La dissuasion par l'image
Par Petaramesh le lundi 5 février 2007, 16:52 - p0rn0graph1e - Lien permanent
- ou -
L'image gothique du jour
Devil inside, âmes sensibles et jeunes damoiseaux s'abstenir.
(Notes spéciales : Not office-compatible / Ne cliquez pas au bureau[1] / Ne venez pas râler après / Votre psychothérapie ne sera pas remboursée / La maison décline tout et le reste.)
Notes
[1] Ou alors ayez l'amabilité de m'envoyer la photo de la gueule de votre chef ;-)
Sur mon disque dur, j'ai un lourd répertoire ~/Images/Divers[1] que je traîne depuis plus de 15 ans et dans lequel j'ai sauvegardé au fil du temps un peu de tout et beaucoup de n'importe quoi, allant du particulièrement beau au particulièrement vilain en passant par le particulièrement étrange et le particulièrement frappant.
Y'a des choses dont j'ai du cliquer sur "Enregistrer sous..." il y a des années, et dont je n'ai plus la moindre idée d'où elles sortent ni de pourquoi j'ai bien pu les sauvegarder, mais maintenant je le sais : C'était pour les bloguer. Un jour...
Voilà-t-y pas qu'en cherchant dans ce dossier quelque chose de particulièrement banal enfoui dans les fins fonds, mon oeil se trouve accidentellement attiré par la vignette représentant cela[2] :
Devil's gate is opening on me...

Gloup !
Tu t'imagines en situation, tu vois la gueule de la surprise >8~X
On dirait un rêve de curé qui aurait trop forcé sur le vin de messe...
La femme est plus amère que la mort. Tout en elle est piège.
Son coeur : un filet ; et ses bras : de véritables chaînes.
- Malleus Maleficarum, 1486
A partir de là, une seule question se pose pour tenter d'évaluer le truc dans ta tête : S'agit-il d'une peinture temporaire, ou d'un tatouage définitif ?
SI c'est une peinture temporaire, c'est hénaurme dans le genre délire de ouf', et ça méritait bien la photo pour immortaliser ça, tes arrière-arrière-petits-enfants flipperont encore quand ils tomberont dessus par accident, chapeau l'artiste et tout ;-)
Mais je n'ose imaginer que ça puisse être un tatouage définitif, parce que je n'ose même pas imaginer une seconde la psychologie d'une femme qui se ferait tatouer le sexe de telle manière... Ni de l'artiste qui aurait accepté de faire un pareil tatouage, d'ailleurs. Tu te vois trimballer ça dans ta culotte ? Franchement ? Tous les jours ? Définitivement ? Là, pour moi, ce n'est plus du tatouage, c'est de l'ordre de la mutilation... Vouloir rendre, volontairement, son sexe aussi horrible, ça fait une drôle d'image de son corps... Doit falloir avoir l'esprit à peu de choses près dans le même état que celui qui est représenté... Rien que d'y penser, ça me Brrrrrrr.... glace...
Parce que quand même, diable pour diable,[3] moi qui suis un garçon simple et gentil tendance post-adolescent boutonneux[4], je préfère plutôt celui-là, y'a pas photo, si j'ose dire...
(Art of Noise - Peter Gunn)
Notes
[1] Je promets et je jure qu'il n'y a pas que du cul dedans, il y en a même très peu, en fait, qu'allez-vous imaginer ?
[2] Je ne sais vraiment pas qui créditer de cette monstruosité...
[3] BSD roulaize.
[4] Très post, en fait, hélas... Ca fait bien trop longtemps que j'ai purgé mon dernier Fuji-Yama rouge à pointe blanche...










Commentaires
Jolie diablesse, mais maigrichonne quand-même...
Au fait, le tatovage me semble tout bêtement photoshopé.
Ou alors, le tatoueur est un pro de l'anamorphose...
@Hervé :
Je ne m'avancerais pas là-dessus...
>
J'ai déjà vu en vrai des choses très étonnantes...
Figure-toi que lorsque je suis allée me faire tatouer (une misérable plante minuscule sur la cheville droite), mon tatoueur m'a montré des photos à faire dégueuler Lucifer himself...
Jamais je n'aurais pu imaginer (et pourtant je ne fais pas partie des plus mollâââsses en imagination hein !) que des gens (hommes comme femmes, hein, dans ce domaine, pas d'jaloux !) puissent décider un jour de donner un aspect pareil à leur corps et à leur sexe je ne t'en parle même pas...
