Les ouatères
Par Petaramesh le jeudi 14 juin 2007, 22:02 - Miscellania - Lien permanent
Avec de vrais morceaux de philosophie sociale dans le fond de la cuvette !
Ce matin au bureau, le petit oiseau me chatouillait...
Je me dirigeai donc d'un pas martial vers les cagoinsses, et je remarquai au passage les deux pannonceaux (un cheval, des chevaux ; un lion, des lionceaux, un panal, des panneaux, des panonceaux) revêtus des deux pictogrammes (un dans chaque narine) :
- Z'hommes grands et musclés
- Femmes pleines de sexytude torride (et fauteuil de zandicapés en plus petit)
Et là, soudain, nonobstant ma vessie pressurisée, mon unique neurone connecta et se passa en boucle une réflexion qu'il s'était déjà faite : Diantre, il y a des chiottes pour les deux sexes,[1] mais il semble qu'il n'existe qu'un seul sexe de handicapés, puisque c'est toujours chez les dames qu'on dirige iceux...
Il ne m'échappa point que de sordides considérations harpagoniques jointes à la rareté du handicapé sous nos latitudes (dans une boîte où je bossais il y a douze ans de cela, l'architecte avait eu la riche idée de mettre les vécés handicapés au sommet d'un escalier en colimaçon. Bizarre autant qu'étrange, je n'y vis jamais la queue d'un handicapé - si j'ose dire. De toute manière, la plupart des entreprises de notre beau pays préfèrent payer la taxe je suis un salaud
plutôt que, par exemple, embaucher un téléphoniste cul-de jatte, tant le jeu de jambes est important dans cette profession... Mais brisons là cette digression.).
Revenons à nos latrines.
Méditant, obscur témoin, la bite à la main devant l'urinoir, je m'interrogeai avec une grande profondeur sur ce qui fait qu'un handicapé, le jour où il hérite, petit veinard, d'un fauteuil roulant de compète qui ferait saliver d'envie mon fils de quatre ans, hérite par la même occasion du droit d'aller se soulager dans les goguenots des dames... Plutôt que des hommes.
Donc, on verra un électeur de l'UMP handicapé dans les ouazingues des dames, mais on ne verra jamais une manchotte dans la pissotière des messieurs, par exemple... Comment se fait-ce ?
Comment se fait-ce donc, s'il ne s'agit que d'harpagonite, que le petit sigle "handicapés" atterrisse toujours sur la porte des lieux d'aisance de ces dames, et jamais sur celle de ceux de ces messieurs ?
Faut-il y voir un sale coup de l'inconscient collectif ? Y aurait-il du sexisme dans la cabane au fond du jardinnnngg au point de pousser notre amie Lory à brûler encore, séance tenante, un autre soutien-gorge ?
Il faut peut-etre croire que notre société judéomachinchouette, profondément imprégnée du rôle de mère et d'infirmière de la feummmmme, voue le handicapé à la protection de cette Déesse tutélaire, protection manifestée par le droit exclusif à l'usage des vécés de la Déesse...
D'ailleurs, n'est-ce pas également chez la Déesse que l'on trouve aussi la table à langer les petits nenfants ?
Et fort étrangement, je vous assure, en père machiste et phallocrate que je suis, je sais - ou du moins, je sus - torcher le fion de mes Nains, mais bizarrement, à chaque fois que je me rendis pour ce faire dans les ouazingues des dames équipés de la tablette prévue à cet effet, je trouvai toujours une ou deux péronnelles pour me regarder salement de travers.
Remarquez, me direz-vous, je dévie fortement hors-sujet, puisque je n'ai jamais mis les pieds dans les pipi-rooms des dames pour y langer le moindre handicapé... Donc, je cause de ce que dont auquel je ne connais que dalle. Mais c'était juste pour faire avancer le Schimili... bililibili...
Parce que si ce n'est pas une sordide histoire d'inconscient collectif, tout ça... je ne vois guère qu'une autre réponse possible, c'est qu'un handicapé en fauteuil vroum-vroum, il a quand même l'air un peu bêta devant un urinoir...
Mais cela dit, dans les gogues, le matin, des fois, on réfléchit à des trucs hyper-profonds.
Si vous avez une idée, n'hésitez pas, vous aussi, à lâcher une petite ligne !
(Vache, y'a des monstres, à la télé !)
Notes
[1] Chose qu'au passage, j'ai toujours trouvée particulièrement crétine...










Commentaires
Ah Swâmi, tu me plais sur ce post ;-))))))))))))))))))))))))))
Amazone... alive ? encore le droit de poster ??? Allez zouh ! psshhiittt !
Awa... Amazone un p'tit site pour te faire les dents en attendant le prochain post de swami :
Amazone
;)
En ce moment, et depuis une semaine, à mon boulot les cagoinces hommes sont HS. Donc obligation est faite à tout homme normalement constitué (qui pisse 2-3 fois par jour dirons-nous) d'aller se soulager chez les dames.
