Des trucs qu'on ne devrait pas bloguer
Par Petaramesh le samedi 10 février 2007, 11:13 - Chienne de vie - Lien permanent
Non, des trucs qu'on ne devrait vraiment pas bloguer. On se demande bien pourquoi on les bloguerait.
Je serais vous, je ne lirais pas. D'ailleurs moi non plus, je ne vais pas relire.
Hier 19h : Saleté de chaudière en grève, j'arrive pas à avoir d'eau chaude pour doucher mon Nain. 'reusement que je chauffagiste vient lundi. Je suis fatigué : toujours ce vieux russe qui me fout mal au crâne et me fait tousser plus que de raison. La journée a été éprouvante, avec du très agréable comme du moins agréable. Des remises en question intérieures. Plein. Je fais ça très bien, même si ça ne se voit pas.
19h15 : Madame rentre épuisée d'une semaine de marketing dans les bureaux avec voyages en TGV à pas d'heures pour aller marketer à Paris, aussi. Madame est de mauvaise humeur, comme toutes les fins de semaine. Déjà pas mal de mois que je suis habitué, la plupart des semaines, à la crise du samedi genre "faut bien que ça pète". Mais ça devient de plus en plus souvent la crise du vendredi soir et du samedi. Les bons week-ends, ça peut tenir jusqu'au dimanche. Le reste de la semaine, on s'engueule considérablement moins : On ne se voit guère, on se parle très peu.
Mais hier soir elle arrive avec son air des grands jours, je vois sa gueule en biais dès qu'elle franchit la porte et se met à râler sur les gosses pour ceci ou cela Et tu es encore en peignoir ! Et tu n'as pas mis ton pyjama ! Et tu as déjà la crève ! Et pourquoi ton sac est toujours dans l'entrée ?
avant même d'avoir pris le temps d'enlever ses chaussures et de les embrasser. Je me dis : La soirée s'annonce bien.
19h45 : On sent les tensions électriques s'accumuler. Quelques avant-projets d'éclairs liés au "tavuleurkilest ?" et au fait que j'envisage de descendre au garage chercher le bouquin que Srî Minîshiva a oublié dans la voiture et qu'il me tanne pour que j'aille chercher, plutôt que de commencer par mettre la table. "Tavuleurkilest ?" Je descends tout de même au garage, puis je mets la table.
21h00 : Après le repas c'est Taratata ! Là, ça y est, le grand jeu. La grande scène du VIII sur le chômeur de mari qui n'en fout pas une rame depuis si longtemps et ne sert bien évidemment à rien[1] et vit aux crochets de son épouse qui se tue à la tâche est complète. Si verbalement violente que je n'en reviens pas. Avec option j'appuie bien fort sur tous les points qui font très mal, être bien sûre de n'en oublier aucun, faire le récapitulatif de toutes les insuffisances du monsieur depuis la première dent de lait de Mathusalem...
Il faut croire qu'elle sent les jours où faut pas taper, les jours où je n'ai pas besoin qu'on me charge la mule, les jours où un peu de bienveillance me ferait le plus grand bien. Parce que c'est toujours ces jours-là que ça tombe.
22h00 : Il se produit quelque chose de nouveau. Pour la première fois, je crois, dans une telle situation mes défenses psychologiques cèdent. Je suis complètement anéanti. Je me retrouve dans l'état d'une plaine dévastée dont l'armée défensive a été balayée. Et les raids aérien de l'ennemie se poursuivent. Vous reprendrez bien quelques petites livraisons de napalm ? Un peu d'artillerie lourde ? Avec quelques obus de mortier pour le goût ? Une partie de moi contemple le désastre du haut de mon anéantissement en faisant des constats intérieurs que je ne reproduirai pas ici parce que je n'en voudrais surtout ni commentaires ni réponses. Il y a des limites au tolérable. Et des jours où ces limites sont allègrement franchies.
22h15 : La dame, laissant derrière elle un tas de ruines fumantes, va se coucher. Ce fut un beau vendredi soir. Le monsieur a franchi le stade du K.O. debout, c'est plutôt le coma assis dans le canapé du salon. Le monsieur, constatant les sensations bizarres qu'il a dans la poitrine et le bras gauche, se rappelle le nombre de messieurs, dans ses ascendants directs, qui ont goûté aux joies de l'infarctus du myocarde, et le monsieur se dit que s'il y coupe cette fois, il aura eu du bol, mais que ne pas y couper serait peut-être la solution la plus rapide et la plus élégante à ce type de situation.
Le bonhomme mesure ses options dans une telle circonstance. Il aime ses gosses, veut continuer à les voir grandir, participer jour après jour à leur éducation. Pour l'instant, il n'a pas de boulot, quasiment pas d'ASSEDIC, plus grand-chose sur le compte bancaire. Les options sont étroites, ça fait un peu choisir entre le Rhône et le métro. Pour le moment on va tâcher que ce ne soit ni l'un ni l'autre, se rappeler que quand on est au bord du gouffre il faut faire montre d'un sacré sens de l'équilibre. Mais il y a des soirs où l'on a probablement de la chance de ne pas disposer d'une arme à feu chargée. Enfin de la chance, ça se discute.
0h00 : Un bonhomme parfaitement anéanti va se coucher. Il restera dans le lit sans trouver le sommeil plus de 2 heurs 1/2 à broyer des idées et des souffrances à côté desquelles un simple broyage de noir serait un bel arc-en-ciel un joli matin de printemps. Le monsieur se tourne et se retourne avec de jolies quintes de toux (il est bizarrre ce virus, il ne me fait tousser que la nuit, mais ça gargouille dans le fond des bronches, ça file des quintes à n'en plus finir...). Le monsieur se pose la question du pourquoi tant de haine ?
et de comment se fait-il qu'une vie de couple puisse consister, à travers les années, à déverser ses trop-pleins de haine sur l'autre en tapant là où ça fait le plus mal, sans avoir jamais été capable de se soutenir ou de s'entr'aider mutuellement... Le bonhomme se dit que ce n'est pourtant pas faute pour lui d'avoir essayé, mais que ça n'a jamais été possible. La communication n'a jamais été possible. Le bonhomme s'interroge sur cette incroyable capacité de son épouse à sentir les moments où il est juste en équilibre au bord du gouffre, pour venir lui balancer un grand coup de pied au cul. Le bonhomme en a marre de servir de punching-ball et d'être là recroquevillé à trembler de tous ses membres dans son lit, après la séance de torture psychologique qu'il vient de se bouffer. le bonhomme y voit la trahison absolue de tous les serments de pour le meilleur et pour le pire
faits devant Monsieur le Maire et de tous les jusqu'à ce que la mort vous sépare
faits devant Monsieur le Curé. Faut croire que la plupart du temps, quand on fait de tels serments, on n'a pas de compréhension véritable de ce qu'ils signifient. C'est pour le meilleur et pour le pire (tant que tu est comme je veux et que tu m'offres la vie que je veux)
et jusqu'à ce que la mort vous sépare (mais je me réserve le droit de te flinguer si ça ne va pas assez vite)
... Ce soir la dame m'a encore bien expliqué que quand on s'est rencontrés, je portais une cravate.
Le bonhomme effondré dans son lit se dit que quand un serment est aussi bien trahi, à quoi bon en conserver le symbole ? Il ôte son alliance de son doigt, puis s'endort.
09h00 : Le bonhomme se réveille. La dame vient et se penche pour l'embrasser. Le monsieur se détourne, la dame a l'air surprise. Mais pas beaucoup. Le monsieur demande à la dame de fermer la porte et essaie de lui expliquer ce qu'elle lui a fait la veille au soir. La dame s'en fout complètement, ne cherche ni à écouter ni à comprendre et commence aussitôt à balancer la double dose d'agression matinale, rediffusion du programe de la veille. Le monsieur laisse tomber parce qu'il n'a pas envie de commencer la journée comme ça.
Le monsieur dit à la dame qu'il lui rend son alliance, et que dans ce contexte il ne la portera plus. La dame la laisse sur le lit, rétorquant au monsieur qu'il n'a qu'à la foutre à la poubelle.
Le monsieur s'abstient et va la foutre dans un tiroir. Il a déjà balancé une alliance dans une fontaine il y a plus de 15 ans, faudrait pas que ça devienne une habitude... Puis une fontaine, c'était quand même plus romantique qu'une poubelle...
Le monsieur indique à la dame qu'il ne voit pas trop l'intérêt de partir tous ensemble au ski la semaine prochaine, et demande à la dame si elle ne serait pas mieux seule avec les gosses, plutôt que d'entasser tout notre amour familial dans un petit studio pendant une semaine alors qu'on a tant de mal à se supporter 2 heures sans s'entretuer dans un T4. Le monsieur demande s'il ne ferait pas mieux de rester à la maison à chercher utilement du boulot plutôt qu'à aller skier comme un branleur nanti ?
La dame dit que Ben ouais c'est alors encore moi qui vais me taper tout le boulot toute seule et ne pas me reposer alors que j'en ai tant besoin et j'ai peur de conduire sur la route de montagne avec la neige et je ne sais pas mettre les chaînes...
Le monsieur constate que, bien que totalement inutile, il conserve une utilité minimale. Le monsieur va donc certainement partir au ski pour conduire la voiture.
Le monsieur se lève. Il a mal au crâne. Il va sur son ordinateur et ouvre son navigateur. Il commence par aller là. Bon, d'accord... Pas envie de perdre mon énergie, ou ce qu'il en reste, avec ces conneries.
