5 questions à la con
Par Petaramesh le lundi 15 janvier 2007, 14:06 - Intime Universel - Lien permanent
J'enrage, je peste, je suis furax !
C'est après vingt minutes de rédaction de ce billet directement dans FireFox que ce dernier s'est sauvagement crashé, emportant avec lui dans la tombe toute la première partie d'un article inoubliable que je serai bien incapable de réécrire à l'identique et avec le charme de la même fraîcheur, argh !
Saloperie d'informatique, tout de même !
Je suis furibard ! FireFox je te hais !
Mais ne reculant point devant l'adversité, héroïquement, je reprends la plume à zéro et recommence donc.
(Il faudrait que je la retaille... Qui voudrait bien me tailler une plume ?)
La responsable de toute cette souffrance n'est autre que Dame Agnès, qui a réussi à me refiler à mon corps défendant l'un de ces crétins-tionnaires qui sont la subtantifique moelle d'une bonne part de la blogogole, au point de constituer la majeure partie du contenu de certains blogs - si, parfaitement, j'en ai vu !
Le questionnaire du jour s'intitule : 5 choses que vous ne savez pas de moi
, mais des choses que vous ne savez pas de moi, mes salopiots, il y en a beaucoup plus que ça... Et c'est pas près de changer.
Alors, pour corser les choses et ne pas tout vous révéler d'un coup, je me suis imposé la contrainte personnelle de répondre exactement aux mêmes questions que Dame Agnès a choisies pour elle-même, na.
Voici donc : ''Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Swâmi Petaramesh sans jamais oser le demander ! !'
Comment je suis devenu féministe
Tout petit déjà, regardant ma tendre mère se livrer à quelques menus travaux de cuisine et d'entretien ménager, et la voyant si bien s'occuper du petit être fragile que j'étais alors, j'ai réalisé tout l'intérêt que pouvait présenter la femme en tant que douce créature d'une immense utilité, difficilement remplaçable par un labrador ou même par un doudou, le fait qu'elle ne soit pas dotée d'une âme étant somme toute très secondaire, l'érudit Monsieur Desproges ayant amplement démontré qu'il était suffisant qu'elle soit dotée d'un escabeau.[1] Je dois d'ailleurs reconnaître que depuis, et malgré tous mes efforts, je n'ai jamais pu retrouver une telle qualité de service. Tout se perd.
Quelques années plus tard, le poil me poussant au menton,[2] c'est toujours la femme qui me fit découvrir le divertissant plaisir que l'on pouvait retirer de la gymnastique au sol ou en meules de foin et vestiaires de piscines, alors que le sport, pas plus, je dois l'avouer, que la lutte gréco-romaine, n'avait jamais auparavant présenté le moindre intérêt pour le professeur Tournesol junior que j'étais. Mais, les appâts féminins changèrent tout pour moi, de ce point de vue comme de bien d'autres.
Dès lors, j'aimai beaucoup les femmes, au point d'en abuser, ou plutôt d'abuser de leur usage - n'allons pas nous méprendre - au point même que la Femme en devint ma Divinité et le point focal de mes préoccuputations, mais je n'avais toutefois pas encore ressenti la profonde nécessité, le pressant appel de me définir moi-même en tant que féministe.
C'est en découvrant un quarteron d'aigres harpies prétendant à cette Fine Appellation, et dont je sais aujourd'hui à quel point elle sont peu représentatives de cet aimable et si utile mouvement, que je compris qu'on ne pouvait pas abandonner entre leurs seules mains cette si noble chose qu'était le féminisme. Car celles-là, non contentes de haïr les hommes - j'en tremble encore[3] - et de prôner la guerre des sexes pour des raisons qui m'échappent totalement , ont été jusqu'à declarer la guerre à la grammaire et à cette innocente règle qui veut que le masculin l'emporte sur le féminin
, décrétant celle-ci politique et symbole de l'asservissement de la femme par l'homme. Aussi ces diablesses, qui ont trois fois hélas réussi à répandre dans une large mesure leur thèse parmi les milieux anargauchistes, vont-elles jusqu'à écrire systématiquement des horreurs boursouflées du genre : Les militantEs se sont rassemblé(e)s pour écouter les représentant-e-s éluEs des collectifs(-ves ?), et se sont ensuite prononcé-e-s à propos de la désignation de leur candidatE, qui sera, n'en doutons point, le(la) futur-e président(E) de notre belle(beau?) République(avec ou sans "e", je ne sais plus)...
