Champagne pour tout le monde !
Par Petaramesh le dimanche 15 avril 2007, 00:59 - Chienne de vie - Lien permanent
...Caviar pour les autres.
La pschittologue[1] nous ayant suggéré de noter la genèse d'une belle engueulade pour pouvoir en tirer les conclusions qui s'imposent en comparant les versions (rions un peu ;-), il n'y a pas de raison que je n'en fasse pas profiter mes braves lecteurs-tricEs,[2] il serait trop bête que ce soit perdu pour tout le monde.
Ou : Comment quelques notes non destinées à finir punaisées ici, finissent finalement punaisées ici...
Contexte : Après des années de galère, il a (enfin) trouvé du travail ; il va signer son contrat de travail dans quelques jours. Les deux dernières semaines ont été épuisantes : Succession d'entretiens pour deux entreprises différentes, anxiété croissante à mesure que chacun des deux processus de recrutement parallèles avance (et que la déception sera d'autant plus grande si ça foire, d'autant que ça peut toujours foirer à tout stade...), mauvais sommeil, anxiété extrême, puis, la « bonne nouvelle » : il a le poste !
Il vient de passer une semaine seul à la maison, difficile semaine ponctuée d'entretiens et d'attente de réponse.
Comme il va recommencer à bosser la semaine prochaine, il a mis à profit les deux dernières journées qui lui restaient pour faire des opérations de maintenance qui étaient nécessaire sur son ordinateur, sachant qu'il n'aura plus le temps de les faire ensuite... Bien évidemment il a rencontré des problèmes techniques qui ont viré au cauchemar... Il a galéré tout son vendredi sur l'ordinateur devenu totalement instable, a bossé dessus jusqu'à 2h30 du matin, et est allé se coucher épuisé en laissant une machine HS. La nuit dernière, il a excessivement peu et excessivement mal dormi. Du coup il y a également passé les ¾ de son samedi, et l'ordinateur semble maintenant aller un peu mieux.
Elle est au courant, puisqu'il le lui a raconté au téléphone.
Elle vient de passer une semaine en vacances au bord de la mer avec les deux enfants, chez sa mère et sa soeur. Plage et sable fin. Il a appris que l'ambiance avait été « tendue » avec sa mère et sa soeur, et que les enfants avaient été « difficiles », surtout le petit, « particulièrement insupportable ». Elle rentre par le train. Il sait qu'elle est « fatiguée » et « ne s'est pas reposée ».
Ils se sont dit depuis très longtemps que, le jour où il retrouverait du boulot, ils fêteraient ça dignement. Au téléphone, elle lui a demandé d'acheter une bouteille de Champagne. Depuis le train, elle lui a envoyé un SMS précisant d'acheter aussi du « Champomy » pour les enfants.
Bien qu'il soit totalement crevé et malgré ses galères informatiques, il a trouvé le temps de passer l'aspirateur et de rendre la maison (aussi) accueillante (que possible), et d'aller faire des courses pour qu'il y ait à manger dans le frigo et des fruits dans le panier. Il a également acheté et mis au frais une bouteille de Champagne, et pas n'importe lequel, du « Veuve Clicquot », symbolique pour eux deux depuis les débuts de leur histoire. Et une bouteille de « Champomy » pour les gosses, donc.
Après avoir fait les courses, il va les chercher à la gare. Sortant du train, les deux enfants lui sautent dans les bras et lui font fête. Elle, par contre, ne le fait pas vraiment, juste un « petit bisou ». Il lui trouve l'air exténué, un peu « tête des mauvais jours », s'abstient de trop le dire. Il se dit que ça ira mieux quand elle se sera « posée ». Ils rentrent. (A ce stade et compte tenu de la « grande nouvelle », on peut déjà dire qu'il a conçu une légère frustration – tempérée par l'habitude – de n'avoir pas reçu de prime abord de sa femme un accueil aussi joyeux qu'il l'aurait espéré.)
Toute la famille rentre. Il demande si elle désire une tasse de thé. Elle accepte. Il prépare un goûter. Les enfants se mettent aussitôt à jouer sur la console vidéo. Du côté de sa femme, c'est « ambiance grosse fatigue »; elle parcourt cependant « le projet de contrat de travail » qu'il a reçu, mais l'ambiance n'est toujours pas vraiment à la fête ni aux chaudes félicitations heureuses. Elle explique qu'elle est crevée.
Il en conçoit une certaine frustration – toujours tempérée par l'habitude. Mais il trouve un peu énorme que depuis le temps qu'on espérait la « grande nouvelle », les choses soient si « grisaille » à son retour. C'est un goûter comme n'importe quel autre jour, juste en plus fatigué. Les mômes jouent sur la console, madame lit le contrat de travail en commentant quelques clauses. Il lui fait pourtant voir l'étiquette de la bouteille de Champagne, elle réagit à peine.
Elle lit le contrat de travail, bon. Il a presque l'impression que c'est un « conseiller » qui lit ce contrat. On ne peut vraiment pas dire qu'elle lui fasse fête. Elle lui fait simplement remarquer qu'il commencera à bosser le jour de l'anniversaire de ses « un an sans cigarette », et que c'est bon signe. Le plus inconnu de ses lecteurs inconnu, sur Internet, l'a félicité plus chaudement...
Elle lui répète ce qu'elle lui avait déjà dit tout-à-l'heure, présenté de cette manière : « Je me suis coltiné les gosses toute la semaine, je suis crevée, j'en ai marre, ce week-end, c'est toi qui les prends en charge ! »
La deuxième répétition l'agace un peu plus que la première ; toutefois, il n'en dit rien. Il note cependant que, comme d'habitude – et c'est bien cela qui l'agace – elle ne lui demande pas gentiment son aide, mais elle l'informe à l'indicatif que « ce week-end c'est lui qui s'y colle ». Bref, elle se décharge sur lui sans lui demander son avis. Elle donne un ordre. Elle trouve sans doute cela ça normal « puisqu'elle a été en charge des gosses toute la semaine », lui ne trouve pas du tout normale la manière dont les choses sont dites : il n'a pas d'ordres à recevoir, et il estime qu'on pourrait lui demander gentiment (et il le ferait alors avec plaisir). Ce qui n'est pas le cas. Et c'est encore moins normal compte tenu du contexte particulier. Il est crevé. Comme si lui avait passé la semaine à se tourner les pouces au bord de la piscine un Martini à la main pendant que Madame subissait la torture d'une semaine de vacances dans sa famille avec les enfants !
Quelques dizaines de minutes plus tard, elle l'informe « qu'elle ne fera pas à manger (elle est crevée), et que c'est à lui de s'en charger ». D'organiser ensemble fête ou apéro dînatoire, il n'est pas question. Il n'y a aucun « nous » d'ailleurs, depuis qu'elle est rentrée. Il y a juste un homme déçu qu'on ne le fête guère alors qu'il a l'impression d'avoir accompli un exploit, et une femme fatiguée qui manifeste sa fatigue. Pas de « nous ». De communication réelle entre les deux, pour ainsi dire, aucune. De faire quoi que ce soit ensemble, d'ailleurs, il n'est pas question. Elle l'informe simplement qu'elle ne fera pas à manger, et que si quelque chose doit être fait, c'est à lui de le faire, point. Là encore, aucune concertation, aucune complicité, aucune demande adressée à l'autre. Une information : « Je suis crevée, tu te démerdes » en style quasi-télégraphique.
