Féminisme, quand tu nous tiens !
Par Petaramesh le mercredi 11 avril 2007, 09:02 - Port'Nawak - Lien permanent
J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer ici et ailleurs que mon soutien (quasi) viscéral au féminisme (mais qui ne va toutefois pas jusqu'à faire la cuisine, faut pas pousser ;-) s'arrêtait là où commence la torture de la langue française et le recrutement de la grammaire dans les rangs des combattants, décrétant l'usage de nombre d'horreurs visuelles et de féminisations imprononçables par des gens qui trouvent terriblement phallocrate et machiste la règle grammaticale qui veut que "le masculin l'emporte sur le féminin".
La règle féministiquement correcte veut donc qu'à chaque fois que l'on trouve un substantif ou un adjectif au pluriel, désignant un ensemble de personnes de tous sexes (ou une seule personne de sexe non déterminé), on rajoute des "e" "E" "-e-" partout pour créer un machin illisible et imbitable mais politiquement correct là où notre bonne vieille grammaire se serait contentée d'un masculin qui embrasse le féminin...
Alors, voyant cela et cela sachant, je n'ai été qu'à demi surpris de voir que sur les affiches officielles de la campagne de José (celles collées par la société américaine mandatée à cette fin par le gouvernement), il était fait mention du site web de campagne : http://uni-e-savecbove.org.
Je connaissais depuis lurette le site classique http://unisavecbove.org, mais j'ai été amusé de voir que quelqu'un-e dans l'équipe de campagne avait du soulever avec vigueur la nécessité de le féministiquiser correctement ;-)
Je me suis bien évidemment précipité ce matin pour vérifier que ce site/domaine existait réellement, et que la lubie d'impression avait dûment été accompagnée de la lubie de dépôt et de routage du nom de domaine correspondant, et je confirme que oui. Les sites http://uni-e-savecbove.org et http://unisavecbove.org sont les mêmes, et je remarque d'ailleurs que le bandeau-titre du site a également été féminisé.
Je me demande quand même si les petit-e-s malin-e-s qui ont soulevé ce point de dogme ont pensé un instant à la notion complètement secondaire d'efficacité et de mémorisation... Parce que le(la) français-e moyen-ne qui emmène le matin ses gosses à l'école (lieu servant accessoirement de bureau de vote et devant lequel sont donc collées les affiches en question) n'est pas forcément habitué-e de ces jongleries typographiques - et n'en comprendra pas le sens caché pour 99% de la population, et ça fera plaisir au 1% militant-e qui reste... - n'a pas forcément de quoi noter sous la main, et aura sans doute infiniment plus de difficultés à mémoriser un nom de domaine contenant des tirets et des "e" baladeurs, plutôt qu'un nom de domaine plus facile, bête, méchant et politiquement incorrect.
(Ah, on murmure vitupère sur ma droite que "on s'en fout de l'efficacité et que personne il(elle) vienne sur le(la) site, l'important c'est d'être bien conforme à nos revendications et à notre position(ne) politique qui ne souffre aucune compromission(ne), sur les affiches !" C'est sssslàààà, oui...)
A propos de féminisme... Rions un peu avec la dernière de Raël...
Le "Clitoraid" : Adoptez un clitoris !
Cette nuit, en collant des affiches comme de bon-ne-s militant-e-s (ah, on me sussure dans l'oreillette que, dans la mesure où on n'était que des mecs, je peux m'abstenir de poursuivre ma féminisation grammaticale, merci, vous êtes bien brav-e-s, ça va me reposer...), nous avons constaté la présence en ville, sur les panneaux d'"affichage libre", de nombreuses et grandes affiches Le clitoraid : Adoptez un clitoris !
parlant d'une méthode de lutte contre l'excision, etc...
Bon, on n'était pas franchement là pour lire les affiches des autres et y réfléchir en profondeur, plutôt pour coller les nôtres, mais en bon-ne-s petit-e-s militant-e-s qui se respect-e-nt (oh putain-ne, je sais plus écrire, avec tout ça, moi, tiens !), on s'est posé la question de savoir s'il convenait de respecter ces affiches ou de les recouvrir...
Tout perplexes que nous étions devant la question : "Clitoraid, adoptez un clitoris", d'un côté, ça fait pas franchement sérieux... Poisson d'avril ? Mais poisson pour quoi, pour qui ? Qui oserait détourner ce cruel sujet pour poissondavriler ? Faut-il voir un jeu de mots sur "le clito raide" ? Est-ce Benetton ou une marque de mode italienne qui nous teaserait avec des histoires de clito et d'excision avant de nous vendre la semaine prochaine des robes en coton équitable ? Mystère.
Se disant "qu'on ne sait jamais ça peut être un truc sérieux", en bon militants que nous fûmes (c'est du belge), nous décidâmes toutefois de ne point recouvrir le "Clitoraid", ou du moins d'en laisser un peu, il y a des endroits où les places sont chères, et c'est le dernier qu'a collé qu'a raison...
