Petit guide de psychologie féminine
Par Petaramesh le dimanche 20 mai 2007, 23:54 - Chienne de vie - Lien permanent
...à l'usage des célibataires qui envisageraient de ne pas le rester.

Ô célibataire, écoute ceci :
Parfois dans l'existence, les choses tournent au vinaigre pour ta petite pomme, le sort s'acharne sur toi, tu es bien emmerdé, et tu te dis, tout seul que tu es, que la présence à tes côtés d'une âme aimante avec qui partager tes soucis et tes peines te serait certainement d'un grand secours, et tu appelles cette âme-soeur de tes voeux.
Innocent que tu es !
Car si les dieux sont vraiment vachards et ont envie d'exercer quelque peu leur proverbial humour à tes dépens histoire de bien se marrer, alors, ami célibataire, tu risques bien un jour de rencontrer l'âme-soeur sur ton chemin, et là, mon pote, les choses seront parties pour vraiment se compliquer.
Car à compter de ce jour, si jamais l'existence te joue un de ses tours pendables, sois assuré que tu auras à côté de toi quelqu'un... pour te le faire payer.
L'équation peut en effet se traduire ainsi :
Quand tu es tout seul, tu es emmerdé tout seul. Personne avec qui partager tes emmerdes, certes, mais d'un autre côté, personne non plus pour les aggraver, aspect de la question que l'on aurait tort de tenir pour négligeable.
Une fois, par contre, que tu es doté d'une "âme-soeur", si tu es emmerdé :
- Tu es emmerdé, donc, contrarié. Éventuellement inquiet ou anxieux, ou soucieux, selon le type d'emmerde qui te choît sur le coin de la gueule.
- Ton âme-soeur, qui partage les soucis de ton coeur, est donc infusée de tes emmerdements. la voici donc également emmerdée. Par ta faute, donc.
- Etant emmerdée, ton âme-soeur devient de piètre humeur, état hélas assez courant chez les âmes-soeurs des sexe féminin.
- De plus, ton âme-soeur, constatant ton humeur maussade du fait de l'emmerdement qui t'échoit, et étant d'autre part elle-même d'humeur maussade, prend assez mal ton humeur maussade qu'elle ressent comme un affront personnel et un inexcusable manquement à tes obligations d'amuseur public - que tu remplis par ailleurs assez mal, il convient de le reconnaître.
- Tout ceci installant comment dire, une certaine morosité ambiante, l'heure est venue de trouver le bouc émissaire à qui faire porter la responsabilité de tout ce qui est en train de foirer lamentablement, puisqu'il faut bien que ce soit de la faute de quelqu'un.
- Or, par chance, tu es présent - et probablement seul candidat raisonnablement susceptible de porter le chapeau - tu vas donc pouvoir être désigné très évidemment comme responsable des emmerdes (après tout, c'est tes emmerdes, hein !), et de sucroît comme responsable de ta médiocre humeur.
Ton âme-soeur va donc aussitôt entreprendre la très nécessaire tâche de te faire sérieusement la gueule - dans le meilleur des cas, il peut facilement y avoir des variantes plus corsées si l'on a la moindre bonne raison de juger que tu portes une réelle part de responsabilité dans la genèse des emmerdes primo-échus.
Mais il est clair, certes, que tu es totalement responsable de ton extinction de voix qui dure depuis quinze jours - et en plus tu te plains tout le temps d'être malade et tu n'es vraiment pas drôle ! - et que tu es tout aussi coupable de ces grumeaux noirâtres apparus dans le vase d'expansion de ta voiture pendant que tu la conduisais, et des considérables frais et emmerdements qui ne vont pas manquer d'en découler. Dans les deux cas, il est clair que tu le fais exprès, fumier, va !
Et de toute manière, tu manques indiscutablement à tes devoirs de super-héros, puisqu'il est bien connu qu'un super-héros n'est jamais malade, et a-t-on jamais vu de super-héros s'abaisser à des soucis triviaux de joint de culasse ? Devoir annuler une soirée pour arrêter un Sarkozy savant-fou qui a l'arme nucléaire et veut devenir le Maître du Monde, passe encore, mais claquer un joint de culasse un dimanche en sortant du ...musée de l'automobile - ça ne s'invente pas... Ça ne te fait pas passer pour un vrai Robert Bidochon, ça, tout de même ?