Trop content il est. Il récapitule dans sa tête... Alors, j'ai trouvé du boulot, bon. J'ai réussi à démerder l'ordinateur avant qu'ils ne reviennent, quitte à y passer la nuit, bon. J'ai lavé et étendu le linge, bon. J'ai passé l'aspirateur, bon. J'ai fait les courses, bon. J'ai été les chercher à la gare, bon. J'ai fait le thé, bon.
(Trop bon, trop con...)
En échange il reçoit quoi ?
1/ Tu te démerdes avec les gosses
2/ Je ne fais pas à bouffer, tu te démerdes avec la bouffe
3/ Aucune question sur la façon d'envisager d'organiser la « petite fête » en dehors de « tu te démerdes » et « commande une pizza ». Il faut donc apparemment qu'il s'organise sa propre fête tout seul pour se fêter lui-même, et peut-être daignera-t-elle venir boire une coupe. Trop top motivant, comme truc.
Elle sort de la pièce et commence à ranger les sacs et les affaires de retour de vacances, décrocher le linge qu'il a accroché à sécher après avoir fait tourner une machine – toutes choses qui ne pouvaient certainement pas attendre à demain, surtout un jour où l'on aurait quelque chose à fêter... Y'a rien de plus urgent à faire quand on se retrouve avec pareille nouvelle, sans déconner ?
Il a beau « avoir l'habitude », il est de plus en plus frustré.
Les enfants jouent sur la console. Il se tourne vers l'ordinateur et commence à rédiger un commentaire de quinze lignes tout au plus. Mais à partir de là, évidemment, nul ne respecte ce qu'il fait. Aussi bien sa femme que sa fille se relaient toutes les 45 secondes pour lui dire quelque chose d'urgent (tu parles...) ou lui poser une question tout aussi urgente – alors que nul ne lui parlait guère quand il était « disponible ». Au bout de 20 minutes, il constate qu'il est toujours sur la rédaction d'un commentaire de 10 lignes qui aurait du lui prendre 1 minute 30 à tout casser, mais que comme il est sans cesse interrompu, il ne parvient même pas à relire ce qu'il vient d'écrire.
Il remballe alors un peu sèchement sa gamine en lui disant qu'il est occupé et en la priant de lui foutre la paix jusqu'à ce qu'il ait terminé ce qu'il est en train de terminer, et qui ne lui prendra que 2 minutes si on ne le dérange pas sans cesse, merci !
A ce moment, sa femme, bien entendu, se croit obligée d'intervenir depuis le fond de l'appartement, lui faisant remarquer qu'il n'a pas vu ses gosses depuis une semaine et qu'il est déjà « de nouveau sur ton ordinateur, ça recommence comme avant ».
Là, c'est le mot de trop qui commence comme qui dirait à le gonfler grave. Il va dans la chambre et fait remarquer à son épouse qu'il était sur quelque chose qui ne lui prend normalement que deux minutes, mais que comme on l'interrompt toutes les 30 secondes, ça fait 20 minutes qu'il est dessus sans en voir le bout, et qu'il fait ça en attendant de savoir si oui ou non quelqu'un a envie de fêter quelque chose dans cette baraque ou pas, mais que s'il est concevable qu'on s'en occupe à deux, et que c'est d'ailleurs ce qu'il aurait attendu, il est hors de question qu'il s'en occupe tout seul, et il demande donc à sa femme si oui ou non elle désire boire une coupe de champagne, et que si oui, il attend qu'elle lui propose de s'occuper avec lui de préparer l'apéro.
Il lui fait également remarquer qu'elle s'est immiscée dans sa relation avec sa fille, depuis l'autre bout de l'appartement et en contradiction avec ce que leur a demandé la psychologue qui suit désormais toute cette famille de dingues. Et ajoute qu'il espérait passer une bonne soirée à fêter une grande nouvelle en famille, mais que ça ne semble pas en prendre le chemin, et qu'au cas où elle désirerait de son côté fêter quelque chose, il conviendrait qu'elle le manifeste et qu'elle essaie peut-être de calmer le jeu plutôt que d'envenimer les choses ou de tout faire pour créer l'incident à partir de rien. Il répète plusieurs fois qu'il veut, lui, tenter de calmer le jeu et qu'il lui demande, à elle, de bien vouloir faire l'effort d'en faire autant.
Mais plus il lui dit que lui, cherche à calmer le jeu si on veut tenter de sauver la soirée, plus il la voit s'emporter davantage.
A chaque fois qu'il dit qu'il cherche à calmer le jeu, elle réagit exactement comme en réponse à une insulte. Plus il insiste, et plus c'est pire.
En retour de quoi son visage à elle se décompose, et elle lui dit qu'il est totalement inadmissible qu'il lui « aboie » ainsi dessus et la traite comme moins qu'un être humain. Ce à quoi il rétorque que lui-même n'est pas un chien et qu'il « n'aboie » pas. Elle rétorque alors que si, il lui « aboie » dessus, et répétera ces termes à de nombreuses reprises par la suite. S'ensuit le jeu de « Non, je n'aboie pas ! » - Si ! - Non ! - Si ! - Non !...etc
Il bat en retraite.
Fin de l'acte 1
Acte 2 : Quelques minutes après la fin du jeu de non-si-non-si faute de combattant, il retourne la voir et lui demande ce qu'il fait, quoi, merde, parce que l'heure tourne, et lui indique que si elle souhaite vraiment fêter quelque chose, elle aurait intérêt à changer d'humeur et d'état d'esprit rapidement, et lui dit que lui, ne préparera rien tout seul – il a été question à plusieurs reprises de commander une pizza – mais qu'il attend à côté qu'elle se propose de venir l'aider et de faire quelque chose ensemble, si toutefois elle souhaite fêter quelque chose, et que sinon, il envisage sérieusement, lui, l'hypothèse de sortir dîner tout seul au McDo.
Elle décline et lui dit qu'il l'a horriblement blessée à lui « aboyer » dessus pire qu'un chien, et que c'est encore pire que s'il l'avait battue, etc. (! ! !) Il répète qu'il n'est pas un chien et qu'il n'aboie pas, qu'il y avait seulement une certaine vivacité dans ses propos, c'est tout.
Elle lui dit de commander la pizza ; il lui dit que s'il la commande maintenant elle sera prête trop vite pour avoir le temps de boire l'apéro, et lui demande si oui ou non elle a envie de fêter quelque chose, parce qu'il se refuse à ouvrir une bouteille de Veuve Cliquot si c'est pour la boire en se faisant la gueule, et qu'il ne l'ouvrira donc que si elle se sent l'envie de fêter quelque chose et de le faire avec le sourire,
Elle ne répond guère ; il réitère.
Elle fait cette remarque totalement tuante qu'il vaudrait mieux ouvrir le Champagne ce soir parce que demain les enfants doivent se coucher tôt parce que lundi y'a école.
Il répond que ce n'est pas vraiment ainsi qu'il envisage l'idée de fêter quelque chose : « Fêtons aujourd'hui en se faisant la gueule parce que demain il faudra se coucher trop tôt pour pouvoir fêter... »
Sans autre réponse qu'une invitation à commander la pizza, il décide finalement de ne rien fêter et dit que cette bouteille sera ouverte le jour où elle aura réellement envie de fêter quelque chose avec lui – si jamais il est encore buvable ce jour-là.