Bon, ce matin tout de même, perclus de curiosité que je suis, je vais visiter le site http://fr.clitoraid.org/[1] ... Ah ben ouais, c'est Raël et ses Raëliens, sacrés farceurs ! Le clonage humain ne leur suffisait pas, se lanceraient-ils maintenant dans le clonage clitoridien avec leurs hôpitaux du plaisir ?
Mystère et clitoris.
Notes
[1] Je ne mets pas le lien en dur, z'avez qu'à le copier/coller ou taper à la main, je ne tiens pas à ce que tous les raëliens de la terre débarquent prosélyter ici en suivant le referrer...











Commentaires
T'es rien qu'un vieux râleur-railleur loquace, des fois, quand même... ;-)
J'aime bien, moi, le (petit) (très petit) nécessité par la féminisation des blablas militants. C'est un signe, c'est symbolique, ça mange pas de pain (pine) (oups !).
Quant à ceusses que ça pourrait interloquer, d'abord, si c'est devant une école, ben, le (la) mouflet-te a forcément de quoi écrire dans son (sa) (ah non !) cartable, d'une, et de deux, les personnes capables de reconnaître une adresse internet sont aussi capables de la mémoriser, parce que ce n'est tout de même pas la première adresse un chouïa biscornue. Les autres, d'façon, y savent pas vraiment, et il faudra quelqu'un pour leur expliquer (le (la) mouflet-te ?).
@Ko :
Tu m'as reconnu ! mais je t'aime quand même ;-)
Nan mais faut la leur laisser au types la règle grammaticale : pour une fois que le masculin l'emporte sur le féminin :-}
D'accord avec le patron, c'est des trucs fait uniquement pour donner bonne conscience aux militants.
Le prix a payer étant de pourrir des textes (le français est assez compliqué comme ça) et d'augmenter la difficulté de lecture, tous les signes
employés points,tirets, majuscules, slashs étant normalement utilisés pour casser la lecture.
Quand à l'impact sur les droits des femmes, il suffit de regarder les pays où la distinction est faible ou inexistante (pays de langue arabe, chine par exemple), pour pouvoir en rigoler.
Je suis entièrement d'accord avec toi :)
D'ailleurs c'est idiot-e cette féminisation (avec un e muet ?) ... dans la première phrase il n'y a rien pour indiquer que je suis une nana.
Pour être logique, il faudrait aussi différencier les formes de verbes, féminin-masculin (tu as beaucoup de langues qui font ça).
Evidemment côté simplification de l'orthographe, et acquisition de la langue par tous les bambin-e-s ça devient effroyablement difficile !
Un rien vous effraie. Un pauvre tiret et vous ne comprenez plus une phrase ? Ohlala-lala... A moins que vous ne preniez les autres lecteurs que vous, gens éclairé-e-s, pour des billes ? ;-)
Par ailleurs, il ne s'agit pas d'imposer ce clin d'oeil à tous les textes, mais simplement d'afficher symboliquement une prise de position dans des textes militants. Pas de quoi fouetter un bescherelle...
Le masculin qui l'emporterait sur le féminin quelque soit le nombre est en fait un vestige du neutre ! Donc il ne devrait pas porter préjudice aux féministes ;-)
C'est ainsi que je fus obligé non seulement de lire, mais de composer moi-même, la mort dans l'âme mais tenu par la délibération collective, un tract réclamant la régularisation des sans-papiers et des sans-papières… (le tout écrit, bien sûr : « régularisation de tous les sans-papier-ère-s).
Les hispanophones ont une ruse, ils utilisent @ qui peut faire a ou o : compañer@s. C'est tout aussi absurde, mais quand meme un poil moins moche.
Et on ne parle jamais de la manif des infirmière-er-s…
La premiere fois que j'ai vu de telles notations, je dois avouer que je n'y ai compris que couic. C'etait en Suisse et la mode a l'epoque etait aux majuscules et non aux tirets. Genre: "Appel a touTEs les etudiantEs". Moi, connement, j'avais l'habitude que la majuscule serve a RENFORCER une idee et donc que seules les etudiantes etaient concernees.
Le dernier truc qui m'a fait hurler c'est quand meme de lire "Ille" au lieu de "Il/Elle" ou "Ceulles" au lieu de "Ceux/Celles".
Ah ils sont pas encore arrive en France ceux-la ?
Ma couille, t'as pas fini de t'amuser...
A blop : on y a droit aussi mais ça me gêne moins à la lecture
A ko : l'emploi de ces marques étant explicitement conçues pour gêner la lecture (pour signaler la fin ou le début d'une phrase, ou une digréssion), cela n'est pas surprenant que cela me gêne en particulier. Quant à ce qui est des autres, la non utilisation et même le rejet par tout ce qui n'est pas groupuscule, me fait penser que cela leur pose problème aussi. Pour finir si c'est "simplement ..afficher symboliquement une prise de position dans des textes militants", faudrait peut être prévenir ces militants que ce n'est pas la peine d'en mettre partout.
@Blop :
J'en ai vu des du genre, je me suis gratté un moment l'os qui pue avant de comprendre...
@Gyhelle :
Surtout que ça a l'inutilité du prêche à des convertis. Le côté
Auto-congratulation et valorisation réciproque en petits comités... Le problème réside dans l'effet communitarisant et donc potentiellement ghettoisant de ce type de pratique...