Et puis, comment ça doit faire trop MAAAAAAAAAAL.
pfffffffff ... tout ça, c'est pour relancer le débat avec lorycalque ....
perso, je trouve ça plutôt marrant, ... plutôt 2nd degré ... et quand on vois la manière dont certains mecs ( et pas ma de femmes aussi, soyons pas sexistes hein ... ) considérent le sexe de la femme ... je trouve le clin d'oeil plutot intéressant ...
@Laflote :
J'ai une amie tatouée de partout pour qui le tatouage est un langage important et qui attribue un sens profond et personnel à chacun de ses tatouages, que j'ai déjà entendu pourrir en termes très véhéments toutes ces nanas qui se font faire un petit tatouage ici ou là choisi sur catalogue parce que c'est la mode ;-)
Maintenant, c'est son point de vue à elle, hein... En ce qui me concerne, je suis pour la liberté de chacun de faire ce qu'il veut avec son corps. Ce qui n'empêche pas que l'exemple tout là-là haut, si c'est du vrai, ça craint dur ;-)
Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Ah ! Je le savais bien ! Donner sa langue au chat, c'est donner sa langue au diable ! Quand à la diablesse, si maigrichonne soit-elle, ce n'est pas l'appétit de me damner joyeusement qui me manque...
@Les Marques :
Euh non, je t'assure, sans façon.
>
Euh quand même, ça le fait moyen... je m'imagine me trouver nez-à-nez avec ça par surprise ;-))
Je ne suis pas persuadé que c'est ce qui me mettrait dans les meilleures dispositions érotiques... Maintenant, il en faut pour tous les goûts... A commencer par le goût de la propriétaire des lieux...
Bôaf, peut-être que la dame, elle ne trouve pas ça si horrible que ça ; le sens esthétique, c'est très relatif... Il y a sûrement (j'espère) beaucoup plus d'humour qu'on ne croit là-dedans. Ça s'trouve, la dame, elle est très distancié dans son rapport à son sexe, avec plein d'ironie, pourquoi pas...
En tout cas, j'ai pas été choquée, plutôt amusée ; j'trouve presque ça... jubilatoire ?!? (bon, j'le ferai pas, hein, perso...)
J'vais essayer de vous retrouver un truc de tatouage de ouf' complet, touchant aux parties intimes, aussi.
@Ko :
C'est un peu radical, comme jubilation ;-) Je lui aurais fait un diable plus sympa, avec une moins sale gueule, pour jubiler ;-))
C'est rigolo... ça ne me choque pas, je crois... Je trouve ça... "intéressant". Je ne doute pas vraiment du fait que ce soit "un vrai", car effectivement, il y a des pratiques du tatouage -piercing, branding...- assez extrêmes.
"Vouloir rendre, volontairement, son sexe aussi horrible": c'est bien sûr particulier, mais pas laid... Comme quoi, les goûts et les couleurs, hein!... Si j'osais, je me risquerais à dire que c'est peut-être une question de génération/mentalité... à laquelle personne n'échappe, conclurai-je pour me rattraper!
(Je suis de l'avis de Hervé-1, "un peu maigrichonne", même si l'ensemble -photo, idée, modèle...- est bien joli.)
Bon évidemment, je passe juste après le comm' de Ko -qui n'était pas en ligne-, et... bah voilà! :)
On dirait que, en cherchant mon truc horrible que je voulais vous montrer, je sois tombée sur la propriétaire du diable, et effectivement, je retire le jubilatoire (auquel j'avais quand même adjoint un point d'interrogation, hein...)?
Nan, parce que l'a pas l'air de jubiler de trop, la dame, ou alors, elle a la jubilation discrète et intériorisée...
('tain, comment j'vas m'faire tèj par lory, si elle voit où est-ce que je traîne mes guêtres virtuelles... va lui expliquer que c'est pour retrouver un truc en particulier - nan, parce que si c'était pour le plaisir, j'irai quand même sur des sites plus jolis que ça - brrrr... -)
@Ko :
Remarque, on ne peut pas jubiler tout le temps, non plus... C'est fatiguant :-}
@Ko : ...
Et moi donc, quand je clique sur les liens que tu fournis si aimablement avec ma brochette de Nains plus Ma Belsoeuramesh et son Nain Cuzco qui passent dans mon dos... Ca va lui construire une solide réputation, au swâmi (enfin, il était probablement déjà bien trop tard depuis bien longtemps, mais je ménage mes illusions ;-))
Va plus y avoir qu'à camoufler mon écran sous le manteau...
