Aujourd'hui est une belle journée !
Par Petaramesh le lundi 19 mars 2007, 17:33 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Une sacrée putain de belle journée, non ?

Pourquoi ? Pour ceux qui liraient ce billet à retardement dans quelque temps et se demanderaient pourquoi aujourd'hui était une putain de belle journée ? Parce que le conseil constitutionnel vient d'annoncer il y a 5 minutes que José Bové disposait bien de 500 "présentations" (signatures) valides, et est donc officiellement candidat à l'élection présidentielle !
Nous trouverons donc un bulletin que nous pourrons glisser dans l'urne :-)))))
Addendum 18:58 : Voici la déclaration faite ce jour, 19 mars 2007, par José Bové :
Le Conseil Constitutionnel a officiellement validé ma candidature à l’élection présidentielle.
Je veux remercier tous les élus qui m’ont accordé leurs parrainages, malgré le scandaleux verrouillage démocratique organisé par les grands partis. Je salue leur courage et leur esprit démocratique. Je veux également remercier tous les citoyens qui se sont mobilisés en un temps record pour parcourir la France et convaincre les maires de me permettre d’être présent à cette élection. Désormais, la vraie bataille commence. L’enjeu est une insurrection électorale contre le libéralisme économique.
Ma candidature, collective, est celle de tous les citoyens qui veulent changer vraiment la vie et qui ne font confiance ni à la droite antisociale ni à la gauche social-libérale pour engager la révolution sociale, féministe, démocratique, anti-raciste et écologique.
Nous voulons une révolution sociale pour imposer un autre partage des richesses entre ceux qui peinent et ceux qui se goinfrent.
Nous voulons une révolution démocratique pour imposer une autre répartition des pouvoirs entre les citoyens et les assemblées.
Nous voulons une révolution écologique pour imposer un autre arbitrage entre la croissance incontrôlée et la préservation de la planète.
Nous proposons notamment que, dès le lendemain de l’élection présidentielle, les sept mesures suivantes soient appliquées sans délai :
- interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des profits ;
- réhabilitation immédiate de la dignité des personnes, du fonctionnement des services publics et de l’habitat dans les quartiers populaires et les banlieues ;
- loi-cadre contre les violences faites aux femmes ;
- instauration de la proportionnelle intégrale aux élections et convocation d’une Assemblée Constituante pour une Nouvelle République ;
- moratoire immédiat sur les cultures d’OGM en plein champ et la construction du réacteur nucléaire EPR ;
- veto de la France aux négociations de l’OMC visant à démanteler les services publics ;
- régularisation des sans papiers.La gauche alternative que j’incarne est le trait d’union entre les citoyens qui ont dit « non » à l’Europe libérale en 2005 et l’ensemble des forces politiques, syndicales et associatives qui ont fait le choix d’une candidature unitaire en 2007.
Cette gauche alternative est rebelle, unitaire et rassembleuse. Son ambition est de faire surgir des urnes une nouvelle force citoyenne qui ambitionne de mettre fin à une alternance sans fin et sans conséquences entre la droite et la gauche.
Un autre monde est en marche, un autre avenir est possible !
Aux urnes, citoyennes et citoyens !










Commentaires
YESSSSSSSSSSSSSSSSSS !!!
Entièrement d'accord avec toi mais qu'il est chiant le Debré avec son suspens à la con.
Quel bel saint joseph ! ouf
nous y voilà:quel stress!C'est superrrrrrrrrr!
C'est avec José que tout est possible..La preuve(en si peu de temps)
Hihihi. Amusant de se retrouver tous les trois à commenter en premier.
Content.
Reste plus qu'à convaincre les zotres. Alors que ça m'emmerde comme pas possible d'essayer de convaincre. J'arrive pas à comprendre qu'il soit nécessaire de convaincre. D'ailleurs. C'est tellement évident pourtant ce qu'il faut voter. Non ? :-D
nous y voilà:quel stress!C'est superrrrrrrrrr!
