Joyeuses futilités quotidiennes
Par Petaramesh le lundi 30 avril 2007, 00:49 - Chienne de vie - Lien permanent
C'est bien de rebosser, tout de même...
D'un autre côté, il est 23h39 et, pendant que ce traître de Peillon débat avec ce fumier de Copé chez cette s... de Reine Krissine, je viens quant à moi de finir de repasser une quatrième chemise dans des jets de vapeur dignes d'un hammam, et de décider à l'unanimité de ma voix de dire merde à la cinquième et simultanément au téléviseur.
Les deux boudent, et ne répondent pas.
Tiens, cet après-midi, j'ai eu la joie, le bonheur et l'avantage de me faire traiter de raciste par un joyeux caillera de banlieue, et manqué me prendre un pain dans la gueule de la part du même.
Nous nous promenions en famille tous quatre sur nos vélos au (très grand) parc de Miribel-Jonage où il y avait un monde fou, et où la piste cyclable, déjà largement encombrée de piétons était de plus régulièrement sillonée par des "convois" de deux ou trois scooters pétaradants zigzaguant sur la piste cyclable - interdite à tout véhicule à moteur - à des vitesses incompatibles avec la sécurité des petits nenfants largement présents sur les lieux.
Le parc de Miribel est également connu pour être, le week-end, largement fréquenté par de très nombreux représentants des "couches populaires" et personnes issues de l'immigation principalement maghrébine et sub-saharienne de première, deuxième ou troisième génération. Au point que la réputation de ce parc "trop populo et trop coloré" est détestable auprès du bourgeois catholique lyonnais qui est notoirement profondément raciste et que nombre de collègues de Mâ Anandaramesh lèvent les yeux au ciel en se demandant comment nous pouvons aller nous balader le week-end dans un pareil coupe-gorge où une partie de la population ne semble ni suffisamment catholique, ni suffisamment aryenne à leur goût.
Cet après-midi, à voir les petis cons en scooter zigzaguer comme des oufs et faire des wheelings entre les poussettes et les tricycles en nous pétaradant aux oreilles en en nous faisant respirer les fumées nauséabondes de leur mélange deux-temps, je méditais sur le thème du "que fait la police ?" genre l'affreux Sarko envoie des cars entiers de CRS faire chier le monde là où nul n'a besoin d'eux et camper en centre-ville, mais dans un parc où quelques patrouilles de "flics de parcs" ordinaires, pas besoins de terreurs déguisés en Darth Vaders, suffiraient certainement à empêcher une infime minorité de petits cons de faire chier le monde et de mettre la vie d'autrui en danger, on ne verra pas la queue d'une voiture de police... Et je me disais le pire c'est que c'est à cause de ce genre de conneries que les gens votent Sarkozy, et qu'après 5 ans de Sarkozy à l'intérieur il est patent que pas l'ombre d'une solution n'a été apportée à quoi que ce soit
.
Bref, à un instant, l'un de ces chevaliers du scoot manque aplatir mon Minîshiva sur son petit vélo, et se trouve forcé de piler net à ma hauteur pour éviter la collision.
Je le hèle donc sans aucune aménité et lui fais remarquer qu'il n'a rien à faire avec son scooter sur cette piste cyclable réservée aux vélos bien qu'envahie également de piétons, mais où les deux roues à moteurs sont prohibés. Il me répond sans aménité qu'il fait virtuellement subir des sévices sexuels à madame ma mère au moment où il redémarre en me faisant un sympathique geste du médius.
Je le hèle plus fort en lui disant que s'il a des remarques à faire à propos de la vie sexuelle supposée de ma génitrice, je serais heureux d'en débattre avec lui sur-le-champ, qu'il daigne seulement s'arrêter !
Il pile aussitôt et se dirige sur moi en me criant qu'il va me niquer ma tête sale raciste !
Je suis sur le coup interloqué par l'accusation. Le gars fait chier le monde avec son scoot en mettant des enfants en danger, je lui en fais la remarque, il me nique ma mère, bien, je conteste son projet, il me traite de raciste ! Ah oui, son teint de peau est notablement plus sombre que le mien, donc si j'ose émettre une remarque à son endroit, c'est que je suis raciste. Forcément.
Je suis tellement sidéré par l'inattendu de l'insulte, toujours pied-à-terre mon vélo enre les jambes que quand il ramène son bras en arrière poing fermé pour frapper je n'ai que le temps de constater que je vais me prendre son poing dans la gueule avant d'être en mesure de me défendre, merde alors, et que je suis sans doute moins entraîné que lui en matière de foutage de poing dans la gueule. Je me dis avec fatalisme : J'ai de la chance, il aurait pu sortir une lame...
Mais un autre homme qui était là s'interpose à la seconde où je vais manger bon et calme le scooter-man irascible. La couleur de peau du second le met à l'abri de se faire taxer lui aussi de racisme, et le courageux chevalier scooterisé semble se dire que ça part pour être du deux contre un et que dans ces conditions ça risque d'être moins drôle.
Il démarre et fout le camp dans un nuage de fumée bleue et un chapelet d'injures concernant à nouveau les moeurs de mes ancètres.