Ah, j'avions pô prévenu... Mouarf, hein ?
(C'est bien, je me réponds tout seul) :
C'est d'ailleurs le principal reproche que je ferais de manière général à tout tatouage "permanent" : Celui de correspondre à un état d'esprit particulier, qui est celui du moment où on a décidé de le faire, mais qui est probablement temporaire, alors que le tatouage, lui, est définitif.
Tout change, le temps passe, et dix ans après on se retrouve avec imprimé sur le corps de manière indélébile - ou très difficilement délébile - quelque chose qui ne correspond plus du tout à soi - et qui peut aller plus loin que le bête :-D
Donc ça laisse le choix entre se faire des tatouages "signifiants", mais avec ce risque, ou des tatouages "insignifants", juste une petite déco discrète histoire de dire que... Mais alors à quoi bon ? Ou pas de tatouages du tout.
Tu te vois avec des tatouages de Rebelz partout à 80 balais ? Pourtant, tu les auras peut-être bien un jour. Ou le tatouage ci-là-haut le jour de ton accouchement, à la maternité, la gueule des sages-femmes :-DDD
T'as beau peut-être pas avoir l'intention de te reproduire le jour où tu choisis de te faire un tel tatouage, qui sait ce que l'avenir te réserve...
Ne dites jamais (Mais dites )
En ce qui me concerne, j'ai plutôt préféré ne pas me transformer en mur de chiottes vivant pour graffitis en tout genre ;-))
...Mais c'est un point de vue qui n'engage que moi...
Voui, c'est particulier, ce qu'il faut ressentir, pour se marquer ainsi. M'a toujours vraiment interloquée, ça. Et la petite balade que j'effectue actuellement sur les sites de barrés du tatouage ne fait que m'interloquer plus encore...
@Ko :
Je n'irais certes pas généraliser en prétendant que tout tatouage est une pratique de forme auto-destructrice - et en particulier pas dans les civilisations où il correspond à une coutume, à un rituel - mais dans notre société occidentale, il y a des formes de tatouage qui me semblent correspondre tout-à-fait à une pratique auto-destructrice, ou à une affirmation de soi passant par l'auto-destruction. Et à un stade où les gens qui le font ne se posent guère la question du parce qu'ils ne se projettent ni dans dix ans, ni dans un autre contexte.
Penser au futur, à l'impermanence de son propre goût, de ses propres choix, symboles, opinions... à son évolution imprévisible... est déjà une manière de projection dans le futur qui ne se prête guère à figer des choses sur soi par le tatouage...
J'aurai pas dit mieux ; et sans aucun jugement de valeur, c'est bien pourquoi je n'ai jamais envisagé de me faire tatouer quoi que ce soit où que ce soit...
Ce qui m'étonne plus encore, c'est de constater, auprès de quelques potes pour qui c'est presque un art de vivre, que ça tient sur la durée : l'un, en particulier, lui-même tatoueur, à plus de 45 berges, est assez serein avec ses choix. Il a quelque peu modifié certains des plus anciens de ses tatoos, mais il poursuit dans cette voie depuis plus de 20 balais.
Ce n'est pas que je trouve cela incroyable : c'est juste que ça m'interpelle. Peut-être que je ne me sens pas capable d'une telle constance ?
"une pratique auto-destructrice"? ou simplement un besoin de permanence dans une vie de plus en plus fragile.
Peut être que le tatouage lui même, étant présent en permanence et rappelant donc en permanence les sentiment/sensations/modes de pensé ou de vie qui l'ont amené rend possible la constance de ces états d"esprit (à moin d'un changement VRAIMENT radical) sur la durée...
Je suis également très loin d'être un expert mais le sujet m'interpelle également...
@Rose :
La vie est fragile, c'est sa nature même, et la permanence n'existe pas. Vaut-il mieux tenter de créer ce qui ne peut pas exister, ou tenter de parvenir à accepter le fait que ça n'existe pas ?
Tiens, en cet instant j'ai une pensée pour deux copines qui passent sur le billard demain matin pour des transformations physiques plus importantes qu'un simple coup de peinture...