A ce stade, tu peux, heureux homme, soit juger que tu as pour le coup bien assez d'emmerdes et d'écho des emmerdes, et décider sagement d'écraser le coup, ou alors tu pourrais avoir l'inconscience de formuler quelques remarques particulièrement déplacées concernant la manière dont tu te sens soutenu moralement dans l'adversité et ce que tu aurais bêtement osé en imaginer dans tes rêves les plus fous, mais alors là, crois-moi, mon ami, tu t'exposes à la sympathique soirée conjugale homologuée 318 ter, celle qui t'aurait fait envisager l'avenir d'un tout autre oeil si tu avais seulement pu en imaginer l'existence à l'époque de ta jeunesse où tu envisageais beaucoup plus sagement d'épouser ta main droite...
Ô célibataire encore jeune et innocent, retiens bien ceci : Quand un emmerdement échoit à un homme marié, ce qui lui cause le plus de souci est rarement l'emmerde en soi, on y survit très bien, mais bien davantage l'inquiétude légitime qu'il peut concevoir quant à la manière dont son épouse y réagira dans les minutes qui suivront.
D'où le théorême de Swâmi Petaramesh : Une épouse peut être assimilée à un amplificateur d'emmerdements, à epsilon près.
Ce qui aurait de quoi surprendre si l'on pense aux trésors de tendresse, de patience et d'abnégation dont ton épouse est capable quand il s'agit de consoler l'un de vos nains au moindre pet de travers de celui-ci, mais cela te prouve bien, ô joie et contrairement à ce que tu aurais parfois pu penser, que ton épouse ne te confond pas avec l'un de ses enfants puisqu'elle ne te manifeste décidément ni la même tendresse ni la même patience. En fait, elle ne te prend pour l'un de ses enfants que quand tu constitues pour elle un sujet de mécontentement - soit tout de même la majeure partie du temps.
Il se peut également que ton épouse, le jour où elle aura mal dormi parce que le nain avait mal au ventre, te le fasse payer le lendemain, quoique tu puisses protester de ta totale innocence et jurer que tu n'as en rien tenté d'empoisonner le nain.
Et n'oublie pas, ô célibataire que, le jour où tu auras la joie d'avoir une âme-soeur, si jamais tu as un succès personnel ou une cause personnelle de réjouissance que tu voudras partager, ton âme-soeur risque fort, ne t'en étonne pas, de te... faire la gueule, car évidemment manifester trop de joie pour des raisons qui te sont personnelles est un comportement indiscutablement égoïste, et qu'étaler tes joies à un moment où ton âme-soeur n'en aurait pas d'équivalentes serait bien évidemment une manière de l'écraser. Ceci étant inadmissible, attends-toi, petit scarabée, à ce qu'on te le fasse payer, mais ce n'est que justice.
Mais que cela ne vous empêche surtout pas de vous marier et d'avoir des enfants. Y'a des bons moments. Enfin c'est ce qu'on dit.
Sinon, je trouve mon ex-femme réellement adorable ces temps-ci. C'est positivement surprenant, mais je pense qu'on est divorcés depuis tellement longtemps qu'elle a cessé de m'en vouloir... Bon, évidemment, ma brave femme de mère a descendu son escalier sur la tête avant-hier et a passé le reste de la soirée à l'hôpital de ce fait, mais je ne pense pas que cela ait été une tentative de meurtre. Très probablement pas.
Le mariage, c'est l'art pour deux personnes de vivre ensemble aussi heureuses qu'elles auraient vécu chacune de leur côté.
- Georges Feydeau










Commentaires
Ah ben finalement, ça y est, je l'ai eue mon illumination : demain, j'épouse en grandes pompes ma main droite. Après tout, c'est une épouse parfaite : elle fait le ménage, elle n'a jamais mal à la tête, elle ne parle pas, elle ne râle jamais quand je la trompe, elle est stérile... etc.
(J'ai beau essayer de me convaincre de tout ça, mon célibat reste pesant - mais dis-moi grand gourou : pourquoi le destin est-il si vache ?)
N'est-ce pas Desproges qui disait que "le mariage est l'union qui permet à deux personnes de supporter des ennuis qu'ils n'auraient pas eus s'ils étaient restés seuls" ?
Ce que tu décris comme étant un apanage féminin dans ton post, je l'ai vécu à l'inverse. Ces comportements ne sont sans doute pas sexués, ils sont simplement l'oeuvre de celui qui croit que dans un couple il doit y avoir un spectateur et un super-héros. Alors j'ai raccroché ma tenue de wonder-woman au vestiaire, et opté pour un célibat plus paisible. La pression sociale de la recherche d'emplouâ étant amplement suffisante à mon goût, je me passe d'emmerdements supplémentaires dans le privé.