J'essaie de rassurer mon Minîshiva mort de peur qui, après avoir bien cru qu'il allait se faire écraser, a bien cru que son papa allait se faire castagner... Du coup, je n'ai même pas la présence d'esprit de remercier l'autre type, qui est déjà reparti.
De nouveaux nuisibles en scooters à pots trafiqués passent quelques instants plus tard. Je les jauge en me disant qu'ils sont certainement tous exactement identiques au premier, et que toute remarque acerbe à l'un d'entre eux produirait certainement le même résultat. Sauf que certains d'entre-eux ont sûrement des lames...
Et je suis navré de me dire qu'ils ne se rendent probablement pas compte que c'est exactement leur attitude qui incite une partie de la population de ce pays à voter Le Pen ou Sarkozy des deux mains et des deux pieds. et que c'est très con. Ils se mettent eux-mêmes dans la merde, en somme.
Je les envisage dans le total manque de respect qu'ils manifestent à l'égard d'autrui en faisant par escadrilles entières chier des familles dans un parc tranquille un dimanche, à péter leur frime en espérant attirer des filles - peu de chances que ça marche, apparemment - mais également leur promptitude à vouloir en découdre, leur incapacité à accepter la moindre remarque ou à se soumettre à une quelconque règle de vie en société alors qu'ils sont en tort et le savent pertinemment... Et s'en battent les couilles parce que les autres n'existent pas.
Et je me demande également comment ils se sentent dans cette société française alors qu'eux-mêmes, certainement nés en France, vu leur âge, et certainement français, doivent se sentir si rejetés et si mal considérés qu'ils attribuent systématiquement toute remarque concernant leur attitude au "racisme" dont ils seraient les victimes. Comme une habitude ou un automatisme. Un automatisme qu'on n'aimerait pas avoir en soi...
Faut-ils qu'ils se sentent rejetés ! Ils ne sont pas sortis du ventre de leur mère avec autant de hargne, ça leur est venu après.
Tout un syndrome révélateur de la manière dont notre société traite une partie de sa jeunesse, des repères et de l'horizon qu'elle leur donne...
Tout ça n'a bien sûr rien à voir avec une origine ethnique ou une couleur de peau, c'est évidemment largement une problème sociétal et en aucun cas racial, mais force m'est de constater aujourd'hui que tous les emmerdeurs en scooter que je croiserai - et j'en croiserai des dizaines - sont d'origine de ce qu'on appelle pudiquement des "minorités visibles". Et que l'amalgame est décidément facile dans l'esprit de ceux qu'ils emmerdent. Sarkozy a du gagner des voix, cet après-midi, sur la piste cyclable. Aucun doute. Ces petits "jeunes" roulaient pour lui, c'est le cas de le dire.
Moi-même, j'ai le réflexe de les considérer en tant que "groupe" parce qu'ils sont en bandes, qu'ils manifestent tous les mêmes comportements apparents, les mêmes scooters, les mêmes attitudes, et les mêmes origines visibles....
Après tu vois débarquer un Sarkozy qui dit : Vous en avez assez de toute cette racaille ? Eh bien ! On va vous en débarrasser !
Et les gens exaspérés qui ne réfléchissent guère plus loin que le bout de leur nez achètent un slogan pareil et le type qui le brandit...
Et je me dis que le problème qui existe entre toute cette jeunesse et cette société n'est pas près d'être réglé, hélas.











Commentaires
Pas obligatoirement. Grâce au durcissement des politiques de regroupement familial, depuis bien longtemps, beaucoup de ces gamins sont arrivés en France à 5 ou 6 ans, voir plus tard. Après avoir passé quelques années élevés sans père, au bled, parce que le père ne peut pas revenir, ça coute trop cher.
Après, arrivés (ou nés) en France, les parents se retrouvent dans un contexte éducatif totalement différent de ce qui se passe là-bas, et donc de ce qu'ils ont expérimenté eux même : tous les adultes se sentent responsables des gamins, et ils ne peuvent pas faire une connerie tranquillement, on leur tombe dessus dès qu'on les voit déconner. Donc a contrario, les parents ont besoin d'être beaucoup moins interventionnistes. En fait c'est le groupe qui régule, avec une pression sociale extrêmement forte. Ici, surtout dans les cités, le contexte social est totalement différent, le groupe n'est plus là, le rythme de vie est différent, aussi, le père est moins présent.
Deuxième facteur, les parents sont souvent désarmés face à l'école, souvent illettrés en français, ou en tout cas avec de grandes difficultés, et donc pas capables à la fois de contrôler et d'aider leurs enfants.
Troisième facteur, les mères seules.
Conclusions, des tas de gamins ne sont pas élevés.
Traiter le "blanc" de raciste, c'est bien plus profond, aussi, c'est pas seulement une question de mauvaise intégration. Au Maroc, en Tunisie, dans des grosses boites, donc avec des gens qui gagnent bien leur vie, qui n'ont pas de problème d'intégration, qui sont chez eux, quand le consultant, le client, ou même l'autre employé étranger va faire une remarque, la première réaction, avant de chercher à savoir si elle est justifiée, c'est de le traiter de raciste.