Ca pourrait être une version pessimiste de "l'origine du monde" de Courbet...ça me fait penser aussi à un vieux bouquin de SF, "gare à la bête" de P J Farmer, qui aurait aussi bien pu s'appeler "gare à la b_te"...
j'avais depuis longtemps l'idée de me faire tatouer, mais la question était Où ?
Nan parce que justement je me suis imaginée à 80 berges (si j'arrive jusque là !) avec le bas du dos ou l'épaule tatoués... La cheville m'est apparu comme la solution conjuguant le mieux mes critères de sélection (ouais, parce qu'avec l'épaisseur des bas anti-varices, on ne verra quedchi !).
Ceci étant écrit, je n'avais jamais vraiment réfléchi au pourquoi du comment de cette envie de marquer mon corps à l'encre noire jusqu'à ce que je lise le fil de commentaires de ce billet... J'aime bien ce que dis Rose sur la volonté d'avoir quelque chose qui dure dans une vie faite, de nos jours ma bonne dame, d'instantanés éphémèèères. Et en même temps, je ne crois pas que ce soit exactement cela non plus.
Il était important que ce tatouage se voit et que je puisse le voir aussi... Genre dans le dos, c'est pas pour ma névrose ;-] Narcisse n'est jamais bien loin de cette démarche, Eros et thanatos non plus d'ailleurs...
Pour revenir à la photo, je suis retournée la regarder avec attention et ma foi, ce qu'elle m'inspire c'est que la nénette a du dérouiller sa race pour se faire faire un truc pareil à cet endroit... Et rien que ça, moi, ça me couperait toute velléité de me lancer dans un réalisation comme celle-là ;-)
Vazy Ashram c quoi cette pudibonderie moralisante de curé laïcisé : "je n'ose même pas imaginer une seconde la psychologie d'une femme qui se ferait tatouer le sexe de telle manière..." ou bien "Vouloir rendre, volontairement, son sexe aussi horrible, ça fait une drôle d'image de son corps... Doit falloir avoir l'esprit à peu de choses près dans le même état que celui qui est représenté... Rien que d'y penser, ça me Brrrrrrr.... glace..." ?
1) Chacun fait ce qu'il veut de son corps
2) L'image du corps que l'on a de soit dépend de ses catégories de perceptions celle qui à fait ça peut trouver ça jolie.
3) Les catégories de perceptions forme le corps autant que l'inverse c'est l'habitus de PB.
je trouve ça moche ? et alors ? on ne me force pas à en avoir. Alors faites pas vos Philippe Val.
Oui, "zazen" and co, je sais... N'empêche!
"Deux copines": Roseline et/ou Sylvie? :)
@arion :
Tiens, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu débarquer un illustre inconnu qui ouvre le feu avant même d'avoir dit bonjour... avec de vraies fautes et un peu de langage SMS dedans, tout ce que j'aime, hmmmm...
, oui, vous prêchez un converti. Aussi suis-je entièrement pour la liberté de chacun de faire ce qu'il veut de son corps.
Sinon, je suis également libre de penser - et de dire - que certains vont mieux dans leurs têtes que d'autres, que certains sont plus lumineux / épanouis / heureux / rayonnants, et d'autres plus sombres / tristes / autodestructeurs / mal en point, etc. Sans aucunement contester leur liberté d'être ce qu'ils sont, on peut penser que certains vont mieux que d'autres et que certaines choses ne semblent pas souhaitables à mon humble avis, mais ce n'est que le mien.
Je ne conteste pas la liberté des gens de faire ce qu'ils veulent de leur corps, et je revendique aussi la liberté d'en penser et dire ce qu'il me plaîra. La liberté, c'est aussi cela.
Le relativisme, je connais, merci, comme je connais ses abus, et mettre absolument tout sur le même pied, utiliser le faux-nez de la liberté pour s'interdire (et surtout, prétendre interdire à autrui) de former la moindre opinion sur quoi que ce soit, c'est fortement crétin, et c'est de plus une entrave à la liberté faite au nom de la liberté, ce qui est un amusant paradoxe.
Enfin, vos points (2) et (3) sont verbeux autant qu'un kouign amann est gras, mais en dehors de ça, ne veulent pas dire grand-chose.
- Nicholas Boileau-Despreaux: L'Art poétique
@Rose :
Valà. Roseline, et sa copine. Qui depuis ce vieux post (comme le temps passe) sont devenues de vraies amies.
re Bonsoir,
Ce n'est pas parce qu'on se fait tatouer une horreur que l'on n'est mal dans sa peau car une horreur pour vous n'est pas nécessairement une horreur pour tout le monde (la Distinction, édition de minuit coll. le sens commun, point (2) et (3) les verbieux).