C'est avec José que tout est possible..La preuve(en si peu de temps)
Je vous laisse, je sors acheter une roteuse :-)
du coup, j'ai remis "la machine à mépris" ...
plus l'appel de José à la dissolution des BAC ... :o)))
M'en fous, je vote ségo de toute façon.
Mais pour fêter dignement cette contribution au pluralisme démocratique, je sors acheter des Chicken McNuggets(tm) et un grand Minute Maid(tm).
Au fait: http://www.theregister.co.uk/2007/0...
Ca c'est ben vrai ça !!
Et tout ça le jour de la saint Joseph dis donc !!
Perso, je ne glisserai pas de bulletins José Bové dans une urne... je me contenterai d'appuyer sur le bouton qui portera son nom !
:-) et :-(
@urchin : Ségo ? Qui c'est ça ? Ah, oui, c'est pas la candidate d'un petit parti, ça ? T'as raison, c'est bon pour la démocratie de voter pour les petits candidats.
Moi, par contre, je reste prudent et je préfère voter utile, pour un grand candidat : José BOVE !!!
OUAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAIIIIIISSSSSSS !!!!
et merde ... en effet géo ... :o)))
t'as compris comment on les truande ces putains de machines ?
bon...
j'avais décidé que je n'y allais pas.
ce matin j'ai reçu ma carte de mouton-électeur, je n'ai pas ouvert l'enveloppe, j'ai failli la foutre direct to the trash.
je ne l'ai pas fait...
je vais donc l'utiliser encore une fois...
ça fait si longtemps que cela ne servait à rien...
j'irai donc, sans doute, toujours dans l'espoir que ça servira peut-être enfin à quelque chose.
@GeoTrouvetout :
Merdum ! A ta place, je commencerais par exiger qu'on me fournisse une urne et un bulletin papier, et ce n'est que devant le refus et après avoir dûment protesté que j'utiliserais la cochonnerie de machine...
@neLLie :
In extremis donc. Tu as bien fait de la garder, pour ce coup :-)
Entonnons à pleins poumons : "J'emmerde les bourgeois, et leur gouvernement !"
M'enfin, j'me suis pas inscrit sur les listes. J'avais prévu l'abstention, comme il se doit quand on a des politiciens aussi enthousiasmants, visionnaires et courageux que les nôtres.
Je vois mal Bové au 2e tour quand même. Dans 5 ans peut-être, vu que là on va se retaper la droite.
Ben dis, je commence même à regretter de ne pas avoir le droit de vote ! Et je me mets à commenter sur les billets politiques, c'est dire si l'heure est à la joie !
N'empêche... Avec José candidat, Voynet peut se faire jigai tout de suite :-D
@Le Gabian : Je ne saurais te dire à quel point tu es la bienvenue :-)
Si vous ne l'avez pas encore fait, je ne peux que vous conseiller la lecture de l'article de Maxime Vivas intitulé "José Bové savate le Tiers-Monde" et qui est disponible à l'adresse suivante : http://www.legrandsoir.info/article....
On dirait Bayrou sur la photo,mouarf !
Je lève mon verre et je trinque avec tous ceux que cette nouvelle réjouit, que la force d'aller beaucoup plus loin soit avec nous !
Je suis ravie... et bien emmerdée ! :oD
Vraiment vraiment VRAIMENT ravie pour toi... et peut-être un peu pour le reste des français aussi, allez, tiens !
Bisous !!!
(c'est l'excès de joie, ça provoque des bisous chez les bisounours - pas trouvé de vaccin à ce jour, on espère beaucoup des thérapies géniques. leur mère.)
@Gaielle :
Ce n'est certes pas pour ma petite personne qu'il faut être ravie ! Je n'ai pas d'actions dans Bové, Inc. d'ailleurs...
