Gosses d'anar !
Par Petaramesh le samedi 17 mars 2007, 22:48 - Chienne de vie - Lien permanent
Alors voilà, ce soir, on a fêté mon naninanère... Passé un certain âge, certes, on les passerait bien sous silence...
Je vous narrerai peut-être demain, si j'ai le courage, tous les émotionnants cadeaux que j'ai reçus de ma tribu, mais pour le plus fun, je ne puis résister plus longtemps :
Après avoir apporté le gâteau (un Dragon blanc, s'il-vous-plaît) en chantant comme il se doit Happy birthday touyou !
, et aussitôt après que j'eusse soufflé les deux bougies à numéros (plus simple) ne voilà-t-il pas que mon Srî Minîshiva du haut de ses 4 ans 1/2, voulant sans doute prolonger l'ambiance musicale, de manière absolument spontanée et à ma grande surprise, entonne à pleins poumons, aussitôt repris en canon par mademoiselle Patâpatî :
J'emmerde les bourgeois, et leur gouvernement !
Dans mes bras, mon fils !
Karpatt, Militant.










Commentaires
Wouaafff !!!! ça c'est du minot !!!
dixit la Mienne : "Maman, Sarkozy, ill ne faut plus l'appeler le Nain."
Moi: "grumpf ?..."
Elle: " c'est pas gentil. les gens qui sont nains, ben ils ont pas choisis d'être petits et eux, ben ils sont pas méchants."
Devant tant de logique, nous réfléchimes longuement toutes les deux afin de trouver un palliatif linguistique.
Après moultes délibérations, c'est la Tâche qui a été élue.
"Pasque la tâche, elle est moche, elle salit et en plus elle pense pas alors ça peut pas lui faire de peine."
Braves z'enfants, va...
La relève est assurée!
Bravo, vieille branche! ;-)
Content pour toi, ça doit faire chaud au coeur!
Et joyeux patin-couffin.
"Le drapeau noir a fait sa première apparition « officielle » dans la manifestation des sans-travail aux Invalides à Paris, le 9 mars 1883, lors d’un meeting organisé par le syndicat des menuisiers. Louise Michel y arbore, pour la première fois, un drapeau improvisé, à partir d’un vieux jupon noir fixé sur un manche à balai. Le drapeau noir des canuts révoltés.
Sans doute le bon air de la Croix Rousse
Mon petit-fils de 6 ans hurle à tue-tête depuis quelques temps cette chanson : " les patrons, c'est tous des cochons, il faut tous les pendre"!!!!! Alors si un aimable lecteur de ce blog connait le titre et l'interprête, merci de me le communiquer, je trouve rien à ce sujet, et j'aimerai bien pouvoir hurler en choeur avec lui, moua!!!
@Eva_bien : Ça ne serait pas quelque chose comme ça des fois...?
Gougoule est mon ami...
On dirait que ça sort de là.
...et on peut également télécharger un "vidéo-clip" (.avi DIVX 8,2 Mo)
mais où a t'il bien pu entendre cette chanson? ;)
La classe internationale, ce minot-là ! Une graine de Gavroche, hein !
Ça doit te consoler un Guru d'avoir l'âge qu'il a, mmhh ? D'autant qu'il ne fait pas vraiment l'âge qu'il doit avoir... ;-)
Waouhhhh, c'est exactement ça!!!!!Merci Vénéré Guru!!!!!!!!!!!
... non non, ne me remercie pas ;o)
J'en ai d'autres dans le même registre, si t'as besoin de parfaire (est-ce possible ?) son éducation !
Quand je pense que, petite, moi je chantais plutôt "les bourgeois, c'est comme les cochons, plus ça devient vieux plus ça devient bêteuh ! ..."
Mais bon j'avais aussi une histoire de testicules de mon grand-père soit-disant pendus dans l'escalier et qui le vivaient assez mal...
Sinon, quoi c'est-t-y donc qu'un , comme sorte de gâtal ?
@ Swâmi (#6) :
Et pourquoi ces chansons me filent (bêtement) la chair de poule ?
Ca m'agace de voir mes poils se dresser sur mes bras quand j'entends la marseillaise (pas dans un stade !) chantée dans des manifs, et d'autres chansons bien senties... Bah oui, parfois je n'ai pas le temps de savoir qui fait la manif ni pourquoi et ces cons de poils réagissent sans qu'on ne leur ait rien demandé.
... je suis sûre que j'aurais été communiste rien que pour les choeurs de l'armée rouge, à une époque ! ;o)
@Ko :
Un gatal du genre franchement orgasmique :-)))
@Ga(i)elle : Tu sais que je suis à ton entière disposition pour te faire dresser les poils à n'importe quel moment de ton choix :-}
:o) Tu es un choeur à toi tout seul ? Une foule compacte qui scande des slogans ?
Troooooop fort.
Remarque, je n'en doutais pas.
PS : je suis aussi preneuse pour une description d'un gâteau aussi orgasmique !!!
@Gaielle :
C'est ce qu'elles me disent toutes :
:-DDD
Aujourd'hui, j'ai téléphoné à ma mère pour prendre de ses nouvelles. Elle va bien. Elle va toujours bien, maintenant.