L'indignation vertueuse ("que c'est moche, il faut être taré pour ce faire ça, je comprends vraiment pas comment on peut s'infliger ça.") ce n'est pas du relativisme.
Penser que dans d'autres société c'est compréhensible, mais que dans la votre c'est une déviance, c'est du relativisme et un embryon d'exotisme.
"Avant donc que d'écrire, apprenez à penser." C'est du Phillipe Val
L'orthographe est corrélée au niveau social et est un moyen de sélection
cordialement et netiquette compliant (orthodoxe ?).
Désolé de vous avoir faché
Ce tatouage est presque bon enfant à côté des curiosités visibles sur le lien aimablement envoyé par Ko... Comme quoi il n'est jamais trop tard pour parfaire sa culture ;-)
Très bon choix que Art of Noise pour illustrer musicalement le sujet ;-))))
@Arion : Merci d'avoir donné votre point de vue, il a été dûment enregistré dans les rouleaux de doléances des visiteurs..
Sauf erreur de Google, je crois bien que c'est la première fois qu'on prononce le nom de Philippe Val dans ce modeste ahram. Bravo et merci.
Quoique... On s'en passait très bien, mais vous avez l'air de le tenir en haute estime :-p
P.S. : Veuillez noter que je ne suis pas un curé laïcisé, avec ou sans pudibonderie moralisante (accusation que j'entends à peu près aussi souvent que le nom de Philippe Val, c'est dire...), je suis un Guru de Secte, et il est extrêmement déplaisant que vous ayez pu confondre.
@Amazone : Oui, en me balandant [1] un petit peu sur le site linké par Ko, j'ai vu que ça y allait dur en matière de piercing avec ou sans coloration BDSM forte.
Mais je vois dans le piercing un phénomène différent, et là aussi, il y a de tout, du plus anodin au plus extrême...
Là encore, si les uns peuvent ressortir du jeu, les autres atteignent le point de la mutilation.
Et encore une fois chacun fait ce qu'il veut avec son cul, y compris le détruire, mais on peut également considérer que le détruire n'est peut-être pas la meilleure des bonnes idées...
[1] Néologisme formé à partir des verbes "balader" et "bander" ;-)
En fait, je considère le tatouage comme une parure, tout simplement, avec les significations que l'on peut prêter à une parure... Un "bijou" permanent, qui fait partie intégrante de ta personne, de ton corps... Et j'aime cette idée, d'être "paré(e)" dans sa nudité. :) (Et que les Maoris sont bien là pour démentir que ce n'est pas qu'une idée de fille ou de femme!)
Wow... et quel changement, donc!... et quelles conséquences?... I wonder...
(Je me relis trop tard, et je me rends compte qu'il manque une virgule ou qu'il y a une négation de trop dans ma phrase pour qu'elle veuille dire ce que je voulais dire... Mais bon, en y mettant un peu du sien, on comprend l'idée, non?...
Chuis fatiguée, moi... et je recommence à avoir chaud, tiens!)
La coutume du marquage des corps, parfois dès la toute petite enfance, est une pratique très ancienne. Elle va du plus anodin au plus féroce. Elle semble correspondre à un besoin humain profond, la pérennité du marquage indiquant que, quelle que soient ses évolutions ultérieures, l'individu ne pourra jamais s'y soustraire. Une marque reste et restera sur son corps de son histoire, de son appartenance.
J'avais un copain africain, dont le caractère très doux contrastait avec son image de féroce guerrier: six profondes cicatrices diagonales symétriques marquaient ses deux joues, leur largeur témoignant de la profondeur de l'entaille originelle. C'était d'ailleurs très beau. Moi, je ne pouvais m'empêcher de penser au petit garçon qu'il avait été et qui avait subi cette sauvagerie, peut-être fier, peut être épouvanté et désespéré, probablement un peu tout ça mélangé...
Nous avons aujourd'hui des variantes plus soft, moins indélébiles, moins douloureuses aussi, et qui sont choisies par la personne elle-même au lieu d'être imposées à un tout jeune enfant. Mais qui indiquent tout autant l'appartenance.
