Promiscuité
Par Petaramesh le dimanche 28 janvier 2007, 21:02 - Chienne de vie - Lien permanent
Etude des comportements territoriaux chez les primates supérieurs.
Ça doit être parce que je n'aime pas les gens, comme disent les gens qui aiment les gens sauf qu'ils n'aiment pas les gens qui n'aiment pas les gens.
Ca doit être à cause de ça, mais je ne suis pas trop fanatique de foules et de promiscuité, de harengs dans des boîtasardinitudes dans le RER A entre gare de Lyon et la Défense un mardi matin à 9 heures. C'est sans doute une des choses qui me seraient désagréables dans les pays asiatiques notoirement foulegrouillesques de partout où je n'ai jamais encore traîné mon dhôti.
Quand cette promiscuité t'est imposée par nécessité, tu souffres en silence en faisant contre mauvaise fortune bon coeur, certes. En souriant à ton prochain qui t'écrase un peu les orteils et te sodomise à moitié avec la sacoche de son portable en t'imposant ses odeurs corporelles, car cela est bon pour ton karma.
Mais quand rien ne l'impose et qu'on te l'inflige à titre purement gratuit ?
C'est genre tu arrives sur une grande plage déserte, dans les Côtes du Nord d'Armor en mi-saison, ou alors sur une île du Pacifique, mais mes moyens financiers ne m'ont pas permis de tester. Donc, c'est quelque part entre Ploumanac'h et Trébeurden - mettons l'Île Grande ?
Tu arrives sur cette plage déserte et tu vas tout au bout de la terre, tu t'installes pépère face à la calmitude du ciel, de la mer et des mouettes qui te chient sur la tête, et tu médites, obscur témoin...
Et puis sur cette plage déserte débarque, neuf minutes dix-sept secondes après toi, toute une famille de Bidochons armés de la glacière de Kro, des sièges pliants et du ghetto blaster à donf' chargé ras-la-gueule de rap de fest noz par D.-Jay Kul et M.C. Bocou. Avec les six gosses pleins de casquettes et de ballons de foot, entre les six quels on semble avoir partagé une dose de Q.I. pour deux.
Et ces cons-là, tu l'auras remarqué, viennent toujours poser leur serviette et planter leur bordel à deux mètres cinquante de ta serviette, même si la plage fait trois cents mètres de long et que tu y es seul. Sans doute qu'eux aussi, se sentent seuls, mais contrairement à toi, eux n'aiment pas ça, dirait-on...
Et ils montent le son de leur ghetto blaster par sens du partage, craignant que tu sois trop loin pour réellement bien profiter du beat et du groove.
Et tu as toutes tes chances de te prendre un ballon de foot en pleine gueule dans le premier quart d'heure, si bien sûr tu as eu la coupable inconscience de rester.
C'est dans ces cas-là que tu rêves d'armes de destruction massive et de fin de l'humanité. De napalm, d'éventrations spectaculaires. Tu te sens le fils spirituel d'Hannibal Lecter, sauf que tu n'aurais vraiment pas envie de les bouffer, ces primates prétendûment supérieurs. Supérieurs à quoi d'ailleurs ? On ne sait pas vraiment, toujours est-il que ce sont eux qui le disent...
Vous les connaissez. Vous aussi, vous les avez déjà rencontrés. Vous avez comme moi rêvé d'accrocher dans les arbres des guirlandes faites de leurs tripes, utilisant leurs yeux et leurs gonades comme boules de Noël.
C'est genre, un dimanche 28 janvier, il fait froid, tu arrives après 6 kilomètres de vélo le long des berges du Rhône au parc de la Tête d'Or, et, passage obligé, tu vas t'arrêter un moment aux nouvelles balançoires avec tes Nains.
Tu te sens en pleine félicité et non-dualitude, l'un des membres de la multitude que tu es à l'intérieur de dans ta tête se sent tout content d'être capitaine du peloton vélocypédique de la petite famille en vadrouille dominicale : il fait beau mais froid, froid mais beau, tes enfants sont beaux et chiants à la fois, et les gravillons sifflent, chassés de sous tes pneus jusque dans les yeux des chiens qui font caca près des réverbères. Tu en oublierais volontiers les côtés légèrement moins réjouissants de l'existence. La vie est presque belle.