On a laissé pourrir une situation sur environ quarante ans, entre les vieux travailleurs immigrés qui n'ont jamais pu faire venir leur famille et qui croupissent dans des chambres d'hôtel au lieu de pouvoir retourner profiter de leur retraite au pays, et un refus de traiter les problèmes.
Et Sa Talonette a en plus empiré les choses en cassant tout ce qui avait été fait en termes de proximité, comme tu dis les agents des parcs, les ilotiers, bref des gens qui sont là pour encadrer les petites choses et éviter qu'elles ne dégénèrent, au lieu de matraquer au délit de faciès...
Là vous vous méprenez, leur parade n'est pas tant qu'amoureuse envers d'hypothétiques jeunes filles que provocatrice envers le chaland ordinnaire. Je serai tenté de croire que si vous n'étiez pas accompagné de votre Minîshiva, votre sauveteur n'en aurait pas été un et ne serait pas venu seul.
Vous auriez alors compris à quel point sale raciste vous êtes et sale raciste vous resterez
@ Don,
Sentant le procès d'intention dans votre commentaire, alors que Swâmi donne ici une leçon d'analyse, de tolérance et de sang froid, je voudrais juste vous faire remarquer que les centres commerciaux se sont dotés de "vigiles" alors que les parcs publics ont été vidés de leurs "gardes champêtres".
La provocation chez l'adolescent n'appartient à aucune couleur, intériorisée, extériorisée, elle produit peu ou prou les mêmes effets et il est dommage qu'un traitement "social" simple n'ait pas été mis en oeuvre au lieu de quoi on a droit à la mise en place de stratégie de prévention de "guerre civile".
Si guerre civile réelle il doit y avoir, je vous fais le pari qu'elle ne viendra pas en scooter.
C'est vrai Swâmi, pour tomber les filles, c'est pas le scooter, c'est la BM, enfin, tu sais pas ça ;)
Viens habiter au Mirail, tu seras au courant ;)
@Zozo :
J'ai asez bonne mémoire pour me souvenir que j'ai moi aussi eu seize ans et une petite moto à pot trafiqué avec le bruit tonitruant de laquelle je prenais un plaisir sans mélange à faire chier le bourgeois, et ce souvenir me facilite la tolérance à l'égard des "jeunes cons" en me disant qu'il faut bien que jeunesse se passe...
Toutefois, de mon vieux temps et dans le contexte qui allait avec, il y avait de la provoc' certes, mais pas l'impression de haine et de hargne, d'antagonisme irréconciliable que l'on rencontre avec ces jeunes-là. Une société qui se coupe en deux ainsi est mûre pour une guerre civile un jour, et Sa Talonnette est le champion du coupage de société en deux et de la résolution de problèmes par l'apartheid social (2% de logements sociaux à Neuilly) et le bâton tonfa qui engendrent la haine pour longtemps et sont autant de grenades que l'on arme pour qu'elle nous pêtent à la gueule dans un futur proche...
@Laurence :
J'ai compris ça à 15 ans quand, aussitôt après avoir eu mon 50 Yamaha totu neuf, la plus-belle-de-toutes que je convoitais depuis des mois et qui m'ignorait superbement m'est tombée dans les bras sans que j'aie à lever le petit doigt... Et deux mois après elle m'a plaquée pour un de 16 ans le lendemain du jour où celui-ci a eu sa 125... Et je l'ai bien haï jusqu'à ce que sortant la fille un soir, il rentre tout seul, la fille s'étant barrée avec un type en Golf-GTI...
Au retour le motard, furax, a roulé un peu vite et a fini en fracture du crâne contre une barrière de sécurité - ça aurait pu être bien pire pour lui, il ne s'est pas tué. Du coup on est allés le voir à l'hosto en délégation de la bande, et au final on est devenus potes en disant
@ Swâmi : malheureusement, je crois que tu as raison pour la guerre civile... va falloir garer les nains :(
d'accord avec marie aude,
la reaction de defense typique et avant meme de reflechir c 'est: vous etes racistes" et le manque d'education notoire
je l'ai constaté des années ds ma pratique de prof et c'est bcp plus difficile qd tu es une femme parce qu'en plus tu as les reflexions machistes
donc pas de cadeau: je rappelle la loi et ça chauffe on rentre ds un rapport de force.....pr obtenir le respect
on y arrive mais en s'epuisant.....(j'ai quitté ce milieu en changeant de matière: je suis ds un bahut bien bourge..)
j'ai souvent vu des parents depassés qui accordaient trop d'importance aux dires des enfants (ils les pipeautaient...), à trop valoriser leur progeniture (ce sont des rois ), de meme la transmission de valeur machiste où l'ado garçon a forcement raison (le père n'etant pas suffisament present pr rappeller la loi à la maison): ils leur manquent des limites ...(et c vrai pr bcp d'ados)
alors oui, swâmi , c'est ce genre d'attitude risque de faire la part belle au these d' extreme droite mais de l'autre je crois que c'est possible d'inverser la tendance en investissant plus ds l'education avec des adultes en plus grd nombre ds les etablissements (bon je sais c'est pas ce qui est prevu.....)
qd à l'accusation de racisme ne serait ce pas une reaction de defense /syndrome colonisation....