Ami célibataire, je sais que tu sais faire la distinction entre une vie de couple, où deux âmes sœurs se serrent les coudes quand la bise est venue et une fin de vie de couple, où les âmes sœurs en ont ras le cul de se voir tout les matins et pensent clairement à se âmesœuriser au plus vite ailleurs.
Ami célibataire, il n'y a aucune règle : aussi bien tu te ramasses une goule dès le départ qui ne pense qu'à profiter de toi et de tes sentiments jusqu'à ce qu'elle t'ait vidé de ta substantifique moelle, soit tu as 2 mois, 4 ans ou 12 ans de chouette vie à deux avant que ton couple ne meurt de sa belle mort et ne laisse plus qu'une atroce odeur de poisson pourri, soit vous traverserez l'existence, main dans la main, évoluant à l'unisson au gré des vicissitudes de l'existence, jusqu'à ton lit de mort que dominera son doux visage plein d'amour et le subtile voile de son parfum, tandis qu'elle tiendra ta main chenue. Ben oui, une vie de couple qui dure une vie, c'est, le plus souvent, une veuve à l'arrivée!
Toute l'ironie de l'existence, ami célibataire, c'est que ceux de ton espèce rêve de la configuration 3, mais que la plupart du temps, vous ne choppez que la 1... Parce que les goules savent se faire bien plus attractives que les âmes sœurs, ce qui est bien compréhensible, car sinon, la noirceur de leur âme et le vide abyssal de leur esprit ne leur permettraient jamais d'accéder à la procréation...
C'est un peu sexiste, non? Tu insistes sur le côté féminin de la voiture, alors que tu aurais pu insister sur le coté masculin de le véhicule.
En vérité je te le dis: le sage ne se réjouit ni ne se désole des ces petits aléas de l'existence: il écoute pousser les fleurs (en se demandant où sont passées les abeilles).
@Yves :
J'en ai vu deux samedi. Je les ai remarquées. Je suppose que ça doit être comme les dauphins ? (et merci pour le poisson...)
Mais où sont passées, les zabeilles ?...
Entretenir l'amour, c'est un travail de tous les jours, et bon, moi, le travail...
Munakoiso > Non, Desproges disait "plus je connais les hommes plus j'aime mon chien. Et plus je connais les femmes plus j'aime ma chienne."
Swami > t'as pense a verifier la courroie de transmission ?
J'ai vécu 11ans de conjugalité qui ressemblent fort à ce que tu décris!!!!! M'a fallu 14 ans pour m'en remettre et songer à partager le bon et le moins bon à nouveau. Ben , je regrette pas mon Guru !En ce moment, c'est le moins bon, ben avec lui, ce moins bon là, nous fait nous sentir encore plus attachés l'un à l'autre .Faut pas désespérer, surtout!!!!!
Les abeilles sont dans mon jardin. Ca zonzonne frénétiquement dans les framboisiers et sur les fleurs de ciboulette. Et encore, les pavots sont pas encore en fleur. Je sais pas qu'elles leur trouvent, aux fleurs de pavot, mais ça les rend hystériques aux premières heures de la journée. Ensuite, elles les désertent, parcequ'il reste plus rien à butiner.
Swâmi, je me suis complètement reconnue dans ton portrait d'âme soeur méchante comme la peste et fière de l'être. Le mec toujours malade qui fait la gueule et qui attire la poisse au point que je le soupçonne de s'y complaire, je le connais aussi, cette nuit on dormait ni l'un ni l'autre, c'était l'extââse (non, justement).
Cependant, il y a des limites à ma mauvaise volonté, qui est pourtant très énorme. Quand ça commence à craindre, je donne quelques signes positifs. Pas trop non plus, hein, faut pas me prendre pour une conne.
Se soutenir pour supporter les ennuis qu'on aurait pas si on était seul, c'est Sacha Guitry. Mais je module, si on était seul, on aurait pas ces ennuis là, mais on en aurait d'autres, et c'est très difficile de comparer les emmerdes qu'on a avec celles qu'on aurait pu avoir.
"féminisme: ne pas compter sur le prince charmant" Jules Renard
c'est bien vrai! nous as-t-on assez gâché la vie avec ces nunucheries de prince charmant et d'âme soeur!
nos attentes sont toujours déçues, normal, un rapport équilibré entre deux êtres, c'est autre chose.
mais la société a son idée sur la question, sans parler de l'église, des églises, des dogmes et des contraintes.
comme l'écrit Eva, ne pas désespérer, le temps passe, on y voit plus clair, on aime à nouveau.
