Travailler plus pour gagner plus
Par Petaramesh le mercredi 28 mars 2007, 10:39 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Tiens, ce matin, je me sens en forme pour régler son compte à cette connerie avec quelques remarques de café du commerce que personne n'a jamais faites avant moi...
Travailler plus pour gagner plus.
Faut-il qu'on nous prenne pour des cons !
Dans un pays qui compte 5 millions de chômeurs - si l'on sait lire les vériables chiffres et non pas seulement ceux des chômeurs de "catégorie 1" fournis par les gouvernements et ressassés sans autre analyse par les médias de la PQM - et 7 millions de pauvres, l'idée de faire "travailler plus" ceux qui travaillent déjà est cocasse ; on n'en est pas à une absurdité près.
Dans un pays où les réductions d'effectifs et plans sociaux successifs ont fait que, depuis belle lurette, dans les entreprises privées un nombre considérable d'employés et de cadres font déjà "le boulot de 2 personnes", où les pressions sur les salariés sont telles qu'on commence à assister à des vagues de suicides de salariés (voir chez Renault), et on n'en parle que quand ça devient trop visible, hein... On ne nous dit rien des dépressions nerveuses (aboutissant à un licenciement si ça dure un peu trop ou revient trop souvent : défense de craquer ! Défense de dire non !
) ou des démissions pétées sur un coup de tête par des gens qui n'en peuvent plus, droit vers la case chômedu sans passer par la case ASSEDIC... on nous sort du Travailler plus pour gagner plus.
à deux balles.
En pleine campagne électorale, il faut dire, le Travailler plus pour gagner plus.
de Sa Talonnette, comme le nomme affectueusement Notre Grabugette, n'offense guère la Pimprenelle socialiste, candidate d'un parti qui a renoncé depuis bien longtemps aux 35 heures, un parti qui renonce à tout il faut bien le dire, à tout sauf à leurs fauteuils comme de bien entendu, faut bien ça pour pouvoir être éligible à l'impôt de solidarité sur la fortune...
Dans un pays où ceux qui bossent bossent déjà trop - va demander à un couple de 35-40 ans dont les deux sont salariés et qui a des enfants d'âge scolaire s'ils trouvent encore le temps de faire quoi que ce soit, sortir, se cultiver, s'intéresser sérieusement aux questions politiques, par exemple... Non, ils tirent leur charrue et la langue, les gens... - et où une frange considérable de la population se morfond dans le chômage et la misère, la logique, bien sûr, c'est qu'on fasse travailler plus cette France qui se lève (déjà suffisamment) tôt, tout en maintenant par voie de conséquence les autres dans leur inactivité forcée, puisque l'activité ne se crée pas à partir du néant.
Si la droite dure MEDEFIENNE veut nous faire Travailler plus pour gagner plus.
, on n'entend plus du tout la prétendue "gauche" socialiste parler du partage du travail ni de la conquête de davantage de loisirs pour ceux qui travaillent déjà pas mal, merci. Faut croire que la belle idée de gôôôche a fini par être égorgée sur l'autel de la Complète Soumission au Tout-puissant Libéralisme Économique.
On n'en est pas non plus à un paradoxe près, dans un pays où l'on t'annonce qu'il va te falloir travailler de plus en plus vieux pour avoir droit à une retraite peau-de-chagrin d'un côté, discours officiel, pubs télés sur les Seniors[1] actifs Embauchez-nous, rembauchez-nous !
, et de l'autre côté des entreprises pour qui à 50 ans t'es mort. Si t'as encore du boulot tu as intérêt à te faire tout petit tout gentil, à t'y cramponner et à surtout ne rien demander, vu que de toute façon au prochain plan social ta tête tombera, et si tu es chômiste, même pas la peine de te casser le tronc à envoyer des candidatures, tellement sont rares les entreprises prêtes à embaucher un vieillard de plus de 50 ans... Quand le gouvernement te dit qu'il te faudra en bosser au moins 15 de plus pour toucher ta retraite.