Le coup du "t'es raciste", c'est une vieille ruse qui a déjà beaucoup servi.
Il y a des lustres, refuser les avances d'un noir, on y avait droit à tous les coups.
Remarque, refuser les avances d'un blanc, c'était "t'es pas libérée".
Ils sont rares, les mecs qui pensent qu'on les refuse parce qu'ils nous plaisent pas. Et on ose pas leur dire, gentilles on est. Remarque, c'est pas la peine, ils nous croient pas.
Rendons à César ce qui est à Brétécher, elle a fait une mignonne petite page de BD sur ce thème.
A la réflexion, Swâmi, tu aurais pu faire une très belle page avec vibratos (vibrati?) de reconnaissance émue sur le thème "Mon sauveur était basané".
Je connais des jeunes sur le modèle "j'ai un scooter et je t'emmerde" qui sont pas basanés du tout, genre Dupont (Lajoie) depuis plusieurs générations. Danc ce cas là, il te dit "sale bobo" au lieu de "sale raciste", et toi tu te retiens de généraliser sur la jeunesse tout entière (ou sur les propriétaires de scoot) rarement sur les blonds aux yeux bleus, va savoir pourquoi.
En Grande Partie Hors Sujet :
Tiens, aujourd'hui c'est la "journée internationale sans fessée"...
Paraît que si on éduquait nos enfants sans les frapper (ce qu'ils appellent une fessée) on leur apprendrait à réagir en obéissant à la loi et à leur conscience et non à obéir à la violence (ce que je veux bien croire mais bon) et qu'il y aurait beaucoup moins de délinquance (là je réserve mon jugement).
Il me semble que nous disons la même chose sauf que si ça continue, je ne crois pas que les jeunes se laissent aller aux émeutes qui ne leur ont rien apporté (en parallèle, la dernière grève des profs sous Raffarien dont le souvenir anesthésie tout mouvement dans l'EN). Je crois donc qu'un mouvement s'il doit naître viendra d'une catégorie de la population qui ne s'exprime plus depuis longtemps: les ouvriers, et ils sont nombreux même si l'intitulé de leur fiche de paie indique "cadre".
Quant à la défense automatique "raciste", ce sera dur de revenir en arrière pour un bon "connard de vieux" par exemple, mais à qui la faute? La perte de valeurs, le père abscent etc. font partie du problème mais le racisme est bien là, partout, et ceux qui l'éprouvent en tant que victimes ont beaucoup moins de champs pour le dépasser alors même que de l'autre côté il ne coûterait qu'une légère introspection.
A Marseille, où l'insulte de base est "pédé", je vis à peu près la même chose que toi quand nous allons pique-niquer en famille sur les calanques: il faut juste remplacer les jeunes par des quadras et les scooters par des chiens non tenus en laisse.
immanquablement, attirés par la nourriture, les chiens viennent baver et renifler notre repas et nos enfants, comme chaque fois je devance la situation en criant, je me fais traiter de pédé qui n'aime pas les animaux. (et ça a failli aller plus loin plusieurs fois)
Une analyse de la misère affective, sexuelle et politique de ces homophobes cynophiles, apporterait autant d'éléments en rapport avec l'apartheid social que le racisme ambiant dont certains parmi les mieux intentionnés refusent d'en reconnaître l'omniprésence. Sa talonette ou pas. Mais il est vrai que nous avons connu des jours meilleurs dans un passé récent.
Ces nouveaux jeunes (basanés ou non, type caillera) depuis quelques
années ont d'abord un problème d'éducation qu'ils seront trop long
d'expliquer ici, si tenté que cela soit possible.
À long terme, je me fais du souci : que vont-ils devenir, et ils
sont si nombreux, sans éducation, sans moral, sans valeur, sans
éthique, sans culture autre que celle de la violence absolue, le
rapport de force immédiat et sans discussion, sans compromis aucun,
dans les 15 années qui viennent ?
À court terme, je comprends ton raisonnement qui consiste à dire
"généralisation automatique par facilité".
À Clichy sous bois, il y a 15 ans, c'était très violent.
Aujourd'hui, c'est d'un calme absolu par rapport à cette époque. Il
y a un raisonnement simpliste qui a fonctionné : rentrer dans leur
jeu, et leur montrer qu'on peut être plus violent qu'eux. Les forces
de l'ordre leur ont montré qu'il existe un certain moment où leur
pouvoir de nuisance devenait insupportable, de la moindre incivilité
au crime. Cela a marché. Mais cela n'est pas légitime, même si c'est
compréhensible.
Aujourd'hui, je n'ai franchement aucune idée de la façon dont on
peut traiter le problème. Toi même, sage comme tu sembles l'être, quelle piste te semblerait la plus prometteuse ?