Mais oui céleste tu as raison! C'est la faute au curé!
à tous les coups Swâmi Petaramesh s'est marié avec un cureton, ce qui a porté son karma de marié au niveau de la moralité d'un moine paillard vendeur d'indulgences plénières.
A la décharge de Mâ (ou toute personne dont la ressemblance serait fortuite), je voulais juste te dire qu'une fois par mois en moyenne, les paroles des femmes sont guidées uniquement par leurs hormones (je suis capable d'être odieuse, ronchon et autres joyeusetés).
Courage, un petit cadeau de temps en temps et je suis sûre que son humeur s'améliorera (nan, nous ne sommes pas vénales mais simplement sensibles aux petites attentions répétées).
A lire : Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus. A prendre au 2nd degré mais qq bonnes pistes sur les incompréhensions homme/femme.
Et si on parlait de celui que tu es devenu?... Hinhinhin! :))) Allez, c'est mon petit quart d'heure d'humour pas drôle. Je suis plutôt triste en fait à cette triste lecture qui comporte -merci Swâmi- de bons moments -cf. "l'époque de ta jeunesse où tu envisageais beaucoup plus sagement d'épouser ta main droite". :)
(Euh, par contre, même si ce n'est que très secondaire, je ne comprends rien du lien de cause à effet de l'ex, la mère, l'actuelle et la mauvaise humeur... J'ai beau relire ce dernier paragraphe... Plop!)
Ce matin, je me disais que je n'aurais probablement pas du écrire ce billet ainsi hier soir, que j'avais probablement été excessif, voire injuste. Je me disais que je devrais réserver ma plume à des propos plus neutres et moins amèrement critiques.
Ce soir, avec le festival d'agressivité furieuse que je viens de me prendre et la soupe aux vacheries distillées qui va avec, je me dis que ce billet a été considérablement en-dessous de la réalité...
J'imagine que si je trouve un coup que c'était trop, et un coup que c'était pas assez, c'est que mon billet était somme toute assez équilibré.
Les gens, la vie m'épuise. Et c'est comme toujours quand tu tires la langue du mec qui n'en peut plus, tenir et assurer au boulot, malade mais tant pis, et les emmerdes qui pleuvent alentour que bon, madame va chercher le gourdin et pratique la guerre psychologique, parce que sinon, ça serait sûrement trop facile, même pas drôle...
Juste quand tu as demandé, s'il te plaît, pouce ! C'est pas le moment de me charger la barque, un peu de soutien serait le bienvenu, quoi merde, on est des humains, non ? Juste une simple neutralité bienveillante et sereine serait déjà quelque chose d'inespéré...
Je n'ai jamais vraiment compris pourquoi certaines personnes semblent avoir un tel tropisme inconscient à vouloir te faire payer quelque chose. Que ces personnes elles-mêmes jureraient certainement que non, la tête sur le billot, c'est par le plus grand des hasards qu'elles choisissent pile-poil ce moment pour te faire la grande scène du quatre. Rien à voir avec le contexte ou la situation, non, c'est juste maintenant, comme ça.
Et le pire c'est que voyant cela, je ne peux au fond de moi que la plaindre, une fois passés les sentiments de rage et de rancoeur désabusée qu'il me serait difficile de ne pas ressentir sur l'instant.
Certains animaux s'y entendent pour se ruer à la curée quand l'adversaire est le plus vulnérable. Je crois bien que certaines femmes partagent également ce trait de caractère : ça doit avoir quelque chose à voir avec l'odeur du sang...
Et dire que je n'aspire à rien tant qu'à la paix, au calme et à la tranquillité... Faut croire que ce sera pour une autre vie.
Car il est des êtres fondamentalement malheureux qui ne savent pas pour quelle raison et sont incapables de s'en ouvrir. Mais comme la nature a horreur du vide et que tout malheur nécessite son coupable, vu que tu es à portée de main, cause extérieure possible, tu ne peux être que cause évidente certaine. C'est de ta faute et puis voilà. Faut bien que quelqu'un paie l'addition, puisque la nature a horreur du vide... Bien fait pour toi.
...
(Ayé! J'ai trouvé!) Tu devrais t'acheter un nouveau 501 (Bah oui, quoi! moi, ça me fait plais' de penser à mon beau jeans slim neuf!)!! Te remettre à fumer! (Ah merde! j'oubliais que c'était déjà fait. Avec le boulot, normal!)... I' doit bien y avoir un truc, non, m*rde?! (Oui, oui, je cherche, je cherche!)