Elle éclate en sanglots.
A l'acte III, elle lui répète qu'il l'a horriblement blessée tout-à-l'heure en lui « aboyant » dessus, etc, blablabla... et lui, ne comprend vraiment, sincèrement pas, tout d'abord parce qu'en se repassant le film dans sa tête il se confirme dans l'idée qu'il n'a aucunement aboyé, ni rien dit qui soit méchant au moment de la conversation où elle situe « l'horrible blessure » et le fait qu'il lui aurait parlé « pire qu'à un chien ». Vraiment, même avec un peu de recul, il ne voit pas, et d'autant moins qu'il se souvient de plusieurs engueulades passées où il avait été nettement plus en colère et où il avait tenu des propos considérablement plus blessants... sans provoquer de telles réactions disproportionnées.
Il se dit in petto qu'elle a complètement pété les plombs.
Sur cette remarque intérieure, il dit que bon, OK, il commande la pizza puisqu'il faut bien que les enfants mangent, mais qu'on n'ouvrira pas le Champagne.
Elle dit que, puisque c'est ainsi, elle n'a pas faim et ne viendra pas à table.
Il met la table et le couvert pour toute la famille, elle incluse.
Elle lui fait la remarque de ne pas mettre de couvert pour elle, puisqu'elle ne compte pas manger.
Il dit qu'il apporte à manger pour toute la famille et met le couvert pour toute la famille, et que ceux qui ne veulent pas venir ensuite, ça les regarde eux, mais ça ne le regarde pas, lui.
Entre-temps mademoiselle Patâpatî, voyant tout cela, a fondu en larmes et sa mère est allée la consoler...
Il va chercher les pizzas commandées, met les enfants à table (après avoir vu Srî Minîshiva, à son tour, fondre en larmes), leur demande s'ils veulent du Champomy. Ils disent oui, bien sûr, alors on ouvre le Champomy.
Puis les enfants et lui, lui demandent, à elle, de venir à table. Elle dit qu'elle ne veut pas manger. Il insiste, disant que les enfants aimeraient que leur mère soit présente (plutôt qu'à se déplacer dans l'appartement et ranger des choses de manière bruyamment ostentatoire). Elle finit par se laisser convaincre et vient durant 5 minutes asseoir ½ fesse sur ½ chaise... Avant de rapidement retourner à son rangement.
Epilogue ? Ah oui, la soirée est foutue. La suite est à l'avenant. Pour un retour, c'est un retour en fanfare.
Mâ Anadaramesh a quand même fait une remarque très intéressante : A chaque fois que nous nous retrouvons après une séparation de plusieurs jours, les schrapnels volent bas...
La Veuve Cliquot est toujours au frigo. Il faudrait que je me trouve quelqu'une avec qui la boire au sein d'une couche pleine d'odeurs légères ou d'un divan profond comme un tombeau...
Ma femme et moi avons été heureux vingt-cinq ans; et puis, nous nous sommes rencontrés.
- Sacha Guitry.
Après tout, ce qui rend un homme misogyne, ce sont les femmes.
- Noctuel










Commentaires
Bien fait pour toi. Prévoir une pizza à emporter avec du champagne !
Le champagne ça va avec tout ! Mais les lentilles ça va avec rien.
Décidément, tu passes ton temps rien qu'à te fendre la gueule...
Dommage qu'il n'y ait pas un protocole "champagne" dans le modèle TCP/IP, on se ferait une bonne petite fête dans cet ashram virtuel :o)
Dis-toi que çà doit être le double effet kiss-cool de ton contrat de travail : on te propose un poste intéressant, autant dire le miracle attendu par tout Rémiste ou
Assiste(non, ce mot pourrait prêter à confusion), et soudain, ta douce devient d'une humeur exécrable.Cela dit, je n'aimerais pas être à sa place, parce que pour attiser et entretenir un pareil climat, c'est qu'elle doit être très malheureuse (ce qui ne l'excuse pas pour autant), sans forcément parvenir à le formuler clairement.
Souffrance dans son propre job ? Relations belliqueuses avec sa mère et sa soeur ? A l'impression d'être une mère indigne et culpabilise à donf' ? Se dit que le fait que tu retrouves du travail (même si elle ne peut qu'en être très heureuse et soulagée) va te rendre beaucoup moins disponible pour les enfants et les tâches domestiques, et angoisse à l'idée de devoir assumer tout çà seule en plus de son boulot ?
Pas facile tout çà ! En tout cas, bon courage pour surmonter les tensions familiales et encore félicitations pour ton job ! (à défaut de la tienne, c'est au moins une femme qui te félicite)
Elle a visiblement mal vécu cette semaine, tu as eu beaucoup d'angoisses itou, moralité : il n'y en a pas.
Peut-être est-ce un mode de fonctionnement que vous avez et qui ne passe pas du tout ce coup ci car vous êtes tous les deux exténués et vidés émotionnellement.
Courage, vous allez la boire ce midi la bouteille ;)
Une tranche de vie qui prouve que même sans Champagne, elle (la vie) peut malgré tout faire des bulles...
Allez, bonne journée quand même à toi, Swâmi. Dis-toi bien qu'entre une petite prise de bec et une folle embrassade, il n'y a pas toujours une grosse différence (NB : au Québec, un "bec", c'est un baiser).
bin... c'est curieux, j'ai déjà vécu l'histoire mais du côté de Mâ.
En fait, pour tenter de comprendre son point de vue : tu viens de passer une semaine de merde, en bute aux provocations de gens sur le job de ton keum, qui te faisait déjà bien assez de souci comme çà, cette semaine de "vacances" suit une longue période morose, tu rentres en train où les gosses sont affreux : résultat, t'es naze. En plus, sur le job du keum... t'as peur. T'en attends trop. Et le keum lui, veut faire la fête, c'est sûr. Mais toi, t'as envie de tout remettre en ordre d'abord, d'où un manque évident d'empressement qui met le feu aux poudres. Et quand le keum vient te mettre la brassée -méritée- c'est l'écroulement...
Du vécu, je vous dis!
Courage, elle va se reprendre, vous la boirez, cette bouteille...
Baaaahhh ... Et t'aurais pas voulu gagner au loto non plus en prime ? ;-)
Z'avez peut-être passé tous 2 une semaine de m... , dur d'être synchrone avec chacun ses pbs existentiels, mais y'a pas bien lontemps z'auriez quand même signé des deux mains pour la situation en cours. Les derniers remous avant l'embellie, la peur du succès, rien de bien méchant.
Et puis tu dois être content d'être en charge des gamins après en avoir été privé tout une semaine. D'ailleurs ce qui me fait encore plus plaisir que pour toi, c'est de penser que ta petite va pouvoir rayonner à l'école, être fière de dire que son papa est tellement bon qu'y en avait plein qui voulaient l'avoir et que c'est lui qui a pu choisir exactement ce qu'il voulait.
Et franchement ça pèse quoi nos emmerdes à coté du soleil dans les yeux de nos gosses ? :-)
bon.....decompresse.......
je crois que vous avez besoin ts les deux de retrouver vos marques
elle: retour à la maison et nouvelle donne / ton new job...(suppose une autre organisation , tu seras p'etre moins present/ enfants, je te lis depuis un moment je trouve que tu assures bien avec eux..)
toi: ta semaine epuisante et le besoin de reconnaissance (et calins?...)
donc aujourd'hui.....cool
une tite balade pr decharger les tensions serait bienvenue, et l'occas de boire ta bouteille.....
courage!