Une idée bizarre me vient, c'est que lorsque j'ai définitivement abandonné la religion catholique, des membres de ma famille m'ont dit d'un ton pénétré (personne ne réussit mieux que les cathos le "ton pénétré") que j'étais marquée définitivement par mon baptème et qu'il n'était pas en mon pouvoir d'effacer cela.
Pour ce qui est du diable, n'oublions pas qu'il doit être séduisant, il lui faut bien ça pour détourner de Dieu les âmes innocentes. Une de mes tantes nonnes me disait ça avec une insistance inquiétante, proche de la ... gourmandise.
J'ai connu des diables plus attirants que celui que tu nous montres, n'oublie pas que le diable est un ange déchu, le plus beau de tous, Lucifer, l'ange de lumière.
La beauté du diable...
Zut, le thème du diable me trouble l'esprit!
@mc :
Intéressantes réflexions toutefois, pour un "esprit troublé" ;-)
...J'ai ôté ton doublon diabolique.
euh ... fectivement , la jeune personne, vue dans son "entièreté", comme on dit vers chez moi, "l'est pas rizou" ... en plus d'être un peu maigrichone à mon gout, mais des gouts et des couleurs hein ...
Mais c'est compter aussi sans l'effet photo, chais pas si vous avez remarqué le nombre de gens qui tirent la tronche sur les photos ??? Même quand dans l'intimité ( plus ou moins partagée ) ils/elles s'envoyent allègrement en l'air ... et piquent d'immenses fou-rires ...
leçon n° 1 :
se méfier de l'image inanimée ... elle n'a que l'ame du photographe en elle, elle ne "montre" que celui qu'a fait clik sur le petit bouton ...
que savons nous d'elle ? de ces "petits mecs" qui l'ont voulu "béante" pour mieux la "boucher" ? que savons nous de son envie à elle de leur
faire un gigantesque pied de neztirer la langue du diable ?je vous raconte une histoire, à partir de cette photo, chacun s'en raconte une ...
mais que savons nous, au vrai ?
Je ne dirais rien sur le reste du diaporama de KO, qui montre, lui, bien des "pratiques" qui sont "mutilantes" physiquement, en terme de plaisir ...
Je suis tatouée......bah voui, à l'époque( lointaine) ,ma folle jeunesse, je cherchais en permanence à provoquer ma famille, famille bien-pensante, rigoriste, pratiquant le formatage intensif sur sa descendance.......donc je fus troskiste un (court) laps de temps, pis un jour de consommation de produits zillicites, me suis fait tatouer un grand machin sur le bras, machin ,qui, à l'époque me semblait vouloir dire quelque chose! bon, c'est vrai, j'ai réussi, au-delà de toute espérance à bien faire ch.. ma mère....et, mauvaise fille que je suis, j'avoue que même encore aujourd'hui (je suis mère et grand-mère) bin, ça reste intensément jouissif!!!!!
Ca me rappelle... la gargouille qui m'a servi de porte-lampe au-dessus de mon lit pendant des années.
Le pendule de ma grand-mère (de qui vient "l'animal") lui soutient maintenant que c'est très négatif, comme objet...
Ca alors ! Mais j'ai toujours bien aimé les gargouilles quand même.
Je ne peux pas t'envoyer la photo de ma chef par ce biais (je ne sais pas faire et puis si elle s'en rend compte un jour... !) mais voilà ce que j'ai eu en essayant innocemment de suivre le lien de Ko :
qu'est-ce qu'on est bien protégé, dans le cocon où je travaille ! :o)
euh .... on est bien protégé hein Ga(i)elle - Grog/Câlin ...
bon, c'est vrai que le milieux bikers - tatoo - and co frise des fois avec des nostalgies gerbeuses ... mais le "patriot act", c'est aussi bien pour lutter contre "l'immoralité" ...
pasque hein ...
@Ga(i)elle - Grog/Câlin : Remets-moi une double dose de grog, s'teuplaît... C'te cochonnerie de virus, c'est pas de la tarte... 3 semaines que Mâ Anandaramesh tousse, et moi, c'est les yeux de lapin russe, avec des valises carrément diplomatiques dessous... Moi, je ne tousse que la nuit, mais je n'en dors plus avant d'être bourré de sirop à la codéine-qui-défonce... Me suis vu dans la glace 'taleur, ça donnait à peu de choses près Renaud juste avant qu'il n' "arrête de boire", avec les yeux rouges qui ne dépareraient pas le diable ci-là-haut, en plus...
Piting, je ne sais pas ce que c'est comme virus, ça, mais on en a pour son argent !