Après, il va là. Et là, pour le coup, et pour ce qui lui reste de capacité d'empathie pour autrui, ça lui fout vraiement les boules. Parce que lui aussi, comme un autre commentateur d'ailleurs, depuis le début de l'année, ça fait et de trois
dont il entend parler. Pas trop-trop proche, tout de même. Mais bon, ça fait une drôle de façon de commencer la journée.
Bon, la journée, on sait déjà comment on l'a commencée, on ne sait pas encore comment on va la finir. Les petites joies de l'existence.
Y'a un copain particulièrement "hyperactif" de mademoiselle Patâpatî invité à la maison. Il arrive dans une heure. On va bien se marrer.
Y'a une réunion de soutien à la campagne de José à midi. Je ne sais pas si je vais y aller, me sens pas très en état de soutenir grand-chose. On m'a bien fait comprendre que si je m'en allais à la réunion, et bien que je sois totalement inutile, ça allait encore être Madame qui allait devoir se démerder toute seule avec les gosses et le copain invité...
En attendant, faut que j'aille faire les courses (inutiles) au Casino. J'ai déjà trop perdu de temps ce matin sur cet ordinateur.
J'ai un nerf bloqué dans l'épaule gauche tiens. Quand je lève le bras, ça fait mal. Ça va me gêner pour faire le salut fasciste du bras gauche, merde.
Notes
[1] Aller chercher les gosses à l'école, s'en occuper tous les soirs, faire faire les devoirs de la grande (pas assez bien), doucher le petit, étendre des machines à laver, faire des courses, tout ceci ne sert bien évidement à rien, la preuve en est que j'en fais beaucoup moins, et beaucoup moins bien, que si j'étais une femme, incapable que je suis.









Commentaires
juste un truc pour te rassurer ...
j'ai eu un modéle de ce genre, mais en configuration inverse ( monsieur qui bosse et madame qui reste à la maison, sans rien d'autre que l'ASS ) ... je te passe sur le salaire de Mr qui est "l'argent du ménage" et l'ASS qui est "l'argent de madame" ... mais à part ça ... c'était kiff ...
donc, la situation de Mr ( en terme de boulot-salaire) fait rien à l'affaire ...
des fois, je m'interroge ... Charcot connaissait il nos ( ex pour moi ) femmes ???
Juste une bise tendresse , parce que je n'ai pas de mots.
Bon, tu peux venir chez nous quand tu veux (Toulouse) : tu verras, des fois, c'est pareil chez nous mais ça te consolera peut-être un peu.
C'est SUPER dur de s'occuper de ses gosses, c'est un taff monstre alors t'as le droit de péter un cable aussi.
Sans oublier la pression sociale à la con qui nous pèse sur le dos quand on est au chômage.
En tant que nana, je peux aussi t'avouer une facilité innée à appuyer là où ça fait mal quand j'ai mon overdose de fatigue : je sais, c'est pas malin, j'essaie de changer ça mais c'est pas évident non plus.
Ah, mes nains arrivent, je dois retourner au taff ;)
"La grande scène du VIII sur le chômeur de mari qui n'en fout pas une rame depuis si longtemps et ne sert bien évidemment à rien1 et vit aux crochets de son épouse qui se tue à la tâche est complète."
Putain mais c'est déguelasse, c'est très en dessous de la ceinture. Et si c'était le schéma inverse?
Le discours de "la France qui se lève tôt vs. la France qui en branlerait pas une" fait des ravages jusque dans les couples.
"Le monsieur, constatant les sensations bizarres qu'il a dans la poitrine et le bras gauche, se rappelle le nombre de messieurs, dans ses ascendants directs, qui ont goûté aux joies de l'infarctus du myocarde"
Oula, antécédents familiaux, antécédents tabagiques, stress , peu ou pas de sport : pas mal de facteurs de risque.
"mais que ne pas y couper serait peut-être la solution la plus rapide et la plus élégante à ce type de situation.".
L'inconvénient avec l'IM c'est qu'on peut boire le calice jusqu'à la lie et devenir une plante. Ou on en réchappe pas et là y a plus rien à dire ou on en réchappe et là soit les séquelles sont inexistantes ou faibles et on a de la chance, soit on finit avec des séquelles (plus ou moins importantes en fonction de la gravité de l'IM) ce qui suppose une dépendance (et la dépendance c'est pas très élégant). Du coup ce serait encore pire pour tout le monde et en particulier pour madame puisqu'elle aurait aussi à s'occuper de toi (en plus elle risquerait de croire que tu auras fait un IM exprès).
Ca résume bien les choses :
http://sens-de-la-vie.com/Images-do...
Putain comme c'est injuste comme traitement, après tout ce que les femmes ont râlé pour faire reconnaître leur boulot de femme au foyer !
Et les hommes quand ils y sont, et même pas de leur plein gré, ce sont les pires des feignasses ?
Je m'insurge, m'inscris en faux... et compatis.
curieux, hein cette capacité à trouver la faille. C'est très féminin, peut être comme un odorat sur-développé qui flairerait immédiatement les phéromones de détresse du mari... Je suis aussi une championne dans le genre, alors quand je sens que je vais partir en vrille et en reproches, je m'applique à la fermer. On s'engueule quand même, note. Pas facile la vie de famille...
@Laurence : Ton invitation me touche et je t'en remercie, mais "ça va pas trop être possible", je pense, et puis ce n'est pas juste la porte à côté...
>
C'est une chose que j'ai constatée chez de nombreuses femmes - pas seulement ma conjointe actuelle - cette capacité instinctive à déceler le "là où ça fait vraiment mal", et cette propension innée à taper juste là dès que les choses s'enveniment un peu... Tendance féminine : Toujours aggraver les choses, ne jamais rechercher l'apaisement, pousser les choses au paroxysme... Faire le plus mal possible, partir dans l'excès et la déraison, pousser l'autre à bout autant que faire se peut... "Langue de pute" dans l'acception la plus extrême de cette expression.
Les bonshommes, pour la plupart, cherchent beaucoup plus à calmer le jeu,
Avec une autre tendance : la rancune et la "kolossale mémoire". Une bonne engueulade avec une conjointe, et dans bien des cas, tu peux être sûr que tu vas avoir droit au récapitulatif intégral de tout ce qui a pu déplaire à Madame depuis le jour de votre rencontre il y a des années... la moindre maladresse, la moindre vétille, toute la longue liste de "tes insuffisances", tout reste là au chaud, prêt à sortir en récap' intégrale à la moindre sollicitation...
Un truc que je n'ai jamais compris, en tant que bonhomme "pas rancunier", ça : Qu'une femme puisse vivre avec toi et sembler heureuse, souriante, tout semble rouler - qu'il soit bien clair que je ne parle pas de la mienne actuellement, hein... Juste des souvenirs... Le soir, tu la fâches pour je ne sais quelle raison obscure, et elle te fait le récap' intégral d'années de frustrations diverses... Tous les trucs qu'elle a pu accumuler sous le couvercle... Putain ça je ne comprends pas... Parce que moi, "une crasse qu'on me fait", si je m'en souviens encore 48 heures après, c'est qu'elle était gravissime... Sinon j'oublie en bloc, heureux homme que je suis... Et si je suis capable de garder rancune une semaine à propos de quelque chose, alors cela signifie que ça fait partie des cinq ou six trucs qui me sont arrivés dans mon existence et que je n'oublierai jamais car elles ont définitivement et irrémédiablement transformé ma relation avec quelqu'un - et toujours pour le pire, genre "ennemis pour la vie"...
Alors qu'une femme semble "aller bien" tout en étant capable d'enrouler tranquillement sa petite pelote de rancunes diverses à l'intérieur d'elle-même, c'est une chose qui m'est totalement incompréhensible... Et l'une des rares qui me couperait totalement l'envie d'être jamais une femme "dans une autre vie"... Un truc qui me dépasse vraiment. Mais putain y'en a plein... J'en ai trop vu.
Oh oui, j'en ai vu plein, des femmes, comme ça. J'en ai non seulement subi moi-même, mais j'en ai vu d'autres autour de moi, et j'ai vu des potes en bouffer des salées...
Alors qu'on me taxe d'affreux misogyne, de terrible sexiste, m'en fous. Je le dis comme je le pense.
Je trouve absolument inadmissible et inexcusable qu'un homme puisse battre sa compagne, et je ne l'ai jamais fait. Mais quand je vois la manière dont une femme est capable de pousser un homme avec sadisme à l'extrême bout de ses limites pour voir ce qui va bien pouvoir se passer encore au-delà, je comprends que parfois il y en ait qui pètent les plombs et qui perdent tout contrôle. Et bien que ce ne me soit jamais arrivé, je ne peux pas jurer qu'il n'y aurait aucune situation où je serais poussé à bout au point que cela puisse se produire.
De même des histoires monstrueuses genre « il décroche le fusil de chase, flingue sa femme et ses deux gosses, et se donne la mort. » Ça semble totalement incompréhensible et indéfendable en raison, aucun homme sensé ni sain d'esprit ne ferait une chose pareille. Mais en ce qui me concerne, je sais au fond de moi une chose : Une femme est parfaitement capable d'être suffisamment dingue pour pousser un homme au-delà de ses limites psychologique avec un sadisme - peut-être inconscient, mais sadisme tout de même - parfaitement accompli, jusqu'à ce que le mec puisse perdre toute raison et qu'il puisse éventuellement se produire n'importe quoi d'extrême. Parce qu'au fond de toute homme sommeille un animal chasseur et guerrier programmé pour tuer - ou se tuer - quand il ne demeure plus aucune autre forme de solution. Et au fond de toute femme sommeille une abominable harpie capable de pousser le "meilleur des hommes" au point où il sera susceptible de se tranformer en monstre sanguinaire.
