Comme vous le savez, c'est aujourd'hui la Saint-Valentin, la fête de tous les fleuristes.

Toutefois parmi nous, ô disciples, se trouvent moûlt résistants qui se refusent à cotiser pour les vacances à Courchevel la semaine prochaine de nos amis fleuristes.

Soit parce qu'ils détestent faire là où on leur dit de faire et quand on leur dit de faire par voie d'affichage 4x3 sur tous les murs et dans toutes les télés (quelle spontanéité !), soit parce qu'ils ne sont pas amoureux (ben ouais quoi, ça existe et ce n'est pas une maladie honteuse), soit parce qu'ils se sont fait jeter par l'objet de leur amour, soit parce qu'ils sont lassés, délaissés, vieux, usés, fatigués, déprimés, mariés, moches, cons, pauvres, timides, malchanceux, autosexuels, vérolés, déprimés, puceaux, ou que pour toute autre raison ils ont les dents du fond qui baignent.

C'est à tous ces frères humains qui ont fort envie aujourd'hui de buter un fleuriste et de faire des guirlandes avec les tripes d'un bijoutier, que je dédie cet Hymne de la Saint-Valentin : [1]



Et à vous toutes, mes bien-aimées disciplettes, je dédie un énorme bouquet de fleurs virtuel, mais sans carte virtuelle qui clignote à la con, comme de bien entendu.

Destiny

Pas parce que je me sens obligé, hein. Juste parce que ça me fait plaisir.


Notes

[1] A ceux qui s'interrogeraient sur l'étonnante ambiance sonore des derniers billets de cet ashram, leur grand classe et leur profonde poésie, je répondrai que je suis, par le plus grand des hasards et en cherchant toute autre chose, tombé sur un filon...