L'ennui, c'est que quand le vulgum pecus-E non militantE tombe sur un texte de ce genre, il est rebuté par la forme avant d'atteindre le fond et se vrille la tempe devant de tels usages othographiques peu orthodoxes en disant ...
Mais bien sûr, si on ne veut pas que les béotiens se moquent, on peut toujours choisir en plus de parler Esperanto ou Volapük...
Des milieux anglosaxophones ont résolu le problème de manière plus simple : En mettant au féminin plutôt qu'au masculin tout ce qui est "de sexe indéterminé", d'où de plus en plus une profusion de "she" là où tu t'attendrais à trouver normalement un "he". Me suis même fait faire une remontrance là-dessus un jour, où l'on m'a doctement expliqué qu'il fallait désormais dire "she" et que "he" n'était plus politiquement correct.
Pour qui sont tous ces seins qui sifflent sur nos têtes ? ;-))
Suis d'accord avec Ko.
Ca dmande un ptit effort d'écriture et de lecture. Et alors? Bande de flemmard(e)s.
Ca perturbe les habitudes, c'est excellent pour rester agile d'esprit, donc anti-Alzeimer.
C'est humoristique et créatif, parfois même poétique (souvenez-vous, Prévert: "Toujours il qui pleut ou qui neige, toujours il, pourquoi pas elle?"
Ca permet de rappeler à ceux qui l'oublient sans cesse que la moitié des "hommes" sont des femmes.
Et nous, les bonnes femmes, ça nous venge du grammaticalement et illogiquement correct "C'est le masculin qui l'emporte".
C'est quand même un peu fort que, même s'il y a un seul homme et un million de femmes, on doive accorder au masculin.
De même, la Ligue des Droits de l'Homme a perdu une belle occasion de changer de nom, tant pis pour eux.
Vive le féministiquement correct!
Ah, je crois qu'on tient décidémentE là(lè?) unE beLLEau sujetTE à trollE interminablEEEEEE :-D
(Pour lutter contre Alzheimer, je vais me mettre au Volapük et au Toki Pona, les Espérantistes sont des branleuSErs ! Linux, c'est de l'OS de tarlouze, BSD roulaize !)
(Flûte, j'ai dû écrire un truc homophobe, si ça se trüve...)
A swami : Pour le volapük je sais pas mais pour l'espéranto ils ont aussi un débat sur la féminisation de certains mots (mais c'est plus simple chez eux)
A swami : Raté les espérantistes ont aussi un débat sur la féminisation de certains mots (mais c'est plus simple chez eux)
Bah aussi, tu fréquentes des sites bizarres, Swami.
Va plutôt par là. Garanti sans faute de syntaxe ou d'orthographe.
Au 16ème siècle, le français était une langue jeune et sa grammaire n'était pas encore codifiée; chacun, y compris les lettrés, l'écrivait un peu comme il voulait, il suffit de lire Montaigne ou les poètes de la Pléiade pour s'en rendre compte. Les grammairiens dont Vaugelas ont commencé à en codifier les règles au 17ème, mais la langue n'a cessé d'évoluer; on ne parle plus aujourd'hui comme au siècle de Louis XIV, et linguistiquement parlant, les tendances les plus récentes sont celles qui finissent par s'imposer si elles sont emplyées par un grand nombre de locuteurs (sinon on en serait encore à parler comme dans les chansons de gestes, avec 2 déclinaisons).
Alors dans cet ashram, vous soutenez quoi? L'académie française? Vous me faites penser à Hélène Carrère d'Encausse pour laquelle on doit dire "un avocat" pour une femme. Ici c'est le meme son de cloche que chez Eolas, belle référence. La meme Carrère d'Encausse pour laquelle n'est-ce-pas, la délinquence s'expliquait par la polygamie dans les banlieues où (je la cite de mémoire) ils vivent entassés dans la promiscuité à 25 dans un appartement.
Manque de pot partout en France et en Navarre et pas seulement dans la promiscuité des banlieues, les gens disent "une avocate" s'il s'agit d'une femme, et il y a beau temps que les québecois disent "la ministre" comme on le dit maintenant mais comme s'en indignait les Eolas d'il n'y a pas si longtemps.
Et vous vous dites d'avant-garde, vous les bovésiens? Bein pour une fois que votre Bové faisait correctement les choses d'un point de vue féministe...
C'est marrant je m'en fous un peu de cette féminisation des mots.
rien contre, mais ça fait quand même gadget.
disons qu'il y a des trucs qui me dérangent plus.
je vais y réfléchir.
Je me torchay une foys d'un cachelet de velours de une damoiselle, et le trouvay bon, car la mollice de sa soye me causoit au fondement une volupté bien grande;
une aultre foys d'un chapron d'ycelles, et feut de mesmes;
une aultre foys d'un cache-coul;
une aultre foys des aureillettes de satin cramoysi, mais la dorure d'un tas de sphères de merde qui y estoient m'escorchèrent tout le derrière; que le feu sainct Antoine arde le boyau cullier de l'orfebvre qui les feist et de la damoiselle que les portoit !