C'est une vérité qui pour moi ne fait pas l'ombre d'un doute.
On entend dire régulièrement dans les campagnes anti-violence conjugale : « Une femme meurt tous les trois jours tuée par son compagnon » ce qui réprésente dans les 120 femmes par an pour 60 millions d'habitants, ce qui semble énorme. On oublie d'ailleurs régulièrement l'inverse, qui est également vrai : « un homme meurt tous les 6 jours bouzillé par sa femme », ça fait moitié moins, mais ça fait quand même beaucoup, et on ne compte pas ceux qui décèdent d'un infarctus ou se tuent par petits bouts à l'alcool et à la clope de trop de choses qu'ils ne peuvent pas supporter - pas seulement leur femme d'ailleurs, soyons honnêtes...
Mais ces campagnes anti-violences conjugales oublient toujours une chose, dans leurs incitations : . Pas loin sous la surface de tout homme civilisé se cache un tueur potentiel, y'a qu'à voir la facilité avec laquelle, à toutes époques, on a envoyé ces braves jeunes hommes faire la guerre et étriper leur prochain, et à quel point nos civilisations trouvent normal que tout homme habillé en soldat soit capable de mettre bayonnette au canon pour répandre allègrement sur le sol les tripes de son camarade d'en face... Et s'il n'en était pas capable, il paraît qu'il serait anormal. Mais il faudrait que sitôt quitté l'uniforme, dans le civil, l'homme soit une créature parfaitement paisible et pacifique, incapable de faire du mal à une mouche même dans les conditions psychologiques les plus insupportables ? Ce monde est vraiment étrange, je crois que je n'arrêterai jamais de penser qu'il marche sur la tête. Mais ça doit être moi.
Enfin bref, la vie de couple, c'est le pied : C'est bon, mangez-en !
Cher Maître, un seul mot, courage. Et abnégation (mince ça fait deux). Laissez couler ce flot d'amertume. Et peut-être... je ne sais pas, essayer de lui dire tout cela, sur le ton du constat d'échec ?
Entre Valclair et vous, voilà-t-y pas que mon aggrégateur a les couples en berne.
Le truc vraiment difficile, pour moi, c'est de me rendre compte que je suis en train d'appuyer là où ça fait mal. C'est totalement inconscient chez moi parce qu'à ce moment là je suis concentrée sur mon indignation (justifiée de mon point de vue).
Je ne peux pas parler pour les femmes en général mais je sais un truc : j'ai beaucoup (trop) d'attentes à l'égard de la vie, de mon mari etc... Donc chaque fois que la réalité diffère de mes attentes, ça s'enregistre inconsciemment. Et je peux aussi parfaitement ressortir une liste de trucs qui ne se sont pas passés conformément à mes standards si je ne suis pas attentive à ce que je pense et dis. Ca se fait automatiquement quand j'oublie de faire gaffe.
On est bien mal foutues, nous les nanas ;)
Bien sur que les femmes peuvent être monstrueuses, violentes, de manière moins visible, oui c'est plus sournois.Oui les femmes savent détruire, réduire l'autre à rien, l'amener à aimer ses insomnies parce que c'est le seul moment ou il a un peu de paix.J'exagère? non, hélas, même pas. J'ai vu ce que certaines sont capables de faire.
Les Marques dit que je suis pas douée pour les scènes de ménage,je vois immédiatement le ridicule et je part en fou-rire....J'ai toujours fait une mauvaise "épouse"(j'ai été mariée une fois, ben croyez moi, plus jamais!!!!)
Soupir, immense soupir et coeur serré... Pourquoi le quotidien agit-il comme un rouleau compresseur, systématiquement et irrésistiblement sur les couples, même ceux qui s'aimaient au début comme il n'est pas possible d'aimer plus ?
Et oui, les mots sont une arme atomique, ils rasent tout, sur leur passage, et sont à double effet, il brûlent d'abord et atteignent en plein coeur, et ensuite, ils meurtrissent en retentissant, irrésistiblement dans nos oreilles. Et à l'inverse d'une blessure par arme blanche qui finit par cicatriser au bout d'un moment, une blessure avec les mots ne cicatrise jamais, parce qu'ils résonnent, toujours, et inlassablement, et culpabilisent, culpabilisent, culpabilisent... et c'est tellement facile, quand en plus, l'autre culpabilise, déjà, de lui-même...
Et oui, je reconnais que les mots sont plutôt l'arme des femmes, mais quelques messieurs (j'en connais) sont assez forts dans ce genre là, aussi...
au fait swami, t'es sur que t'as pô épousé mon ex mégère
pov sourire ...
"Au temps, c'est l'amour impossible qui résiste le mieux"
Mais bon... l'agapè, c'est pas non plus la chose la plus facile à vivre.
La preuve : j'en meurs.
Bonjour l'ami Swâmi
j'écris «l'ami» même si on ne se connaît ni d'Ève ni d'Adam, mais juste parce que je viens tous les jours faire un ptit tour par ici, que j'aime bien tes coups de gueule et tes petites histoires, j'ai l'impression de venir prendre un café chez un copain, quoi.
Aujourd'hui, c'est plutôt coup de mou dans l'ashram, alors pour une fois je me lance dans un commentaire. C'est sans doute sans intérêt, mais je tiens quand même à te dire que ces moments où les défenses tombent, où on se sent irrémédiablement vidé, nous sommes quelques-uns à les connaître ou les avoir connus, et donc que tu n'es pas seul dans ta détresse. Voilà, je te souhaite bon courage, sois optimiste si tu le peux encore!
je ne crois pas que les femmes soient plus aptes que les hommes à trouver la faille et s'acharner dessus.
ce n'est pas une question de sexe, le père de mes enfants est un expert dans l'art de la destruction verbale (et physique) de l'autre.
c'est autre chose, c'est tout con, certaines, certains, ont des aptitudes à la méchanceté, en ont le goût,d'autres non. dans une société de structure sado masochiste, c'est inévitable, chacun joue le rôle qu'on lui a assigné, dans l'enfance peut-être, ou le rôle qu'il pense être le sien, pour se conformer à l'ordre social.
au fond, c'est une forme de conformisme
un couple dominant dominé peut-être tout à fait viable, si les deux partenaires acceptent la règle du jeu.
là où ça coince c'est quand un des deux décroche, refuse d'accepter ou de continuer
tout cela est très triste, l'être humain libre n'a besoin ni de dominer, ni d'être dominé, ni bourreau, ni esclave.
c'est le chemin le plus dur à suivre et le plus exaltant, le plus beau.
Je suis désolée pour toi, rien d'autre à offrir qu'un bisou, la tendresse, c'est toujours bon.
et une petite citation pour finir "Les méchants ont sans doute compris quelque chose que les bons ignorent" Woody Allen
salut Swami !
en lisant au deuxieme degré et en me referant a mon experience personnelle globale, j'essaie d'eviter de me laisser aller a penser que l'entrée et l'evolution des femmes dans le monde du travail aura fini par les rendres toujours de façon globale plus "materialiste" que les hommes ...plus d'anteriorité face a cette torture nous auraient deja rendus plus lucide .
mais bon ,j'ai connu une de mes PDG femelle qui entretenait de parfaits rapports a tout niveaux avec son artiste peintre sculpteur de mari qui pourtant rapportait pas un rond ,j'admirais leur couple d'ailleurs ,ca demande de la hauteur de bien vivre ca .
mais tu me diras artiste meme maudit est un choix qui presente bien en bobocratie alors que chomeur n'est pas un choix ...de societés oui ...et pourtant !
Je rentre à l'instant d'une petite balade, que je m'en vais (peut-être) bloguer dans un billet un peu moins noir que celui-ci.
Je lis vos mots à toutes et tous et ils me sont comme un baume apaisant. Merci.
Grabugette, parmi les trucs qui me foutent les boules en ce monde, mais auxquels, en un sens, je me résigne, voir quelqu'un que j'apprécie autant que toi et pour qui j'ai beaucoup de tendresse se faire hara-kiri au ralenti n'est pas la moindre des tristesses que mes yeux virtuels contemplent. Agapè ou pas. Faudrait qu'on ait un jour l'occasion de s'en causer de vive voix. l'Agapè n'est pas supposé être mortifère, est-il ?
Enfin bon, c'est la vie. Au moins, on ne s'ennuie jamais. Bullshit.
Je ne connais qu'une parade: le silence.
Ma chérie, depuis qu'on se connaît, devant l'incapacité de trouver un boulot à plein temps ici, en vient dans ses passes (légèrement) dépressives à souhaiter retourner dans son pays (à 14 heures d'avion plein est, escales comprises), et moi dans ce projet, je ne suis évoqué que pour m'entendre dire "merci pour tout ce que tu as fait pour moi",formule au combien standard au pays du soleil levant.
Au début, je prenais ça pour argent comptant. Puis je m'y suis habitué. (Au tout début, elle évoquait même le suicide, c'est dire le chemin que nous avons parcouru).
Je m'y suis habitué, mais bien sûr il reste un doute, et il restera toujours.