Tu arrives aux balançoires. Où t'installer ? Tu n'as que l'embarras du choix : Il n'est déjà plus si tôt, mais fortement bien froid. D'un coté, 3 bancs : Un peuplé, un semi-peuplé, un vide. De l'autre côté, 3 bancs : Un peuplé d'une seule personne à une extrémité, deux vides.
D'un pas gaillard et assuré tu te diriges vers le côté où il y a le plus de bancs vides, tu en choisis un au milieu, bien vide et que nul ne revendique, et, comme au far-west, tu formes le cercle, entourant de tes quatre vélos le banc objet de ta convoitise. Tu as donc ce banc entouré de quatre vélos, visiblement occupé par une famille de quatre personnes ayant posé deux sacs dessus, bien que n'étant pas encore assis, occupés à enlever casques et gants.
Le temps que tu finisses de ranger les gants de tes Nains dans le sac, un type s'est pointé en douce, tu ne l'as pas entendu arriver, il est presque au bout du banc, tu te dis : il ne va quand même pas s'asseoir là ? C'est pas la place qui manque !
Mais si. le type que rien ne contraint - y'a un banc tout complètement bien vide moins de deux mètres à côté - s'asseoit pile-poil juste au bout de ton banc, en faisant mine de ne t'avoir pas vu.
En bon primate qui sent venir ce genre de chose, tu sais que la bataille pour le territoire va être cruelle. Avant de laisser l'envahisseur pousser plus largement son avantage, tu t'asseois toi, vite, en plein milieu du banc, à côté de ton sac, puis tu prends ton sac et tu le poses délibérément à ta droite, du côté du mec, bien être sûr de réduire autant que possible son espace, à cet envahisseur.
Tu as bien fait parce qu'aussitôt arrive, elle était quelques mètres derrière le type, une femme poussant une poussette contenant un petit enfant mort. Ou endormi, remarquez : je n'ai pas vérifié.
Elle se dirige droit vers l'envahisseur, c'est donc probablement le père de la petite victime. Et elle commence à échanger avec lui d'une voix de stentor un certain nombre de considérations dans une quelconque langue d'Europe de l'est à laquelle mon entendement est totalement étanche. Probablement du bas-moldave, du moins je le suppose.
L'homme, lui semble comprendre, et ouvre la bouche pour répondre, ce que je constate en même temps que je sens la puissante odeur de son haleine lourdement fétide autant que légèrement alcoolisée, bien qu'un bon mètre-cinquante nous séparent quand même, et qu'il ne parle pas dans ma direction, loué soit le Seigneur !
Il s'adresse donc à elle et, montrant l'espace restreint qui le sépare, lui, de mon sac, lui tient à peu près ce langage : Pözlatonku groçvachansky !
, ce que je traduis approximativement, dans le contexte et grâce au geste, par Assieds-toi donc là ma douce colombe !
La douce colombe évalue d'un oeil perplexe l'espace disponible entre son type et mon sac, et le constate trop étroit pour son fessier moldave. Un début de sourire naît à mes commissures : Eh oui, pour que la dame puisse s'asseoir, ils vont être obligés de changer de banc. Tu penses que je ne vais pas me pousser d'une miette, surtout pas !
Allez, courage, les gens ! L'autre banc n'est qu'à deux mètres !
Mais non, la mammifère, après avoir constaté l'inadéquation de l'espace disponible avec son postérieur choisit tout simplement de... rester debout. Juste devant son type, et donc également fort près de moi. Et elle entame une conversation de crécelle continue avec le type, parlant, parlant, parlant, parlant, parlant avec son bel organe à la puissance largement suffisante pour être utilisée à Bercy sans amplification.
Le type, quant à lui, à du mal à en placer une (normal...), n'ouvrant la bouche qu'une fois par minute pour émettre un grognement qui fait dériver jusqu'à mes narines un relent de bouche d'égoût par un joli soir d'août.
