire (et avec un QI < 70 il me semble. Le QI était censé détecter le retard scolaire au départ). Les enfants en SEGPA ne passent pas le brevet mais un autre truc, et sont orientés en CAP. L'orientation se fait en règle générale à la fin du primaire, mais j'ai vu des dossiers montés en 6ème.
Dans les deux cas il faut obtenir l'accord des parents. Qui parfois refusent (surtout pour les SEGPA qui ont très mauvaises presse (pas tout à fait à tort)). Qui parfois acceptent puis refusent au dernier moment. Qui parfois acceptent puis refusent en apprenant que son cher petit devra prendre le bus pour aller au collège à côté. Qui parfois refusent parce que le collège où est la SEGPA est plein de basanés. On voit de tout comme raison.
Le «c'est trop lon» pour les SEGPA, il faut juste dire que ce sont des enfants qui sont à l'âge du collège et qui donc en général rentrent seuls en bus. Ce n'est pas le primaire, ils ont souvent déjà redoublé et ont une bonne douzaine d'années au moins.
Sur les gardes d'enfants après l'école, en primaire c'est du ressort des mairies. Je crois que Nîmes vient de décider que ça serait gratuit. Chez moi ça coute 6 à 8 euros par mois, c'est jusqu'à 17h30, 18heures avec un supplément. ça suffit pour la plupart des gens, mais sinon c'est vrai qu'il faut prendre une nounou. Tu ne peux pas non plus demander aux écoles de rester ouvertes jusqu'à 21 heures.
Ah les fin d'après-midi aux "parents d'élèves"... ! un plein wagon d'anecdotes pour l'hiver.
@ Swami : j'avais fini par être "marqué", aussi bien par le dirlo du collège que l'antenne locale d'une association de parents d'élève, mais jamais mes gamins n'ont "payés la note". Même si tu lui remontes les bretelles en public et qu'il/elle t'en veut toute l'année, l'enseignant(e) sait, généralement*, reconnaître les "partenaires loyaux" quand il s'en trouve dans les parents d'élèves.
Bon courage pour la suite...
(*Y'a des fois des cons, c'est comme partout :o)