Le silence, ça m'est venu une fois, il y a longtemps, quand une de mes amies commençait tout doucement à s'installer chez moi, alors que rien n'en avait été dit. Un jour qu'elle rentrait du boulot, j'ai juste eu à lui dire: "J'ai envie de te parler", et ces simples mots ont débondé un flot d'injures dont j'ai juste retenu que j'étais un "mec merdique". Mais, chose étrange, dès qu'elle a eu fini, elle était tout sourire. Elle avait vidé son sac. Et je crois que c'était cela qui était en question: vider son sac de tout ce qui ne va pas (et dont une partie seulement me concernait), et il fallait juste une occasion, une occasion où il y a le moins de risque (c'est-à-dire surtout pas au boulot).
On sert aussi à ça, dans un couple, c'est ça aussi "pour le pire".
Le silence, c'est la parade pendant que le flot gicle.
Après le déferlement, il faut panser, et pas ses propres blessures, mais celles de la personne qui s'est vidé. Il y faut de l'attention, de la prévenance, un peu, point trop.
Le bisou du matin ne m'étonne pas du tout. Je pense sincèrement que tu as manqué une occasion. Mais quand on a mal, et quand sans doute tu passes une partie de la nuit à te dire qu'elle n'a pas totalement tort (ce qui est bien la dernière des choses à faire, que d'en rajouter au plan de la culpabilité), il est difficile d'être lucide.
Un vieux proverbe soufi dit quelque chose comme :" Méfie-toi de ton ennemi une fois, mais méfie-toi de ton ami mille fois, car lui sait par où il peut t'atteindre".
En tout cas, je ne crois pas une seconde qu'il y ait de la part de ta femme de la méchanceté volontaire.
Bien à toi, courageux ami.
Les hommes aussi savent bien appuyer là où ça fait mal, quand ils le veulent...
Ce genre d'échanges étant rarement constructif et souvent destructeur, il ne faut pas se sentir obligé de s'y mettre, même si c'est tentant - penser à son karma, Swâmi.
Mine de rien, tu as encore quelqu'un avec qui t'engueuler.
De fait tu as encore l'occasion de te réconcilier.
La situation te préoccupe, elle n'est donc pas irrémédiable.
Et... une rupture pendant les vacances, c'est vraiment horrible.
Bon, toutes mes excuses pour être incapable d'empathie aujourd'hui.
En revanche je compatis.
/Mode Humour Noir ON/
Plus c'est long, plus c'est bon...
Et puis, comme le chantait Noir Désir, c'est une façon comme une autre d'attendre que les heures passent.
"Soyons désinvoltes, n'ayons l'air de rien"...
/Mode Humour Noir OFF/
Je comprends ton désarroi. Etre au chomage, en fin de droit, avec l'impression que rien ne se profile est déjà extrèmement pénible. Alors quand se rajoute l'impression de ne pas être compris et épauler...
Mais une femme ne devient pas méchante et agressive juste pour le plaisir. La tienne souffre certainement, elle se sent surement aussi incomprise et seule que toi. Peut-être pourrais-tu prendre la plume et écrire la scène d'hier avec les yeux de ta femme ? Sa longue semaine, débouchant sur un week-end qu'elle pressent insatisfaisant, un homme devenu quelqu'un qu'elle n'imaginait pas, ses doutes, ses peurs. Et peut-être aussi le ras-le-bol d'avoir toujours quelqu'un dans les pattes : les collègues au boulot, le bonhomme à la maison. L'impression de ne pas avoir de vie à soi.
Et puis, il me semble qu'il manque quelque chose dans ton planning de la soirée, entre l'arrivée de Madame (19h15) et le début des vraies hostilités (19h45). Quelque chose qui ressemblerait à un début de discussion autour d'un verre sur sa dure journée et les tracas de la tienne. Une façon de réintégrer Madame à la vie de la maison dont elle se sent peut-être exclue ?
Je ne voudrais pas que tu prennes mes remarques comme une leçon. Juste que moi je suis de l'autre coté, du coté de la femme qui peut devenir agressive, et que je sais ce qui me ferait du bien et ce qui désamorçe la colère.
Bon, je suis partagée entre l'envie d'écrire une connerie (comment ça comme d'hab ? ;-D) pour tenter de te redonner le sourire ou écrire un truc sérieux pour philosopher sur les femmes, les hommes, les teckels, les alliances, la vie de famille et tout le bordel.
Hem, je ne sais pas bien... Je réfléchis et je reviens d'ac ? ;-)
@ Céleste : je crois que les femmes sont tout de même plus douées, EN GÉNÉRAL, que les hommes pour taper là où ça fait mal, verbalement en tous cas.
une question, en passant, à 2 ou 3 commentateurs/trices ....
Pkoi quand une femme "souffre", on est compassion compassionelle ....
Pkoi quand c'est un mec qui "souffre", on est bien souvent dans le "faut la comprendre, la pauvre, avec toute ses difficultés à elle etc " ....
Essayez de refréner vos réflexes 2 minutes et essayez de répondre honnètement ....
Zavez rien compris à rien: taper juste là où ça fait mal quand on sent son mec (ou sa nana) en train de couler, c'est de la sauvegarde: la colère, c'est de l'énergie, c'est souverain contre la déprime. Surtout contre la déprime auto-destructrice, genre je suis bon à rien, personne veut de moi, je suis nul à chier.
Avoir enfin un(e) adversaire, c'est le meilleur des anti-dépresseurs. Et c'est à double sens, car du coup l'attaquant est aussi en colère, lui aussi a un adversaire, donc un bon anti dépresseur.
Bon, c'est vrai, ya l'autre option "Chéri(e), je me fais beaucoup de souci pour toi, je te sens vraiment au bout du rouleau, et bla-bla-bla". Mais le risque est grand de voir le mec ou la nana s'effondrer et glisser encore plus bas où on est pas sûr de pouvoir le repêcher, et même où on risque de glisser avec lui. Et puis, honnêtement, c'est l'option la plus longue et la plus fatigante, ça permet pas d'aller se coucher en claquant la porte.
Patati pas pathos
Moi quand chui comme ça sert à rien de me causer, le moins con c'est quand meme le pote qui fait comme si il avait rien vu rien entendu, le pote sourd et malvoyant qui me raconte la derniere sur les blondes en me trainant par mon malêtre vers le rade le plus proche.
Si ça te dit Swami.....
@les marques
pourquoi cette différence de compassion? peut être parce que personne ne pige rien aux femmes, alors dans le doute... ;)))
@Grabugette : Oh làlà, ma pôv', t'es incurable ;-) Et en plus t'as pas envie d'être curée...
@Ronda :
En effet. et quand tu as essayé pendant plus de 8 ans d'établir le contact avec quelqu'un qui va mal mais qui ne *veut pas*, tu fais quoi ? Tu le mets en musique ?
>
Eh, chacun ses yeux, chacun sa plume. Elle le fera dès qu'elle aura ouvert un blog. C'est-à-dire jamais.
@Les Marques :
Héhé, y'a un peu de ça, c'est le truc à finir en syndrome de Stockholm, non ?
Parce que nous, gros benêts costauds, on doit être à l'écoute des milles désirs de ces petites choses fragiles et incompréhensibles qu'on n'arrive pas à comprendre parce qu'on est des gros cons, donc c'est de notre faute, donc logique après ce qu'on prend dans la gueule c'est de notre faute aussi parce que si on avait été moins con on aurait commencé par comprendre et satisfaire les désir de ces dames tout de suite... Mais Lory te dirait sans doute que c'est un point de vue fort partial d'anarmacho Donmachinesque patriarcal...
Je crois que je vais fonder le MLH, il est temps :-}
Pour Les marques : ce post est particulièrement stupéfiant de sexisme. Je ne fais aucune distinction entre la douffrance d'une femme et celle d'un homme. C'est consternant, d'ailleurs de lire ici : les femmes sont ceci (les vilaines), les hommes sont martyrisés (les pauvres). Je n'ai aucune envie de rentrer dans ce schéma éculé et sans issue. Ce que j'ai écrit aujourd'hui pour swami, je l'ai écrit, à peu de chose prêt, sur un forum ou une nana ralait (le mot est faible) contre son jules sans boulot. Et nous avons été plusieures à lui dire que rester à la maison toute la journée, c'était tellement chiant que nombre de femmes s'épargnaient la chose, et que quand la seule personne adulte avec qui on pourrait échanger un peu était une harpie survoltée, il y a avait de quoi jeter l'éponge.
Swami : "En effet. et quand tu as essayé pendant plus de 8 ans d'établir le contact avec quelqu'un qui va mal mais qui ne *veut pas*, tu fais quoi ? Tu le mets en musique ?"
Non, je le quitte (et m'étonerais que je tienne 8 ans).
@Ronda :
Si on pouvait s'épargner de voir ce fil de commentaires dégénérer en pugilat sur le sexisme ou le pas-sexisme, ça m'arrangerait... Ça pugilise déjà pas mal à la maison, alors si ça doit pugiler sur ce blog, ça va devenir ingérable...
Ca va pas te consoler mais sâche que je compatis, j'ai cru à un moment que le coup de l'alliance allait créer le déclic ouvrant la porte à une réconciliation, ça n'a pas l'air d'avoir fonctionner alors que c'est côté au moins 9 sur 10 sur l'échelle des trucs méga-importants au niveau symbolique. Ultime solution, tu remets ton alliance en appuyant bien sur tous ce que vous avez partagé, les enfants et tout le reste. Pas sûr que ça marche mais c'est ce que je ferais.
Tu peux aussi m'envoyer chier avec mes conseils à deux balles, je m'en remettrai.
@Ronda :
Ah ouais, mais toi tu es vachement forte et tu as trop des super bonnes idées... tandis que moi qui suis bête, par exemple, je n'y ai jamais pensé...