ça va mieux ce matin?
une petite promenade au soleil, un film rigolo à la télé....
je mets un peu les pieds dans la mare mais le "Je me suis coltinée les gosses toute la semaine", me chatouille un peu.
disons que c'est le "coltiné" qui me froisse.
parce que les enfants on a choisi de les avoir, on les aime, et quand ils sont "insupportables", ce n'est pas sans raison de leur part, ou de la nôtre.
d'eux c'est un signal d'alerte, mais de nous aussi, signe d'un dysfonctionnement.
La vie est belle, tu as à nouveau un travail, tes enfants sont en bonne santé, bientôt c'est l'été.
Laissez filer les mauvais jours, riez ensemble, amusez vous, faites des trucs un peu fous, tous les quatre, pour retrouver le plaisir d'être ensemble.
fais quelque chose qui la fasse rire, qui la séduise.
parfois un petit geste, une petite attention suffit.
baci à vous 4
La bonne nouvelle, c'est qu'avec ou sans boulot, elle te traite pareil : j'en déduis qu'elle n'a aucun préjugé contre les chômeurs!
L'autre bonne nouvelle, c'est qu'à la prochaine séance, tu pourras directement filer ton adresse de blog à la psy et la laisser tout lire toute seule pendant que tu te torcher comme un sagouin au champomy!
Comme tu as su t'occuper de plein de trucs de la maison pendant tout ce temps, tu connais la valeur du travail ménager et donc tu ne vas te décharger sur elle comme un gros gougnafier, mais juste opter pour une juste répartition des tâches entre conjoints travailleurs.
Si, d'ici quelques mois, tu vois qu'il y a un moyen de me coopter dans ta nouvelle boîte (surtout une fois que tu auras vérifié que ce n'est pas un nid de psychopathes), tu pourras balancer mon CV : et hop, je reviens en Rhône-Alpes et tu auras une collègue de travail super sympatoche!!!
Que du bon, je te dis, que du bon!
Sinon, quand le soufflé aura un peu dégonflé, ce serait bien que tu saches pourquoi elle a vraiment fait la gueule. La fatigue, c'est pipeau. Elle a eu peur? Elle voyait la fin d'une situation où finalement, elle dominait dans le couple pour cause de brouzoufes? Bref, la vraie raison... en plus ça intéressera la psy!
Putain : tu bosses lundi! C'est un fichu démarrage en côte. Tu va un peu nous manquer, mais je pense qu'ici, on est tous très heureux pour toi! Et puis s'il faut, il y a vraiment une embellie sur le front du travail! Avec le retour des vrais boulots avec des vrais salaires. Auquel cas, je peux envisager de me remettre en course! Surtout que je peux le faire sans l' de l'ANPE!
Bises à toi Swâmi et plein de bonheur pour ta nouvelle vie (enfin, pas trop nouvelle, non plus!)
@Céleste :
Un petit poil. Come tout orage qui se respecte, une fois que ça a bien pété, la tension électrique est plus faible pendant un moment.
Un moustique a eu la bonne idée de venir me zonzonner avec insistance dans l'oreille cette nuit, me privant de sommeil entre 2h30 et 4h du mat'... (S'il y a une chose dont je suis incapable, c'est dormir quand un moustique me zonzonne dans l'oreille...)
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Moui. Ca me chatouille beaucoup quant à moi. Il est vrai que Srî Minîshiva est difficile, mais par ailleurs Mâ Anandaramesh vit depuis des années en mode
Dit comme ça, est-ce que tu comprends mieux ?
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Le dysfonctionnement est le mode de fonctionnement normal, à l'ashram.
N.B.: N'étant pas de bois, mes propres nerfs n'y résistent plus.
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...Les oiseaux brillent, le soleil chante, les mouches pètent... :-\
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La dernière fois qu'on a su faire ce que tu dis remonte à un nombre d'années supérieur à 5. (Tu peux relire quelques-uns de mes posts de l'année dernière si tu n'en es pas persuadée...)
Quoique les vacances au ski cette année ont été surprenamment agréables compte tenu du contexte.
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Depuis le temps, je crois que je le saurais :-/
@le Monolecte :
Ce serait avec plaisir, mais c'est une petite structure qui ne devrait pas embaucher quantité de monde, et je ne suis pas certain que tes qualifications correspondent à ce qu'elle pourrait rechercher... Repasse-moi toujours ton CV aucazoù ;-)
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Je crois qu'il serait avant tout bon qu'elle le sache elle-même. Aussi bien quant à son attitude générale face à l'existence que quant à son attitude face à moi... Note bien que je n'entretiens pas un immense espoir en la matière (litote), car plus une situation de la sorte se prolonge et se sclérose, moins il est probable qu'elle s'améliorera spontanément et qu'on fera sérieusement le travail nécessaire à une telle amélioration.
Ne serait-il pas dommage d'entreprendre sérieusement une psychothérapie à 60 ans pour finir par comprendre à 65 pourquoi on a passé le reste de l'existence à se pourrir la vie et à pourrir celle de son conjoint et de son entourage ? ...
Bien que le proverbe dise il y a quand même de ces bonnes situations de merde...
Et le fait qu'il puisse y avoir des embellies (relatives) ou qu'on puisse se dire parfois "tiens, ça va mieux, depuis deux semaines..." n'empêche pas que la roue retombe ensuite dans la même vieille ornière qu'elle laboure plus profond que jamais.
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La vraie raison n'est pas de mon ressort. Je ne la connais pas, et, à vrai dire, je m'en fous. A ce stade, ce n'est pas mon problème. A un moment donné, il est utile de savoir "de qui c'est le problème" et de laisser chacun se démerder - ou pas - avec ses problèmes, étant donné qu'on sait pertinemment qu'on ne peut absolument rien y faire.
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Non, pas lundi. Plutôt mercredi, je pense.
>
Tu m'étonnes... ;-)
Ça va me faire tout drôle... Et comme je disais à Mâ anadaramesh :
Voilà où on en est... Trop brillant comme situation.
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Ben on va voir ce qu'on peut faire...
C'est des considérations à consoler les célibataires d'être célibataires, hein...
Tiens un truc encore, j'adore donner des conseils qu'on m'a pas demandé et que j'arrive d'ailleurs pas à appliquer pour ma pomme. :-)
Un de mes plus gros pbs de communication (dur de faire un tri) a longtemps été l'orgueil, une espèce de fierté imbécile qui m'enfermait dans ma tour d'albâtre (seuls les éléphants ont le droit de porter de l'ivoire) et je me prenais moi-même à témoin des avanies que l'on m'infligeait, superbe et dédaigneux, ne répondant pas, me prenant pour un prince.
En fait je jouais simplement à celui qui a la plus grosse, c'était moi le plus vertueux et la vraie victime d'abord, et la preuve c'est que j'avais raison. Et ben ça va vachement mieux depuis que je me fous d'avoir raison, ou d'avoir la plus grosse. D'abord andropause aidant il a bien fallu :-) Et puis quelle importance de s'excuser même si l'on estime n'avoir pas tort, du moment que cette marque d'attention fait plaisir ?