.
Comme on ne pouvait tout de même pas laisser faire ça sans rien dire, je suis devenu féministe. (On en trouve d'ailleurs de charmantes, que j'escaladerais bien par la face nord, si cela ne tenait qu'à moi...)
Des tripes et des boyaux
C'est en répondant à cette même question que Dame Agnès, la vache, a décidé de me refiler ce miteux questionnaire, témoignant d'une grande confiance en mes capacités scatologiques.
Je me dois donc de reconnaître et d'avouer que, tout comme elle, j'ai le transit intestinal sérieusement perturbé, mais seulement depuis que j'ai cessé de fumer, depuis près de neuf mois. Probablement parce que je mange très déséquilibré, trop de saloperies qui font grossir ces messieurs du bide et ces dames du cul, et bois beaucoup trop de café, quand on demande mais où est donc passé Swâmi Petaramesh ?
, il est souvent nécessaire de répondre : Suivez la ligne jaune !
. Ces perturbation gastrotubulaires me trouvent cependant ferme et intraitable, contre vents et diarrhées, je demeure droit dans mes bottes d'égoutier.
Il paraît d'ailleurs que la chiasse est l'expérience de vie quotidienne des gorilles dans la brume, ce qui va bien à mon statut de Grand Mâle Dominateur a dos argenté.
De plus, Siddharta Gautama Bouddha Shakyamuni lui-même étant mort de la chiasse - au moins ils ne plantent pas des crucifix à chaque carrefour... pas plus que des chiottes, d'ailleurs, si on y réfléchit - j'y vois le signe que se révèle, chaque jour davantage, ma pleine nature-de-Bouddha, ce qui me va très bien.
Je dois cependant à la vérité de remarquer que, depuis quelque temps, le trou du cul me gratte aussi, ce qui me pousse à m'interroger sur le fait de savoir si je n'aurais pas par hasard chopé quelque déplaisante petite candidose intestinale, ce qui serait sûrement d'un grand ennui si j'envisageais de me faire sodomiser. Toutefois, comme je ne l'envisage pas, du moins pas à court terme, il y a dans cette existence des problèmes plus pressants, comme par exemple répondre à la question suivante...
Mon plat préféré
Petit, j'aurais sans nul doute aussitôt répondu : le Kouign-Amann
, espèce de chose ronde, bretonne et caramélisée extrêmement lourde pour le foie et contenant davantage de beurre que le pis d'une vache satellisée dans un Spoutnik. A dix ans, il était de tradition que mes grands-parents m'envoient systématiquement deux Kouign-Amann pour mon anniversaire, un pour moi, que je mangeais en dix minutes entièrement, et un pour le reste de la famille, qui le mangeait en deux jours. J'étais pourtant maigre comme un clou.
L'honnêteté me pousse à reconnaître que le vieux tromblon que je suis devenu aurait du mal aujourd'hui à tenir le choc face à 1/4 de Kouign-Amann, sans que son foie ne le lui fasse salement payer le lendemain...
De toute manière, je n'ai plus de plat préféré. Je m'en fous, du moment que c'est mangeable[4] et que le vin est bon.
Comment je suis devenue mère
Je suis plutôt devenu père, Dame Agnès me pardonnera. Alors voici comment je suis devenu père, enfin, la première fois :
- En prenant un grand intérêt pour les exercices gymniques décrits à la première question ;
- En croyant que quand une accorte jeune femme me disait
Tu peux y aller, je suis protégée !
, ça voulait dire qu'elle était protégée, et que je pouvais y aller ; - En croyant que quand la demoiselle disait
Oh, c'est juste quelques jours de retard, ça m'le fait tout le temps...