Chez moi, la moutarde au nez monte. Je me retiens de toutes mes forces de faire remarquer à ces olibrius le nombre considérable de bancs vides nous entourant, et de leur demander pour quelle malencontreuse raison ils ont décider de venir nous faire chier justement nous, qui n'aspirions qu'au calme et à la tranquillité...
Car, voyant comment les choses sont déjà emmanchées, je me dis que ça va sans doute très vite dégénérer, qu'il y a exactement zéro chances que l'éjection d'importuns se passe avec civilité dans la facilité, et que nous nous dirigeons au mieux vers l'échange d'insultes, au pire, de horions.
Recherchant la calmitude et la détentitude dominicale en famille et n'ayant aucune envie d'être conduit à en découdre, je choisis pourtant de m'abstenir et de garder ma gueule close.
Un instant plus tard, Mâ Anandaramesh se lève pour aller voir les gamins sur l'aire de jeux.
20 secondes plus tard, je me lève aussi, prends les deux sacs, et vais m'asseoir sur le banc d'à côté, non sans foudroyer l'importun couple d'un regard encore plus glacial qu'un froid polaire en Sibérie, et lui laissant la garde provisoire de nos quatre vélos qui les encerclent d'un air menaçant. Histoire d'être sûr qu'ils auront parfaitement compris.
L'homme semble s'en soucier comme d'une guigne, mais, voyant l'espace désormais libre à côté de lui, le désigne à sa compagne en faisant : Pözlatonku groçvachansky !
Elle s'asseoit. Leur victoire est complète.










Commentaires
Ah ça ! C'est un phénomène qui ne date pas d'hier. Nous l'expérimentions il y a une trentaine d'années sur les aires d'autoroute entre autres. Nous étions bien adeptes du petit coin sympa le plus paumé pour avaler notre casse-dale et voyions inévitablement arriver la famille que le parking désert semblait effrayer.
euh ... c'est juste l'illustration du phénomène DE BISVNVRS ILLVSTRIBVS ORBIS BLOGOSPHERAE , adapté aux grands espaces ... pasque heureusement pour vous, vous leur avez laissé le terrain, hein, sinon ...
par contre, j'ai choppé un nouveau spécimen : le "bisounours vieille france" ... pitan, pire que les morpions, ils te sautent dessus au passage , et ils te lachent plus ... parait que les vieilles méthodes sont efficaces, alors, je cherche un vieux stock de DDT pour m'en débarasser ... merci Célestissima :o)))
@Eva_bien : J'ai un peu de mal à saisir le lien entre Célestissima et des morpions vieille France... Quelque chose m'échappe sans doute ;-)
euh ... j'ai honte de le dire mais c'est Céleste qui nous l'a refilé :o)))
un commentaire malencontreux des marques chez céleste, et le morpion vieille france qui sévissait chez l'amie céleste a suivi chez nous ...
@Eva_Bien : Houlàlà, n'en parle pas ici malheureuse ! Veux pas attraper ce genre de trucs, moi, déjà que je ne suis pas passé loin, une fois... Je vais de ce pas accrocher des gousses d'ail à la porte de l'ashram...
ben avec les morpions, la soluce, c'est de refiler aux copains :o)))
bien fait pour les marques, l'avait qu'a pas causer de cul pour faire monter l'audience :o)))
@Eva_Bien : Ah oui, j'ai vu, ouh la vache... bon ben tu te gardes tes morbaques avec Les Marques, hein, Eva, je m'en voudrais de vous en priver :-}
Alors... on s'éclate ;o))?
Morpion morpion
vous y allez un peu fort ;o))
Goddammit !
Que pensez-vous de ce commentaire:
[BIIIIIP](Note de Swâmi Petaramesh : J'en pense qu'il est totalement hors-sujet par rapport à ce billet, et bien trop long de surcroît. Je le shunte donc sans hésiter. Vous avez la chance d'avoir votre propre blog ; ayez l'amabilité de lui réserver l'exclusivité de vos divagations. Au revoir.)
@ Swâmi
Trop tard !!!!
MWAHAHAHAHAHAHAHA !!!
Allez-y : faites-moi rire un peu ! J'adore les flame-wars et j'ai une expérience anti-bisounours qui n'est plus à démontrer...