>
Mouarf. Les "Ils" ont du tomber sur un tatouage de croix gammée parmi mille autres qui n'ont rien à voir, ou quelque chose comme ça ?
Ben tu vois, ce blocage par le proxy filtrant de ta boîte mériterait un article sur ce blog à lui tout seul, parce qu'il traite finalement de l'éternel problème de la censure, et qu'il nous ramène un peu au même problème que la censure de Microsoft sur les images de Trublyonne, c'est-à-dire la privatisation de la censure, et son automatisation.
Car il y a une chose que l'histoire ne dit pas : Qui a décidé que ce site était , et selon quels critères ?
Ton entreprise ou administration a jugé utile de s'équiper d'un proxy filtrant, acheté chez telle ou telle société commerciale privée, produit certainement choisi sur des critères essentiellement marketing / pub / sourire de la commerciale.
Ce produit "proxy filtrant" est certainement lié à un service d'accès à une liste de "sites interdits", régulièrement mise-à-jour, et fournie par la même société. Mais selon quels critères ? Selon quelle législation ? - Il est probable que cette liste est fournie par une société de dimensions internationales, et applique donc des critères à l'échelle mondiale alors qu'il n'existe aucune législation mondiale définissant ce qui est permis ou non, "choquant" ou non, en matière d'expression. On a donc toujours un alignement sur le plus petit commun dénominateur de la bien-pensance...
Compte tenu du nombre hallucinant de sites web et de leur constante évolution, tu peux même être certaine que la classification des sites "offensants" ou non est faite par un robot con comme... un robot, et qui ne comprend pas le sens des pages qu'il classifie.
Ainsi on a vu de tels proxies interdire l'accès à toute page contenant le mot "sexe" (qu'importe qu'il s'agisse d'une page médicale ou d'une analyse sociologique...), d'autres interdire l'accès à toute page contenant le mot "fuck" (interjection grossière fréquemment utilisée en dehors de tout contexte sexuel), d'autres interdire l'accès à des images automatiquement classées "pornographiques" selon les seuls critères de la quantité de "couleur chair" et de contrastes de leur contenu - oui, certains robots définissent comme "probablement pornographique" toute image contenant plus d'un certain pourcentage de "couleur chair" ! Incroyable, mais vrai.
Outre l'aspect arbitraire, privé, automatique de telles interdictions, se pose également la question du recours : Tout accusé à normalement droit à un procès équitable, ce qui implique une défense... Sauf dans le monde Internet et vis-à-vis de ces censeurs privés ; là, l'accusé est systématiquement coupable, même pas informé de sa condamnation, et la sentence est exécutoire immédiatement : Hop ! en liste noire !
Et ce indépendamment du fait qu'interdire l'accès à des sites commerciaux, par exemple, peut leur occasionner une perte financière, et partant, être susceptible d'avoir des suites judiciaires...
Si demain la société Machintruc, éditrice du logiciel-filtre Pouêt-pouêt, décide que cet humble ashram est politiquement incorrect, "révisionniste" ou "pornographique", Crac ! Tu n'y as plus accès !
Et évidemment, aucun contrôle n'est possible, pour celui à qui l'on interdit l'accès, sur le bien-fondé de l'interdiction !
Si demain on t'empêche d'accéder à un site politique en taxant celui-ci de pornographique par exemple, comment pourras-tu savoir quel était le contenu réel du site auquel tu n'as pas pu accéder ? On t'invite à croire gentiment les censeurs. Après tout, c'est pour ton bien, n'est-ce pas...
Après, reste la solution de tenter de contourner ces moyens techniques, d'accéder au site interdit via un proxy externe, ou via un VPN construit entre son bureau et chez soi...
Mais, nonobstant même le fait que l'on violera certainement ainsi la "charte Internet" ou le règlement intérieur de nombreuses entreprises, c'est évidemment une méthode qui nécessite une bonne maîtrise technique, et qui réserve donc l'accès à l'information à ceux qui disposent du savoir technologique... Pour les autres gentils moutons, dormez en paix, on vous dira ce que vous avez le droit de voir, et ce qui serait mauvais pour vous. Le Grand Frère veille...