, c'était juste quelques jours de retard ; - En croyant que quand la demoiselle disait
Mais non, je t'assure, je ne suis pas enceinte !
, elle n'était pas enceinte, et ce même si ses seins avaient doublé de volume, à ma plus grande satisfaction par ailleurs ; - En croyant qu'une échographie sur laquelle était lisiblement inscrit
Utérus non gravide - Kyste O.G. blabla
confirmait la chose ; - En pensant naïvement que deux mois après, l'échographie de contrôle qui devait de nouveau confirmer la chose, allait effectivement confirmer la chose, ce qu'elle ne fit point ;
- En apprenant aux cours ad hoc à pousser, haleter et respirer profondément ;
- En passant de la lecture de Jack Vance à celle de Laurence Pernoud (ça te fout un choc...) ;
- En apprenant à tartiner quotidiennement un ventre rebondi à la crème contre les vergétures qui coûte un oeil ;
- En apprenant à conduire ma voiture en zig-zag à fond dans les bouchons ;
- En apprenant à supporter sans boules Quiès des hurlements à filer la chiasse à un gorille à dos argenté tel que cité précédemment ;
- En apprenant à dire à une obstétricienne :
Tu poses ce truc ou je te fous mon poing dans la gueule !
(meilleure manière qui soit d'éviter une épisiotomie) ; - En apprenant que si ce qu'on voit en premier est un jet de merde, c'est que l'enfant se présente par le siège ;
- En apprenant à couper avec des ciseaux ce truc mou et gluant qui glisse entre les doigts ; ça serait sans doute plus facile à couper si c'était cuit ;
- En roulant un tarpé bien mérité dans une chambre de maternité...
C'est ainsi que je suis devenu père.

La gestation, chez la femme, dure deux cent soixante-dix jours, au cours desquels elle s'empiffre, s'enlaidit, gémit vaguement, tout en contribuant à faire grimper les courbes de l'absentéisme dans l'entreprise.
Au bout de ces neuf mois, le petit Homme vient au monde.
L'accouchement est douloureux.
Heureusement, la femme tient la main de l'homme.
Ainsi, il souffre moins.
- Pierre Desproges.
Comment je me suis mis à écrire
Je ne m'y suis pas mis, je l'ai toujours fait. Même dans ma tête. Le plus souvent. Ce qui est plus nouveau est que j'aie des lecteurs.
Comment j'ai toujours été un fumiste
Je signale à Dame Agnès qu'elle est fumiste au terrifiant point de ne pas savoir compter jusqu'à 5, vu que là, ça fait la sixième question...
Qu'il me suffise de dire que moi aussi, j'ai toujours été un fumiste. Comment, je ne sais pas. Comme ça. C'est quelque chose qui m'est naturel. Je suis un fumiste qui travaille énormément. Du chapeau, surtout. Je ne suis jamais inactif, ce qui fait que je ne dispose jamais du temps requis pour faire les choses utiles, et encore moins de l'envie de faire les choses nécessaires.
Personne ne sait jamais ce que je fais au juste. Même moi, parfois. Mais il ne faut pas en déduire que je ne fais rien : rien ne serait plus faux. Je fais seulement des choses que vous ne comprenez pas.
Et d'ailleurs, je suis l'un de ces salauds de chômeurs qui vivent aux crochets des français méritants de la France-qui-se-lève-tôt chère à notre Little Brother Kanichabouch 1er.
(Ah puis j'oubliais... Pour le crétin-tionnaire, prend la suite qui veut, je ne suis pas homme à imposer des conneries pareilles à quiconque...)
Notes
[1] Femme n.f. La femme est une substance matérielle organique composée de nombreux sels minéraux et autres produits chimiques parés de noms gréco-latins qu'on retrouve également chez l'homme, mais dans des proportions qui forcent le respect. Dépourvue d'âme, la femme est dans l'incapacité de s'élever vers Dieu. En revanche, elle est en général pourvue d'un escabeau qui lui permet de s'élever vers le plafond pour faire les carreaux. C'est tout ce qu'on lui demande.
- Pierre Desproges.
[2] Et ailleurs.