Ce mal me passa me torchant d'un bonnet de paige, bien emplumé à la Souice.
Puis, fientant derrière un buisson, trouvay un chat de mars; d'icelluy me torchay, mais ses gryphes me exulcérèrent tout le perinée.
De ce me guéryz au lendemain, me torchant des guands de ma mère, bien parfuméz de maujoin.
Puis me torchay de saulge, de fenoil, de aneth, de marjolaine, de roses, de fueilles de courles, de choulx, de bettes, de pampre, de guymaulves, de verbasce (qui est escarlatte du cul), de lactues et de fueilles de espinards, - le tout me feist grand bien à ma jambe ! - de mercuriale, de persiguire, de orties, de consolde; mais j'en eus la cacquesangue de Lombard, dont feu gary me torchant de ma braguette.
Puis me torchay aux linceux, à la couverture, aux rideaulx, d'un coissin, d'un tapiz, d'un verd, d'une mappe, d'une serviette, d'un mouschenez, d'un peignouoir. En tout je trouvay de plaisir plus que ne ont les roigneux quand on les estrille.
[...]
Mais, concluent, je dys et maintiens qu'il n'y a tel torchecul que d'un oyzon bien dumeté, pourveu qu'on luy tienne la teste entre les jambes. Et m'en croyez sus mon honneur. Car vous sentez au trou du cul une volupté mirificque tant par la doulceur d'icelluy dumet que par la chaleur tempérée de l'oizon, laquelle facilement est communicquée au boyau culier et aultres intestines, jusques à venir à la région du cueur et du cerveau. Et ne pensez que la béatitude des heroes et semi-dieux, qui sont par les Champs Elysiens, soit en leur asphodèle, ou ambrosie, ou nectar, comme disent ces vieilles ycy. Elle est (scelon mon opinion) en ce qu'ilz se torchent le cul d'un oyzon, et telle est l'opinion de Maistre Jehan d'Escosse.
- François Rabelais, "Gargantua", (1542) Chap. XIV
Enôôôôôrme... (comme elles te disent toutes, je sais)
J'ai débattu suite à ça avec ma topine-de-hie de la féminisation à tirets qu'on subi et les avis sont partagé(e)s... Moi ça me fatigue de lire ça. Je crois que je préfère quand c'est entre parenthèses, parce qu'en majuscule ça me donne aussi l'impression que c'est uniquement, exclusivement féminin, et entre tirets ça me bloque dans ma lecture, je butte sur ces tirets.
Entre parenthèses, tu lis ou tu ne lis pas, l'esprit coule dessus tout en en tenant compte. En tout cas le mien, grand abuseur de parenthèses en mail...
@ Céleste
Ah bon? tu ne dis ni "l'avocate" ni la "ministre", toi? Moi il me vient spontanément depuis longtemps de dire et d'écrire la chercheuse, la procureure, etc tellement ça me parait normal s'il s'agit d'une femme.
L'emploi du tous-tes uni-es ne me parait pas plus tarabiscoté que tous les angliscismes douteux dont beaucoup tomberont en désuétude passés l'effet de mode, tandis que la marque du féminin restera beaucoup plus surement dans la langue parce que cela reflète à mon avis un réel besoin.
Du reste la grammaire n'est pas immuble, je trouve cette règle du masculin qui l'emporte systématiquement sur le féminin ridicule tant cela dépend du contextes.
Dans des réunions (qui n'ont rien de féministe je précise, boulot par ex.) où il y a une majorité flagrante de femmes dans un groupe, j'ai remarqué depuis déjà plusieurs années que les femmes tendent à mettre le féminin pluriel, et moi aussi.
(quand on parle d'employées des services à la personne, c'est vrai qu'on parle au féminin, de même que lorsqu'on parle de caissières ou de vendeuses dans le secteur textile...) (super... que des trucs hyper valorisés...)
Après, la question de la fluidité de la lecture, c'est peut-être une question d'habitude. En ce qui me concerne, j'adore la ponctuation, j'aime en user et en abuser (surtout des trucs tarabiscotés à la ; et autres - ), parce que je trouve que ces signes enrichissent incroyablement le propos en apportant une subtilité supplémentaire. C'est sans doute pour cela que les tirets de uni-e-s ne me gênent pas, mais j'entends bien que ce n'est pas là une position unaniment partagée...
Pour ma part, je trouve ce -e- revendicatif, encore que plus acceptable que le E majuscule, très agressif. Comme Ga(i)ëlle, j'opte facilement pour les parenthèses même si je trouve que la lecture en devient moins aisée. Le but est tout de même de faire passer une information, pas de revendiquer à chaque phrase. Quoique, en y réfléchissant...
C'est évident que si la fluidité de la lecture en est altérée, le procédé n'a plus aucun intérêt puisque le lecteur se détourne du texte.
"Tous unis" ne me choque pas et je me sens incluse dedans. "Tous uni(e)s" perd en unité. Pourquoi pas un "Tous et toutes unis" ? En même temps, s'il y a deux tous, c'est qu'on n'est pas uni(e)...