Je suis toujours surpris de voir les gens théoriser sur des situations de la vraie vie, composées de mille paramètres imbriqués et qu'ils ne connaissent généralement pas, pour dire :
Sauf que dans la vérité d'une situation réelle de la vraie vie c'est plutôt la résolution d'une équation au Xième degré à douze inconnues qui n'admet pas forcément de solution satisfaisante à un instant "t" et dont les paramètres évoluent tout le temps dans des directions aléatoires.
Il suffit d'avoir fait un peu de maths pour savoir que toute équation n'admet pas toujours de solution, et la vie est plus complexe que les maths.
Non seulement il n'y a pas toujours de solution satisfaisante (s'il y en avait toujours, ça voudrait dire que tous ceux qui ont échoué étaient nécessairement des cons ? Paix à tous les cons de bonne volonté, alors...), mais il y a des situations ou une solution satisfaisante n'est possible qu'après des années de rames, et d'autres où une solution donnée ne peut être satisfaisante que parce qu'on a différé autant qu'on a pu le moment de l'appliquer - autrement dit, on a laissé leur chance à d'autres possibles solutions, et on peut dire "ben en tout cas j'ai essayé"...
Bien souvent, les gens qui connaissent le mieux une situation humaine sont ceux qui donnent le moins de conseils simplistes à l'emporte-pièce.
Et je pense aussi que si actuellement dans les grandes villes le taux de divorces atteint 50% - à horizon de 5 ans, tu vois, si je divorce demain, je ne serai même pas dans les stats ! - c'est parce que beaucoup se refusent désormais au moindre accomodement et au moindre effort. On place la barre très très haut, et dès que l'autre manque un instant d'être à la hauteur des attentes de Nos Saintetés, allez hop ! Dégage ! Casse-toi, tu pues...
Un peu rapide, un peu expéditif, un peu égocentrique, un peu immature, un peu pas le meilleur moyen d'aller loin... Où sont là-dedans le réalisme des attentes, l'amour d'une personne réelle pour ce qu'elle est réellement en elle-même et non pas pour ce qu'on en attendrait pour nous ?
Je pense que la seule solution à la plupart des problèmes interindividuels consiste à réaliser que ces problèmes n'existent que parce que nous les créons nous-mêmes, et le plus souvent parce que nos attentes vis-à-vis de l'autre ne sont pas compatibles avec sa nature d'Autre, et avec le fait que l'Autre est lui, avant de vivre pour nous satisfaire. Si on est capable de comprendre ça, on élimine déjà la majeure partie des incompréhensions. Comprendre que plutôt que d'espérer que l'autre change pour nous plaire, la seule solution viable serait d'arrêter de vouloir l'autre tel qu'il n'est pas, et de l'accepter pour ce qu'il est. Encore faut-il que la réalisation se fasse des deux côtés, parce que si c'est d'un seul, c'est à la limite presque pire...
Et quand on parle de sexisme, là aussi (et tant pis si je m'expose aux foudres) je crois qu'il y a une différence fondamentale et très fréquente entre hommes et femmes :
Un homme aime une femme pour ce qu'elle est, quand bien souvent une femme "aime" un homme pour ce qu'elle espère pouvoir en faire.
Et bien souvent, si ça ne se voit pas tout de suite, ça devient carrément criant dès que la femme passe de "femme" à "mère". Alors là la pauvre gars, il a intéret à numéroter ses abattis...
Alors fatalement, y'a bien des fois, ça coince... Quand on n'a pas trop envie de se faire refaire... Ou quand on accepte de faire des efforts jusqu'à un certain point, tout en sauvegardant sa nature profonde au-delà de la ligne jaune...
@Grabugette (#12) : Au fait, quand tu parles d'Agapè, vieille chose rougie à tous les trotskysmes (je ne sais pas pourquoi je dis ça, mais je trouve ça rigolu), je suppose que ce n'est pas à cette Agapè-là que tu fais référence, parce que , je t'y vois trop bien :-D
Bon, si on enlève Jésus-Christ (il est temps qu'on le décroche d'ailleurs, il commence à sentir...), ça doit pouvoir le faire quand-même ;-))
Y'a rien de plus dangereux que l'Amour Universel, ça attire les goupillons et les pimprenelles comme le miel attire les abeilles (quelle belle image !)
Jésus Crie, la Grabugette (tré)passe...
Non, je dis ça, en fait je m'auto-moque, moi qui suis tout entier d'Amour Universel (à l'insu de mon plein gré, c'est un peu là que le bât blesse...) mais le problème de cet Amour Universel c'est que chaque église prétend à sa captation et à la détention de son Seul Vrai Mode d'Emploi Universel Que Sinon Tu Vas En Enfer Et Sors Ta Main De La Culotte De La Dame. Et c'est là que ça devient sérieusement casse-pieds, car l'Amour Universel ne souffre aucune limitation, et celles des bigots rancis encore moins que toutes les autres...
(Mais je dis ça parce que je suis un extrémiste ;-)
@ Swâmi
M'enfin ???
Agapè est un des très nombreux mots grecs pour amour.
C'est pas ma faute si le christianisme s'en est emparé et l'a détourné à sa sauce !
Agapè, c'est l'amour qui offre.
C'est donner sans attendre en retour.
C'est vouloir le bien de l'Autre, le bien pour l'Autre, quoiqu'il t'en coûte.
Et l'Autre n'est absolument pas forcément l'Universel, tûûdjûûû !
Tu avais tout ça décliné dans tous les sens sur "Kotinos Ghost", du temps où je causais de l'intime.
Salauds de curetons !
Faut qu'ils annexent tout ce qu'ils trouvent sur leur passage et s'autoproclamer inventeurs de la chose... comme si les Grecs les avaient attendus.
Groumph !
Il faut pourtant tenir bon ! l'équilibre dans un couple c'est ce qui est le plus dur à trouver et à garder alors courage. Des jours meilleurs viendront...
@Grabugette :
Beh, je sais bien, Grabugette. L'Amour (Амур) qui est, rappelons-le, un fleuve de Sibérie - 黑龙江 ou "dragon noir" en chinois, nous voilà bien avancés...
Je trouve que tu exagères, franchement. Ne plus porter de cravate ! Mais n'est-ce pas le summum de la déchéance ?
Bon, et bien maintenant j'en suis certaine : tu es l'autre partie de moi, la partie pourvue de roustons, celle que j'ai perdu je ne sais même plus quand... Nan parce que je lis ce que tu écris dans tes réponses aux commentaires des ôt' et pitaing, je vois ce que je pense dans le dedans de ma tête... DINGUEUH ;-]
Le seul truc bizarre, c'est que tu es BEAUCOUP plus vieux que môa ;-D
@SBF Laflote :
C'est bien ce que je pensais : Je suis pas dans la merde... C'est plus un karma que j'ai, là, c'est carrément de l'art moderne ;-)
(Je me demandais aussi ce que j'avais bien pu faire de mes seins, tiens... Chériiiiiiiieuh, où que t'as foutu mes nibards nom de Dious ?)
>
Oh t'inquiète pas va, ça viendra beaucoup plus vite que tu ne l'imagines... La preuve, c'est que tu es déjà nettement plus vioque que ce que tu penses, et encore davantage que ce que tu prétends ;-)))
M'en parles pas ! 37 balais dans... hem, laisse donc moi faire un ch'ti calcul à la Mademoiselle Patâpatî... 6543 - 84634 + 63421 que divise 76 = 24 jours !
En revanche, je ne prétends rien, mais alors rien de chez rien... Ce sont juste les ôt's qui n'ont de cesse de dire que je ne les fais pas du tout (d'ailleurs, maintenant que je l'écris, je me demande si je dois vraiment prendre ça pour un compliment ;-DD).
Pour ce qui est de "tes" nibards, saches qu'ils sont entre
dedeux bonnes mains ;-)@SBF Laflote :
Tiens, j'étais l'autre soir à l'anniv' d'une copine qui fêtait ses 37 balais. Elle a eu une idée originale : A 40, elle a commencé à repartir à rebours ;-)
J'aurais peut-être du penser à en faire autant, mais damned, l'idée était déjà prise ;-)
Bon, et 37, donc, c'est ça que tu appelles ? Quand on voit comment Balzac dépeignait déjà la femme de 30 ans, alors 37, je ne te dis pas, mouarf ;-))
D'ailleurs tu veux que je te dise ? Quand j'avais cet âge là, eh bien, j'étais vieux ;-))
>
Ah ben me voilà totalement rassuré ;-)))
C'est à vous donner honte d'être une femelle ça... Je m'excuse donc. (@mc : je sais c'est "je te prie de m'excuser", qu'il faut dire... ;o) )
Mais nous aussi on est comme ça ! Et surtout, on n'est pas toutes les mêmes. Même si là c'est assez criant de vérité.
Qui a osé te traiter de gros con, hmm ?
Billet d'une ancienne chieuse! qui après quelques expériences conjugales désastreuses comme celle que tu décris, s'est juré par respect pour elle-même et l' homme qu'elle pourrait éventuellement rencontrer par la suite, d'apprendre à vivre dans la solitude jusqu'à ce qu'elle se sente bien, à défaut d'avec l'autre, avec elle-même. Ceci avant toute tentative d'une nouvelle rencontre de troisième type, oups! je veux dire d'une nouvelle vie conjugale.
Cela a pris quelques années avec du facile et du pas facile...