Je préfère maintenant avoir une bonne ambiance à la maison qu'avoir raison. Et puis ça me fait plaisir de faire plaisir, comme si j'offrais des fleurs, ce qui d'ailleurs n'est pas exclusif. J'ai dû devenir pédé quelque part :-)
Ca me rappelle aussi ces 2 responsables qui s'étaient fâchés sévères après un jeu de pouvoir. Puis au cours d'un pot sympa et un peu arrosé, l'un va vers l'autre, engage la conversation, et au bout d'une heure y redeviennent copains. Juste avant de partir le premier dit à l'autre : "C'est quand même le moins con qui fait le premier pas, hein ?" Boum.
Certes, mais avant ce tombereau de merde, y a eu de belles années quand même, non? C'est toujours ça de pris.
La psy a choppé une rente de situation, on dirait ;-)
Ceci dit, essaie de profiter de tes derniers jours de liberté. Il risque de faire beau, aujourd'hui. Profite, je te dis, profite, car un ne sait jamais ce qui se planque derrière la prochaine moraine!
Bises!
comme ti_cyranno.
je préfère avoir la paix à la maison que raison coûte que coute.
je garde mon énergie pour les vraies luttes.
@Swâmi
Mâ andaramesh va mal, et probablement tu ne peux pas l'aider. c'est dur comme constat. tellement couples vivent mal!
c'est une des perversions de notre époque: des progrès techniques hallucinants, mais la perte du bonheur quotidien.
bon, je te laisse, on va déjeuner chez nos amis indiens.
toute mon amitié (again)
Pour avoir aussi vécu cette situation "côté des deux" on va dire... un mécanisme que je connais bien et qui pourrait expliquer ce que disait Mâ, c'est le surinvestissement des retrouvailles.
Genre, séparé, on a vécu juste des propres tensions, pas celles de l'autres, et donc, d'une certaine façon, on pense plus à ce qu'on aime (bien) dans l'autre, et on a envie de le revoir. On se dit que quand on va le revoir, il va faire un truc sympa qu'on attend (toi tu attendais des félicitations pour ton boulot, elle elle attendait surement quelque chose), et ce truc ne vient pas d'où boum, retour de planches, d'autant plus violent et inexplicable que pour celui qui a ressenti la déception, toutes les autres déceptions passées reviennent, en même temps, et pour l'autre, il n'était ni conscient de l'attente, ni de la déception, il s'est simplement comporté normalement, sans savoir ce qu'on attendait.
En plus, si tu as vraiment dit texto à Mâ ce que tu écris, vous semblez être tous les deux les champions du dialogue à contretemps et des coups de latte qui font mal.
Enfin, moi il y a un truc qui m'avait frappé, dans le récit de la crise précédente, c'était grosso modo votre décision de vous séparer quand tu aurais du boulot. Comme tu ne racontes pas tout :) elle n'est peut être plus d'actualité, ou c'était peut être sorti juste dans le feu des événements, mais si ce n'est pas le cas, et que c'est resté dans la tête de Mâ, est ce que tu ne penses pas normal que la nouvelle tant attendue soit ambigüe pour elle ?
Bon comme ça vous boirez le champagne quand le contrat sera signé, et que tu auras fini ta première demi semaine de boulot. Tu prépareras tout :) tu lui feras la surprise, et vous boirez la bouteille ensemble ...
Règle 1 - ne jamais faire d'effort, elle ne s'y attend pas de toute façon
Régle 2 - ne jamais faire d'effort, sous peine de mettre la règle 1 en péril
Règle 3 - avoir des potes pour se casser en cas de situation de ce genre, elle s'y attend
Régle 4 - ne pas avoir de bonnes relations avec sa mère, qu'elle puisse appeler quelqu'un au cas ou
Règle 5 - ne pas avoir de bonnes relations avec sa mère, pour qu'elle, elle puisse en avoir, par réaction
Axiome: elle ne considère pas qu'élever des enfants est un métier, mais une part de galère que lui doit partager.
Psychologie de bazar 2.0: lui repasse du statut de dépendant à celui de leader local; même prévisible, cette situation est difficilement supportable par elle, qui retrouve sa "place" sociale.
Sinon, désolé des félicitations tardives, j'ai un peu laissé de côté mon reader et ses 2743 billets en retards sur différents fils rss... donc, bravo ! (altruiste), en souhaitant qu'il restera un peu de place entre tout ça pour continuer ici (égoïste)!
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(Un commentaire d'une certaine "Antigone" invité à dîner direct. Ça m'évitera te perdre mon temps et mon sang-froid à tenter de répondre à des conneries pareilles.)
Je suis sur qu'elle fait ca pour que tu te sentes bien au boulot, que t'aies pas envie de rentrer trop vite, tout ca...
Non ?
Bon alors mon seul conseil : prend une baby-sitter
(non n'interprete pas mal ma derniere phrase, je veux juste dire "prend une baby-sitter pour s'occuper des gosses un soir et allez discuter, vous embrasser ou vous foutre sur la gueule mais loin des petites zoreilles')
au pire, il me semble que tu fais de l'effet sur les instits... ;-)
allez, merde a vous deux, bon demarrage mercredi et t'inquite pas pour le champ', ca moisi pas
Justement aujourd'hui je viens d'avoir avec mon mari non pas la même expérience mais quelque chose de similaire... Je me suis vexée d'une remarque ironique qu'il m'a fait, du coup il a fait la gueule parce qu'il ne voulait pas me vexer, genre"puisque c'est comme ça je ne dirais plus rien" et je l'ai ignoré. Quatre heures plus tard après l'avoir appelé au boulot sous des prétextes fallacieux histoire de rattrper le coup, je m'énerve parce qu'il n'a pas comrpis un truc que je lui ai demandé, rapport à l'organisation des deux premiers jours de la semaine, super charrette, c'est lui qui se vexe... et il fait la gueule.
La communication est dure parfois et pourtant il faudrait parler. Chacun est comme un guerrier enfermé dans son donjon. Enfermé dans sa souffrance, on ne peut s'ouvrir vraiment à l'autre, à sa joie, et on finit par se séparer de l'autre.
Ce que j'écris a l'air cucul, mais je sais ce que c'est et ça me désole vraiment quand tu racontes cela, non pas à proprement parler pour toi, puisqu'en fait je ne te connais pas mais parce que cela me paraît emblématique des histoires de beaucoup de couples, qui frôlent le bonheur et l'entente avant de s'en éloigner.
Une succession de malentendus, accumulés, crée en rancune qui ne peut parfois plus 'éteindre. Comme c'est dommage! Puisque dans l'histoire tout le monde est malheureux, toi, elle, les enfants.
J'espère que tu ne le prendras pas mal, mais je te donne un conseil (que je n'arrive que très difficilement à suivre, donc c'est en toute modestie que je le donne). Voilà. On essaie toujours, ou souvent, de penser à ce qui est bon, ou pas pour les enfants, le sport, la lecture d'une histoire le soir, ou tout autre activité que l'on fait (parfois en s'ennuyant) pour le bien de son enfant. On a, véritablement, le souci de son enfant (attention, cela ne veut pas dire "tout lui céder). Mais on n'a pas celui de son conjoint. Or, l'autre a aussi besoin de soin et de souci.
Je ne pense pas à ta journée de retrouvailles pour dire qu'il fallait faire plus ceci ou moins cela. Cette journée porte la marque de problèmes antérieurs. Je veux dire que peut-être il faut modifier ta façon de voir ta femme.