J'ai 43 ans, même pas encore un vrai "vieux" loin de là, mais j'ai déjà vu des entretiens d'embauche me claquer dans les doigts à cause de mon âge, ils préfèrent un petit jeune (pas cher, plus "souple", plus mobile...), et un recruteur de SSII a même eu l'honnêteté de me dire qu'embaucher un type de mon âge (on ne m'a pas parlé de mon expérience, on m'a juste parlé de mon âge) était problématique, car plus difficile à placer en clientèle. Eh, vous êtes gentils, les gars, à mon âge, paraît qu'il faut que je bosse encore au moins 22 ans... ou 30, d'ici là, pour sûr !
Travailler plus pour gagner plus...
Alors, je vais vous expliquer comment ça va se passer, en pleine France MEDEFienne de Sa Talonnette...
Prenons le cas de l'entreprise Schmoldu, 100 ouvriers, qui fabrique des couvercles de poubelles. Les ouvriers, sous la menace d'une délocalisation en Patagonie, ont déjà renoncé à leurs 35 heures l'année dernière (la CFDT et la CGC ont été les premières à signer après que leurs délégués respectifs aient négocié séparément avec le patron lors d'un déjeûner chez Bocuse).
- On propose aux ouvriers de
Travailler plus pour gagner plus.
La plupart aimeraient bien "gagner plus", vu qu'ils sont payés à coups de pied au cul. "Travailler plus", c'est moins sûr, mais ils ont les traites de la Modus à payer ou les études de la grande qui est entrée en fac, alors 15% des effectifs acceptent rapidement deTravailler plus pour gagner plus.
En avant les heures sup'. - On se retrouve donc avec 15% des effectifs qui font 30% de boulot en plus et touchent 20% de salaire en plus (on parie ?) (trouvez l'erreur...)
- Sous l'amicale persuasion constante de la direction et au bout de 6 mois, le nombre de salariés qui
Travaillent plus pour gagner plus
atteint 55%. On notera que la productivité de l'entreprise augmente considérablement à effectif égal. Donc elle n'embauche pas. Les ouvriers de 45 ans qui se défoncent àTravailler plus pour gagner plus
sont bien emmerdés de constater que, pendant ce temps-là, leurs gosses qui sortent du lycée professionnel restent au chômage... Ben ouais y'a pas d'embauche... - Au bout d'un an, il commence à devenir très mal vu de ne pas faire d'heures sup'. Ça frise la faute professionnelle, ça sent le licenciement, ça... Du coup la quasi-totalité du personnel (à l'exception d'un délégué syndical cégétiste et d'un F.O. placardisé depuis douze ans) se met à
Travailler plus pour gagner plus.
- Avec tous ces gens qui travaillent plus, l'entreprise, qui ne risque plus d'embaucher personne, frôle la surproduction. Le "Challenge 2009" prévoit une réduction de coûts pour satisfaire les actionnaires. On commence à trouver très anormal de payer 20% du salaire de tous les ouvriers au tarif "heures sup'", faut pas pousser non plus !
- La direction de l'entreprise annonce donc la délocalisation en Patagonie de la fabrication des balayettes de gogues et des couvercles en plastique, ne gardant en France que les couvercles métalliques. 60 licenciements. Sauf bien sûr si les ouvriers acceptent de renoncer à l'abracadabrantesque tarif "heures sup'" auxquelles sont payées une partie de leurs heures, et acceptent dans la foulée une augmentation de leur temps de travail contractuel, effectuant le même nombre d'heures, mais sans qu'on doive continuer de leur faire un pont d'or ! S'ils acceptent le marché, la direction fera l'effort de conserver la production en France (sous réserve d'un gain de productivité), et de ne licencier que 20 personnes au lieu de 60.
- Enthousiastes devant le magnifique plan de sauvegarde de l'emploi qui leur est proposé, la CFDT et la CGC signent les premiers (après un dîner bien arrosé avec le patron).