@Rose :
Me suis déjà remis à tousser, ça suffira comme ça pour cette fois...
(Rose, si tu me montres le contenu de ton 501, promis, je serai consolé !)
(Ouais, je sais. Mais on ne se refait pas. La preuve...)
Grrrgniii !
Foutu commentaire parti en fumée !
Bon je recommence en essayant de retrouver le fil de ma pensée.
Or donc, je disois que de ceci je retirais tout de même quelque chose de très égoïstement positif. Il y a des jour où, fatiguée, tendue à craquer, je me mords la langue pour retenir la phrase gratuitement méchante, injuste.
Ca n'évite pas la prise de bec, mais j'évite le "bouc-émissarisme", le défoulement injuste de ma propre anxiété.
Voilà qui doit te faire une belle jambe, j'en conviens, mais bon, quand t'en auras deux tu pourras mettre un short, à défaut d'un 501...
Bon, ben j'avais lu ce billet et les commentaires il y a un moment et je voulais t'écrire une connerie, mais là, je ne me sens pas la cruauté de t'infliger mes bêtises z'habituelles... Ouèp, chuis remplie de mansuétude à l'heure des loups-garous ;-)
Kwoûa ? tu t'es remis à fumer ? dis-moi que j'ai mal compris ?
Sinon, moi, je viens de passer une heure au bigo avec une amie dont l'amoureux la bat, la trompe, lui ment... et ce n'est pas la première fois que cela lui arrive (à l'amie). Et pourtant, dans le reste de la vie, c'est une jeune femme moderne, vive, intelligente, sensible, drôle, qui n'a pas froid aux yeux ni les deux pieds dans le même sabot, une jeune maman attentive, aimante, stimulante, patiente...
Celle-là, j'aimerai bien qu'elle prenne quelques cours de féminitude à la goule, voyez-vous ! ça nous éviterait de la ramasser en morceaux parce qu'elle s'est encore amourachée d'un sale type (séduisant, certes, au moins ça...), et qu'elle a cru , et ... C'est cela, oui...
@Ko :
Tu as mal compris.
Ah, les hommes qui battent leur femme sont paraît-il nombreux, et ne changent paraît-il jamais. De même que j'ai vu autour de moi des femmes pourrir l'existence de leur mari leur vie durant jusqu'à la tombe, transformant des hommes dans le reste de la vie intelligents, sympathiques, gais, pleins de bonne volonté et appréciés de leur entourage, en espèce de réfugiés intérieurs dès qu'ils étaient chez eux - c'est-à-dire logiquement, le moins possible, pour beaucoup d'entre-eux...
- Courteline
(ah, ouf, c'est la miss Rose, qui m'a enduit d'erreur)
TTTtttt... Il y a une chose, dans ces affaires, qu'il ne faudrait jamais, jamais, jamais oublier : c'est que le plus fort (et je parle là, très prosaïquement, de force physique) doit protéger le plus faible, d'où il découle qu'il ne doit pas l'attaquer, pour une raison très simple : qu'il peut le blesser ou le tuer.
Je sais, je sais, certains mots, certaines attitudes blessent et tuent symboliquement tout autant ; voire même, conduisent à la maladie, au désespoir, et parfois à la mort (sociale ou physique).
Mais sur ce sujet des femmes (et des rares, mais existants ! hommes) battu-e-s, ma première approche est toujours pragmatique et veut toujours protéger celle ou celui qui reçoit les coups (sauf en cas de masochisme, quoique j'ai vraiment du mal à comprendre cela, mais bah ! tant qu'y a du plaisir...). Pour le reste, vu de l'extérieur du couple, il est bien trop difficile de comprendre les raisons du pourquoi (pourquoi il fait ça, pourquoi elle le laisse faire, pourquoi parfois elle le provoque, pourquoi elle le pardonne, pourquoi il recommence, pourquoi elle met tant de temps à comprendre qu'il ne changera pas, pourquoi il ne change pas, pourquoi c'est si difficile d'intervenir de l'extérieur...).
Tout au plus, comme dans le cas des réfugiés intérieurs que tu évoques, comme dans celui des tyrannisées qui se contentent d'opiner du chef en n'en pensant pas moins (cas également encore relativement fréquent), on ne peut que souhaiter très fort aux battu-e-s de mettre fin à la relation le plus rapidement possible, car on n'a qu'une vie (sous cette forme-ci, en tout cas, et pour autant que je sache), et la laisser transformer en enfer domestique, c'est une violence de plus que l'on s'inflige...