Attention à un truc (que j'ai expérimenté, par contre). Avant, j'attendais trop de mon mari. Même encore maintenant. J'ai appris à redéfinir mes attentes (en les minorant) et à me sentir plus autonome et en même temps plus égoïste - mais c'est meilleur pour mon couple. Comment expliquer? Tout petit plaisir égoïste qui ne le lèse pas me remonte le moral et me met de bonne humeur - du coup je suis plus patiente, plus tolérante, plus zen. Autrement dit: parce que j'ai "pris" du bonheur, je peux en "redonner".
J'ai rédigé un commentaire aussi long parce que ce que tu écris me touche, cela me fait penser à mon couple.
Maintenant autre chose, dans un autre style, je suppose que tu vas bondir mais tant pis...
Je crois en Dieu, et je sais ou je sens ou je xxx (impossible de trouver le verbe exact) l'existence d'une force adverse acharnée à détruire la vie, l'amour et toute la force de vie que Dieu injecte (si je puis dire) dans le monde. Cette force se sert de chaque petite anfractuosité de nos âmes pour s'inscruster en nous. Elle joue de nos imperfections pour détruire, casser, corrompre, abîmer. Cela lui est facile. Ne la laissons pas faire. Luttons pour retrouver en nous l'image de Dieu, de ce que la vie qu'il a crée est, sans aliénation.
Il faut essayer d'écarter toutes les intérférences négatives et aller à la vérité des êtres et des choses, non? pour vivre une vraie vie humaine entière. Quand on te lit, on voit quand même que tu veux retrouver ta femme. Elle est là, derrière du stress, de la rage, du ressentiment, de la fatigue, et toi aussi, essaiyez de trouver le chemin, je ne peux pas croire que la route soit coupée à ce point...
Allez, j'arrête la minute philosophico-religieuse. Bon courage!
A part ça, félicitations. Tu dois être stressé, alors courage pour ton premier jour ( et les autres).
Bon... ben je donnerais plus mon avis sur ce genre de sujets ici pour pas géner... mais légère différence avec Antigone, je connais la situation et je ne suis pas anonyme. Et puis c'est dommage de ne pas avoir envisagé l'éventualité de l'humour potache...
Sinon, je ne parle que de ce que je connais, et que j'ai éprouvé, sinon, je la ferme, pour éviter de dire de grosses conneries. Dans ce cas j'écoute pour apprendre, et je teste ensuite.
C'est pas tout à fait pareil. Mais je me doutais un peu que ce que j'ai écrit ne plairais pas à tout le monde. Et tu devais te douter que ce que tu dirais ammenerais des propos assez "catégoriques".
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Je ne suis qu'un petit con de célibataire sans enfant et je me vois mal te donner le moindre conseil. Mais voilà, je lis souvent tes billets et leur ton me plaît, en particulier quand ils mêlent la petite et la grande histoire. En lisant tes déboires conjugaux (j'ai fouiné un peu, j'avoue, dans les billets passés), il me semble toujours que tu dresses un tableau assez complet de la situation parce que tes descriptions incluent toujours le contexte plus global de ton existence - p. ex. ta situation professionnelle, qui joue aussi un rôle dans ton couple. Quoique tu en penses, tes billets "privés" ne sont pas pleurnichards et ils méritent d'avoir un public, car ils éclairent un peu les difficultés qu'on peut rencontrer aujourd'hui. J'imagine que tu t'en fous de la pommade que je passe, mais bon...
Dans la série des rapports humains tumultueux et indémerdrables, je me rappelle que mon psy m'avait dit, un jour que je rabâchais des griefs infinis à l'égard de ma mère : "votre problème, c'est que vous voulez changer votre mère. Autant essayer de déplacer un immeuble de 20 étages. Si vous voulez que vos rapports avec elle changent, changez votre façon d'être avec elle. Elle devra s'adapter". C'est à certains égards un conseil typique et inutile de psy dans la mesure où il ne dit absolument pas comment il faudrait changer. D'un autre point de vue, grâce à cette idée, je me suis considérablement moins fatigué et énervé.
Merdre ! J'ai dû essayer de te donner un conseil ! Arg, je voulais pas ! Promis ! Je voulais juste te témoigner un peu de sympathie virtuelle et te féliciter pour ton nouveau taf. Pour me faire pardonner, cette citation désabusée (et de mémoire... mais j'ai pas le bouquin sous la main) du Sang Noir de Louis Guilloux : "Pourquoi vivons-nous comme si nous avions une vie pour apprendre à vivre et une seconde vie pour vivre vraiment ?"
Anneau de Moebius de la relation de couple...
Il y a bien la solution du noeud gordien mais c'est un tantinet radical.
Il faut peut-être apprendre l'art du danseur de corde.
Mais qu'il est difficile !...
bises plein, plein
Aïe...
Mmmcht !
PS : une trolleuse qui cite Desproges peut-elle être tout à fait mauvaise, bien que manifestement complètement à côté de la plaque ?
PS2 : c'est fou, quand parisienne exilée écrit comme ça j'ai l'impression que c'est ma maman. Et ça n'a rien de négatif, bien au contraire !
(... Maman, c'est toi ?)
Cher Swâmi, permets-moi tout d'abord de te féliciter pour ton nouveau taff, après un feuilleton haletant, enfin un dénouement heureux, putain ça fait du bien de temps en temps.
Pour revenir au sujet du billet, je ne dirai qu'une chose : faites tout pour protéger vos enfants, la reconstruction est très très longue et délicate après ce genre d'épreuve ; je me permets d'en parler en connaissance de cause.
Sinon, j'espère que vous retrouverez un jour le goût d'échanger tous les deux...
...
:-)
Finalement dans mon commentaire précédent (sur l'autre billet), j'avais pêché par optimisme.
C'est rigolo, ça m'a ramenée plein d'années (une bonne trentaine) en arrière. En plus, je suppose que c'est par nostalgie de notre jeunesse, on s'est rejoué le sketch avec notre petit fils, qui me collait et me harcelait pendant un coup de fil important où je pouvais vraiment pas m'occuper de lui, alors que "l'autre" (eh, toi, l'autre!) s'éclatait tranquillement sur l'ordi.
Mais comme on vieillit et que ça fatigue, les grosses engueulades, on s'est rejoué le sketch "à minima", on fait ce qu'on peut à l'âge qu'on a.
Perds pas courage, Swâmi, tu as encore de longues et belles années devant toi! Eh, attends, je rêve? je crois qu'il est en train de faire la vaisselle! Non? Si? Non, finalement non, il doit même plus savoir où j'ai caché l'évier.
@mc :
Ce n'est pas ça, c'est que pour un homme il n'existe pas spontanément de lien de cause à effet évident entre les objets concrets "évier + vaiselle sale" et le concept abstrait "faire la vaisselle".
D'autre part, le champ visuel d'une homme est plus étroit que celui d'une femme, et son cortex visuel est programmé pour ne voir que ce qu'il recherche. Or un homme recherche rarement de la vaisselle sale ; de ce fait, ne la voyant pas, il ne pense pas à la laver.
Mâ Anandaramesh a le plus grand mal à croire que si je n'ai pas décroché le linge, par exemple, c'est tout simplement parce que je suis parfaitement capable de passer devant l'étendoir dix fois par jour pendant une semaine sans simplement jamais l'avoir remarqué. Et au cas fort improbable où je le remarquerais, il est encore plus improbable que l'idée de décrocher le linge me traverse jamais spontanément l'esprit.