Et voilà comment tous les ouvriers se retrouvent à Travailler plus pour gagner ballepeau
.
On parie ?
Notes
[1] Encore un terme-à-la-mode de mes couilles, tiens...










Commentaires
Et ça c'est quand les entreprises ont du travail à proposer en échange d'heures supplémentaires.
Dans le fantasme de Sarko, chacun aménage son temps de travail, genre "je vais être un peu juste ce mois ci, il faudrait que je bosse 4 heures de plus cette semaine". Encore faut-il que le patron accepte ces heures supplémentaires.
Bien sûr, car comme chacun sait, c'est l'employé qui décide en toute liberté et sans aucune contrainte externe, du temps qu'il va travailler... Ah, cette Liberté de l'employé mérite bien une majuscule :-}
t'as raison, comme très souvent...
signé:
un vieillard de + de 50 ans
Mon slogan, c'est plutôt : .
Sinon, ton histoire, je l'ai déjà écrite, version fable : La cigale et la fourmi, version réaliste
Très bon ça ,merci.
Toujours aussi bien expliqué.
Après tu vas venir te plaindre que ton serveur croule sous les connexions...
Une petite variante
1. Papa se met à rentrer de plus en plus tard du travail, si tard que les enfants sont déjà au lit. Ca change à peine de ce qui se passait avant, quand son patron réclamait déjà des heures sups. Il comprend bien, Papa, qu’il ne s’agit ni d’une option, ni d’une demande. Alors il accepte.
2. Quand le ministère de l’économie accouche enfin de la fameuse loi tant réclamée sur l’autorisation sans restriction du travail le dimanche, un facétieux député UMP y glisse discrètement un amendement réduisant de 150 à 110% le salaire-horaire des heures supplémentaires, avec l’approbation du Président Sarkozy. La loi passe.
3. En 2010, Le MEDEF obtient la suppression des 35 heures, qu’il écornait déjà depuis 3 ans à coup de conventions sectorielles, notamment dans la restauration, le secteur des services et la construction. Dans le même temps, les heures supplémentaires passent à 100%, comme les heures prestées le dimanche et les jours fériés d’ailleurs, ces derniers ayant de toute façon été réduits à trois par an.
4. Comme vivre à Paris, même dans un F2, ça se paie, Maman a repris son ancien boulot. Payée au SMIC, ça ne met pas de beurre dans les épinards, mais ça permet de payer les mensualités de la crèche, qui dorénavant reste ouverte 24h/24 (un tout nouveau et florissant secteur).
5. En 2011, Maman perds son job. Toutes les caisses sont automatiques maintenant, ou les marchandises scannées par le client lui-même. Faut pas refuser le progrès qu’on lui a dit. De toute façon, c’était ça ou des caissières albanaises, l’Albanie faisant maintenant partie de l’UE. Maman a préféré la corde.
6. Comme un seul salaire ne suffit plus, il faut déménager. Papa est obligé de se lever à 3 heures du matin pour faire 200km. Jusqu’à ce que son patron lui parle du village qu’il a fait construire autour de l’usine. Toutes ces jolies maisons mitoyennes si joliment arrangées, pour seulement 1/3 de son salaire. Il accepte, même si les 45 heures par semaine ont été rétablies, et que les syndicats n’ont pas protesté, puisqu’ils sont maintenant interdits.
7. La construction s’est terminée hier. Les nouveaux patrons chinois sont arrivés aujourd’hui. Pour 12 euros de plus et 200 euros par mois, Papa a accepté de signer chez eux. Finalement, ça a du bon les délocalisations inversées.
De toute façon, le gouvernement actuel n'a pas supprimé les 35 heures. Ils avaient 5 ans pour le faire, et ils avaient la majorité partout. Donc, ils pouvaient le faire sans problème. Et ils n'ont pas supprimé les 35 heures… donc pour moi, j'estime qu'ils n'ont aucune parole, que leur parole ne vaut rien du tout. Ils se moquent du monde : ils critiquent et ils font exactement le contraire ! Comment est-ce qu'on pourrait leur faire confiance ? À chaque fois ils nous font le coup… que des paroles d'ivrognes ! Ils promettent, et ils promettent que cette fois ça changer (la « rupture » comme ils disent) et ils s'empressent immédiatement de recommencer !
