Car en effet, il me fallait faire marcher un bordélibus d'acquisition vidéo flambant neuf dont le nom commence par "Pi" et finit par "nacle", et ce machin n'est hélas pas reconnu par video4linux (qui, soit dit en passant, semble fort peu maintenu et ne pas reconnaître grand-chose)

Je tombe donc à bras raccourcis sur une pauvre machine bureautique avec un Win-X-prout dedans, machine dont à laquelle je faisais jusqu'ici un détour pour ne pas croiser le regard (enfin, une entreprise où l'on ne trouve en tout et pour tout que 4 machines sous Windows,[1] je serais fort mal venu de me plaindre...).

J'installe donc mon merdibus, je mets le DVD de logiciels, paf ! ça commence aussi sec par l'acceptation du contrat de licence de mes burnes.

Après quoi, ça me demande de taper un numéro de série à 25 chiffres et lettres, peu importe si ce logiciel ne fonctionne probablement qu'avec le matériel en question, et qu'il est donc probablement sans intérêt de le copier si on n'a pas le matos, on fait quand même saisir le n° de série rien que pour faire chier le monde. J'avais décidément oublié ces joyeusetés Windowziennes.

Je saisis donc le numéro en question, le machin s'installe, et, à la fin, me dit que si je veux un numéro de série permettant d'activer les logiciels en bonus, il me faut "m'enregistrer en ligne" et fournir une adresse e-mail valide, vu que c'est comme ça que me sera envoyé le numéro en question. Ben voyons ! Ben tiens ! Comment se constituer un fichier de mailing en une leçon et un exercice pratique. Je m'enregistre donc, file mon adresse mail professionnelle...

Ensuite, on me demande d'accepter un autre contrat de licence pour installer le DVD de logiciels additionnels.

L'installation se termine, et le truc demande évidemment à rebooter l'ordinateur. Hahaha ! Oui, on est sans nul doute sous Windows, l'installation du moindre logiciel graphique, et il faut rebooter ! Porte-quoi...

Vous venez de bouger la souris. Veuillez redémarrer l'ordinateur pour que cette modification soit prise en compte...

Patient, je reboote.

Lance le logiciel Tartafouète. Qui me dit aussitôt après avoir réfléchi 30 secondes, que je viens d'installer la version 10.6 (fournie avec le bazar acheté ce matin), mais qu'il m'est fortement conseillé d'acheter en ligne la version 11.0. Ben voyons !

Je décline l'offre, et ça m'informe alors qu'il m'est fortement conseillé de télécharger la mise-à-jour gratuite à la version 10.7.
Ce que j'accepte. Je suis alors informé que le machin va me télécharger 83 Mo (!) de logiciel. Ben heureusement que nous n'avons pas un modem 56K...
Je télécharge donc mes 83 Mo de mises-à-jour, ce qui prend un petit bout de temps tout de même, la mise-à-jour s'installe, et exige, devinez-quoi ? Mais oui, bien sûr ! De rebooter !

Je reboote, relance le logiciel, tente de faire une acquisition vidéo depuis une source analogique. Analogique, avez-vous dit ? Aha ! C'est que j'ai le droit de le faire, ça, mais le système me demande de m'enregistrer en ligne pour obtenir le code de déverrouillage me permettant d'utiliser ces fonctions. Je fais donc, et j'obtiens deux codes de 25 caractères chaque, un pour la fonction "DivX", l'autre pour la fonction "MPEG-2".

Là, je commence à trouver que le foutage de gueule devient franchement saumâtre... Mais, coup de chance, après avoir saisi sans se tromper les codes en question, le logiciel accepte enfin (ça fait une plombe que j'installe) de m'acquérir un signal... de manière franchement merdique :-(

Je verrai ça demain, mais je sens que ce matos va finir dans le fond d'un placard et qu'on va devoir se trouver autre chose... :-/

Ah, une paire d'heures sous Windows vous font vraiment comprendre pourquoi vous aimez GNU/Linux !

Et au fait, pour les flemmards ou ceux qui croient que GNU/Linux, c'est "trop compliqué", je vous signale que vous n'avez vraiment aucune excuse, parce qu'une Ubuntu, une Kubuntu ou une Edubuntu, non seulement ça s'installe tout seul en 20 minutes sur une machine quelconque sans aucune connaissance particulière (en partageant facilement le disque avec le système d'exploitation commercial éventuellement déjà installé), mais de plus le CD d'installation peut être utilisé comme "live-CD", c'est-à-dire qu'on peut le faire tourner et l'essayer sans rien installer (et rien risquer de casser) sur sa machine tournant éventuellement sous un autre système d'exploitation commercial monopolistique qui vous a été vendu de force avec votre machine...

GNU/Linux, c'est bon, mangez-en !

Comment, vous êtes encore là ? Vous n'êtes pas en train d'essayer votre Ubuntu, Kubuntu ou Edubuntu ?

Bon, moi, je retourne à mes ablutions et purifications rituelles : J'ai touché un Windows, j'en ai pour plusieurs heures...

Notes

[1] Je ne compte pas les portables en dual-boot.