Sur la fessée: je peux, même si c'est hors sujet?
Avantage n°1: ça calme les nerfs des parents.
Avantage n°2: ça déculpabilise l'enfant, avant c'était lui le méchant.
Avantage n°3: ça lui indique qu'on est plus fort physiquement mais qu'on est en position de faiblesse face à lui.
Avantage n°4: ça lui indique aussi que basta pour cette fois, vaut mieux qu'il s'écrase momentanément.
Pour toutes ces raisons là, ça le calme, ça met provisoirement fin à l'interaction.
Avantage MAJEUR: ça lui fait comprendre rapidement dans quelle société on vit: eh, on est pas des bisounours!
Et dernier avantage, c'est reproductible, il pourra fesser à son tour quand il en aura les moyens.
(Désolée, Ga(ï)elle, je voulais pas te casser le moral. Pour te consoler, j'ai pas été un parent exemplaire, loin de là, et mes principes me coûtent pas cher maintenant que je suis hors circuit. Je peux même pas fesser mon petit fils, ma fille m'arracherait les yeux!)
"Le père absent":
Erreur, une des clés de la violence chez certains jeunes dont les parents venaient d'ailleurs, c'est le père humilié. Et brutal parce qu'humilié. Il finit par être absent, parce que dès que le jeune devient plus fort que lui, il est hors course et se replie sur sa misère.
Et chez le fils se met en place une sur-virilisation artificielle et compensatoire, liée à l'impossibilité de s'identifier à un humilié, et de s'assumer en tant qu'humilié.
Belle tranche de vie, cette balade au parc Miribel...
J'ai eu un déjà-vu en le lisant, ça m'a renvoyé à l'entre-deux-tours 2002, lorsque, revenant de manif anti-Le Pen vers Bastille (elles étaient quasiment quotidiennes dans l'est parisien), je tombai sur un jeune qui pissait sous le porche de ma cité... puis prenais l'ascenseur lequel était orné de son quotidien et énorme glaviot... suivi juste après par les rodéos de scooters super-bruyants ssur la placette devant notre immeuble...
Je méditais sur l'ironie de la situation et imaginais quelles pouvaient être les réactions de mes voisins...
Le monsieur algérien du sixième me dit que celui qui crachait dans l'ascenseur, il fallait l'égorger....
Bon, tout cela ne m'empêcha pas bien sûr, de retourner manifestement contre Le Pen le lendemain... Je note simplement que ça va mieux en le disant, et je te remercie, ô Swâmi, d'aider à "verbaliser" et décortiquer tout cela... Merci aussi aux commentateurs...
@ mc :
Ya pas de mal, je ne suis pas déprimée à cause de ça. Plus parce que ma collègue défend becs et ongles Ségo tellement elle a peur de Sarko. Ca, ça me déprime.
Quant au côté "ça calme les nerfs des parents", j'ai connu ! :o) Avec trois filles qui dormaient dans la même chambre, au bout de 3 allers-retours pour nous mettre en garde et nous dire de nous taire sinon ça allait barder (et on la croyait, en plus - "la" parce que c'était ma maman la mère fouettarde), on s'est pris une bonne fessée... du moins moi, l'aînée et la première sur son chemin. Les deux autres ont eu une fessée pour la forme, pour éviter l'injustice flagrante en quelque sorte...
Et quand il y a eu les traditionnels "... même pas mal..." chuchotés quand on a été bien sure qu'elle était repartie, j'avoue que je n'y ai pas participé !
Ca m'a marqué. Comme celle que j'ai pris le jour où (une Nième fois) je me suis posée, en bonne intello déconnectée du monde réel, à la sortie du bain même pas essuyée sur mon lit, avec mon bouquin en cours, alors que la fenêtre était grande ouverte, et ce n'était pas l'été...
Mes soeurs comptaient les tapes derrière la porte et aujourd'hui on en rigole, mais je n'ai jamais plus lu un bouquin fenêtre ouverte sans y penser, même enveloppée dans une serviette de bain.
Certes, on en a aussi appelé à ma conscience et ça m'a marquée, en bonne judéo-chrétienne d'éducation. La preuve, je me rappelle toutes les fois où j'ai chourré quelque chose dans un bureau de tabac ou une superette (bon y en a pas beaucoup mais je me rappelle tout). Et la fois où j'ai menti effrontément à ma mère, droit dans les yeux et qu'elle m'a dit en désespoir de cause que j'avais ma conscience pour moi.
N'empêche que je les ai volés, ces trucs insignifiants. Et je n'ai pas craqué ou arrêté de mentir. J'ai juste culpabilisé après et appris à penser à autre chose.
Enfin bon, je ne suis pas sure qu'il y ait possibilité de trancher en la matière, alors on ne va pas troller plus longtemps ;o)
En attendant, on verra quand j'aurai des enfants, et je pense que personne d'autre que moi ne touchera à un de mes petits, je me sens l'âme d'une vraie louve.
La question c'est où sont les parents?
Bon, cher Swâmi, vous êtes contre le désordre injuste de Ses Talonnettes (ce que j'approuve), et vous êtes contre l'ordre juste de Sa Bravitude (là je ne vous suis plus); alors pour quoi êtes-vous ?