Hier dans Libé, Philippe Askenazy signait une excellente double page sur ce même sujet. A lire absolument...
Il a aussi un blog où déjà le 10 février il abordait succintement le problème :
http://philippeaskenazy.blogs.nouve...
Vous oubliez un paramètre de taille dans cette analyse certes à peu près lucide : la sensation magique que procure à l'employé le privilège d'avoir le pouvoir satisfaire son employeur, fût-ce au prix de quelques "sacrifices".
C'est pas faux.
Mais ce raisonnement est "à frontières fermées".
Est-ce qu'il ne vous est jamais venu à l'idée que ces délocalisations qui vous hérissent tant sont en fait en pratique, un partage des richesses ? Décidé par le marché, le capitalisme et le libéralisme, certes, mais en pratique, c'est enlever du travail et des richesses dans les pays les plus riches du monde, pour les transférer dans les pays pauvres.
Alors oui bien sûr, dans des conditions "esclavagistes". Oui, les employés des boites délocalisées sont payés sur place avec un lance pierre, et travaillent dans des conditions que n'accepterait personne en Europe. Mais ils travaillent. Et pour ce que j'en vois au Maroc, ils sont plutôt heureux d'avoir ce travail, régulier, payé chaque mois, qui leur donne droit à une protection sociale dérisoire, mais réelle. L'alternative, c'est souvent le chômage tout simplement (et donc, comme ici, l'impossibilité d'avoir un chez soi, l'impossibilité de se marier, etc...) ou un patron marocain, dans une boite marocaine.
C'est quoi, une petite boite marocaine ? Du travail au noir (sans protection sociale, donc), des horaires encore plus chargés, genre 12 heures par jour, samedi, dimanche et fêtes. Au moins, les boites européennes sont obligées de respecter a minima la legislation sociale, on va dire que c'est une sorte d'impôt que leur prélève l'état, sachant bien les bénefs qu'ils font.
Le problème, c'est qu'ici, on voit souvent le partage des richesses du plus riche que soi vers soi, sans souvent se rendre compte qu'on est le beaucoup plus riche de quelqu'un d'autre.
Il y a plein de choses qui se délocalisent facilement. Et celles qui ne se délocalisent pas si facilement que cela dépendent des premières, et ne sont en tout cas pas suffisantes pour nourrir un pays tout entier.
"Travailler plus pour gagner plus" c'est effectivement mensonger.
Mais croire qu'on peut continuer sur la durée à travailler aussi "peu" en gagnant autant, c'est à la fois se bercer d'illusions, et ignorer totalement les 90% du monde qui sont moins riches que nous.
Nous perdons nos marchés d'exportation face à des grands pays comme la Chine ou l'Inde, nous perdons donc des clients et du travail. Même en achetant "français" nous n'arriverons pas à maintenir une petite bulle de richesse dans un monde beaucoup plus pauvre.
Ce n'est pas une situation qui me plaise, personne n'a envie de perdre ce qu'il a. Je ne vois pas non plus de miracle économico-politique permettant de résoudre tous ces problèmes. Mais que ce soit droite, vraie gauche ou fausse gauche... la difficulté est là, à résoudre, et malheureusement la solution ne peut pas être agréable.
Moi, personnellement, je suis pas (sur le principe) opposé aux délocalisations… Mais qu'est-ce qu'on fait après pour gagner notre croûte ? On nous paye à ne pas travailler ? On transforme la France en un gigantesque parc d'attraction pour touristes étrangers ? C'est ça que je reproche aux dirigeants : pourquoi ils n'ont rien fait et pourquoi ils continuent de ne rien faire en réaction aux délocalisations ? Soit les empêcher, soit les freiner ou les encourager mais avec une création de quelque chose à la place… une solution pour gagne sa croûte quoi ! Visiblement nos dirigeants, ils n'ont pas vraiment travaillé plus on dirait…
En tous cas, ca doit bien gagner le ministère de l Intérieur, vu le peu qu'on y bosse.