Même si je sais (trop bien) à quel point il est difficile de s'extirper des griffes d'une violente et manipulatrice.
A une époque, dans une situation de ce genre... je pratiquais la tactique de la bombe atomique tactique (ce qui devrait tomber bientôt sur l'Iran). C'est l'attitude "passive-agressive". Ignorance de l'autre, en faisant sa part du boulot, mais en ignorant l'autre ou presque... Jusqu'à reddition pleine et entière de l'adversaire. Quand l'autre ne voit plus de réactions à ses vacheries, il a le choix d'en faire encore plus... ou de finir par s'ouvrir.
Bon.
En général ça se finit par la location d'une garçonière, et par le déménagement un jour de RTT pendant que l'autre n'y est pas. Ca c'est la bombe atomique stratégique :-)
Tu as du boulot. Quelques mois pour enfin passer la période d'essai... Et... :-)
Moi je viens de passer une semaine de vacances, tous les 3 malades, dans un VVF merdique, petit, puant les égouts, et avec des moustiques obligeant de vivre cloîtrés le soir, alors qu'il a fait 30 toute la journée... ben on en revient tjs aussi amoureux (avec 2 jours d'avance tout de même...)
Bon WE :-D
Bonjour,
Tu peux lire "l'homme vient de mars, la femme vient de Vénus" ou l'inverse et le faire lire à ta femme, vous arriverez peut être à mieux vous comprendre
bises
je suis atterrée par le festival de sexisme qui règne sur cette page : je ne pensais pas qu'on pouvait encore penser en des termes aussi .... comment dire .... essentialistes à donf ..... en compagnie de personne a priori (mais seulement a priori ???) éclairées sur les concepts de domination et de double standard
quel importance a le sexe de l'être humain avec lequel tu es en conflit ?
aucun !!!!
c'est comme si tu accusais tous les noirs d'être des voleurs parce que tu as un conflit commercial avec l'un d'entre eux : en gros, c'est la couleur de sa peau qui détermine le niveau et la probabilité de malhonnêteté d'une personne .... comme c'est le sexe de ta compagne qui détermine que vous soyez en conflit, parce que bien-sûr, il est IMPOSSIBLE de se faire pourrir la vie par un homme, il est IMPOSSIBLE que ce genre de conflit ait lieu au sein d'un couple gay : non non non, ce sont les femmes qui .... sont des pestes quand elles s'y mettent .... au point qu'on peut carrément sous-entendre (voire carrément laisser entendre) que les femmes battues, quelque part, elles le mérite, et que les hommes batteurs sont des victimes
bien-sûr, et les chômeurs sont des fainéants, et les pauvres ne sont pas méritants, ..... désolée, j'aimerais bien trouver d'autres exemples mais j'ai plus d'inspiration, j'ai pas voté sarko aux dernières élections, j'ai conséquemment pas beaucoup d'imagination pour trouver des slogans-arguments pour taper sur les dominés, désolée !
et, alors là, les références en commentaire à la pensée hautement philosophique s'il en est de M.Gray, c'est le pompon !
j'suis plus atterrée, j'suis en train de mouiller le clavier tellement je pleure de rire : merci pour un tel fou-rire ..... malheureusement d'une qualité assez médiocre il me faut bien le confesser
Tiens, une peste ;-)))
Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus, et jessie d'une autre galaxie ...
"On ne naît pas femme, on le devient" : personne ici n'a dit que c'était le sexe qui déterminait tout, et que l'éducation reçue n'avait aucune part.
@ Yogi
Bein si. Tout ce "Petit guide de psychologie féminine" (rien que le titre, ça craint un max en teneur de misogynie), ne dit pas autre chose: que le sexe détermine tout, quelle que soit la part de l'éducation reçue. Du Mars et Vénus de chez Gray en plein.
@ Jessie
Ah bon? Parce que tu es étonnée? Tu n'avais pas encore remarqué que chez les alter la misogynie ne manque pas? Ils valent souvent le PS à l'aise de ce point de vue là pourtant... Remarque, y a pas que chez les pro-Bové. On trouve meme des machottes chez les Chiennes de Garde.
@ Passante : Le sexe détermine pour une bonne part l'éducation que l'on reçoit, difficile donc de faire la part des choses.
Le Guru n'ayant semble-t-il pas d'expérience de couple gay, il ne peut établir un test comparatif ... Allez Swâmi, un effort quoi, ce serait pour la Science !