Entre autres, difficile quand on est pas content d'une situaion, de ne pouvoir le reprocher à l'autre. Difficile d'être seul responsable de son éventuel mal être présent et seul habilité à faire évoluer sa situation et sa vie.
Aujourd'hui, je pense que ce choix est un des plus fondamentaux de ma vie. Il m'a fait découvrir entre autres que ce que je reprochais à l'autre, que la plupart du temps j'agressais en premier et bien sûr pour des raisons toujours justifiées et très convaincantes (on en trouve toujours, c'est d'une évidence incontournable ce truc... Et pourquoi choisirait-on les non culpabilisantes pour l'autre? Les culpabilisantes qui font écho à sa culpabilité latente, sont tellement plus efficaces... pour nous convaincre qu'il est seul responsable de notre malheur ) était soit directement ce que j'aurais dû me reprocher à moi-même soit me servait à masquer ce que j'aurais dû me reprocher à moi-même, soit me servait à masquer un mal-être qui n'avait pas forcément quelque chose à voir avec l'autre...
Je te crois totalement quand tu dis que tu as essayé pendant des années les conseils d'un commentateur(ou trice, je ne sais plus) précédent sans aucun résultat, je sais malheureusement que c'est possible...
Mais je sais aussi que j'étais une chieuse pas méchante, souffrante et inconsciente de la gravité de la souffrance que j'infligeais à l'autre; et surtout pas apte à regarder plutôt ma responsabilité dans le fiasco de la relation, que celle de l'autre...
Recevoir l'agression verbale de son conjoint en ayant celà à l'esprit devrait aider selon moi à se protéger de la culpabilité venant de l'autre (ce qui ne veut pas dire forcément qu'on a rien à se reprocher, mais c'est une autre histoire...), et permettre de rester plus calme et silencieux, ce qui est une arme redoutable pour que le venin de la harpie se retourne contre elle-même!
Plein de tranches de franche rigolade pour toi , oh grand guru Swâmi Petaramesh, le plus vite possible et je fais confiance à ta verve et celle de quelques-un(e)s de tes fidèles et chers commentateurs.
Ben merdre ! Mes condoléances pour ton agonie de vendredi soir, Swâmi...
La vie de couple ne fait pas toujours envie, à l'aune de ce que je peux voir et entendre autour de moi.
Pas de conseils de ma part, ils sont toujours mal venus dans un domaine aussi intime, juste un très humble avis sur certains commentaires venus enrichir le récit originel de tes mésaventures.
Assez d'accord avec RdT (#10), Céleste (#14) ou Llamajo (#18) : les mots qui font mal ne sont pas l'exclusivité des femmes, même si les circonstances de la "déclaration de guerre" peut légèrement différer selon les personnes (je ne dirai même pas "selon le sexe"), les reproches pouvant en revanche différer selon le sexe du destinataire dans la mesure où les rôles sociaux sexués sont encore à ce jour différents entre homme et femme, ce qui ne place pas les failles ou les sources d'échec potentiel aux mêmes endroits.
Par ex., en schématisant, dans notre culture, on (càd l'inconscient collectif, bourré de clichés) attend d'un homme qu'il se conforme à un certain modèle de réussite sociale : salaire, statut social (cravate ;-) ; on ne demande pas à une femme d'avoir un salaire de ministre, mais d'être "présentable", "plaisante" néanmoins pas au point de séduire d'autres hommes (sinon, il s'agit forcément d'une salope nymphomane), et si possible de s'effacer suffisamment pour garantir à son compagnon une image de supériorité intellectuelle en société.
Cependant, même en réunissant les critères requis de part et d'autre (à l'aune de la subjectivité de l'autre, en tout état de cause), il reste possible d'attaquer son compagnon sur ces terrains en termes de perfectibilité ; Madame : "tu gagnes 3000€ par mois, mais tu vois, Thierry en gagne 4000 alors que vous avez les mêmes diplômes et le même âge" / Monsieur : "Isabelle, elle est féminine, elle porte des chaussures à talon même quand elle va au supermarché" ou "Véronique, tu vois, elle, elle ne contredit pas Sébastien", ou encore "Charlotte, elle repasse les chemises de Jean-Noël, tu vois".
Je reste sur des exemples "soft", on ne va pas sombrer dans le sordide non plus, mais en tombant plus bas dans l'abjection, il serait difficile de prouver qui de l'un ou l'autre sexe a la plus grande capacité à pousser l'autre à bout par la culpabilisation et l'érosion de la "self-confiance" du partenaire (tout au moins, compte tenu de mon humble vécu perso). Pourquoi ramener des traits de caractère à un facteur biologique sexué ??? Cela fait-il avancer le schmilblik pour autant ?
Un homme aime une femme pour ce qu'elle est, quand bien souvent une femme "aime" un homme pour ce qu'elle espère pouvoir en faire.
Ce n'est pas faux, mais pas forcément une généralité. Il y a des hommes qui "investissent" dans une diplômée à Bac+5 qui peine à trouver du travail dans l'espoir d'en faire une femme au foyer suffisamment cultivée pour aider les futurs enfants à faire leurs devoirs.
Si on continue à induire des liens causaux entre des comportements isolés et des facteurs biologiques voire génétiques afin d'en généraliser l'appartenance à une population déterminée, les politiques ne tarderont pas, en s'appuyant sur des études scientifiques "très sérieuses", à localiser le "gêne de la paresse", qui permettra d'identifier des populations de "chômeurs potentiels" ou le "gêne du terrorisme", ou encore le "gêne du vol de scooter à Neuilly" (lol), et les envoyer manu militari dans des camps de rééducation. Quelle belle idée, non ?
Ach ! scheisse ! certains avaient jadis "établi" un prétendu lien entre la forme du nez et l'aptitude à s'enrichir... mais là, on aurait pu croire que tu faisais un lien entre des caractères sexuels secondaires et l'aptitude au sadisme. Ne poussons pas grand-mère dans les orties ;-)
"Un homme à qui une femme plaît la prendra telle qu'elle est et espérera souvent, par la suite, qu'elle ne change pas (trop), de manière générale.
Une femme, bien souvent, "achète en vue de travaux", avec comme idée formulée ou informulée de refaire le mec depuis zéro et selon ses goûts... Et que je te rhabille, et que je t'apprenne à ceci, et que je te fasse comprendre que cela n'est plus admissible
Un homme aime une femme pour ce qu'elle est, quand bien souvent une femme "aime" un homme pour ce qu'elle espère pouvoir en faire."
bizarre... dans mon couple c'est l'inverse qui s'est produit: Monsieur m'a dit Oui en s'imaginant que j'allais changer/ me calmer (selon ses critères)/ me transformer radicalement en petite femme au foyer...
Résultat, je ne me suis pas "calmée", il m'en a voulu, s'est aigri et nous voilà à la case divorce...
Que de commentaires de haute qualité que je trouve à mon réveil ce matin...
@Ga(i)elle qui f'rait mieux d'se taire (#42) :
Bon, pour cette fois, on passera l'éponge, mais que ça ne se reproduise pas ! :-DDDDD
@Cromignonne (#43) : Merci de ton excellent commentaire. Je précise pour nos lecteurs que tu n'as probablement rien à voir avec une autre Cro-mignonne qui n'est pas encore en âge de produire des réflexions d'une telle sagesse ;-)
>
C'est très important, quand on est en face (c'est-à-dire dans ma position), d'en être pleinement conscient. Ça permet de mieux supporter (ce qui ne veut pas dire "bien supporter") ce qui serait autrement parfaitement intolérable. Savoir que l'autre n'agit pas par "pure méchanceté", mais téléguidé par une souffrance intérieure dont nous ne sommes pas la cause originelle. Savoir qu'une personne aveuglée par sa propre souffrance ne se rend absolument pas compte de la souffrance qu'elle inflige, et pire, s'en fout complètement - même si elle n'est pas "méchante".
Pour autant subir cela et ses dérivés en permanence depuis des années ne permet pas d'être heureux, et se faire la réflexion .
Quelle attitude avoir face à quelqu'un qui, n'étant pas intrinsèquement méchant, se comporte avec une grande méchanceté apparente ? Avec qui il est totalement impossible de communiquer dès qu'on tente d'aborder la vaste question du ? Qui te renvoie toujours tout dans la gueule.
Il est amusant que le fait que je fasse couramment remarquer que bien des problèmes que nous vivons soient antérieurs, ou temporellement détachés, des causes qu'elle leur attribue, ne produit aucune "réalisation" mentale. Ça n'imprime absolument pas. Quand on veut rester aveugle, on le reste.
Comprendre (en partie) les tenants et aboutissants internes du fonctionnement de cette personne - du moins sur leur principe - ne sufffit pas à rendre les choses supportables, et ce n'est pas parce qu'on comprend pourquoi quelqu'un vous fait du mal qu'on doive dire merci ou accepter de le supporter sans réagir...
Il semble qu'il faille renoncer à tout espoir d'amélioration, et que la seule solution réaliste à terme soit la séparation. Encore faut-il tenir compte des enfants, des possibilités matérielles, et là encore, les options se réduisent, du moins actuellement.
Bref, comme je l'écrivais d'entrée de jeu,
...et merci à Monsieur Siffert pour ses encouragements et le rose avenir qu'il me prédit ;-)
@Munakoiso (#44) : Merci pour tes remarques pertinentes et intellectuellement stimulantes (comme d'hab'...). Attention en bas, on frôle le point Godwin ;-))
En effet donc, ne poussons pas grand-mère dans les orties...