Je connais bien des chomeurs qui ont un agenda bien plus rempli que celui du ministre...
A voir sur ce sujet une excellente vidéo ou Strass Kahn explique tel un professeur au petit Nicolas pourquoi "travailler plus pour gagner plus" ça ne peut pas marcher.
http://www.dailymotion.com/video/xm...
Ce qui aggrave encore ton analyse, c'est que Sarko pévoit dans son programme de supprimer les charges sur les heures sup (soit environ 40% en moins pour 25% de salaire net en plus), c'est donc un formidable effet d'aubaine qui se prépare. Je vois mal dans ces conditions un patron embaucher avant d'avoir complètement épuisé le capital heures sup disponible dans l'entreprise.
Quand au chantage des délocalisations(Marie Aude), il ne tient que par la logique d'un marché mondial dérèglementé, cette logique n'est pas une vérité universelle, mais bon on va pas expliquer maintenant qu'un autre monde est indispensable..
putain, c'est exactement ça !
en fait, moi je continue à lire un peu (genre des blogs déviationnistes de vipères réactionnaires comme ici), mais ma chérie a abandonné ...
strass kahn ? pas mal trouvé .. l'homme au conseil à 15000 € ? mouais, ....
@audionuma : Quand tu cites au-delà du précedent commentaire, et surtout si tu cites plusieurs interlocuteurs, aie l'amabilité d'attribuer tes citations.
On pourrait croire que les deux citations que tu fais et auxquelles tu réponds dans ton commentaire ci-dessus sont du même auteur, alors que la première provient de mon billet, mais ta deuxième citation provient du commentaire #14 de "Kilroy"...
Bonjour a toutes et a tous vu que c'est ma première intervention ici.
Je me contenterai de citer le regretté Coluche :
"Allez va bosser va, la France a besoin de toi !
Tu y diras qu'elle m'attende pas, j'vais être en retard aujourd'hui hein "
Faire travailler plus ceux qui bossent déjà dans un pays plein de chômeurs, c'est vrai que ça a l'air aberrant, mais c'est de la bonne gestion libérale : plus il y a de chômage, plus il y a de pression sur les salaires et les conditions de travail. Ce qui a entre autres avantages celui de contenir l'inflation : les salaires n'augmentent pas, les prix non plus, ou peu. Les patrons et les économistes sont contents. Et les politiques essaient de nous faire regarder ailleurs (en nous parlant d'insécurité ou d'identité nationale).
Cela dit, cette politique étant renforcée par le contexte de délocalisations et de profits financiers à court terme, il est interessant de savoir que d'autres économistes avaient rêvé d'un modèle différent, lire un article paru dans le Diplo " Une autre organisation du commerce international était possible..." http://www.monde-diplomatique.fr/20...
La réponse la plus remplie de bon sens a déjà été donnée: il ne peut pas s'agir de faire travailler plus ceux qui travaillent déjà, mais de donner du travail à ceux qui n'en ont pas.
De donner du travail à tous ceux qui n'en ont pas et de donner du travail à ceux qui travaillent dans la précarité, dans le sous-emploi, et ils sont des millions.
Ce slogan est tout simplement répugnant parce qu'il vise surtout à donner plus à ceux qui déjà ont plus que tous les autres, qui eux n'ont rien ou bien qui n'ont quasiment rien.
Pour lutter contre ces idées répugnantes nous avons engagé une campagne de distributions de tracts.
Des images se trouvent ici sur cet antiblog http://www.webjam.com/juanes/wwwweb...
Nous vous demandons de les photocopier, de les distribuer partout dans les lieux publics ou c'est possible.