Ça me consolera de l'arrivée des peigne-culs de la PHN anciennement de gôôôche et présentement Gala des Riches...
mdrrrrr :o)))
T'en fais pas ma belle Grabugette, dans un cas aussi extrême je sors immédiatement le blacklistotron. Morbaque-busters !
...Se fatiguera avant moi...
Être une heure... Une heure seulement...
Je n'aurais pas du, dans ce billet, parler de la côte de granit rose : Damned, je viens d'apprendre par Soir 3 qu'ils se ramassent encore une marée noire :-(
Donc maintenant, c'est des fientes de goélands pétrolifères, qu'on va se prendre sur la tête...
Mauvaise titraille : cela s'appelle l'instinct grégaire et chez le primate supérieur, ça se vérifie toujours!
Maintenant, je t'offre un concept connexe à creuser : la proxémie! :-)
@Le Monolecte : Connaissant ta spécialité, je ne prendrai pas le risque de te contredire sur ce point ;-)
Je voyais pourtant davantage l'instinct grégaire comme un comportement de groupes plus importants (suivre le chef, conformisme, faire tous pareil, s'habiller tous pareil, former des groupes...) plutôt que comme un comportement "spatial" qui pousseraient certains à chercher à se regrouper physiquement même quand le nombre de personnes concernées est très faible.
Ça doit être alors une attitude totalement inconsciente, puisque le rapprochement "géographique" ne va pas toujours de pair avec la moindre tentative de communication amicale ou de communication tout court, mais qu'au contraire il peut plutôt être ressenti comme un
C'est ce qui me donnait à penser qu'il s'agissait davantage d'un comportement de lutte pour le territoire plutôt que d'un comportement grégaire. Peut-être y a-t-il un peu des deux.
Quoi qu'il en soit, la remarque :
- Dites, vous avez vu la plage ? Elle fait 300 mètres et elle est déserte. Vous avez besoin de venir vous coller à deux mètres de moi ? J'aime le calme et la tranquillité et j'étais là avant vous, vous ne pourriez pas aller ailleurs ?
...attire presque immanquablement la réponse :
- Hé ho ! La plage elle est à tout le monde, on se met où on veut et si ça ne vous plaît pas, vous vous cassez !
...Ce qui ne ressemble guère à la formation d'un troupeau, et se termine le plus souvent par le classique de cour de récré : .
Le surprenant, c'est qu'en dehors de ces olibrius qui manifestent le comportement de colle-au-cul instinctifs, il y a aussi ceux qui, comme moi, ne préfèrent rien à leur tranquillité (à l'exception de se faire brancher par une créature de rêve lorsqu'on est seul et disponible, ce qui, il faut bien l'avouer, est considérablement plus rare que de se faire casser les pieds par une bande de Bidochons en folie...)
Une autre variante amusante, toujours sur une plage, dont je ne suis pas encore revenu : Il y a quelques années, sur une immense plage relativement déserte du côté de Sète, vers la fin de journée, quasi personne - on était allés loin pour être peinards, et l'Homo Gregarius s'éloigne rarement de plus de 200 mètres de sa bagnole quand il peut l'éviter...
Personne à moins d'une centaine de mètres donc. Nos voisins les plus proches apparaissent tout petits dans mon champ visuel.
Profitant de cette solitude, je me fous à poil, car à l'occasion j'aime bien me foutre à poil, et Mâ Anandaramesh s'apprête quelques minutes plus tard à en faire autant.
Au bout de quelques instants, je vois s'approcher deux types dont le parasol est à un bon 150 mètres, parasol auprès duquel il reste du monde. Les voyant s'approcher, je les salue de la main. Ils viennent droit sur nous et commencent direct à m'insulter en me traitant de dégueulasse et de pervers, et me me disant que la vue de ma bite leur donne envie de vomir (!), ce à quoi je réponds qu'ils n'ont qu'à regarder ailleurs, et que si la vue d'une bite les rend malades, je me demande comment ils font pour viser quand ils pissent.
