C'est pas la première fois, hein...

Exécution publique d'Eugène Weidmann, 17 juin 1939, Versailles, par le bourreau Henri Desfourneaux

Trituré par l'atavisme républicain de mes ancètres, j'ai fini par traverser la rue et entrer dans ce putain de bureau de vote, mettre un bulletin au nom de la demoiselle décroisseuse khmère verte dont l'affiche représente un escargot, sans l'ombre d'un espoir ni d'une illusion quant au résultat, mais dans le modeste but "service minimum" de réduire autant que faire se peut le score des autres...

Traversant la rue pour entrer dans le bureau, je suis tombé nez à nez avec Azouz Begag, candidat dans ma circonscription,[1] que j'ai gratifié d'un bonjour enroué et distant à défaut d'un bulletin de vote, tandis que Mâ Anandaramesh a fait le contraire : elle l'a gratifié d'un bulletin de vote à défaut d'un bonjour...

Voter pour un type de droite qui a fait partie d'un gouvernement Villepin-Sarkozy dans le glorieux rôle d'alibi, même s'il s'est barré en claquant la porte avec pertes et fracas, moi, je ne pourrais pas, même en rêve. Lui dire bonjour à la rigueur, il a quand même fait ce qu'il a pu pour essayer de foutre la merde en sortant...

D'après ce que j'entends des taux de participation, beaucoup semblent avoir écouté ma campagne subliminale, et être plutôt partis taquiner le goujon.


Illustration : Exécution publique d'Eugène Weidmann, à Versailles le 17 juin 1939, par le bourreau Henri Desfourneaux.

Notes

[1] Y'avait pas la télé, ni 300 CRS, ni un seul, c'est pas comme quand son ex-collègue "qui ne l'avait jamais rencontré" se déplace...