Ce sont des images détournées tirées des affiches de 68.
Distribuez-les partout dans la rue, et pas seulement dans le Web.
Voilà un moyen entre mille pour lutter contre les idées stupides et dangeureuses de la petite crapule Sarkozy.
Un petit jeu pour se détendre pendant la campagne :
http://www.jose3d.org
@Sito (#20) :
Qui est "nous" ?
>
Soit le lien est mauvais, soit le serveur est down...
@Jouez à José 3D !!! (#21) : Compile pas chez moi (GNU/Linux Mandriva 2007) :-(
Il pleure l'absence de "GL/glu.h" qui ne figure pas dans mon pilote NVidia...
...Perdu :-(
Haaa... NVidia pabokapitalist. Il me semble effectivemtn que le packo Nvida mandrake écrabouille les éventuelles libs OpenGL existantes et les remplace par les siennes, incompatibles avec celles de XFree ou Mesa.
à vue de nez, c'est un boulot pour GLwrapper ( http://geodisi.u-strasbg.fr/~daurat... ), mais ne pratiquant mi Mandrava, ni NVidia.... je n'ose affirmer.
Sinon, sous windows, click-click et hop ça marche.
Aaaaahhhh Windows.... ! ;-)
Moui, le pilote NVidia gicle les biblios existantes comme un gros sale... Shame.
Sinon, ça m'a bien fait rire de trouver un fichier README en anglais pour "José3D"... Les vieux réflexes héhéhé ;-))
Pas plus même envie
de parler ou de lire
de tout ceci...
De mémoire,
une phrase qui trotte,
de ma mémé
à ma mémoire,
este mundo es un fandango y el que no lo baila es un tonto....
un beso
@Sardinette :
Il m'a falllu l'assistance de translate.google.com pour comprendre le sens de ta phrase, Sardinette ;-)
(Il va falloir que je pense à installer dans ce modeste ashram des cabines de traduction simultanée, comme à l'ONU... ;-)
Maintenant, je m'interroge sur ce à quoi au juste elle venait en réponse...
Je reviens un peu sur le fait que" La Talonette" veut le contrat unique type cne, donc avec la précarisation de tous les salariés, qui va oser refuser de travailler plus (pour gagner plus,j'en doute).Et plus de code du travail pour nous soutenir un peu.Je trouve inadmissible qu'une petite part de la population s'amuse avec l'autre part pour en faire leurs esclaves.De quel droit(pour le moment), si ce n'est la trahison de nos politiques depuis plusieurs decenies,qui ont pris des decisions en notre nom au niveau national ,europeen et mondial.Pourquoi sont ce ceux qui possèdent (et pourquoi possèdent ils tant,meritent ils plus que moi?),qui ont tous les droits.Donc le possèdant a droit de vie et de mort sur le non possèdant .Les valeurs sont les choses, .Ah bon ,me suis je trompée ?Moi ,je croyais à l'évolution de l'humanité ,la paix,l'amitié,le respect des êtres et de la terre, l'amour.Je croyais que l ERE du Verseau nous menait vers plus de spirituel(je ne parle pas de religion ou de mouvement sectaire,je parle de spiritualité dans le sens évolution de l'homme ).Veuillez m'excuser: je dévie un peu ,je suis un peu fatiguée , je vais me coucher.Bonne nuit à vous tous
Non, turandot : le contrat unique ne concernera évidemment pas les flics, les profs, les curés, la Reichbahn, et les ronds-de-cuir de la machine administrative.
Si nos concitoyens votent pour ça, peu m'importe qu'ils en chient s'ils préfèrent vivre dans un pays où avoi un bon avenir, c'est être flic, curé, rond de cuir ou économiste.
s'cuse -moi , m'sieur, j'avions pas réalisé qu'il fallait traduire ...
en plus, les traducteurs automatiques traduisent le castillan, pas le valencien alors je n'ose pas imaginer ce qu'ils t'ont raconté.