C'est pour l'ensemble de ce pays et de sa population qu'on va peut-être voir pointer un petit rayon de soleil dans toute cette noirceur... C'est la seule raison qui fait que je suis content ce soir : parce qu'on va pouvoir se battre :-))
:o)
Et moi je suis connement contente parce que vous l'êtes tous. Mais je trouve que c'est déjà une 'art'ment bonne raison ! Je me sens d'humeur à serrer la Terre entière dans mes bras c'est dire ! Hop, une méga câlin party !
Bon, ok, je me calme. Je crois qu'il est temps d'aller reposer les noeils et les neurones, l'endorphine me soûle... :o)
Est-ce que interdire aux entreprises de licencier (tant qu'elles font des profits) ça ne conduit pas à réhausser les barrières à l'embauche, accentuer la protection de ceux qui sont déjà salariés, et augmenter l'exclusion ?
Dans cette veine, n'aurait-il pas été plus logique d'obliger les entreprises à embaucher tant qu'elles font des profits ?
Yogi en pleine trollitude... Allez, je t'aide, tiens : patata conneries...
Et est-ce que ça vaut aussi pour les emplois "privés" ?
Je veux dire, est-ce que je serai obligé de garder ma nounou même quand mes enfants seront grands et auront quitté la maison ? Et si cette question paraît ridicule, en quoi la situation des entreprises est-elle différente ?
Not trolling, j'essaie juste de comprendre comment pourrait marcher cette mesure. De plus dans les semaines qui viennent, des questions bien plus difficiles que celle là seront posées, ne t'inquiètes pas.
@Yogi : Tu trolles, et tu le sais parfaitement. Ça m'ennuie de devoir perdre mon temps à répondre à un commentaire de mauvaise foi. L'interdiction des licenciements pour les entreprises qui font des bénéfices est un principe de base dont les modalités pratiques restent à définir. Un particulier n'est pas une entreprise, et on pourrait également imaginer que cette mesure ne soit, sous cette forme, applicable qu'aux "licenciements boursiers" et donc aux entreprises cotées en bourse... Ou de plus de "n" salariés, c'est-à-dire capables du fait de leur taille de "recycler" un salarié à un autre poste, si le poste qu'il occupait devient inutile (quitte à lui payer la formation nécessaire pour cette évolution). Ce n'est qu'une suggestion...
J'ai vu autour de moi il y a quelques jours une personne me raconter qu'elle venait de recevoir la "lettre du Président" d'information aux employés de la multinationale dans laquelle elle travaille, lettre dans laquelle le Président se félicitait à la fois d'avoir atteint cette année des bénéfices jamais atteints (on parle de milliards d'Euros, hein...) et une rentabilité à deux chiffres, et, dans la même lettre, insistait sur la nécessité de réduction des coûts. L'entreprise en question enchaîne régulièrement un "plan social" tous les deux ans, c'est-à-dire qu'elle ne termine le précédent que pour entamer le suivant.
La personne dont je parle
travailles'épuise par ailleurs dans un service en sous-effectifs notoires, a vu la DRH se débrouiller pour lui faire lanterner 9 mois une augmentation de 70 Euros, la lui donner en retard d'autant et de manière non-rétroactive, et maintenant lui faire lanterner depuis un an un changement de coeff qui lui est du depuis deux ans...Non, je n'invente pas cet exemple pour les besoins du commentaire. Je viens de l'avoir sous les yeux.
Alors tes histoires de , tu es gentil, mais tu peux te les rouler et te les mettre sur l'oreille pour aller les fumer ailleurs...
Tiens Swami et puis pour Yogi aussi;
ca me paraît plus réalisable que l"interdiction des licenciements :
http://www.monde-diplomatique.fr/20...
et puis :
http://blog.mondediplo.net/2007-02-...
Voilà qui devrait vous mettre d'accord.
Et puis sur l'idée néolibérale de plus on a de protection moins on a d'embauche, voire les mises en perspectives de :
http://www.monde-diplomatique.fr/20...
@ Yogi-troll, qui se prend pour une grande entreprise!!!
Un licenciement doit avoir une cause réelle et sérieuse.
Cesser d'employer une nounou au 18ème anniversaire de son enfant, ça doit pouvoir se faire.