(Vu la sérénité qui règne en cet ashram, je reviens poursuivre ma méditation n°14 :)
... C'est comme si on était face à des noeuds qui n'en finissent pas de s'ajouter les uns aux autres... jusqu'à devenir indémerdables... Alors que l'on sent bien que ceux qui veulent pratiquer la méthode du tranchage révolutionnaire de noeud gordien vivent dans l'Illusion... La grande Illusion qui aide à vivre chez certains... Non, décidément, la seule Voie est celle de la parole et de l'action qui dénouent, patiemment, les noeuds, tandis que d'autres apparaissent...
@ françois et fier de l'être:
Zont eu peur de monter sur le porte bagages du scoot!!! trouillards!
T'as obéi à tes parents jusqu'à quel âge?
Et tes enfants, tu crois qu'ils vont t'obéir toute leur vie?
C'est marrant, ces gens qui croient les parents à la fois complètement nuls et absolument tout puissants...
Mais ne sais tu pas malheureux qu'on ne doit jamais rentrer dans le jeu de cette violence stupide ? de cette violence gratuite ? Tu as eu une réaction épidermique mais ça aurait pu être grave.
Il ne suffit pas d'intellectualiser, il faut vivre les choses. Alors qu'un raciste, qu'un Dupont la Joie réagisse comme ça, oui c norma mais toi ? là j'avoue ne pas comprendre... J'ose te le dire, je sais que tu n'aimes guère qu'on te contrarie. Peu importe.
J'ai toujours dit à mes fils, ne traînez jamais où ils sont, ils sont mal, ils sont exclus, ils ne savent pas où est leur identité, ils ont la rage, ils n'ont rien compris au vrai combat. Ils croient se faire accepter en consommant, en imitant ceux qui ont de l'argent, en roulant en BM, fruit de leurs magouilles... J'ai dit à mes fils qu'il ne fallait pas entrer dans leur haïne, dans leur ressentiment à eux... mais que l'exclusion est la pire des choses, qu'elle engendre les pires des exactions et qu'en plus eux ne peuvent pas faire dans la dentelle, ne possédant souvent pas beaucoup d'éducation. Mais je leur ai dit qu'il fallait se méfier car les blonds aux yeux bleus comme eux, ces jeunes là les détesteraient.
Donc il faut faire attention... ne pas répondre à leurs provocations ou alors sur un autre ton mais jamais sur le leur sinon tu t'exposes au pire, tu avais ton petit, Swami...
Comprendre leur rage est essentiel, sinon nous sommes stupides mais il ne faut pas faire de l'angélisme et ignorer les conséquences de cette rage est dangereux.
On leur a dit qu'ils étaient dangereux, ils le deviennent... il est si facile d'enfermer les gens dans un rôle.
Que de misère, que de souffrance, que de violence ! quand on y est confronté ça fait mal...
Je sais que c dur pour un homme de ne pas répondre à la provocation mais c'est une plus grande force encore que de ne pas entrer dans cette démonstration pitoyable de soi disante virilité.
Annie
Annie : "J'ai toujours dit à mes fils, ne traînez jamais où ils sont, ils sont mal, ils sont exclus, ... mais que l'exclusion est la pire des choses, "
Euh comment dire sans m'emporter... disons que c'est veille de fête et que c'est simplement un troll, faut dire que le sujet s'y prète bien.
Steph K, bonjour, petite parenthèse, perso je comprends rien à ton message (n°21), rien de rien, je comprends même pas qui tu accuses d'être "troll"... Ce que je vois par contre, c'est que le mot "troll" devient un mot tarte à la crème, mis à toutes les sauces...
Bref t'en dis troll ou pas assez! ;-)
@ Annie:
Je te comprends pas bien, tu prétends qu'il ne faut par rentrer dans le jeu de la violence et tu dis apprendre à tes fils ce qui est le plus violent et le plus générateur de violence, le refus de relation basé sur un à priori total....
Tu crois mettre tes enfants à l'abri, tu les mets en danger, puisque n'ayant jamais fréquenté que des semblables, ils ne sauront pas se comporter avec ceux qui ne leur ressemblent pas.
Et s'ils ont affaire à des jeunes un peu déséquilibrés, leur peur les désignera comme cible...
Merci mc d'expliquer à ma place... je n'aurais pas utiliser les mêmes mots mais tu as raison, calme, cool, lexomil.
Non je ne leur ai pas dit de refuser toute relation, pourquoi juges tu si vite mc ?
Je leur ai dit de faire attention à leur violence, de ne pas aller non dans certains quartiers. Un de mes fils est éducateur sportif et les côtoie maintenant souvent... Il n'a aucun problème avec eux, je leur ai trop appris la tolérance pour qu'il les juge... Mais je t'accorde que mon message prétait à confusion à ce niveau.
Moi j'ai donné des cours de soutien scolaire dans ces quartiers, je connais leur violence envers ceux qui les craignent, qui les jugent, qui entrent dans leur jeu... je ne suis jamais entrée dans le leur... jamais. C'est ce que je voulais dire, ne pas réagir comme eux... sinon c'est une guerre sans fin.