Gare à celui qui ne rabaisse pas la lunette en sortant, ou qui malencontreusement laisse s'échouer une goutte ou deux à côté !
Pratique tout ça je te jure !
Heureusement ces dames sont assez intelligentes tout de même pour ne pas s'offusquer d'une simple présence masculine dans l'enceinte de leur gogues.
moi j'ai deja du mal a comprendre les wc separes (ou effectivement les regards assassins quand on accompagne un enfant de l'autre cote) parce que, franchement, chez moi il n'y a de la place pour qu'un seul chiotte (si on ne compte pas les lavabos, cela va de soit, on reste entre gentlemen).
sinon l'explicasse est simple : il ne faudrait surtout pas qu'une handicapee risque de voir un coin de quequette a la pissotiere, tandis qu'un handicape ne risque pas de pisser debout
je sais pas si je suis clair mais je suis en reunion, la
Je penche en faveur de l'inconscient collectif qui charrie sa petite hiérarchisation interne : il y a un sexe dominant, et les handicapés, en fussent-ils pourvus, n'en incarnent pas toute la vigueur. Sur la question : qu'est-ce qu'être un homme (au sens générique) ? cf. Alexandre Jollien, Le métier d'homme.
Amicalement.
J'ai oublié de préciser que dans l'immeuble de bureaux où se situe ma boite, il n'y a, à ma connaissance, que 2 WC adapté aux handicapés, au rez-de-chaussée, dont la surface au sol est au moins deux fois celle des autres pour accueillir un fauteuil roulant.
Les "vatères" des étages ne contiennent pas d'urinoir: 2 WC classiques côté femmes, 2 WC classiques côté hommes, et 4 lavabos dans chaque (rien que ça !!) avec des portes aussi lourdes à ouvrir que des portes d'immeubles en fer forgé.
Allez essayer de les ouvrir si vous êtes en fauteuil roulant !
Donc les handicapés en fauteuil peuvent bosser aux étages (ascenseurs partout) mais pas aller aux toilettes, pour ça il leur faut descendre au rez-de-chaussée...
dans la meme veine, j'ai medité sur cette distribution spatiale des waters sur les aires d'autoroute (les vacances arrivant c'est d'actualité...), lieu recevant du public, pour les wc handicapés la norme est un Wc par sexe et par niveau..... comment se fait il que la queue est tjrs plus longue chez les femmes?
chez les femmes il ya en plus les nains, à 1 ou 2 par maman, à aider pr se soulager (voire negocier.... non pas ce chiotte là....) et essuyer si necessaire.....
ça permet d'augmenter l'attente de ladite queue......et qd ça presse tu les maudis les nains trop lents.....
remarque que si les papas prenaient plus la main de leur gamin (petit) pr l'emmener uriner cest pratique vu le robinet
ça ferait plus de place chez les dames.......
qt au coin change BB ça serait pas mal qu'il soit à l'ecart de la queue des dames , comme c souvent des mecs qui conçoivent la distribution des espaces ça serait aussi pas mal d'evoluer au niveau des mentalités .....un mec est aussi capable de changer une couche qu'une nana...
marie > non, le probleme vient surtout que pour la meme surface, cote homme il y a 14 pissottieres et 6 wc tandis que cote femme il y a 10 wc. Ajoute a cela qu'il est plus rapide de se dezipper le fut' que de le baisser completement et de s'asseoir (apres avoir verifie que c'etait propre) et la difference de debit s'explique aisement...
J'aime bien ce blog et ses debats :-)
Swâmi, je constate avec jubilation que tu as retrouvé la forme....youpi!
sinon, en marge du sujet qui nous occupe, je fais une petite remarque: les toilettes côté dames, sont généralement plus propres que côté hommes, et l'odeur qui s'en dégage nettement moins corrosive.
@Céleste :
On peut le dire ainsi... Il est vrai que je suis épuisé, avec cette laryngite inguérissable, la voisine persuadée que j'ai un cancer et qui m'a redemandé , Mâ Anandaramesh qui, en début de semaine, voulait divorcer, mais ne le veut désormais plus, par la grâce de la Sainte-Trinité Arrêt de Travail, Prozac et Lexomil... Donc ça ne peut qu'aller parfaitement bien, madame la Marquise...
C'est pourquoi je déconne, John...
(Bach et Laverne, 1931)
(Ray Ventura, 1936)
céleste: Dans ma boite (~environ 75 femmes, 3 hommes), les chiottes hommes sont nickels, ce sont les femmes qui se plaignent de l'état de malpropreté de leurs chiottes.
Faut dire qu'il y a 8 chiottes d'un côté comme de l'autre ! Les bâtiments seventies pour ça, c'est poëllant : une obsession de la symétrie à faire peur !
Et un chiotte pour la collègue en chariot
Connaissait pas la version 1931. :oD