Note que les familles bourgeoises d'autrefois gardaient à vie leur gouvernante, qui embrayait sur la seconde génération et parfois la troisième.
"Autrefois on avait des domestiques", comme disait mon beau père qui ne le dit plus depuis que j'ai répondu "Autrefois, mes ancêtres étaient les domestiques des vôtres"
Par contre un licenciement boursier, on peut considérer que la cause n'est pas sérieuse, et surtout qu'elle est complètement virtuelle.
Les articles d'ango soulignent bien le problème de fond : "interdire les licenciements" dans une économie qui reste pilotée par la maximisation et la centralisation du profit est à côté de la plaque. Pour autant que cette mesure soit applicable, elle ne sera jamais qu'un obstacle de plus pour l'entreprise à la recherche de profit : celle-ci trouvera des mécanismes de contournement mais ne cherchera en aucune manière à mieux le répartir.
Quant au fait que plus le licenciement sera difficile, plus l'embauche sera "chère" car lourde de conséquences pour l'entreprise, c'est une évidence. Et l'entreprise fera porter ce coût par le salarié et non par l'actionnaire, puisqu'elle est au service de l'un et non de l'autre.
Je trouve que de telles mesures s'attaquent aux effets et non aux causes et n'auront que des effets pervers. Si on veut sortir de l'inégalité, c'est le concept même d'entreprise et de rentabilité qui doit être remis en question, et pas mettre des petits batons dans les roues du tank financier.
L'égalité entre les êtres humains est passée par l'abolition de l'esclavage, pas par la hausse du prix des esclaves.
@mc (#29) :
Oauh, la réponse qui cloue !
Voilà, on arrive avec MC au problème : pourquoi est-ce que des entreprises licencient et quels effets cela donne sur le tissu économique, social et sur les délibérations politiques ?
Interdire les licenciements n'est pas peut-être pas le bon bout d'où il faut prendre le problème, malgré le fait que c'est une des conséquences des plus importantes.
Il vaudrait peut-être mieux museler en amont les bénéfices qu'engendrent cette politique. Parce que licencier aujourd'hui ca fait peut-être perdre de l'argent d'un côté, mais ça en fait gagner de l'autre à des gens. Moi, je crois que c'est plutôt de ce côté qu'il faut agir.
Et, c'est là une drôle d'ironie, mais même les industriels (et pas les boursiers) pourraient y voir quelque chose qui va dans le sens de leurs intérêts.
@Yogi :
Ben tu vois que tu comprends quel va être le programme... Quand tu veux !
@ Swami : __J'ai vu autour de moi il y a quelques jours une personne me raconter qu'elle venait de recevoir la "lettre du Président" d'information aux employés de la multinationale dans laquelle elle travaille, lettre dans laquelle le Président se félicitait à la fois d'avoir atteint cette année des bénéfices jamais atteints (on parle de milliards d'Euros, hein...) et une rentabilité à deux chiffres, et, dans la même lettre, insistait sur la nécessité de réduction des coûts. L'entreprise en question enchaîne régulièrement un "plan social" tous les deux ans, c'est-à-dire qu'elle ne termine le précédent que pour entamer le suivant.
La personne dont je parle travaille s'épuise par ailleurs dans un service en sous-effectifs notoires, a vu la DRH se débrouiller pour lui faire lanterner 9 mois une augmentation de 70 Euros, la lui donner en retard d'autant et de manière non-rétroactive, et maintenant lui faire lanterner depuis un an un changement de coeff qui lui est du depuis deux ans...
Non, je n'invente pas cet exemple pour les besoins du commentaire. Je viens de l'avoir sous les yeux.__
Je sais que tu n'inventes pas. Je peux certifier que j'ai reçu aussi ce genre de lettre dite de "voeux" du président mondial du groupe très international et multinational dans lequel j'ai occupé des fonctions au niveau Direction France pendant 10 ans, de 1990 à 2000, année où je les ai envoyés se faire iech avec une volupté infinie.