C'est bien là le problème, au fond...
@ Passante J'adore ce genre de raccourcis :-D
En gros, t'es un poil paresseux en orthographe et paf ! tu te retrouve à soutenir les théories vaseuses de la mère d'Encausse (merdencausse, y'a qqch à creuser là mais j'ai pas le temps...) ! Non, décidément, j'aime beaucoup !
@ mc qui écrit "Et nous, les bonnes femmes, ça nous venge du grammaticalement et illogiquement correct "C'est le masculin qui l'emporte"."
Pour expliquer la règle d'accord et ne plus avoir besoin de se venger, il suffirait de dire "c'est le masculin qui le porte" (l'accord),
Moi je lui laisse volontiers le porter (ça et tout ce qui est lourd, d'ailleurs) au masculin.
Et en parlant de ce qui est lourd, ça me fait penser à Marie-Georges Buffet qui s'impose visiblement toujours d'employer le terme "les femmes et les hommes" (de ce pays etc...)
Il faut dire je suis restée personnellement à la conception "mâle et femelle" du mot homme dans certains contextes comme par exemple pour les droits (de l'Homme. )
- Gérard de Rohan-Chabot
Bah moi je préfère, et de loin, l'expression les droits de l'être humain, ou les droits humains (sans préjuger des subtilités anglo-saxonnes de la notion de human rights), comme ça on cause de tout le monde à la fois, les mioches, les femmes, les hommes, les androgynes, les ni-tu-ni-vous, tout ça quoi...
Mmmmouaiss... J'apprécie beaucoup quant à moi l'esprit du commentaire #7 d'Amazone : Y'a qu'à dire que, quand on a un nombre pluriel d'individu des 2 (ou "n") sexes, ou un seul individu de sexe indéterminé dans l'histoire, on emploie le genre neutre (comme ça plus d'histoires d'interprétation politique façon "supériorité" de ce qui n'est qu'un règle grammaticale - Faut-il être tordu à la base pour essayer de trouver des significations politiques aux règles grammaticales...), et on décrète ensuite que le "neutre" s'accorde, se conjugue, se décline, etc, exactement comme le masculin ;-)
Comme ça, en ne changeant rien, on change tout. Très politique comme manière de procéder ;-))
Attends de tomber sur un camarade qui distribue les tracts de campagne et tu vas rigoler ! J'en ai chopé un l'autre jour, et si je ne m'abuse les '-e' sont aussi foison dans ce truc...ça m'a un peu perturbé à la lecture :-(
@ Le gabian
Non, je suis un poil paresseuSE (si je suis PassantE...). Pour mon post précédent j'étais pressée parce que j'avais à répondre au téléphone, j'ai en outre un vieux clavier ou il faut appuer pour écrire sinon les lettres ne sortent pas toutes, et il n'est pas paramètré pour le français, je ne sais pas où trouver tous les accents (raison pour laquelle je ne mets jamais les circonflexes).
Pour le reste, tu n'as absolument rien compris à ce que je disais de Carrère d'Encausse. Excatement le contraire de ce que tu as compris.
Re-moi : le tract en question le voici en pdf :Journal A3 José Bové
des '-e' y'en a finalement pas tant que ça, mais tu vois, ils m'avaient tellement choqué aussi que je m'en suis souvenu.
Swâmi qui prône le "neutre"? Pourquoi pas l'a-sexué?
Décidément le thème te fait perdre tous tes repères!
Plus sérieusement, ce serait jouable comme argument si, en français, le neutre ne ressemblait pas furieusement au masculin.
C'est rigolo qu'un pauvre petit (e) vous fasse un tel effet, qu'il vous envahit au point de vous troubler la comprenette. ya pas un peu trop d'émotionnel, là dessous? Zauriez pas peur des femmes dès lors qu'elles refusent l'invisiblilité?
Bon, c'est pas grave, on est habituées, et on vous pardonne.
Je suis allée voir le 4 pages "Uni(e)s avec Bové, ya vraiment pas de quoi fouetter un(e;-) chat(te;-)...
@ mc:ya vraiment pas de quoi fouetter un(e;-) chat(te;-)...
Ah... domage...une bonne chatte fouetté-e
A ko : ouais tu as raison, on veut pas rendre illisible des textes juste pour se donner bonne conscience, mais c'est par ce qu'on est des ordures sexistes.
A ko : mille pardon j'ai fait un gourage de pseudo mon message d'avant était destiné à mc
Je ne sais pas quel age tu as mc, mais moi j'ai le mien. Et après une vie passée à faire ma gentille, à dire des "Bon, c'est pas grave, on est habituées, et on vous pardonne." en constatant que oui, d'accord, ça change quand meme un peu avec le temps mais qu'enfin la route vers l'égalité est encore longue dans tous les domaines, et qu'en attendant du sexisme j'en ai pris plein la poire, et bien j'en ai marre. Je ne suis plus disposée à faire l'ombre d'une concession. Il me reste désormais moins à vivre que je n'ai vécu et je me suis juré que jusqu'à mon dernier souffle je n'accepterai plus d'en faire.