Il faut que les femmes cessent d'imaginer que les hommes y mettent de la mauvaise volonté : c'est inexact ; ils sont simplement câblés différemment ;-)
(Sarkozy dirait sans doute que c'est génétique ;-))
@Swâmi : Ah ben oui c'est génétique : Les femmes, par exemple, parviennent mieux que les hommes à situer des objets statiques (comme repérer où étaient certains objets dans une pièce déjà visitée), alors que les hommes réussissent mieux que les femmes lorsque la tâche comporte un mouvement ou un déploiement dans l’espace.
Car vois-tu c'est pour t'aider, et parce qu'elle sait que tu ne perçois que les objets en mouvement que, quand elle pense que c'est à toi de la faire, Mâ te jette la vaisselle à la tête ;-)
Il y a aussi des différences d'ordre cognitif, comme l'ont démontré de savantes expériences réalisées sur uin échantillon représentatif de l'humanité dans un appartement-témoin de type standard. Si par exemple tu mets un étendoir croûlant de linge au milieu du couloir et que tu demandes naïvement
Oh P... j'achète ça ! Voyons, cortex visuel étroit, absence de causalité due à déficience de l'infrastructure de câblage ... Tu es un génie !
En plus c'est un hymne à la supériorité féminine, un véritable hommage ! Ce serait manquer de délicatesse que de vouloir grossièrement disputer à nos si méritantes compagnes un domaine où nous sommes bien en peine de rivaliser.
T'as déposé un brevet, y'a des royalties à payer ou c'est gracieusement offert pour soulager la moitié (masculine bien sûr) de l'humanité souffrante ?
@ti_cyrano : Mais le jour où tu déprimes trop à cause de ton infériorité, tu peux te consoler en tendant une carte routière à la dame... :-D
Tu peux également tenter, dans certains cas, l'excuse foireuse du genre
(À tenter uniquement après avoir revêtu un slip en carbone-kevlar...)
"Mâ Anandaramesh a le plus grand mal à croire que si je n'ai pas décroché le linge, par exemple, c'est tout simplement parce que je suis parfaitement capable de passer devant l'étendoir dix fois par jour pendant une semaine sans simplement jamais l'avoir remarqué. Et au cas fort improbable où je le remarquerais, il est encore plus improbable que l'idée de décrocher le linge me traverse jamais spontanément l'esprit."
"Mais le jour où tu déprimes trop à cause de ton infériorité, tu peux te consoler en tendant une carte routière à la dame... :-D"
"Ah zut ! j'ai oublié la vaisselle dans l'évier, je pensais à la physique quantique... Quoi ? Toi, tu n'oublies jamais la vaisselle dans l'évier ? Ah oui, mais tu penses souvent à la physique quantique aussi ? Ben tu vois, voilà..."
Ben, v'la aut'chose ?! suis-je un mec sans le savoir ?
Non, parce que si tu remplaces physique quantique par histoire, archives et autres joyeusetés, c'est tout moi ça.
et je suis la reine des copilotes capables de te guider par tous les temps et même au feeling et sans carte.
Quant au linge...j'ai toujours trouvé que prendre le linge propre sur l'étendoir au fur et à mesure de ses besoins c'était très pratique.
Le problème du coup chez moi, le Grand étant résolument un mec, c'est que ça vire un peu bordel...
Mais chaleureux, le bordel hein, chaleureux.
Nan ça marche pas ! C'est physique quantique ou rien. Et puis ça permet d'enchaîner sur le concept de vaisselle en même temps faite et non faite. Plus j'y pense et plus grand est mon guru.
Et puis pourquoi vouloir descendre du piedestal où dans sa grande sagesse le guru vous a placé Mesdames, c'est désobligeant à la fin. Vous ne nous méritez pas, voilà ;-)
Swâââmiii ... j'ai pu de slips en kevlar ... help !!!
ti_cyrano , si tu as le moindre doute quant à ma capacité à m'extraire de la trivialité du réel afin de méditer sur les gouffres insondables de l'Histoire humaine, tu te mets le doigt dans l'oeil bien profond.
Jusqu'à l'épaule en fait.
Si malgré tout, ton obstination à douter égale celle de Pierre avant le chant du coq, sache que bien des humains y ont laissé leur patience et lassé leurs oreilles.
Je maintiens donc et affirme que nenni, cela n'est point génétique.
ou alors je suis un cas.
Merde, j'dois être un cas.
@Sardinette :
Je confirme, sans l'ombre d'un doute ;-)
<P.S.>Bien reçu ton SMS STOP Pas eu temps répondre STOP journée compliquée STOP Merci STOP Attends
Besancenotfacteur STOP STOP</P.S.>/ Ok - roger- stop /
Bon sang mais Swâmi je rejoins la Sardinette masquée de l'histoire du port : je dois être un mec ! (la gynéco m'avait bien prévenue que je devais avoir des hormones mâles un peu élevées... ça serait donc lié ?)
Je vois très bien l'étendage plein de linge mais ça ne déclenche aucune réaction en moi, je peux sans aucune arrière-pensée faire "comme si" l'évier non vide n'était pas gênant (et d'ailleurs, jusqu'à ce que j'aie besoin de la planche à découper qui est tout au fond, il ne l'est pas), zapper le linge mouillé dans la machine (plus embêtant ça, mais ça ne dure pas longtemps), vivre avec pleins de vêtements en boule au pied du lit et dans le reste de l'appart etc. etc. etc.
En revanche mon homme ne le supporte pas longtemps. Moins de 72h et encore moins pour la vaisselle dans l'évier.
Aha...
Ah non, pas un mec, "un cas". Faudrait quand même pas confondre. Par exemple, moi, torse nu avec un slip en carbone-kavlar, j'aurais l'air con.
...et sans ?
Zavez tous rien compris:
Si un mec se paume sur une carte, on dit "C'est marrant pour un mec" (mais la règle n'es est pas affectée.
Si une femme se paume sur une carte, on ricane: "Ah, les femmes". Et la règle en est confirmée.
Un femme qui réussit dans une matière scientifique (ça te dit quelque chose, Agnès?) "C'est bien, pour une femme".
Un mec qui comprend rien à la physique quantique "Hé ben, pour un mec..."
Règle non affectée dans les deux cas.
C'est comme ça que les lieux communs les plus éculés se maintiennent envers et contre tout!
@mc: En se basant sur ce raisonnenement, on comprend que certains pensent encore que le parti socialiste est de gauche... :-}
@ Swâmi :
Sans ?
J'ai encore moins l'air d'un mec (et déjà torse nu, faudrait vraiment être aveugle et manchot)...
:o}
En relisant toute l'aventure, je comprends que tu es un grand humoriste. Je croyais que tu avais fait la lessive, et que ta bourgeoise te reprochait d'avoir pas fini le boulot, ramassé, plié ou repassé, rangé. Je me disais, vachement exigeante la nana.
Je m'aperçois qu'en fait elle avait étendu le linge avant de partir.
Swâmi, faut vraiment que je t'explique la psychologie compliquée et particulière, surprenante et inattendue d'une fâme:
Elle arrive, du champagne et du caviar plein les yeux et d'un seul blick, ses yeux photographient l'appartement. Elle se souvient brusquement qu'elle est pas la princesse aux yeux clairs attendant au sommet de la tour qu'un preux chevalier vienne l'enlever sur son beau destrier, mais tout bêtement la femme de ménage.