[3] Je vous le fais en latin ? Horresco referens.
[4] Ce qui, de mon point de vue, n'est pas vraiment simple...










Commentaires
Ha ben, merde alors. 6 rubriques? J'ai pourtant recompté plein de fois. Comme quoi, il est loin mon 10/10 en calcul :-D
Sinon tu es censé te venger en participant activement à la propagation de la peste mentale en la fourguant à 5 nouvelles malheureuses victimes (tu peux même, grâce à mon erreur initiale t'en offrir une de plus en bonus!).
@Le Monolecte :
Oui, mais je suis un Homme de Bien, et les Hommes de Bien ne se vengent pas sur d'innocentes victimes... :-}
Certes, certes, mais comment Grabugette pourrait-elle se dérober si cela vient de toi? >:-D
(Première fois de 2007 que Swâmi Petaramesh devient tout rouge)
Voilà. Chuis content de pas avoir de blog.
@ Swâmi
Je te préviens courtoisement que si tu fais ça .... je te vomis dessus de vrais morceaux de dégoût lapidatoire et sans fausse route alimentaire ! ;)
Pis de toutes façons, ce serait en pure perte : il ferait beau voir que Grabuge se laisse convaincre par pure veulerie de participer ne serait-ce que d'un orteil rosissant au Sacre des Questionnaires A La Con, non mais !
Il y a des Cloaques pour ça... :)))))
@ Le Monolecte
Dis donc, Agnès ?
Alors comme ça on s'amuse à jouer les mauvais génies ?
On se prend pour Michel Simon/Gérard Philipe dans "La Beauté du Diable" ?
Grabuge : Ne t'en fais pas va, quand tu me diras "oui", ce sera 100% de ton plein gré :-}
excellent, du grand Swâmi, merci Agnés!
J'aime particulièrement "comment je suis devenu père", avec mention spécial pour l'idée de cuire le cordon ombilical!
j'aime bien aussi les féministes!
Imagine-toi, (le monde est petit ma bonne dame!) qu'il se trouve que Phil a envoyé le truc à Agnès et à Eric, et tandis qu' Agnès, après avoir , brillamment comme toujours, répondu, te balançait le bébé, Eric me le collait dans les pattes (ainsi qu'à quelques autres).
Depuis, je cogite sur la meilleure façon de m'en sortir...courage!
enfin ça m'amuse aussi un peu , quand même!
et promis, je n'essaierai même pas de le refiler à Grabuge
J'ai hâte de lire ta réponse à un tel questionnaire, Céleste !
@Grabuge :
C'est ma foi la raison pour laquelle il me plairait tellement de t'y voir participer. Parce qu'il ne faut jamais dire (mais dire ) d'une part, et parce que d'autre part rien n'est pire en ce monde que d'être prévisible.
Une Grabuge qui refuse un tel questionnaire : Platement prévisible, à la limite de l'ennuyeux. Une Grabuge qui accepte un tel questionnaire ? Ah mais voilà du neuf ! De l'inattendu ! Du qui démontre que la dame est capable de jouer à contre-emploi ! Du qui prouve qu'on est bien vivant tant qu'on n'est pas mort !
Hein ? Hmmm ? Gouzi-gouzi-gouzi ? Avoue que c'est tentant ! :-}
@Swami:
Je suis sûr qu'une très grand partie de la-France-qui-se-lève-tôt emmerde bien gentiment et poliment (pas facile...) le Kanichabouch, et aime les écrits de Swami Petaramesh, et peut-être bien qu'elle aime aussi la personne de Swami lui-même...
@ GeoTrouvetout : Oui, ça c'est bien vrai (pour l'emmerdage d'Iznogoud Ier, la lecture de Swâmi et ... non, je n'arrive encore pas à l'écrire) !
En revanche pour se lever tôt j'ai toujours du mal et ça ne va pas en s'améliorant.
Aucun lien (fils unique) : ce matin j'ai entendu que la définition de l'aisance était de ne pas être obligé de faire les choses à fond. Voilà donc enfin le nom de ce qui m'a perdue et qu'on appelait "des facilités".