Je lui demandé si elle savait quel jour on était :
- Euh oui, on est dimanche ! (toute fière)
- Mais dimanche de quelle date ?
- Euh... dimanche quelque chose avril ?
- Non maman.
- Mars alors ?
- Oui maman. Alors quelle date, à ton avis ?
- Euh attends... Je regarde mon calendrier... Le 18 mars ?
- Oui Maman. Et hier, c'était quel jour ?
- Samedi 17 mars.
- Et le 17 mars, c'est pas un jour particulier ?
- ... ... ... ... ... ... ... Euh... ... C'était ton anniversaire ?
- Oui, maman. Et quel âge j'ai ?
- ... ... ... ... 41 ans ?
- Non maman, 43.
- Tu vois, je te rajeunis !
À partir de quoi elle s'est mis à dire qu'il était absolument navrant qu'elle ne se souvienne pas de l'anniversaire de son fils.
Puis elle m'a raconté qu'hier matin, elle avait rendez-vous chez son coiffeur, mais qu'après être sortie de chez elle, elle a fini par rebrousser chemin et rentrer, pour avoir été incapable de trouver la boutique de son coiffeur... Qu'elle sait pourtant être à moins de 200 mètres de chez elle.
L'anecdote est sûrement vraie. Mais si ça se trouve, ce n'était pas hier. C'était peut-être il y a trois jours... Ou une semaine.
Le temps est relatif, non ? ;-l
Un jour après l'autre, tant qu'elle continue d'avoir de bons moments... Jusqu'à ce qu'elle ne s'en rende plus compte...
Oui, Ko. Mais il est étrange de voir un proche de plus en plus désorienté dans le temps et dans l'espace, qui s'y perd, avec à la fois une forme de perplexité, et aussi une forme d'acceptation indifférente... Comme l'extrémité d'une vie qui s'effiloche.
@ Swâmi (#17):
(attention, commentaire pas forcément gai)
Cette maladie, c'était la trouille de mon grand-père, qui est mort il y a bientôt deux ans... Parfois il s'arrêtait au milieu d'une phrase au téléphone parce qu'il perdait le fil et on sentait que le silence devenait un peu angoissé à l'autre bout du... fil. Pour un "pur intellectuel" rien que l'idée de pouvoir développer cette maladie semblait manifestement terrorisante.
Finalement la rupture d'anévrisme a surpris tout le monde (et lui le premier dans son lit) mais je me dis que c'est ce qu'il préférait.
J'ai aussi connu un très bon comédien (un théâtreux, parfaitement) qui a sombré dans une profonde dépression en se voyant décliner.
Alors mieux vaut sûrement l'acceptation indifférente à cette terreur, même si ça déboussole aussi la famille. Mais ce n'est que mon humble avis, et je crois que je vais arrêter d'écrire si c'est pour être aussi gaie.
Hum hum...
(''chez nous ça peut plus arriver,
ya plus d'fachos d'puis 44,
mais quand même avant d'traverser,
fais gaffe à tout c'qui vient d'la droite..''
Les Amis d'ta Femme)
Pi birthday (ça a dû plaire à ta femme, ça, tiens !)
J'ai fait une expérience étrange avec un de mes oncles.
Lui qui avait toujours été assez hautain, distant et froid, facilement sarcastique, il était devenu gai, chaleureux, amical. Il m'appelait madame, n'avait aucune idée d'où je sortais mais était tout heureux de me voir, semblait même me reconnaître vaguement d'une semaine sur l'autre, regrettait de ne pas mieux m'accueillir (j'aurais dû le prévenir... ce que j'avais fait bien sûr). Il riait pour de vrai (pas grinçant) Il m'a même dit un jour que j'étais... agréable, j'en revenais pas.
Je me suis prise à rêver qu'il aurait été comme ça toute sa vie si une éducation rigoriste ne l'avait pas éloigné de lui-même.
Comment savoir?
@mc : J'ai aussi constaté un tel changement de caractère chez ma mère, avec le début de sa maladie d'Alzheimer : Elle qui avait toujours eu un caractère anxieux, et que je qualifierais même de "torturé" sur les 25 dernières années (à cause d'une "cause de souffrance familiale persistante"), est soudain devenue considérablement plus "zen", détachée, sereine...
J'aurais aimé pour elle que ce détachement et cette zénitude soudains soient le résultat d'une progression intérieure ou d'une accession à une forme de sagesse apportée par l'âge... Hélas, ce n'est que le résultat de l'affaiblissement de ses capacités à "s'en faire", parallèlement à l'affaiblissement de ses capacités mémorielles.... On dirait qu'elle a perdu presque toute aptitude à la souffrance morale. On pourrait considérer que c'est "déjà ça de pris", mais il est difficile de considérer comme positive une chose que l'on sait être la conséquence d'un dysfonctionnement...
La zénitude que tu évoques serait-elle pas effectivement un tel affaiblissement des capacités cognitives et mémorielles que plus rien ne fait trace, d'un instant à l'autre? Mais alors, tout se tient, si les petits chinois et les méditatifs indiens sont si merveilleusement bouddhiques, c'est qu'ils sont malnutritionnés depuis toujours; dis-donc, l'opium du peuple , il récupère tout....