On peut difficilement tomber de plus haut (la tour faisait plus de 20 mètres).
C'est pas ta faute du tout, les femmes sont tellement bêtes! (romanesques on dit quand on veut être gentil et un peu condescendant, mais ça sert à quoi d'euphémiser?).
... elle a pas l'air d'être arrivée avec du champagne et du caviar plein les yeux.
Et le linge pas dépendu dans un appart nickel (je peux témoigner), ça montre de façon extrêmement flagrante que tout a été fait en son absence.
@mc :
Ah non, là tu mélanges tout. En termes de lessive, j'avais fait 3 machines, accroché 3 machines, et décroché seulement 2 machines, nuance.
Y'a quand même un truc fou, à bloguer, quand on y pense, c'est qu'on en vient à devoir se justifier du nombre de machines à laver qu'on a fait tourner devant de parfaits inconnus... Quand on avait déjà une femme, en fait... ;-)
@mc :
Euh, cela dit, du haut de mes 43 balais, ça fait un bout de temps que mes illusions sur mon statut de Prince Charmant se sont évanouies en fumée... Ça doit faire largement plus de vingt ans, et je suis pingre sur le compte ;-)
...Et puis d'abord, le Prince Charmant descend-il les poubelles et accroche-t-il le linge ? On se le demande...
Alors franchement, les femmes ne laissent pas de m'amuser quand, à l'aube de la quarantaine, il faudrait encore les conforter dans leur sentiment d'être la princesse aux yeux clairs attendant au sommet de la tour. Et si tu n'es pas assez princecharmantesque, c'est que tu n'est qu'un affreux méchant sans coeur qui ne comprend pas les fââââââââmeuhs :-}
Eh Ho, en bas de l'immeuble, y'a pas écrit "Disneyland", non plus ! C'est un ashram honnête, ici ! :-DDD
Je viens de faire une erreur psychologique majeure: demander à un homme de s'imaginer en femme, et qui plus est en princesse aux yeux clairs et même (quelle absurdité) en f...e de m....e.
Non, je te propose un autre chemin, plus à ta portée. Imagine un informaticien de haut niveau, qui vient enfin de dénicher le job de ses rêves.
Il entre dans son nouveau bureau, les yeux pleins d'étoiles, et en fait c'est un placard à balais où rien ne manque: le seau, la balayette, les produits ménagers, les gants de caoutchouc.
Euh, le champagne, j'en fais quoi?
@mc :
En fait, j'ai même essayé (c'est dire si j'y mets de la bonne volonté) de comprendre ça chez mes copines transsexuelles. Mais en fait non : Vraiment, pour de bon, dans leurs têtes c'est des vraies filles. Donc des êtres incompréhensibles. Ça doit être les effets psychotropes des hormones ;-))
@ mc :
Ben je vais me répéter, mais moi qui suis une femme (certes, plutôt bordélique et pas très soigneuse) je n'ai pas besoin de creuser trop loin pour me mettre dans la tête d'une autre...
Et je trouve pourtant que ce que tu décris (et qui arrive siiiiiii souvent...) ne correspond manifestement pas au cas du retour de vacances de Mâ Anandaramesh.
D'une part c'est pas un nouveau mari, un nouveau boulot, une nouvelle famille, donc elle n'a pas d'illusions particulières (voire elle n'arrive même plus à se réjouir).
Et d'autre part, avant même de voir le linge, dès la gare, donc, elle n'avait pas l'air jouasse du tout, et encore moins prête à partager quelque chose.
Du coup je ne trouve l'image ni de la princesse ni du placard à balais pertinente.
Mais je suis peut-être trop partisane (ce que je ne crois pas) ou alors j'ai trop intériorisé le point de vue de Swâmi.
En tout cas c'est ce qui ressort de ma lecture des faits qu'il a décrits de façon relativement objective, pour un résumé d'engueulade colossale.
Après je ne dis pas que j'aurais pas réagi comme Mâ, vu que j'ai une sainte horreur des "conséquences physiques" des engueulades.
Moi je me rappelle avoir très mal pris le fait que mon copain referme avec violence un placard pendant qu'il m'engueulait (engueulade certainement justifiée, encore une histoire de rangement sûrement). J'ai eu l'impression que c'était une agression envers moi (et pourtant Dieu sait qu'on ne m'a pas touchée depuis que je n'ai plus 12 ans), et je crois même lui avoir rétorqué que le placard ne lui avait rien fait et que c'était très injuste envers lui. S'il avait eu un tempérament différent je crois que j'aurais pu me prendre une baffe.
Enfin bref, je hais les cris et les gestes violents même contre des objets et j'y réagis très mal même quand j'ai tort.
(attention Swâmi, je ne dis pas que tu as crié et jeté des objets, hein, je dis juste qu'on ne sait pas toujours ce que les autres prennent pour une agression et que ça n'est que rarement conscient)
@Ga(i)elle :
...et puis, il ne faut surtout pas perdre de vue que l'on blogue - en partie parce que ça fait un meilleur exutoire que le bris de vaisselle - un gros clash spectaculaire sur l'instant et sans beaucoup de recul, mais que par contre on ne bloguera pas nécessairement la lente mais néanmoins notable amélioration qui s'ensuivra le lendemain et le jour d'après... Parce que l'excès de tension acculumée - des deux côtés - est une bonne base pour faire péter n'importe quoi à partir de n'importe quel prétexte, et puis également parce que le caractère de certaines personnes est ainsi fait qu'il leur faut "un sacré bout de temps" pour être capables de reconnaître qu'elles ont été beaucoup trop loin à partir de trois fois rien, et de dire ce qui ne les empêchera pas de recommencer à la prochaine occasion (le fait de bien connaître autrui et de se bien connaître soi-même préserve des illusions trop socialistes...[1]).
[1] Une "illusion socialiste" est une forme hallucinatoire consistant à penser qu'on risque d'améliorer quelque chose en votant pour la candidate du parti socialiste ;-)
... pour un peu je me sentirais concernée...
Le cas de Ma me semble celui d'une personne qui a des problèmes en amont. Sans doute se comporterait-elle de la meme façon avec un autre homme.
C'est le cas assez typique d'une femme qui regarde sa vie avec un regard extérieur en se disant que la sienne est une vie que la société, patriarcale comme on sait, avait prévu pour elle, pas celle qui correspond à ce qu'elle est, à ce qu'elle se sent etre au fond d'elle-meme.
En somme elle récite sa vie au lieu de la vivre, l'a vécue comme si c'était une autre qui la vivait, se conformant, cherchant à se conformer à ce que tout le monde lui a enseigné depuis la naissance, c'est à dire le formatage qui, à tous les niveaux, vous apprend à etre une faame, épouse et mère, ce qui consiste à faire passer les besoins et les nécessités des autres, enfants, mari, parents, avant les siens propres, et n'y parvient plus. Le sacrifice est trop lourd et l'age venant est là pour lui démontrer qu'elle est passée à coté de sa vie.
Elle en fait donc une dépression, seule échappatoire possible à un malaise et un mal-etre dont elle ne sait pas parler et dont sa mauvaise humeur chronique est le symptome. Il faut un-e psy pour aider à mettre des mots sur ces choses là.