Donc, celà ne date pas de cette année, cette politique de réduction des coûts a commencé par les investissements (vente des actifs, externalisation par la sous-traitance), puis les consommables (papier, stylos, photocopies ans so on) et en final il ne restait de jetable que les humains, globalisé dans le terme de "ressources humaines" ( plan social, délocalisation ......) et avec encore et toujours (et même cette année) des annonces de résultats bénéficiaires records.
Alors moi, je suis heureuse que Bové soit présidentiable, et pour la première fois, je sais enfin (sans hésitation aucune) quel bulletin je vais glisser dans l'urne..........
super! on va pouvoir frémir et tressaillir de bonheur en glissant un bulletin "d'insurection" au premier tour, mais après s'il faut choisir entre la droite et la droite ou pire ... qu'est ce qu'on fait? parce que pour le coté sensations ca risque d'être moins fun!
@bon! : Je le savais, que j'aurais l'occasion, et pas plus tard que très vite, de renvoyer à ce commentaire où j'expliquais (pour la énième fois) tout ça très bien et en détail, et que je te prie donc de lire, mais dont le résumé en quelques mots dit :
même si je peux (mais très peu) comprendrendre votre désir, je ne peux pas (alors là pas du tout) m'empécher de penser: putain je vais leur en vouloir à ceux là si on se retrouve avec sarkozy ou pire (est-ce possible?) parce que pour les plus fragiles ce sera vraiment pas pareil que si c'est le ps. j'ai vraiement la trouille ce coup ci!
(je sais que je fais beaucoup de fautes , ce qui d'habitude me retient d'écrire: désolée!)
@ re-bon
Heu !! je ne comprends pas bien ta logique là !!!!!!!!!!! A moins que ce ne soit un appel à voter Ségoliste, et là je crois que tu n'as pas vraiment pas le bon auditoire ........
@re-bon! :
Si on se retrouve avec et que tu veuilles absolument en vouloir à quelqu'un que tu tiendrais pour responsable ne penses-tu pas qu'il serait plus logique d'en vouloir à ceux qui auront voté plutôt qu'à ceux qui auront voté pour un candidat de gauche ?
Je ne comprends pas cette obsession absurde du "vote utile", mais je sais qui elle sert et par qui elle est entretenue : Ceux qui ont tout intérêt à ce que rien ne change, et qui ne servent rien d'autre que leurs propres intérêts. Et qui nous font avaler la fable selon laquelle on n'aurait le choix qu'entre eux ou pire, et que toute autre idée ne serait pas réaliste. Qui jouent sur la peur, noble sentiment s'il en est ! Hahaha ! Libre qui veut de croire à ces fables du bon berger qui protège le troupeau... Les choses ne changent que quand on a décidé d'ouvrir les yeux et de les changer, pas de faire comme d'habitude de peur que ce soit pire... Meilleure manière de laisser les choses devenir, petit à petit, de pires en pires...
Si on se retrouvait avec Sarkozy ou pire, ce serait de notre faute, nous qui n'aurions pas bien "bien" voté?
Ce ne serait pas la faute de ceux qui nous font supporter depuis si longtemps cette campagne pourrie, ni chair ni poisson, qui ne nous donne aucune confiance dans leurs capacités à seulement comprendre ce qui nous arrive (je ne parle même pas d'y remédier).
Ce ne serait pas non plus la faute de ceux qui trouvent Sarko tellement mignon qu'ils veulent se le farcir pendant 5 ans de plus?
Ce serait notre faute à nous, qui avons vainement cherché à sortir de la nasse dans laquelle on nous enferme.
Fallait pas essayer de sortir, on vous avait bien dit que vous seriez punis, que ce serait encore pire!!
Ce chantage, on l'a accepté trop longtemps, et chaque fois c'est pire quand même. On attend quoi? D'être tellement laminés qu'on pourra plus réagir?
Le chant du re-bon, c'est le chant des dominateurs apprentis : attention, y'a peur devant ........