"ce monde est un fandango et celui qui ne dans pas est un con limité "
oui, "tonto", c'est très dur à traduire.
Ma mémé de quelqu'un qu'elle n'aimait pas, elle disait " que tonto il est, que tonto il restera"
oui, ma mémé ne savait pas toujours en quelle langue elle parlait.
Le fandango, c'est une danse rapide et épuisante.
c'était juste une remarqued 'écoeurement généralisé et de fatigue devant tant de conneries autour de nous.
y'a des jours où je fatigue, même à lire.
@Sardinette :
Je comprends mieux ce que tu veux dire... Ça me le fait aussi, ces jours-ci... Ça doit être une histoire de conjoncture astrale... Mars en opposition avec mes burnes, ou quelque chose comme ça... Ou c'est l'approche de la présidentielle qui énerve, va savoir...
ah, ben oui, mais moi j'en ai pas des corones...
(t'as pas besoin de la traduction, là ?)
donc, ça doit plûtot être la seconde option.
bon, c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai des gros poissons et des cloches en chocolat à emballer à la boutique, alors à plus tard !
Pasque bon, travailler là, ça au moins c'est gratifiant, j'vends que du bonheur et même pas de promesses...
moi j'en ai tellement plein le c.. de leur connerie de politique libérale et autre blabla, de leur course au pognon et au capitalisme version US que je vais finir par allez élever des moutons en corse !!!!!
travailler plus pour gagner moins ! ca c'est la devise du medef de la gauche et de la droite et du centre..... putain politicien verreux ! faudrait qu'il se rende compte comment on peut vivre à 4 avec 1300 euros net sans les APL (trop riches) et sans ASS pour ma cops (trop riche)
@La Sardine Masquée du Port : "cojones" (en castillan, la "jota" ayant un son guttural, surtout pas roulé) ou "collons" (en catalan et valencien, à prononcer couillon's), PAS "corones" (qui s'apparente à "corona" = couronne, mais ne veut strictement rien dire), ¡joder! C'était la note linguistique du jour, je sors...
"@Sito (#20) : nous avons engagé une campagne de distributions de tracts.
Qui est "nous" ?
> Des images se trouvent ici sur cet antiblog
Soit le lien est mauvais, soit le serveur est down..."
Le lien fonctionne quand je click dessus pour moi.
Pouvez-vous me confirmer que le lien fonctionne ou pas svp, merci?
http://www.webjam.com/juanes/wwwweb...
Munakoiso, merci tout plein pour les précisions !
tu vois, c'est tout le problème quand on apprend rien qu'à l'oreille avec sa mémé...
d'autant que ce genre de mot, c'était plutôt le pépé qui les disait, et loin des oreilles des p'tits nenfants...
Je voudrai revenir sur les délocalisations, juste pour apporter quelques éléments de réflexion.
De manière très simplifiée.
Une entreprise produit quelque chose à partir de matériaux (ma) et de main d'oeuvre (mo).
Cette production doit être livrée aux clients, d'où couts logistiques (emballage, transport etc) (L).
Bien sûr, une marge bénéficiaire est ajoutée (M).
Donc au bout du compte, un produit donné coutera ma+mo+L+M.
Maintenant, quels sont les impacts d'une délocalisation ?
Donc, produire à l'étranger un bien n'est intéressant que si :
Ce qui explique les délocalisations dans le textile et dans les services à distance, style centre d'appels.
Une délocalisation industrielle a en général pour but de se rapprocher du client final et de diminuer les coûts logistiques.
Enfin, il y a un facteur qui n'est pas à négliger, c'est celui de l'image de qualité.
Je vis en Chine, et donc j'ai l'exemple de beaucoup d'entreprises qui y ont localisé leur production, pour desservir le marché local.