Et quand je lis des petites choses comme "on veut pas rendre illisible des textes juste pour se donner bonne conscience, mais c'est par ce qu'on est des ordures sexistes." de gyhelle (qui n'est peut-etre pas une femme d'ailleurs, auquel cas il ne sait pas de quoi il parle), je me dis c'est ça cocotte, t'as tout compris et je te souhaite bien du plaisir, autant et plus que j'en ai eu.
Je suis tout à fait d'accord. Cette horrible pseudo-réforme de la langue est d'autant plus désagréable qu'en plus d'être illisible et ridicule, elle renforce le sexisme au lieu de le diminuer, surtout en ce qui concerne la féminisation des noms de métiers comme docteur/doctoresse. Les féministes devraient chercher à supprimer le genre féminin, afin de gommer les différences réelles ou sous-entendues entre hommes et femmes, plutôt que de les systématiser. En quoi l'information sur le sexe de mon docteur serait pertinente? Et en quoi l'information qu'un groupe de militant-e-s inclue des hommes et des femmes serait plus qu'une redondance sur le contexte (je sais bien qu'en 2007, il y a des femmes militantes, inutile de me le rappeler)?
Ce charcutage de la langue me fait penser à ceux qui, lorsqu'ils utilisent un mot étranger, se sentent obligés d'intégrer la grammaire de cette langue en plus du vocabulaire. Exemple: un scénario, des scénarii (pluriel à l'italienne, manque de bol, le mot italien pour scénario n'est pas scenario). Et le mot hasard étant d'origine arabe, doit-on connaitre la grammaire arabe pour former le pluriel?
Je m'en doutais dès l'abord, mais si ça continue, sur ce billet, on va faire péter le trollomètre... Manquerait plus que Lory Calque à l'hélicon-basse, tiens ;-)
@mc :
Je crois que tu as trouvé. Ça doit sûrement être ça :-D
Swâmi #28 : c'est déjà plus ou moins le cas le cas. Le genre dit « masculin » ne sert pas uniquement à désigner un ensemble de mâles, pas plus que le féminin ne sert à désigner un ensemble de femelles :
En l'occurrence, le genre grammatical utilisé pour marquer un ensemble mixte de mâles et de femelles, genre « neutre », est le genre non marqué. On peut donc considérer que le genre neutre existe bel et bien en français, et que c'est un abus de langage que de le nommer masculin.
Puis d'ailleurs, la pratique sexiste, ça serait plutôt de vouloir inventer des formes « féminisées », qui elles sont discriminatoires puisque créées pour ne concerner que des groupes de femmes. Dans une société qui ignore le sexisme, il n'y a pas de raison de faire la distinction entre des docteurs et des docteurs-femmes, des auteurs ou des auteurs-femmes (vu que les termes de base incluent déjà la possibilité, à environ 50%, qu'il s'agisse effectivement d'un humain de sexe féminin). Puis quid des trans et des asexués ? Faudra-t-il inventer de nouveaux genres grammaticaux pour eux aussi ?
Je re-cite ces affreux barbons machistes et misogynes de l'Académie...
Citer l'académie française, qui a refusé les femmes jusqu'à l'entrée de M.Yourcenar, en matière de féminisme, c'est assez drole.
Le recrutement pro-Bové, ça carbure tout de meme au sexisme et à l'anti-féminisme à haute dose, ici.
En somme chez vous c'est antilibéral et contestataire sauf pour tout ce qui en est des femmes.
Ce que moi, je trouve drôle (étrange), c'est ce que ce sujet provoque de réactions visiblement épidermiques et en tout cas, totalement disproportionnées (AMHA...).
Qu'est-ce qui en inquiète si fortement certain-e-s, là-dedans ? Faut redescendre un peu, les tous / toutes...
@ Ko
Rien de plus facile que de ne pas se poser de problèmes et de faire comme ils veulent, c'est ce qu'ils veulent.
Seulement je jour où on se pose des questions, on se rend compte qu'ils ont effectivement ce qu'ils veulent, et que nous bein...pas vraiment, et qu'on l'a dans le dos. Si ce n'était qu'une question d'orthographe, ça ne serait pas si grave, c'est ce que ça recouvre qui l'est.
Tu devrais lire cet article de ce blog sur lequel je suis tombée au hasard de mes lectures, tu m'en reparleras après...
http://mauvais.genre.over-blog.com/...
"Ils" sont vraiment méchants, ces "ils"... Je me demande parfois qui voudrait déclencher une guerre des sexes...
Personnellement, je ne sais pas s'il existe réellement des "ils", des "elles" et des "nous". Les constituer mentalement en groupes, et faire comme si ces groupes étaient organisés et poursuivaient chacun délibérément des objectifs conflictuels, c'est créer l'antagonisme à partir de fumées. Dessinez deux groupes humains, et vous avez un conflit.
J'ai beau être un "Il", je ne me sens partie d'aucun groupe de "ils" et n'ai aucune intention particulière quant aux "elles" (sinon de..., enfin bref, pas de les dominer égoïstement par grande méchanceté, quoi ;-)
Ç a puissament dérivé, là. Je rappelle à Passant(-E)- notamment que parler d'avocate, comme je le fait et comme on dit la prof, n'impose pas d'écrre des horreurs comme les docteur-oresse-s qui est carrément illisible.