Ils me répondent qu'il y a leurs femmes avec eux sous le parasol (à un bon 150 mètres donc), et qu'il est absolument répugnant autant qu'inadmissible que je montre ma bite à leurs femmes. Je leur réponds que je me sais d'une irrésistible beauté, mais que, quoi qu'il me coûte de le reconnaître, la vue de ma bite à 150 mètres ne doit pourtant pas constituer un spectacle si hénaurme que ça. Je leur demande si par ailleurs leurs femmes n'en ont jamais vues ?
Les deux types me disent d'arrêter de faire mon mariole parce qu'ils vont me péter ma sale gueule (enculé de ta race tout ça...)
Je les jauge. Ils sont deux, jeunes, vigoureux, méditerranéens du sud, l'air décidés à en découdre. Je suis seul avec ma femme, Mademoiselle Patâpatî qui n'a que deux ans à l'époque, et sa soeur Kestagrandhi, 16 ans, aucun d'elles ne constituant un renfort acceptable pour une grande séance de foutage sur la gueule. Et je suis complètement à poil, ce qui, comme chacun sait, donne une impression certaine de vulnérabilité. Nous ne recherchions que le calme et la tranquillitude, mais nous voilà encore emmerdés par des cons et la situation est très proche du point de tournage au vinaigre...
Bon, OK, OK, on se casse. . Etc.
N'empêche. Que tu t'isoles dans un coin tout peinard pour y vivre paisiblement ta vie, pour voir aussitôt débarquer des cons belliqueux qui te somment de te conformer à leurs us et coutumes sous peine de cassage de gueule en règle, c'est le genre de chose qui fait beaucoup pour mon amour de l'humanité...
Instinct grégaire ou instinct de territoire ? Dans tous les cas, chez Homo sapiens sapiens, c'est l'instinct casse-couilles qui domine...
Inspirez-vous des singes bonobos qui réglent tout leurs problèmes en faisant l'amour .. Peace and love ..
C'est ta grande sagesse qui les attire, un rayonnement tel qu'ils ne peuvent s'empêcher de vouloir en profiter ;)
Faut les comprendre, les pauvres, z'ont du mal à supporter la vue d'êtres plus heureux qu'eux :)
@ Amarula:
Peut-être pas très approprié dans la scène où des mecs ont peur que leurs femmes voient une bite à 150 mètres?
Le manque est évident, mais le combler peu opportun!
"une femme poussant une poussette contenant un petit enfant mort. Ou endormi" C'est déjà ça! D'ordinaire, c'est précisément dans ces cas-là que c'est réveillé et ça braille tout ce que ça peut! :)
("banc (...) visiblement occupé par une famille de quatre personnes ayant posé deux sacs dessus, bien que n'étant pas encore assis, occupés..."-> Assise, la famille, ou assises, les personnes, non?-> occupée, ou occupées...?)
Rose, l'attention sans faille avec laquelle tu me lis me ravit. Il y a effectivement quelque chose de boîteux là-dedans, mais pourtant je l'ai écrit comme ça. On dira que dans la deuxième partie de la proposition (après le "bien"), il y aurait élision d'un sujet masculin pluriel qui pourrait être le pronom "nous", auquel seraient accordés les adjectifs subséquents ?
Ca t'irait comme ça, ou pas ? Allez, si tu veux, je te fais une remise de 15% sur le paragraphe, mais c'est bien parce que c'est toi.
Sinon, tu peux aussi penser que je fais en toute connaissance de cause une syllepse de nombre en y associant, parce que je le vaux bien, une syllepse de genre ?
Enfin, puisque je t'ai fait 15%, je te laisse faire le tri ;-)
Ta description des envahisseurs des plages a un parfum d'insoutenable familiarité. On a toujours l'impression que ces olibrius défragmentent un hard-drive en comblant même, dans le cas d'une plage bondée, les 2 malheureux mètres d'espace qui te séparaient de tes voisins. Tu peux même retrouver leur chien mouillé sur ta serviette en revenant de ta baignade, et eux de commenter "n'ayez pas peur, il est très gentil !".
J'ai vu également en montagne sur une terrasse avec moult places disponibles, une table où était installé un couple d'étrangers plutôt discrets investie par deux français sans gêne qui se sont littéralement étalés au point de prendre le menu des mains de leurs voisins pour être servis en premier.
