En effet, "La vie palpitante d'un prof en ZEP" n'est plus :

C'est la fin du blog.
Une procédure disciplinaire est engagée contre moi par le principal du collège.

Au moins, on saura que si les profs ne parviennent pas, malgré tous leurs efforts, à enseigner une orthographe et une grammaire correctes à nos chères petites têtes blondes, ce n'est pas à cause du temps qu'ils passent à glander bloguer pendant les cours...

Surtout rappelons-nous bien : La liberté d'expression ne s'use que si l'on ne s'en sert pas

...à une époque où les employeurs de tout poil, public comme privés, s'imaginent que la liberté d'expression de leurs employés, cadres et agents divers s'arrête là où commence le moindre froncement de leurs seigneuriaux sourcils.

Et il me faut bien avouer d'ailleurs que je m'interdis à moi-même toute évocation sur ce blog du nom de l'entreprise pour laquelle travaille Mâ Anandaramesh et même de son domaine d'activité ou de sujets qui s'y rapporteraient de trop près, les opinions politiques, philosophiques et sociétales diverses que je formule par ailleurs étant trop clairement incompatibles avec "ce qui ferait plaisir" aux employeurs de mon épouse.

Le Jumbo-Jet familial ne vole déjà plus avec difficulté que sur l'un de ses deux réacteurs, l'autre étant frappé de chômage, il ne serait pas vraiment indiqué que l'autre réacteur tombe en rideau, frappé du contrecoup du déplaisir causé à certaine multinationale par l'expression des opinions du déjà-mort, mais qui écrit encore...

Sinon, c'est la gamelle assurée. Et il n'y a pas de connexion Internet sous les tentes "Enfants de Don Quichotte" de la place Bellecour.

Ce qui me fait penser à la navrante campagne "anti-SDF-campeurs" entamée depuis plusieurs jours par les journaux télévisés du miniver qui, toutes chaînes publiques confondues, nous ont livré quelques beaux reportages ces derniers jours, sur ces pauvres bobos du canal Saint-Martin "exaspérés" par cette misère crasse qui campe sous leurs fenêtres, certains pauvres ayant l'outrecuidance d'aller jusqu'à demander la permision d'utiliser les toilettes de certains estaminets, permission qui leur est bien évidemment refusée, mais la présence de pauvres et de clochards, dont certains vont même jusqu'à boire, suffit à faire fuir la clientèle et à insécuriser la bourgeoise qui sort pisser Médor à 22h30 en robe de chambre et mules... Parce que vous comprenez ma brave dame, si jamais Médor va pisser sur une tente, ça risque de fâcher sont occupant illégitime,[1] et avec ces gens-là... Brrrr...

Enfin, les journaux télévisés nous préparent doucettement au futur nettoyage au Kärcher probable des bords dudit canal, dès que l'intérêt de l'opinion, versatile et volage, se tournera un peu ailleurs, et qu'il deviendra urgent de restaurer la tranquillité bafouée de tous ces bons électeurs de monsieur Delanoë...

Notes

[1] Leur existence elle-même en ce bas monde étant probablement à la limite de l'illégitime, on se doute bien que leur ocupation campeuse est carrément illégitime en plein, non ?