Il serait légitime et citoyen, pour tout salarié confronté à un tel blocage d'accès, de s'en plaindre haut et fort, et de le contester. Il est évident que, malheureusement, très peu s'y risqueront, et n'oseront jamais aller râler auprès de leur hiérarchie du fait que le proxy de la boîte leur a interdit l'accès à tel site dont la consultation n'était pas en rapport direct avec l'activité professionnelle, et encore moins si ce site contient, ou est susceptible de contenir, des images à caractère pornographique. Je ne connais pas grand-monde qui aura la tripe d'aller râler dans le bureau du chef. Et pourtant, tout le monde le devrait, par principe.
Parce qu'accepter cela, c'est accepter de vivre dans un monde où la censure est de plus en plus présente, sournoisement, électroniquement, mais on s'y habitue, tout doucement, jour après jour... Comme une grenouille dans l'eau froide...
@ mc : Pour ce qui est du diable, n'oublions pas qu'il doit être séduisant…
Bonjour, pardonnez-moi de m’immiscer dans cette discussion, mais au vu des souvenirs de mes lectures enfantines de moult contes et légendes, la séduction du diable résidait plus dans ses promesses d’or, de beauté et de jeunesse éternelle que dans sa beauté intrinsèque. M’enfin je reconnais que rien n’empêche d’apprécier sabots, cornes, queues fourchues et l’odeur du soufre !
Tu as raison, Swämi, je n'ai pas les couilles d'aller râler dans le bureau de ma chef parce que je suis déjà cataloguée "accro d'Internet" et que j'irai depuis chez moi où personne ne m'interdira quoi que ce soit...
Si, à la réflexion j'ai déjà fait mention du blocage d'un site qui m'empêchait de récupérer un codec vidéo enle catalogant comme site de peer to peer (mais pourquoi Diable ai-je besoin d'un codec vidéo pour faire du droit ?), et je n'ai pas été renvoyée sur les roses par la chef de l'informatique qui m'a expliquée tout simplement le pourquoi du comment.
Je n'en suis pas encore au stade où je m'offusque que ma boîte bloque des sites (si ça les amuse) ou refuse qu'on achète en ligne (pour l'instant la SeuNeuCeuFeu marche encore, ainsi que les choses du style venteprivée), même si je me dis que je suis assez grande pour savoir si je veux ou non rester plus de 3 secondes sur un site qui me déplaît, et si je gaspille l'argent de la collectivité en n'étant pas à 100% à ce que je devrais faire.
Sinon je souscris entièrement à tes paroles que je bois comme il se doit avec vénération et délectation.
(je crois que c'est l'heure de manger, l'estomac prend le contrôle des doigts !)
Pour ce qui est du Grog, je compatis (j'ai démarré l'ibuprofène 400 à titre préventif ce matin, après un réveil frisquet et râpeux) mais à part te "mettre dans mon sac à dos" je crains de ne pas avoir assez de connaissances en Reiki, acuponcture mentale ou pendulation-qui-soigne pour t'être d'une quelconque utilité.
Finalement tout le monde devrait se mettre aux câlins virtuels, ça évite les microbes... ;o)
mais c'est tellement mieux en vrai.
Bon courage !
quand j'étois petit, ma chère Maman (paix à son âme) militait entre autre dans les droits des femmes et avait une amie (je vous parle de 1976 environ) qui avait tatoué un signe MLF sur son pubis (le poing dans un symbole ♀). Lorsque l'on a une dizaine d'années et que l'on est de sexe masculin, cela marque, forcément ....
euh ... que faisiez vous dans ces environs ???
ah ça doit refroidir un homme ça les crocs du diable
on sait jamais si la bouche carnivore se referme sur monsieur et boulotte le tout
@lesyeux :
Aha, nous voilà en plein vagina dentata :-D
@ les marques : j'imagine qu'en bonne militante des 70's, la dame était aussi naturiste, ce qui explique que le petiot ait eu connaissance de sa... décoration corporelle militante, disons... ;-)
ko ... je m'en doutais un chouia quand même .... :o)))
si tu veux continuer ton "échange" avec la lory, mon post du jour est spécial pour :o)))
à part cà, swami, perso j'ai toujours bien aimé les diables, fussent ils plaçés dans des lieux que la décence interdit de nommer
euh ... je m'interroge , le poing tatoué sur le pubis, ... euh ... ma doué quelle pratiques cela invocait il ....
( juste pour faire remonter les visites d'obsédés de tous poils dans cet humble ashram ... :o)))
PS : @ MC , je pense que ton ensoutanné pensait au jeune mick Jagger , quand il parlait de la beauté du diable ... :o)))