Effectivement, comme l'ont souligné deux com', le féminin est de plus en plus souvent utilisé au pluriel pour des ensembles de gens des deux sexes où l'on croit, à tort ou à raison, que les femmes prédominent : les infirmières comprend les infirmiers, les caissières comprend les caissiers. Cele, c'es t une réelle évolution de l'usage, parfaitement défendable.
Le fait que les professions "ressenties" comme féminines soient des professions peu valorisées/antes n'est pas du au sexisme de la langue, ni même spécialement des locuteurs, mais au sexisme structurel de la société. Qui ne se combat pas à coups de traits d'union ou de parenthèse.
Ç a puissament dérivé, là. Je rappelle à Passant(-E)- notamment que parler d'avocate, comme je le fait et comme on dit la prof, n'impose pas d'écrre des horreurs comme les docteur-oresse-s qui est carrément illisible.
Effectivement, comme l'ont souligné deux com', le féminin est de plus en plus souvent utilisé au pluriel pour des ensembles de gens des deux sexes où l'on croit, à tort ou à raison, que les femmes prédominent : les infirmières comprend les infirmiers, les caissières comprend les caissiers. Cele, c'es t une réelle évolution de l'usage, parfaitement défendable.
Le fait que les professions "ressenties" comme féminines soient des professions peu valorisées/antes n'est pas du au sexisme de la langue, ni même spécialement des locuteurs, mais au sexisme structurel de la société. Qui ne se combat pas à coups de traits d'union ou de parenthèse.
@ Passante
Tout à fait d'accord avec toi malgré les apparences:
"On est habituées, on vous pardonne" est le fruit de mon grand âge, parce que c'est très fatigant de s'énerver toujours, et que du coup je cherche un peu de respiration dans l'humour.
Je me suis fait récemment traiter de suffragette par un militant gauchiste (LCR), le mail, collectif, a été reçu par une bonne centaine de personnes dont très peu ont réagi. J'imagine le tollé si un de nos copains maghrébins s'était fait traiter de bougnoule.
Pour moi, c'était du même tonneau, mais apparemment pour moi (presque) seule.
@ cobab: c'est joli, docteur-o(g)resse-s... pour moi, tout ce qui est écrit avec des lettres est lisible, les horreurs ont droit de cité, les portes sont grandes ouvertes sur l'imaginaire, parenthèses et tirets ne manquent pas de charme vu(e)s sous cet angle.
Un peu de fantaisie, que diable(sse)!
A mc :
"Je me suis fait récemment traiter de suffragette par un militant gauchiste (LCR), le mail, collectif, a été reçu par une bonne centaine de personnes dont très peu ont réagi. J'imagine le tollé si un de nos copains maghrébins s'était fait traiter de bougnoule."
o_0 suffragette c'est une insulte ?
"pour moi, tout ce qui est écrit avec des lettres est lisible"
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"Je me suis fait récemment traiter de suffragette"
Ben c'est plutôt un compliment non ? Heureusement qu'elles étaient là ces dames, passque s'il avait fallu attendre notre bon vouloir de mâles inconscients de nos privilèges, tellement ils nous paraissent naturels...
Entre un exploiteur ultra-libéral et un exploiteur machiste, il y a à mes yeux à peu près autant de différence qu'entre un dictateur de droite et un dictateur de gauche.
Ben moi je suis raélienne et Clitoraid, j'aime bien. En fait c'est sérieux, et point du tout poissondavrilesque, et le 26 mai 2007 il y aura la pose de la première pierre de l'Hôpital du plaisir près de Ouagadougou au Burkina Faso, une structure médicale entièrement dédiée à la chirurgie reconstructive pour les femmes victimes de mutilations sexuelles... Des détails ICI
Meilleurs messages
Oryxa ;-o
bonjour
D'abord, bravo, pour le respect des autres affiches.
Clitoraid, les raeliens c'est... très sérieux !
dire en 1600 que la Terre tournait autour du soleil, ce n'était pas sérieux, et même ceci valait le bucher !!!
le respect et la dignité des femmes méritent bien que l'on dénonce les mutilations sexuelles infligées à ces femmes et de favoriser les réparations possibles.
lovyves
Arf, ces raéliens, quels farceurs ! En tous cas, ils ne volent pas leur réputation d'être actifs sur Internet ! Tu mentionnes le clitoraid (sûr que c'est trop vachement trop sérieux, ça, le clitoraid) sans même mettre un lien, et paf ! tu te retrouves aussi sec avec deux raéliennes sur les endosses...