@ Munakoiso ... quand t'as rencontré un modéle de ce genre ... et que t'a été "acheté en vue rénovation" ... si tu finis pô ermite avec ton chien du cöté de lhassa, c'est que t'es pô le misanthrope sexiste machiste et tout et tout que certaines pensent ... ou alors que aprés , t'as rencontré une sainte ...
mais je crois pas plus à la sainte qu'au monstre, au salaud qu'au pôv mec vistime ...
je suis juste "agacé" par certains discours victimistes , alors que l'ennemi, c'est la reproduction ou l'inversion de shémas acquis ... pas innés ... d'un coté comme de l'autre ...
y a pas plus de blanche colombe que de noirs salauds ... juste deux souffrances, qui toutes les deux méritent un peu de prise en charge ...
@Sabrina (#45) :
Tu fais bien de faire remarquer que la situation peut aussi être inverse : Je généralise évidemment un peu trop à la louche et à l'emporte-pièce à partir de ma situation personnelle, mais peut-on prétendre à une vision objective des choses quand on est impliqué dans une situation douloureuse ? Au moins, les généralisations abusives détendent (un peu)... ;-)
@Les Marques (#47) :
Bien sûr, dans les relations interpersonnelles, personne n'a jamais tout-à-fait tort ni tout-à-fait raison. Parce que personne n'est parfait, personne n'est un saint (surtout pas moi). Mais il faudrait être fou pour attendre de l'autre qu'il soit parfait ou qu'il soit un saint...
Le fait donc que quand ça coince, les "torts" (ou plutôt les "causes". la notion de "torts" renvoie à une culpabilité à laquelle je ne crois pas) soient toujours en partie partagées ne signifie pas pour autant qu'elles soient nécessairement équilibrées.
Autrement dit, ça ne sera jamais 100% / 0%, mais ce n'est pas nécessairement pour autant 50/50... Ça peut très bien être du 80/20...
Et puis, aimer quelqu'un, c'est aussi bien l'aimer avec ses faiblesse et ses imperfections (par forcément pour elles tout de mêmes, faut pas pousser, mais en tout cas avec...). Aimer une personne sous condition qu'elle se débarrasse de ses "défauts" et imperfections, ce n'est tout simplement pas aimer.
...Surtout si l'on considère que la notion de défaut est éminemment subjective, et que ce que l'on qualifie de défaut chez l'autre est simplement souvent ce que nous ne partageons pas... ou au contraire ce qui nous ressemble bien trop.
Et n'oublions pas que...
- Théorême Shadok
Alors je fais quoi ? Je prends rendez-vous pour me faire raboter les seins, imposer un pénis... ? Et pour la mentalité, j'envisage plutôt quoi : la lobotomisation ou l'hypnose ?
@Gaielle - bigHug :
Avoue que ce serait terriblement dommage ;-)
>
On va commencer par l'hypnose : c'est moins brutal :-}
En direct du front...
Et ça recommence, tiens... Je sentais bien que le week-end serait chaud...
Là, après être rentré d'une heure de courses chez Casino (ben ouais, je ne les ai pas faites hier, mauvais mari que je suis...) (et m'être fait engueuler ce matin de ne pas encore être parti, sur l'air [classique] de "tavuleurkilest ?"), donc une heure de courses au Casino, je reviens, passe 20 minutes à ranger les courses dans les placards et le frigo, puis prends le temps de répondre à un mail et à un commentaire avant de retourner mettre la table... Que croyez-vous qu'il arriva ? Bien évidement je me fais aussitôt pourrir grave que ... C'est vrai que le dimanche, ça n'a été inventé que pour faire 100% de corvées... Et que je pourrais faire douze heures de "corvées" de plus, madame n'en ferait pour autant pas une minute de moins.
Bon, là, après un rappel à mes devoirs de chef de famille, j'ai fini par rétorquer un définitif à la sauce Petaramesh, auquel je me suis vu répondre un non moins définitif
Non sans rire, on franchit toutes les graduations du lamentable... Mach 3 dans le pitoyable... Moi qui essaie le plus souvent de rester conscient et de ne pas sombrer dans des bassesses parfaitement indignes, il y a des moments où il devient impossible de retenir un quand il n'y a vraiment plus que ça à répondre.
Quand on voit l'état de décomposition où peut en arriver un couple... Et qu'on repense à ce qu'on vivait initialement... Et les idées qu'on pouvait se faire de ce que serait l'avenir... Idées que l'avenir, devenu présent, a prouvées comme ayant été parfaitement stupides...
Enfin là, je suis encore en train de glander sur mon ordinateur du coup, mais après avoir mis la table...
Oh putain... Quelle adorable jeune femme montée sans l'option "harpie" voudra bien m'accorder l'asile politique ? ;-))
Mais c'est pas possible ! C'est toi qui les rends comme ça !
(il va de soi que c'est une connerie à 100%)
Et pensez bien à acheter du Canard WC :o)
J'ai honte...
@Minium :
Ben figure-toi que sincèrement, je me le demande...
Il y a bien des années de ça, à une époque où Mâ Anandaramesh commençait à déprimer, j'ai eu le malheur de lui dire qu'un ex-copine, dans une période dépressive, m'avait un jour dit que c'était moi qui la déprimais. J'ai donc fait innocemment la remarque à Mâ Anandaramesh :
Oh putain l'occasion de fermer ma gueule que j'ai pas ratée, moi, ce jour-là !!
Ça doit faire 6 ou 7 ans que je l'entends maintenant, si jamais j'ai le malheur de lui dire que je trouve qu'elle déprime :
200 fois, elle a du me la ressortir...
Oh putain de moi... Faire un noeud à son mouchoir :
Alors tu as raison Minium : Ça doit sûrement être moi qui les rends comme ça...
En plus tu vois, maintenant que je l'ai avoué publiquement, la future femme de ma vie, qui lit sûrement ce blog, l'enregistre en cet instant même et l'incrit dans son petit carnet pour pouvoir l'utiliser, un jour ou l'autre, contre moi.
(Tiens, le voyant rouge de mon détecteur de paranoïa vient de s'allumer...)
(Mâ Anandaramesh vient de finir d'engueuler Srî Minîshiva dans le salon ; elle est maintenant en train d'engueuler mademoiselle Patâpatî dans la cuisine... Je crois que je vais devoir y aller pour faire un peu diversion...)
La suite ! La suite ! ;o}
(moi je suis en train de faire du ménage et de répondre en cachette pour ne pas subir les mêmes reproches que toi).
Comme quoi, un blog peut remplacer quelques séances chez le psy.
LOL : concurrence déloyale de Dotclear !
Et moi qui venait me changer les idées du boulot de la semaine........bien que je sentais venir la crise depuis quelques billets.
Tiens la barre dans la tempête, mon Capitaine, les eaux plus calmes ne sont pas loin.
Et si tu sortais faire un flipper avec Minishiva ?
Comme ça, t'as bonne conscience, tu prends 50 % du boulot avec toi, entre mecs ;)
@Minium (#54) :
...et que croyez-vous qu'il arriva ?
Piting, j'vais faire ça en feuilleton façon "Jalna" ou "Les feux de l'amour", embaucher Barbara Cartland comme nègre, et faire payer la lecture des épisodes (tiens, j'ai peut-être donc enfin trouvé du boulot ?)
...donc, que croyez-vous qu'il arriva ?...
...Eh bien, balade dominicale en famille au parc de Lacroix-Laval avec les Nains sur les vélos, discussion entre les parents "sans trop se taper sur la gueule mais un peu tout de même" pour en revenir au constat déjà formulé par le passé mais reformulé aujourd'hui de manière plus définitive et avec plus de certitude partagée des deux côtés du .
Donc en gros, pour en revenir à l'une des bases du problème, faut que je me lève le cul pour trouver du taf' (vu que tout ça c'est de ma faute, rappelons-le), et pas du CDD moisi de deux mois payé à coups de lattes au derche, non, du sérieux-à-cravate qui me permettra d'envisager sereinement d'aller payer mon loyer ailleurs et d'envisager par la suite de nouveaux frais d'avocat et de pension alimentaire.
Voilà pour le principe de base. Après, Yapluka faucon, et c'est généralement là que les choses se compliquent. Un peu. Ce qui fait que je n'exclus pas que la situation se repose dans 6 mois, à l'identique, sauf que ça sera pire. Et que d'ici là ça ne va pas forcément être plus drôle que d'habitude, c'est-à-dire, pas drôle. Requiem pour un désastre.
Affligeant de banalité, tout ça, finalement. Quand je pense aux milliers ou dizaines de milliers de personnes qui doivent être en train de vivre une situation plus ou moins comparable, et qui ne la bloguent pas nécessairement aux yeux de l'humanité entière dans un étalage d'une rare impudeur... Bon, enfin, le malheur des uns ne fait pas le bonheur des autres, il pourrait y avoir la moitié de la France dans la même situation qu'elle n'en serait pas plus drôle...
@Isadora (#55) :
Mouais ? Blogothérapie ? Je ne sais pas si ça soigne, mais Freud lui-même disait sur la fin de sa vie que la psychanalyse n'avait jamais soigné personne...
>
Je suis sincèrement navré de t'avoir gâché ton changeage d'idées... Quoique les malheurs d'autrui ont ceci d'agréable qu'ils nous font paraître notre propre situation comparativement meilleure...
@Laurence (#56) :
Il est encore un tout petit peu nain pour ça... Mais on est sortis tout de même, cf. supra...