Mais je sais que c'est pas toujours facile...
Allez, sur le manque de père, une histoire qui finit bien.
Mon fils est vidéaste. Il anime, parce que c’est sa passion, des lieux d’accueil artistiques (performances, expositions, rencontres de tous genres). Son premier lieu fut son appartement. Venaient aussi bien les cultureux de la ville et d’ailleurs que les voisins. Pas d’exclusive, la culture s’offre à qui veut la rencontrer, qu’on ait ou non les codes. Parmi ces voisins, ce que Nicolas 1er soigne au kärcher. Venant autant pour les divers produits à boire/fumer que pour chasser l’ennui. Pas question de leur faire sentir qu’ils seraient de trop, au contraire.
Un soir, il invite mon frère, conteur en gallo. Le gallo est la langue parlée autrefois aux marches de Bretagne. Inutile donc de préciser que ses histoires sont d’un temps fort passé, allez, ringardes. Quand il découvre ce public assis le long du mur, il est effaré : que vont-ils avoir à faire avec la mère Mariette de la rue des Mirettes, la traïe à Jean-Pierre et la Bête Jeannette ?
Il y va. Et ça passe. Les « teneurs de mur » sont scotchés.
La soirée finie, discussion avec mon fils : pourquoi ça a marché ? Et ils trouvent la clé : c’est parce que ces histoires, mon frère les tenait de notre père mort, que mon fils avait avec son grand-père un rapport profond. Et que les squatters voisins de mon fils ont sûrement deviné, senti que cette transmission était une affaire de fils à pères, ces pères, ces grands-pères, ces racines qu’ils avaient perdues ; que, quelque part entre Bretagne et Maghreb, l’instant d’une soirée ils les avaient retrouvées...
Intéressante, l'histoire de PMB. Les pères, les fils, les frères et les grands pères, et la transmission des valeurs. Oui. Où sont les femmes ?
Bon petite anecdote, très simple: j'étais dans un grand cinéma du forum des Halles pour voir, lors de sa sortie, "Good-bye Lenin". L'après-midi, bien câlé dans mon fauteuil, ravi de me faire cette toile... Et voilà qu'arrive toute une classe, menée par une prof d'histoire sans doute, une classe de troisième peut-être, très banlieue, lascars déboulant bruyamment dans les allées avec force "bouffon, pousse-toi" 'ta race!" et autres... Ils s'installent, en s'engueulant, en se filant des coups etc. Je me dis merde, putain ça va être l'horreur... Et c'est effectivement l'horreur, les cris, les rires à la con, les bagarres... Et puis le film commence, générique, et là, le silence se fait progressivement, et au bout d'à peine une minute... on entend les mouches voler...
Et pendant tout le film ç'a été un silence et une attention quasi religieux...
La transmission par les mères est bien moins perturbée que celle par les pères. Les mères sont dans la maison (je parle de la génération arrivée dans les années 70, avec le regroupement familial), elles sont beaucoup moins humiliées que les pères, et même parfois valorisées (par les professionnels) au détriment de leur conjoint.
Ce qui ne veut certes pas dire que leur vie est rose; leur souffrance vient davantage de l'intérieur du cercle familial, elle n'a donc pas du tout la même signification pour les enfants. Ce que vivent les filles est encore une autre question.
Il y a, pour essayer de comprendre, le documentaire passionnant de de Yamina Benguigui, "Mémoires d'immigrés", où en particulier un homme parle de l'humiliation vécue par son père devant ses yeux d'enfant, et dit cette chose étrange, mais parfaitement compréhensible après coup: "Moi, c'est la délinquance qui m'a sauvé"
"cet après-midi, (...) Nous nous promenions en famille tous quatre sur nos vélos au (très grand) parc de Miribel-Jonage" Je rêve ou, à peine le travail retrouvé, tu fais le pont? C'est honteux! ;)))
(Non, chuis pas jalouse!)
(Oui-oui, rtt employeur, toussa, je sais, c'est bon!)
Ce que tu racontes, le problème de l'intégration, me fait souvent réfléchir. C'est triste. J'essaie de comprendre, de me mettre à leur place, j'imagine que ça ne doit pas être facile tous les jours... Je n'ai lu que le 1er commentaire (de Marie-Aude) et, oui, il y a déjà ça... et sans doute encore d'autres choses plus personnelles à chacun, comme pour tout le monde...
Et puis inversement, en banlieue, j'ai aussi eu à "payer" d'être petite blanche aux yeux clairs. Comme tu t'es fait traiter de raciste parce que tu étais blanc. C'est con. C'est l'homme. Toujours à se tirer une balle dans le pied, à faire la guerre... Ca me tue. La connerie me tue. L'homme me tue...
Il y a une technique intéressante en Angleterre: le fait de rouler avec un scooter non assuré ou non prévu pour la route, (et peut-etre d'utiliser les pistes cyclables) se traduit par la destruction du scooter.