Et bien récemment j'ai du racheter une cocotte-minute (ben oui ...). Dans un magasin, j'ai trouvé la même cocotte (même modèle) en deux versions : Une importée d'Europe, l'autre produite localement. Bizarrement, le prix était le même (je sais, ça contredit tout mon exposé précédent mais c'est ainsi !). Et bien la vendeuse m'a fortement déconseillé d'acheter la production locale, argumentant que le produit importé était de bien meilleure qualité !
Allez donc comprendre ...
PS : Je n'ai rien d'un économiste, donc excusez-moi si mon baratin vous paraît trop simpliste ou inexact... Allez donc voir le blog d'Olivier Bouba-Olga (désolé, pas l'@ sous la main), il explique tout ça de manière très claire et agréable !
Ah oui quand même, j'oubliais, après mon exposé ci-dessus ...
Travailler plus pour gagner plus, oui, quelle connerie ! (et encore, je suis gentil).
Faut quand même voir que la tendance dans les pays dits "en développement" est plutôt d'accorder plus de loisirs aux travailleurs, histoire de faire marcher les secteurs du commerce et des loisirs ...
Exemple en Chine, ou de plus en plus de personnes bénéficient de week-ends de 2 jours, ce qui était impensable ou une rareté il y a encore 5 ou 6 ans ... Epoque où seules les entreprises étrangères accordaient ce "privilège" à leurs employés ...
Maintenant, il ne faut pas être un génie pour gérer un budget ... Des millions de personnes qui n'ont pas fait des études poussées le font quotidiennement ...
Alors pourquoi nos élites élues en sont elles incapables ?
Pourquoi ne sont-ils pas fichus de faire en sorte que la sécu, les retraites, les services publics soient à l'équilibre (je ne dis même pas bénéficiaires, à mon sens ce n'est pas le rôle du service public de l'être) ?
Pourquoi balancent-ils des sommes faramineuses dans des projets totalement inutiles au lieu de les attribuer au bien-être de leurs ouailles ?
Pourquoi se paient-ils des salaires indécents, accompagnés d'avantages en nature importants, sans voir qu'être plus raisonnables permettrait d'aider à équilibrer les choses par ailleurs ?
Pourquoi s'accrochent-ils au pouvoir tels des bigorneaux à leur rocher (et avec autant de productivité d'ailleurs) ?
L'humain n'a toujours été qu'un animal grégaire, avec le comportement associé, lutte pour la domination de la meute ...
Le vernis de civilisation n'a donné qu'une apparence de poli à tout ce bazar, mais con il était, con il est et con il restera.
Nos politocards et leurs batailles ne sont que l'avatar moderne de cette lutte animale pour le pouvoir ...
Swâmi, se réincarner en oursin c'est encore trop haut dans l'échelle de la nature ... La réincarnation en caillou me suffira bien !
PS : Si tu trouves que je suis trop HS ou que ça n'a pas sa place dans ce fil, n'hésite pas à virer mon commentaire. J'avais juste besoin que ça sorte ...
Vive Sarko !
Bonjour monsieur Sarkozy!!
Quelle est la différence entre l'esclavage et le travail?
Hors mis quelques "maîtres" sanguinaires qui affligeaient des sévices corporels et psychologique à leurs esclaves, c'est que L'ESCLAVE ETAIT LOGE ET NOURRIS par opposition à un nombre croissant de salariés QUI EN TRAVAILLANT NE PEUVENT PLUS SE LOGER ET PAR DELA SUBISSENT DES SEVICES PSYCHOLOGIQUES.
Si je suis votre raisonnements:
Ils devraient encore travailler plus sachant que même en ramenant leur travail à 40 heures cela ne suffirait pas à payer le loyer d'un propriétaire qui lui ne travaille pas et attends "gueule ouverte" que "L'ESCLAVE" lui déverse le fruit de son travail?
Vous avez tenu en écourtant vos vacances (mérité après la très compréhensible pression que crée un campagne électorale) à être présent à la journée d'abolition de l'esclavage...
Répondez-moi à cela monsieur Sarkozy!
Merci de votre promptitude.
Veuillez accepter l'expression de mes salutations les plus respectueuses.