Je crois aussi, comme tu le soulignes, Swâmi, que la victoire des envahisseurs de cet acabit est presque toujours complète dans ces situations : il leur paraît naturel d'envahir ta sphère personnelle, et c'est à toi de partir si tu es gêné par leur présence. Problème encore insoluble à ce jour :-((
@Munakoiso :
La dernière fois qu'une mémère à chien-chien m'a sortie celle-là, j'ai dardé sur elle mon regard noir modèle 627bis (l'un des plus terrifiants), et je lui ai répondu
Dans ces cas-là, bien observer la trombine de la momie...
Menace que j'ai mise une unique fois à exécution il y a dans les 20 ans, mais sans même avoir pris le temps de menacer d'ailleurs. Je me baladais sur un étroit trottoir peu fréquenté tellement constellé de merdes de chiens qu'il fallait rester concentré et faire un véritable slalom et j'en marmonnais dans ma barbe, quand, par distraction, je fous ma camarguaise à bout ferré en plein au milieu d'une large diarrhée molle... Bheuaaaaark... Furax que j'étais, à essayer d'essuyer ma botte comme je le pouvais sur les bords de trottoirs, quand, au coin de la rue, je tombe sur une mémé statique tenant patiemment en laisse son caniche occupé à faire sa crotte au beau milieu du trottoir. Là, je n'ai même pas eu la possibilité de réfléchir, de préméditer ou de contrôler mon geste : Un penalty dans le clébard digne d'un hybride de Zidane et de Pelé qui t'a mis le caniche en orbite dans un simple "Couac !" de cornemuse écrasée et le "ZZZzzzzzzKLOC !" de l'enrouleur de la laisse arrivant d'un seul coup au taquet.
Je ne sais pas si le caniche a survécu au bout ferré de ma camarguaise, et je ne sais pas si la mémé a survécu à sa frayeur. Je ne me suis pas arrêté.
Je suis un brave type non violent sur le papier, mais il m'est arrivé d'avoir le sang chaud.
Les chiens devraient être interdits dans toute ville de plus de 5000 habitants. Ugh. Je vote pour tout parti politique qui met ça à son programme.
Essaye les landes !
J'ai fait l'expérience en galante compagnie de me trouver un creux de dune à l'écart et en hauteur, sur une plage peu fréquentée, à la fin d'un mois d'avril il est vrai assez clément...
Je suis allée me baigner à moitié vêtue sans que les rares baigneurs ne manifestent le moindre intérêt ni la moindre réprobation, je me suis allongée après à oilpé sur ma serviette loin (croyais-je) de tous les regards (et quand bien même, je m'en foutais) ; et en plein câlin rôti au soleil avec mon compagnon j'ai réalisé qu'un type se dirigeait vers nous par l'arrière de la plage, et il s'est installé à 3 mètres de nous, position du lotus...
Et ce faux bouddhiste qui devait bien se rincer l'oeil n'a rien dit, lui, du fait qu'il devait subir la vue de mes attributs (on dit comme ça aussi pour les filles ?). Je n'ai rien dit non plus mais étonnament ça m'a coupé toute envie de continuer ce câlin.
Alors que les rares passants qu'on avait repérés trop tard n'avaient eu pour effet que de me faire mourir de rire et rougir jusqu'aux oreilles.
J'ai même cru, à un moment où il s'est levé, qu'il allait venir se proposer de se joindre à nous. Mais non, son instinct grégaire ne l'a pas poussé jusque là, ou bien son seul plaisir était de rester là à regarder... officiellement les superbes vagues de l'Océan.
(rectificatif) nous proposer de se joindre
@Ga(ï)elle :
Si ça se trouve, c'était p'têtre moi ? En général, je ne me plains pas quand je suis confronté à la vue d'attributs féminins :-}
Ah non, ce n'était pas moi : Je n'ai jamais foutu les pieds dans les landes, et je ne suis pas un faux bouddhiste, même s'il m'est arrivé de méditer en position du lotus sur une plage - pas depuis fort longtemps, il est vrai...