Dans toute accusation de misogynie, il ne faut pas oublier que ce qui rend les hommes misogynes... ce sont les femmes :-}
D'autre part, je déjeûnais ce midi en compagnie de collègues, dont un jeune
hommeingénieur qui revient à peine (très amoché) de 3 ans passés aux "states" et qui a un peu de mal à retrouver ses "marques culturelles" en France, notamment dans le fait qu'on puisse se permettre quelques vannes "politiquement incorrectes", c'est-à-dire enduites de second degré (on espère) à connotation honteusement raciste, sexiste, homophobe, socialistophobe, se foutre de la gueule des nains, des handicapés, des présidents de la raie publique, des curés et des petits myopathes sans être instantanément passé par les armes comme ce serait le cas au pays de la Liberté et de l'Oncle Sam réunis.Le gars, il a tellement été traumatisé chez les ricains, que c'est à peine s'il ose encore bouger une oreille, tout d'auto-censure intériorisée.
Je crois, je suis même sûr, que je préfère largement la liberté d'une certaine beaufitude qui pue des pieds et de sous les bras (ou pas) à la correction pointilleuse d'un pays où toute une société te fait les gros yeux au moindre dérapage verbal et où une Sînziana serait depuis lulure derrière les barreaux ou ruinée par les procès pour crime de langue-de-pute...Donc, culs-pincés, culs-bénits, perpétuels combattants de la bonne cause en manque d'humour chronique, persistez à me penser misogyne, raciste, facho si vous voulez, toute ma consolation réside dans la liberté intérieure avec laquelle je vous emmerde, si toutefois l'indifférence que vous m'inspirez ne m'en ôte pas la motivation.
En plus, je suis misogyne parce que je suis alter, et les alters, faut vraiment se méfier de tous ces pédés homophobes fascistes et pleins de poux ! CQFD.
(Et que ceux qui cherchent une ''bonne cause'' à défendre n'hésitent pas à aller s'inscrire chez familles de France et à exiger la fermeture d'internet et la désinfection des modems par aspersion d'eau bénite, tas de trouducs, va...)
@Yogi :
Il faut bien que je garde un ou deux trucs pour ma prochaine vie...
''Dans toute accusation de misogynie, il ne faut pas oublier que ce qui rend les hommes misogynes... ce sont les femmes" :-}
Souffrirez-vous que je vous réponde, avec le même sourire, que "dans toute accusation de misandrie, il ne faut pas oublier que ce qui rend les femmes misandres... ce sont les hommes" ?
En toute cordialité et humour !
De toute manière, la misogynie est le très sain fusible qui permet à l'homme de supporter l'existence avec philosophie sans se livrer à tout bout de champ aux joies délicates de l'uxoricide...
« Dans tous les cas, mariez vous :
si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux ;
si vous tombez sur une mauvaise,
vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l'homme. »
- Socrate
Il y a du vrai dans ce qui ressort des mésaventures de votre collègue revenu d'outre-Atlantique. Mais il n'empèche que votre humour a tendance à etre particulièrement misogyne, ce qui est assez désagréable et crée un certain malaise, et vous ne pouvez nier que ce n'est pas la première fois que des lectrices vous en font la remarque.
Quand un homme en arrive à ce degré de dénigrement systématique de sa compagne (quels que soient les défauts de celle-ci), plutot que de continuer à incriminer toute l'engence féminine, il reste une solution très simple: la séparation, le divorce.
@Passante : Je ne crois pas vous avoir jamais donné de conseil sur la manière de diriger votre vie ou votre couple, je vous prie de même de garder pour vous votre opinion et vos conseils concernant le mien : Premièrement, vous n'en connaissez rien, deuxièmement, vous n'en comprenez pas grand-chose - visiblement pas ce que j'en dis, en tout cas.
tu remplaces "femme, féminin" par "homme, masculin" dans ton discours et tu vois tout de suite le ridicule, la bêtise, l'injustice, les clichés à 2 balles même pas drôles que tu débites : c'est pas de ton niveau, laisse-ça à TF1
oui, le même genre de discours, même au énième degré, sur les hommes, ça agace la gent masculine : à raison !!!