Ca ne cause de préjudice à personne (les utilisateurs de 50cm^3 sont des collégiens ou des lycéens qui n'ont pas vraiment besoin de leur bécane pour aller au bahut), et c'est une méthode douce pour mettre un peu l'accent sur la responsabilité personnelle et les conséquences de ses actes, plutôt que de verser dans le déterminisme social (comme certains ici) ou génétique (comme le nain à talonnettes).
Je propose d'interdire les pistes cyclabes aux piétons, familles, vélos, et tout autre truc que les scooters.
Il est scandaleux qu'un mauvais père qui n'a pas laissé sa famille devant TF1 ose se plaindre.
La place des enfants est devant la télé. Au moins ils ne risquent pas d'y croiser de scooter.
@yves : un peu de finesse dans ce monde de brutes! Excellent...
@Annie et consorts, sur la fessée et la réaction épidermique de Swami quand MiniShiva manqué de se faire emplafonner : il faut admettre que contrôler ses nerfs 100% du temps dans 100% des situations est d'un Prajnanpad et pas du commun des mortels.
J'ai vu chez moi des fessées données à bon escient mais avec un temps de retard qui ont provoqué des yeux ronds chez mes mômes et nécessité moult explications de texte pour que les dits mômes comprennent d'où venait la sainte et rare colère de leur père. Manquerait plus qu'ils gardent le souvenir d'un stupide brutal aviné.
Bien souvent, bien souvent ???, meuh non, quasi toujours, la violence, l'explosion provient d'une situation qui est analysée différemment par les parties. L'un considère qu'il s'est arrété pile, joli, facile pour lui (genre il fait ça tous les jours avec son scoot) et l'autre a vu l'espace d'un instant son gamin à l'hosto sur un p'tit lit tout blanc. Vénère qu'il est pendant que l'autre est tout content de son exploit. Alors si c'est pour lui pourrir le groove, ah nan alors...
Donc je rejoins Annie : tout ça demande du sang froid, du recul, de l'analyse. Mais comme mon nom de famille n'est pas Prajnanpad et sauf la couardise, je suppose que j'aurais réagi à vif également.
En tout cas promis juré : quand vous tombez sur une situation de conflit extérieure à vous, dont vous comprenez les ressorts psychologiques (souvent simples) et que vous pouvez les expliquer aux parties, parfois vous pouvez amener des gens à comprendre, à pardonner et à admettre que la merde dans laquelle ils sont c'est pas toujours la faute des autres.
En gros hein...
@Swami : Faut-ils qu'ils se sentent rejetés ! Tout un syndrome révélateur de la manière dont notre société traite une partie de sa jeunesse, des repères et de l'horizon qu'elle leur donne...
mouais... je ne suis pas vraiment d'accord... J'ai grandi dans les cités les plus pourries du 93 (que j'ai quitté a 23 ans), là ou le blanc n'est pas vraiment la couleur dominante...
Je n'avais d'ailleurs que tres peu de potes francais de souche, bien que 90% soient nés ici...
En devenant ado, j'en ai vu certains bien s'en sortir et d'autres virer kaillera...
Meme environnement, meme société et destins differents...
Je ne suis pas certain que ces mecs se sentent opprimés par la société... En tout cas moi je l'ai jamais senti. J'ai été parfois un branleur mais ca serait vraiment hypocrite de mettre ca sur le dos de la société... La société, ils s'en battent les couilles ils ne la calculent meme pas. faut dire que ca fait bien d'avoir une reputation dans la cité de passer pour un caid...
C'est aussi facile de faire du biz et de ramener dans la journée ce que ton pere ne gagne pas en un mois...
Mais si tu as un peu de plomb dans la tete (chance a la naissance ou présence familiale / education ?), tu t'en sors, cité ou pas, quelque soit ton origine ethnique meme si c'est pas toujours simple de resister a l'appel des sirenes et qu'il faut bosser a la fac et trouver un taf pendant tes vacances pour avoir un peu de thunes pendant que certains de tes potes qui font du biz se cassent a Benidorm en vacances.
@ Solo:
Tu mélanges deux niveaux de réflexion:
L'individuel, et là, bien sûr, pour un motif ou un autre, on ne peut préjuger de l'orientation que prendra tel ou tel destin, à parti d'un vécu approximativement semblable.
Le collectif, et là il s'agit du nombre de destins individuels qui prendront telle ou telle direction.
Donc, dimanche prochain, c'est vélo en famille à Lacroix-Laval ?
@Laure : Même pô. Figure-toi qu'on s'est déjà fait virer par des flics de parc montés sur des chevaux à l'entrée du parc de Lacroix-Laval sous prétexte que les adultes à vélo n'y sont pas les bienvenus... Seuls les enfants de moins de 9 ans ont le droit, mais il nous est fortement impossible de suivre à pied Srî Minîshiva quand il bombarde sur son vélo...
Donc, à Lacroix-Laval, des parents à vélo tranquilles et attentifs se font sortir par les flics, mais à Miribel, des ados en scooter peuvent faire chier le monde en toute impunité. Trouvez l'erreur...