Et ceux qui sirènent avec, sont ceux qui effectivement ont une angoisse : celle de mort.
Bin, vi, je l'ai lâché le mot qui paralyse jusqu'à ne plus vivre jusqu'à ce que .....
La grande problématique est de penser qu'en rejetant le concept de la mort, on vit mieux.
La réalité prouve que certains se sentent acculés au point de se donner la mort dans leur bureau, ils font ce dont ils ont le plus peur. .... c'est le syndrôme de la peur à son paroxysme, se jeter dans la gueule du loup pour que l'angoisse finisse.
Oui, nous vivons dans un monde esclave de la peur : le vote utile (comme si un vote pouvait être autre chose qu'une expression) en est l'exemple.
Non, je n'ai et ne voterai jamais utile.
Non, je ne me soumettrai jamais au non sens.
Et je suis pacifiste : je ne tuerai jamais pour mes idées.
Il ne faut pas confondre droit de vote et liberté d'expression.
Il ne faut pas confondre présidentielles et législatives.
@ Yogi
heu le droit de vote (la liberté d'y aller ou pas) n'est pas le droit (la liberté) de s'exprimer
@Verna : Un vote n'est pas une expression, c'est une action. Il ne sert pas à dire "je pense ça" mais à agir sur le contexte qui nous est donné.
Cela est particulièrement vrai pour les présidentielles.
Les législatives, elles, permettent en théorie (après faut voir le mode de scrutin, les règles selon lesquelles les lois sont soumises au parlement, etc ...) de définir les principes selon lesquels on souhaite que le pays soit gouverné.
@Swâmi #33 : "Ben tu vois que tu comprends quel va être le programme"
Ben non justement pas : il me semble qu'avec de telles propositions on cherche (vainement) à rendre un peu plus difficile le trafic d'esclaves, au lieu d'expliquer pourquoi l'esclavage c'est mal et de proposer une autre vision du monde.
Autrement dit : au lieu de remettre en cause le libéralisme on propose des mesures à appliquer dans un monde par ailleurs libéral, lequel se fera une joie et un devoir de les contourner. Comme les 35 heures.
Il me semble que pour dépasser le libéralisme mondial il faut proposer des modèles de société alternatifs, diffuser des idées qui puissent faire réfléchir les gens. Par exemple "limiter les écarts de revenus de 1 à 100 et les écarts de patrimoine de 1 à 1000" ; ou bien "plafonner l'héritage à X euros pour que tout le monde parte à la naissance sur un meilleur pied d'égalité". Les promoteurs d'un tel programme ne seraient d'ailleurs pas plus élus que les anti-libéraux ne le seront aujourd'hui, mais au moins ils inciteraient les gens à se poser de vraies questions, ce qui est la seule façon de faire avancer les idées et espérer voir apparaître un jour un nouveau modèle de société.
Au lieu de ça la "vraie gauche" propose des mesures inapplicables, qui la décrédibilisent en la faisant percevoir comme "de doux rêveurs qui n'ont rien compris aux réalités (libérales)" et non comme "des visionnaires proposant une logique différente et un saut dans une nouvelle civilisation".
Il faut choisir son terrain : soit on réforme le libéralisme de l'intérieur, petit à petit, et on propose des mesures progressistes mais réalistes, soit on promeut un autre modèle de société. Ici ce n'est ni l'un ni l'autre : on prétend soumettre le libéralisme sur son propre terrain, avec des mesurettes. On tente d'arrêter le tank libéral en lui glissant des fétus de paille dans les roues.
Bon j'arrête là. Je crois que je vais poser ma candidature pour 2012 et puis voilà.
@ Yogi :
Je suis d'accord avec ça (mais pas avec le fait que les présidentielles ne doivent pas permettre de s'exprimer. Les législatives font l'objet de tractations, en partie basées sur les résultats des présidentielles, paraîtrait-il...) mais je ne me sens pas capable de j(a)uger les propositions de José Bové (ou des autres) ni de les comparer à des poutres ou des pailles...
