J'apprends avec joie que je récupère au passage ma "prime de Noël" de chômiste sur laquelle je m'étais également assis, puisqu'apparemment, si tu es "trop riche" pour toucher l'ASS, tu es aussi trop riche pour toucher la prime de Noël... Il y a dans tout ceci une logique qui m'échappe, je n'aurais pas soupçonné les deux d'être liées... J'aurais pensé la "prime de Noël" liée au statut de chômiste, comme quand on est aux allocs "ordinaires" et non au régime "foutage de fiole" des ASS... Mais visiblement, une fois aux ASS, tout, y compris la prime de Noël, devient dépendant des ressources de madame...

Ou alors c'est que je m'étais fait enfler encore plus profond que ce que je pensais...?

(Pendant que j'écrivais ça, la gentille dame ne m'a pas rappelé, j'imagine qu'elle avait toutes les infos dont elle avait besoin, et que je n'aurai moi-même plus de nouvelles que par le courrier de confirmation à suivre... De toute manière, je n'ai bien évidemment aucun moyen de la rappeler moi-même et aucun numéro ou le faire ni aucun nom à demander, même une fois mon portable branché... C'est le mode de communication des administrations. J'espère qu'elle n'a pas cru que je lui avais volontairement raccroché au nez, sinon je suis mort...)

La première morale de cette histoire, mes frères de misère (y'en a, beaucoup, paraît...), c'est que quand vous vous faites sucrer par la machine aveugle quelque chose à quoi vous avez droit, il faut râler, contester, réclamer. Toujours. C'est épuisant à faire, mais il faut le faire. La machine aveugle compte sur votre passivité pour vous éliminer, et je sais comme c'est dur de devoir à chaque fois protester de son bon droit. Foi d'ex-recalculé (vous vous souvenez du coup des "recalculés" ? Ben ouais, j'y avais eu droit aussi, ben tiens...)

La deuxième morale de cette histoire, c'est que je suis bien content de bien m'exprimer correctement en français d'une voix chaleureuse qui met ces dames en de favorables dispositions à mon égard, et d'être en plus capable d'expliquer les trucs compliqués qu'on me demande. J'imagine bien évidemment que devant tout cela aussi, nous ne sommes pas tous z'égaux...

La troisième morale de cette histoire, c'est que vu qu'il m'a fallu trois mois 1/2[1] pour finir par régler ce problème, et qu'on me casse les pieds tous les 6 mois, y'a pas de raisons de penser qu'on ne me refera pas le coup une troisième fois dans deux mois 1/2... Si par malheur je suis toujours au chômisme... Il faut donc que je me prépare par avance à devoir refaire la même chose, dossier rempli, envoyé, demande de trois tonnes de photocopies de justificatifs, refus à suivre, râler, contester, gueuler comme un putois jusqu'à attirer l'attention d'un humain qui refasse le calcul, ah ouais, Oooops !

...Mais la prochaine fois s'il y en a une, ça fera la troisième, ça sera devenu un automatisme : Ça ne me fera même plus chier - Gageons qu'ils trouveront alors autre chose, pour me faire chier...

Notes

[1] Nombre entier plus fraction, remember ?