tous les hommes ne sont pas des violeurs en puissance, des assassins et des massacreurs de femmes et d'enfants : si je me permettais de dénoncer certains travers de la "nature humaine" (si tant est qu'elle existe, ce dont je doute fortement) en accusant tous les hommes d'en être responsables sinon coupables, on me dirait, et à juste titre, que j'ai tort et que je me trompe de cible
mais s'il s'agit de la gent féminine, tout de suite c'est pasqu'elles ont pas d'humour, pas parce que ce n'est ni drôle ni pertinent ni de bon goût
second degré, humour, ça oui, j'en ai, pas toi : essaie l'auto-dérision et si t'es pas mauvais dans le domaine, tu peux p't'être tenter l'humour vache
être drôle, faut savoir le faire, c'est pas inné, c'est un art de funambule, ça demande travail, sens de l'équilibre ...etc ......bref, la caricature c'est pas ton truc : savoir exagérer suffisamment pour qu'on comprenne qu'on est dans le rire et dans la fiction mais pas trop non plus pour que ça reste digeste
bref, tout un art !
florence foresti me fait mourir de rire, y'a des tas de comiques qui s'essaient avec plus ou moins de succès et de réussite dans le filon du "genre"
mais toi, t'es pas doué, désolée !
au passage, je suis désolée également pour tes problèmes de couple mais je ne peux pas accepter d'être insultée parce que tu as un conflit avec ton épouse .... encore moins que tu banalises ou ironises sur le fait de battre une femme : je suis une femme, quelque part tu encourages les hommes à penser que c'est banal, justifié sinon joyeux et drôle et hautement divertissant de me battre, est-ce que tu comprend ça ?
et ça n'a rien à voir avec José Bové, qui n'est absolument pas responsable de ceux qui votent pour lui
@ Swaami
Vous vous méprenez tout à fait. Je ne vous donne aucun conseil pour une raison fort simple: je n'ai aucun intéret à vous en donner. Mais en exposant votre situation en long en large et en travers, vous saisissez l'occasion d'émettre des jugements sexistes, et je me sens insultée en tant que femme en vous lisant. Je vous le fais savoir, c'est tout. Vous pourriez fort bien me répondre que je n'ai qu'à ne pas vous lire, auquel cas je vous rétorquerais qu'à partir du moment où vous émettez des propos sexistes j'ai tout à fait le droit d'intervenir et de manifester mon désaccord.
Ensuite j'ai donné une opinion découlant de ma réflexion sur vos prospos; à la limite, votre personne m'indiffère. A partir du moment où un homme se trouve dans le genre de situation que vous décrivez, je ne vois guère d'autre solution que la séparation, qui a l'avantage de couper court à l'argumentation sexiste que vous développez de part en part et au long de nombreux billets du meme genre sur votre blog, et qui est insultante pour toutes les femmes.
@ Jessie
On ne peut pas dire que Bové soit une référence en matière de féminisme, et curieusement ses supporters tiennent à ce sujet le meme genre de propos que lui. Il ne m'a pas semblé pas inutile de le rappeler au passage; il y a des choses dont il vaut mieux se souvenir pour l'avenir.
@Jessie (#35) :
Tu me permettras sans doute de juger de la chose à une autre aune que ta seule opinion...
>
Certain crétin s'est en effet permis de faire ce genre de remarque dans mon fil de commentaires, mais je serais fort curieux de savoir où tu aurais jamais pu lire pareille chose sous ma plume.
Accuser les gens de tout et de n'importe quoi, c'est bien, encore faudrait-il que les accusations qu'on leur adresse aient un minimum de rapport avec la réalité des faits.
Avant que de prétendre juger de l'humour ou des dons pour la caricature d'autrui, apprends donc seulement à distinguer entre ce qu'ils ont écrit et ce que d'autres ont écrit, ça t'aidera sûrement.
Et maintenant, comme toutes ces conneries m'agacent de plus en plus et que j'ai trop peu de temps disponible pour le gaspiller à gâcher mon humeur sur des fils de commentaires où l'on vient m'accuser à tort et à travers de tout et n'importe quoi :
1/ Je ferme ici le fil de commentaires de ce billet (première fois que je fais ça en un an et 4 mois d'existence de ce blog, mais il faut un début à tout).
2/ Je te fais assavoir par la présente que tu me gaves, que je suis fatigué qu'on me gave, et que tu n'es donc à partir de dorénavant plus la bienvenue sur ce blog, que je te demande donc de ne plus commenter, en t'informant que je dégommerai à vue tes prochains commentaires, quel que soit le billet et quel que soit le sujet, simplement parce que je suis humain, que ma patience a ses limites, et qu'il ne faut pas pousser pépé dans les orties quand il n'est pas d'humeur.
Tiens, et la même chose vaut pour "Passante" dont la finesse et le tact des conseils valent également leur pesant de cacahouètes.
Allez en emmerder d'autres, ailleurs. Merci.