Avant de tout réformer, ou en parallèle, on peut commencer par là, non ?
Réformer de l'intérieur.
Oui, pourquoi pas?
Faut juste pas oublier de vérifier que la liberté de modifier est réelle et non pas virtuelle.
Du genre, par exemple "La démocratie c'est cause toujours", où on aurait la liberté de parler à condition de ne rien faire. Où on aurait même la liberté de faire, à condition que rien ne change, que le curseur revienne toujours à zéro.
Pour moi, c'est exactement dans cette situation qu'on se trouve, et l'illusion qu'on peut réformer petit à petit le libéralisme de l'intérieur nous fait simplement perdre du temps.
Mais chacun fait son chemin comme il peut, avec ce qu'il a expérimenté.
@Yogi (#44) :
L'expression est une forme d'action. Dans un scrutin présidentiel où il y a un seul élu, le fait de savoir que tel a fait 20% plutôt que 4%, ou que tel est passé au second tour avec 50,04% ou 70% fait cependant une différence : Cela définit (infiniment plus réellement que les sondages) le poids dans l'opinion publique de chaque courant politique, cela définit des rapports de force qui se prolongent bien au-delà de l'élection. Cela permet aussi de "se compter".
Et surtout, voter selon son opinion est toujours "action" : Comment d'ailleurs espérer que le candidat que nous souhaiterions voir gagner gagnera jamais, ou que le courant qu'il représente sera autre chose que marginal, si nous "jouons perdant" en allant la tête basse, d'entrée de jeu, voter pour un autre candidat sous prétexte que . Quelle absurdité ! Comme si nous connaissions par avance le résultat du vote !
Voter ainsi "utile", c'est faire le jeu des sondeurs et des médias qui nous pondent dans la tête (© Ko) en nous disant dès le départ quels sont les "grands candidats" et quels sont les "petits"... C'est voter où ils nous disent de voter, alors que nous ne pouvons créer la surprise qu'en ignorant absolument le chant de ces sirènes...
Encore entendu hier soir le présentateur de Soir 3 parler des alors même que la liste officielle des candidats a été publiée par le Conseil Constitutionnel. Je n'ai pas vu qu'ils aient publié une liste de candidats à deux vitesses ?
Qu'un journal télévisé partage les candidats entre "principaux" et "petits", c'est déjà un manquement grave à la neutralité à laquelle la loi les oblige, et ce manquement devrait être sanctionné. Enfin, je dis ça, c'est juste pour rire, hein... Imaginons une seconde que les médias soient neutres... :-D
@Yogi (#45) :
Bien sûr. Je ne pense pas une seconde que le système soit réformable, ni qu'aucun programme de gauche soit compatible avec le libéralisme économique capitaliste.
Je pense donc que ce système doit être balayé, et qu'il doit l'être à l'échelle planétaire, tout comme il est actuellement mondialisé.
Autrement dit ce n'est pas pour tout de suite, hélas, et cela nécessitera le basculement de nombreux pays dans le camp anticapitaliste. Comme en Amérique du Sud, par exemple.
En attendant ce grand soir ;-) des actions peuvent et doivent cependant être entreprises au niveau national pour limiter les dégâts que le libéralisme économique peut faire, et ces actions nécessiteront certainement de s'en protéger par une forme de protectionnisme et par la sortie des traités Européens actuels, car je ne vois pas comment on pourrait combattre un système économique libéral tout en lui laissant toute sa liberté d'action...
Ah ouais... J'avais pas poussé le raisonnement jusque là, pour moi tu pouvais appliquer la décroissance au niveau local sans être entravé par l'Europe, dès lors que c'est un choix des consommateurs et non des politiques...
Mais du point de vue de l'action politique, en effet, ça peut coincer.
Bon, faut que j'y réfléchisse. Et si je lisais les 125 propositions ?
@Ga(i)elle :
Ou l'excellent résumé en 7 volets que nous propose le Yéti, bien plus synthétique et plus digeste...