N'empêche,
RaëlClaude Vorilhon, il est vachement fort, le Glaude quand il chante pas... Dans mon cursus de guru de secte, j'ai raté l'U.V. de Glauditude, et c'est bête, faudra que je lui demande son plan pour attirer des volières entières de raléliennes... Quoique... J'y arrive un peu aussi, faut reconnaître. Et mes disciplesses à moi que j'ai sont pas raéliennes, mais d'un autre côté, je pense qu'une discussion de quatre minutes avec une raélienne grèverait trop durablement mon budget paracétamol et ibuprofène, alors je préfère mes disciplesses pas raéliennes à moi que j'ai......Me fait penser que ces feignasses ne m'ont toujours pas édifié ma statue de 73 mètres dorée à l'or fin, et que pour la prochaine session de méditation sensuelle à l'ashram, c'est Ga(i)elle qui devait organiser ça... Ga(i)elle ? Oh ! Faudrait peut-être y penser, sinon on va rater la session d'été et en novembre, pour batifoler tout nus dans l'herbe ça ne le fait pas trop, c'est vrai, quoi, à la fin...
Enfin bon, sinon, le clitoraid, mort de rire... Bien sûr, la cause du combat contre les mutilations sexuelles infligées aux femmes et une cause noble et juste... Mais bon, quand Raël monte un plan pour "défendre" à sa manière une cause noble et juste, ça me fait comment dire, euh... marrer ?
Enfin, ça fait plaisir aux raéliennes, que je salue ici bien bas (Viendez à l'ashram ! Abjurez votre hérésie ! Y'a de la lumière et des pizzas à plein de parfums ! Il ne vous sera pas tenu rigueur de vos errements passés ! ...et même à venir, tiens, la Maison est magnanime...)
En fait, Swami Petaramesh est jaloux de ne pas avoir eu l'idée du clitoraid le premier, il l'avoue... On aurait pu s'en payer une bonne tranche avec les extraterrestres octopèdes à zyeux pédonculés (de leur mère) :-D
Hmm-mm... comment on fait pour batifoler tous nus dans un ashram virtuel ? J'organiserais volontiers ça si j'avais un quelconque talent de programmeuse de simulations vidéos mais c'est loin d'être ma tasse de thé.
Et sinon, je voudrais t'assurer de mon indéfectible disciplitude toute gaëlienne (qu'est-ce qu'elles ont de mieux que nous, ces raëliennes, d'abord ?) pour les siècles à venir et encore plus depuis que j'ai relu ton couplet sur le clitoris et que je suis tombée sur
!!! C'est la première fois que
j'entendsje lis quelqu'un qui n'est pas de ma famille (enfin je crois... Papa ?) employer cette expression... Dis-moi tout, toi aussi tu la cites en mettant ta main en accent circonflexe au dessus de ton membre viril, en bon poilu ? (elle est verte d'ailleurs ? pas vu de photo, moi...)Euh... je peux demander aux copines (de ch'val) pour la made-in-taï(wan)shion senssouwelle ? Y en a kek'zunes avec qui je me verrais bien préparer ça en trio...
@Ga(i)elle :
Des antennes. Elles ont des antennes. Paraît-il...
Et des clochettes au Schtroumpf.
>
Tu peux voir l'original quand tu veux, de par ma Chandelle Verte, mère Ubu !
> Tu peux voir l'original quand tu veux, de par ma Chandelle Verte, mère Ubu !
Boah, si elle est pas verte, elle sera comme touuuutes les autres, non ?
;oP
Ah oui moi j'ai pas d'antenne, ça c'est sûr, je confirme. Ou alors une antenne intérieure. Ou alors une très petite très localisée. Mais j'émets des tas de choses malgré moi paraît-il... Mon totem ça doit être la fourmi, finalement je ne dois pas être si différentes des raëliennes. Ah si par contre j'ai pas de clochette où que ce soit.
@Ga(i)elle :
Edith Cresson, sors de ce corps !
... et tu n'as pas répondu à la question sur l'accent circonflexe, sans vouloir te commander, ô Grand Guru.
Quoi ??? :oD
Autant j'ai des références qui datent de la 1ère guerre mondiale, autant là je suis perdue...
Un guru qui répondrait à toutes les questions et ne laisserait pas planer le mystère serait un bien piètre guru... Mais quoi qu'il en soit, la réponse est 42.
Mpf... J'avais précisé ma question, moi. Et c'était une toute petite question pas existentielle du tout.
Et 42 c'est la réponse à "de quelle pointure est la chaussure que tu vas te prendre si tu continues à faire chier ton paternel plus que de raison ?", fastoche.
Mais bon, d'accord, j'arrête là pour les questions.
Buena notte tutti, "ça commence à sentir la fatigue..."
De plus, je me permets de te faire remarquer que, comme dirait Traou, , alors je te prie de laisser un peu de place à nos petites camarades raéliennes qui vont tout bien nous expliquer le clitoraid et toussa... Des fois que j'envisagerais un rapprochement oecuménique (ta... Ooops ! non, rien.) avec le Glaude...
@ Ga(i)elle - GrosCâlin : "Et 42 c'est la réponse à "de quelle pointure est ..." Comment ? Il y a encore des gens qui n'ont pas lu le H2G2 ? T'aurais pas un DEA et un DESS en droit public quand même :-) ?
Ouhla c'est ma fête... :o)
Ok Swâmi, je te laisse avec Oryxa-les-belles-antennes et ses cops de l'Hôpital du Plaisir. Je ne peux pas concurrencer !
@ Yogi :
N'mais oh.