Rdt :Soupir, immense soupir et coeur serré... Pourquoi le quotidien agit-il comme un rouleau compresseur, systématiquement et irrésistiblement sur les couples, même ceux qui s'aimaient au début comme il n'est pas possible d'aimer plus ?
Médard : c'est pas que "le quotidien"... c'est ce système actuel, où certains n'ont pas de boulot, et n'arrivent pas à en trouver -- et où d'autres au contraire sont écrasés par la charge de travail, avec les conséquences...
Les 35h, ce n'était pas pour "partager le travail" ?
j'ai pas lu tous les commentaires mais je me reconnais bien dans ta femme et d'ailleurs ton message est intéressant, on dirait mon mari.
Juste quelques petites choses : moi aussi je m'énerve et mon mari le prend mal. Mais je ne veux pas le juger jusqu'au plus profond de son âme, juste évacuer mon exaspération. Bref, je ne veux pas être méchante et il le prend comme ça.
Autre chose : mon mari a fait des choses qui m'ont blessé ou fait beaucoup de peine au fil du temps, et certaines blessures ne se ferment jamais. on a beau essayer... Je veux vivre avec lui, mais tout d'un coup il ranime une vielle vacherie, dont peut-être il n'est pas conscient lui non plus...
Quand je lui dis qu'il faudrait qu'on parle il se ferme et me dit qu'avec moi on ne peut jamais parler...
Le problème, c'est que c'est tout à la fois vrai et faux.
Ta femme est peut-être fatiguée, à bout. Elle ne sait peut-être plus comme c'est sclérosant de rester à la maison, surtout quand ce n'est pas volontaire.
Ce que tu écris me fait de la peine car je pense à tous mes amis qui vivent en France cette vie que je trouve accablante et stressante et à laquelle j'ai échappé parce que j'ai suivi (sans enthousiasme) mon mari à l'étranger où la plupart des choses sont plus légères.
Bon courage pour la suite.
Essaie de sourire ou de chanter, parfois cela remonte le moral, mécaniquement, je dirais, même si on n' y croit pas.
Hé, même très petits, les nains, y z'aiment bien les flippers. Les miens du moins ;)
Bon, c'est vrai, ça coûte une fortune en assedic et ass :)
et partir à deux en laissant les enfants quelque temps, c'est déjà fait ?
Je confirme que je n'ai rien à voir avec une autre cro-mignonne! Pseudo inventé pour poster ce message, je me croyais unique. Mais non, il en existe donc au moins une autre.
Pour le reste Swami, merci de ta réponse, je sens bien que tu as fait le tour, et d'inombrables fois, de la question.
Bon courage. Dans mon cas, la harpie a fini par claquer la porte dès qu'elle a trouvé un vague boulot de CES (comme quoi il y a tous les cas de figure. Là c'est la harpie qui se sacrifie pour élever les gosses et ne trouve plus de boulot après. Je te rassure, c'est pas parce qu'un mec bosse qu'il est à l'abri d'une harpie), ce qui a quelque peu changé la vie de ses 2 nains, qu'elle a pris sous son bras, avec garde partagée tout de même.
8 ans plus tard, l'ancien pov'mec à sa harpie a refait sa vie, comme on dit, et il a l'air plutôt heureux. L'ancienne harpie et l'ancien pov'mec ont mis quelques années à revisiter ensemble leur ancienne vie, mais ils y sont arrivés et c'est plutôt bien pour la famille qu'ils avaient fondée et qui bien sûr existe toujours.
=> Medard
mm... je ne partage quand même pas totalement ton avis. j'ai connu une vie sans quotidien, et une vie avec quotidien, avec deux charges de travail identiques à avant, et à après... et toutes choses étant égales par ailleurs... Et non, je persiste et signe, c'est bien le quotidien qui nous bouffe, qui nous tue, qui efface d'un trait la magie, qui nous lapide ! QUi ne fait plus que ressortir les côtés insupportables de l'autre que l'on trouvait si charmants quand on ne les voyait que par ci par là, tous ses petits défauts qui nous émouvaient tant, et qui nous horripile maintenant. Le partage des tâches, le partage du brossage de dents (glamour non ?). Comment veux tu avoir envie de faire des galipettes au quotidien avec celui que tu vois mettre ses chaussettes le matin, et les ôter le soir, et même les mettre dans le panier à linge ? Et pourtant, les galipettes lient le couple, et le rendent fort !
mm... je dévie, là, peut être.... ?
Et pourtant, et pour conclure... je suis intimement convaincue que si on passait, dans un couple installé, autant de temps à se câliner et à se sauter dessus qu'à s'engueuler et à se maudire mutuellement, on aurait beaucoup moins envie de se chercher des poux dans la tête !
Mais ça, pour le faire entrer dans la tête d'un mec... du mien, en tous cas.......................................
Moi, j'arrive bien après la bataille (et pourtant, je ne suis pas la cavalerie), mais en ce lundi matin pluvieux (c'est rare, ici) (oui, matin à midi et demi, ce sont des choses qui -m'- arrivent...), tu me colles un bourdon noirâtre, mais c'est ce que j'appelle de l'empathie ça mon gars ! Je me mets dans tes baskets, ça ne sert à rien, mais si j'essaie de partager ton gouffre, est-ce qu'il est moins profond ? Non ? Alleeeez... Nous, on t'aime. C'est déjà ça !
Moi je passe plein de temps à câliner... mais je ne sais pas si j'aurais envie de lui sauter dessus en permanence !
Et le brossage de dents en faisant des grimaces devant la glace, c'est pas glamour mais pas tue-l'amour non plus. :o)
Bon j'ai peut-être depuis le début axé ma vie de couple sur un fond d'énorme tendresse : quand il n'y a pas de galipettes quotidiennes il y a de toute façon câlin tout doux avant de dormir... Au moins je ne serai pas frustrée quand l'amour cèdera la place à la tendresse ;o) (oui je suis une incurable optimiste).
Ok, j'ai rien à dire, je suis même pas mariée depuis deux ans.
"le quotidien, très peu pour moi...
(...)
Mais avec toi,
le quotidien
j'aimerai bien !
parce qu'avec toi
le quotidien
ressemblerait
jamais à rien"
@RdT (#64) :
Ca, j'en suis plus que certain. Chercher des poux dans la tête de l'autre et le/la rendre "coupable" de toutes nos frutrations est ce qu'il y a de pire.
Toujours essayer de se rappeler pourquoi on est avec l'autre, pourquoi on l'a choisi(e). Que ce n'est pas juste une machine à descendre les poubelles qui est en panne et à qui on balance un grand coup de pied pour faire passer sa rage.
Là où les choses se gâtent, dans une relation de couple, c'est quand on ne voit que son point de vue à soi, et qu'on n'est pas capable de garder à l'esprit que l'autre est un Autre, avec son propre point de vue, ses propres désirs, son propre rythme, ses propres souffrances...
Mais quand dans un couple l'un des deux n'est plus, et depuis des années, qu'une machine à perpétuellement exprimer par la fermeture à l'autre et l'agressivité l'immense étendue de ses frustrations et insatisfactions, incapable de communiquer sur une autre mode que , alors là, on est en face d'un vrai problème de la famille insoluble. Parce qu'il ne peut pas y avoir la moindre solution en dehors de
Si les deux n'y mettent pas une sacrée dose de bonne volonté, ça n'a aucune chance de s'améliorer.
Ca me ramène à cette question que j'ai posée mille fois à Mâ Anandaramesh :
@Ko :
Non, Ko, je t'assure, je préfère te savoir dehors ;-)
Oula Swâmi, ça m'a l'air mal barré, ton histoire :(
Mais il y a bien un truc qu'elle doit aimer et qui permettrait de l'"ouvrir à l'autre" quand même, non ?
Sa "machine à se satisfaire", elle marche comment ?
En amour les femmes ne savent pas ce qu'elles veulent,
mais elles sont fermement décidées à l'obtenir....!
Dans "les euphorismes de Grégoire" de G.Lacroix chez Max Milo
Egalement : la femme est à la fois un poison et son antidote.
L'ennui c'est qu'on ne sait jamais lequel on est en train de prendre. ;)
@Laurence :
Ah je ne sais pas, je n'ai pas la clé de contact...
J'ai arrêté ma lecture en cours de route, j'ai l'impression d'être au boulot...mais je compatis. Au fait, comment ils vont tes gosses dans tout ça ?
@La solitaire : Désolé de te faire faire des heures sup'...
>
Ben justement, je venais d'aborder la question dans un autre fil...
@ swami Je suis s@incèrement navré de t'avoir gâché ton changeage d'idées.
Pas de quoi être navré, je rigolais bêtement de retrouver des souffrances qui font le quotidien de mon boulot. Sorry.
Séance chez le psy ou blog qu'importe, l'essentiel est d'avoir un lieu de verbalisation pour dépasser une souffrance. Même pas la peine de regarder du côté de chez Freud.
Je vois avec satisfaction à travers tes nouveaux fils que tu sembles avoir rebondi.
En fait, je me demande bien comment on peut faire un boulot pareil, à la longue, ça doit être épuisant, un coup à aller se pendre à la grosse poutre...
En fait, j'ai divorcé d'avec une psychologue avant d'avoir pleinement compris le truc :-}
Quoiqu'avec mes disciples, parfois, c'est un peu pareil... Ah, Guru de secte, c'est pas non plus un job de tout repos... Les disciples, c'est un peu comme de grands enfants...
Cela dit, rebondir, c'est une ambition de boule pleine d'air...>
Ne jamais oublier la sage maxime de J.F. Kennedy :