En effet, Swâmi Petaramesh, comme chaque lustre, suivant l'exemple de Milarépa, et au risque de se casser une jambe, part méditer sur la montagne dans la froidure hivernale, et rencontrer quelques yétis des Alpes (et, il en a peur, également quelques troupeaux de parisiens).

Or donc, ô disciples, pendant l'absence du Guru, il vous est fait entière confiance pour prendre soin de ce modeste ashram et vous assurer du bon suivi des rituels, dévotions et pratiques quotidiennes. A cette fin, le Guru vous confie ce mantra à psalmodier en bhâkti jusqu'à son retour : Gélakhé Kethkhikôl ! Om Namah Shivaya !

Cependant, et à son grand regret, par suite de son éloignement de tout produit technologique, de toute possibilité de parler au Nain Terneth dans sa grotte de méditation montagnarde, et par faute des tombereaux de spams qui tentent de gangréner cet humbe ashram sous l'illusion de Mâyâ, Swâmi Petaramesh se voit contraint de passer les commentaires en mode "modération" pendant toute la durée de son samadhi. Ne vous étonnez donc pas de ne pas voir vos commentaires, dévotions et prières, apparaître avant quelques kalpas.[1]

Et, pour hâter le prompt et auspicieux retour du Guru tout en employant de fort sattvique manière le temps de Sa méditation, vous êtes invités, afin de faire circuler au mieux la Shakti dans les couloirs de ce modeste ashram, à composer un petit hymne que vous chanterez chaque soir en choeur afin de prier ensemble pour le retour du Tathagatha.

Au cas où vous manqueriez d'inspiration, ô studieux et appliqués saddhus, Swâmi Petaramesh vous propose ce petit exemple dont vous pouvez librement vous inspirer :



...ou alors, si vous préférez...

Que la paix soit sur vous !

Notes

[1] Unité de mesure temporelle équivalent à peu près, quoique pas tout-à-fait, à un bon bout de temps.