Réponse à tout
Par Petaramesh le jeudi 14 décembre 2006, 20:37 - Râleries dualistes - Lien permanent
Ce soir, j'ai été passer une heure en tête à tête avec la maîtresse de Mademoiselle Patâpatî, qui n'en branle pas une à l'école (Fait l'andouille avec un autre crétin miniature dans le fond de la classe) et qui réserve tous ses efforts au solfège et aux vocalises (c'est bien simple : on a une Castafiore miniature à la maison)...
Rentrés maison, je donne libre cours à mon juste courroux de père (fouettard), et au cours de la conversation, on en arrive à cet admirable échange, que j'ai mis de côté à votre intention :
- Swâmi Petaramesh : Tu n'en fous vraiment pas une rame, c'est effrayant ! Incapable de faire le moindre effort ! De toute manière, tu ne sais même pas ce que ça veut dire, travailler !
- Patâpatî : Ben si, je le sais ! Je sais la définition !
...À partir de là, tu as le choix entre mort de rire ou effondré...
Après quoi Mâ Anandaramesh est entrée en scène et à commencé à se livrer à de terrifiantes séances de torture psychologique sur enfant, de quoi faire frémir (horresco referens, appelez la D.D.A.S.S...)
Tiens, en rédigeant ces lignes, j'entends Mâ Anandaramesh qui recommence à engueuler gravement Mademoiselle Patâpatî, qui ne connait même plus cette année les conjugaisons qu'elle connaissait par coeur l'année dernière (quand elle était chez les curés et qu'elle bossait correctement... Faut-il y voir une relation de cause à effet ?...) et qui n'est pas foutue de recopier un texte de 10 ligne sans faire 20 fautes, même à la 5ème tentative... (Remarque, ça, même l'année dernière, c'était déjà pas top...)
Elle ne panne même plus rien au passé composé, elle écrit Ils ont mangeaient
, oh foutre vert ! en CM1 !
L'autre fois, elle nous a ramené un "C-" à son "Plan de travail" (C'est quoi ces conneries de plans de travail de merde, d'abord ? On avait pas ça, de notre temps de vieux schnocks... Et puis on avait sujet-verbe-complément, pas, G.S, G.V., G.Machin, Groupe Nominal et Groupe de Mes Couilles). Choqué j'étais de voir la lamentable note, et encore plus choqué de voir qu'elle avait été notée large, parce que ça méritait la bulle... La maîtresse m'a expliqué aujourd'hui que compte tenu du barême de notation, "C-" était la plus mauvaise note possible sur ce coup. Dont acte. Argh.
Oh putaing...
Le métier de parents est un dur métier.
En plus, mes mômes ont des parents analphabètes. Et même un père chômiste, en plus...









Commentaires
et la maitresse, elle t'a proposé des solutions au moins pour les lacunes
de ta petiote ?
@fanny guillot : Tu plaisantes, je suppose ? A part lui faire les gros yeux et lui mettre la pression... Pas trop convaincu je suis, moi, comme dirait l'autre...
Je la comprends, la miss, c'est chiant l'école parfois!
interminable, lent, pas créatif pour un rond!
au fond c'est fait pour fabriquer quoi l'école?
de gentils petits travailleurs qui ne poseront pas de questions, et qui s'échineront pour la machine puisse continuer à avancer en remplissant des poches déjà bien pleines.
Courage, mademoiselle Patâpatî, et surtout, continue à chanter!
Oh mon ami, je comprends ton inquiétude. J'avoue avoir la chance de n'avoir point celle-ci avec ma fifille, dont je viens de m'apercevoir sur son bulletin de note, qu'elle a la meilleure note dans presque toutes les matières. J'avoue que de ça aussi je suis estomaqué, car elle s'accroche vraiment bien au lycée, ce qui ne l'empêche pas de se donner à fond dans la musique.
Mais bon, on n'est pas tous faits pareil, et ta petite, si elle aime le chant et le solfège, ben moi je trouve ça très sain, et ça peut lui suffire pour réussir sa vie...
Laisse parler (pisser) l'Education Nationale...
@Céleste :
Rappelle-moi combien d'années tu as enseigné, déjà, douce Céleste ? ;-))
Cher Swami Petarmesh, Mâ Anandaramesh et Patâpatî.
La réponse de Patâpati est celle du bon sens, celle que fait la servante à Monsieur Jourdain quand son maître lui demande :
Dis U
Nicole : U
"Qu’est ce que tu fais quand tu dis U ?"
Nicole : Je fais ce que vous me dites ! (*)
Je ne sais pas ce que prévoit l'école pour aider Patâpati mais moi j'ai une idée.
J'ai eu des difficultés avec l'orthographe et ça quand ma famille chose injuste n'en avait pas. Mais au fur de ma scolarité j'en fait moins de faute et enfin avec les correcteurs orthographiques j'ai intégré pas mal de trucs. C’est surtout avec la pratique de l’écriture (suivant les conseils de mon maître Yoda) que j’ai acquis la maîtrise de la force.
Donc voici ce que je propose :
Swami et Petapâti se mettent devant l'ordinateur, Objectif publier un billet sur le blog de Papa ! Moi connaissant l'impatience des enfants, je m'engage à poster un commentaire rapidement et je pense que les autres internautes en feront autant.
Mademoiselle Patâpati écrit sur open office un texte, sujet libre, tout ce dont elle a envie de parler. Durant ce moment aucun énervement, swami applique toutes ses recettes ZEN. On ne dit rien pour les fautes. Avec le correcteur orthographique et Swami on corrige.
Il y’a plus important que l’orthographe et c’est de savoir réfléchir, de ne pas coller à l’information, et quand on lit swami (même si on ne partage pas tous ses points de vue) on a pas de souci à se faire pour sa progéniture !
L’orthographe c’est loin d’être le plus important et ça s’acquiert. Certes plus ou moins vite selon les individus donc autant le faire sereinement. Je pense que Patâpati fera de rapide progrès en utilisant la communication écrite !
Si mon idée te plait Patâpat et si le grand Guru est d’accord, alors on attends ton billet.
(*) Le bourgeois gentilhomme Acte III scène 3,
MONSIEUR JOURDAIN: Oui, de la prose. Tout ce qui est prose, n'est point vers; et tout ce qui n'est point vers est prose. Heu, voilà ce que c'est d'étudier. Et toi, sais-tu bien comme il faut faire pour dire un U?
NICOLE: Comment?
MONSIEUR JOURDAIN: Oui. Qu'est-ce que tu fais quand tu dis un U?
NICOLE: Quoi?
MONSIEUR JOURDAIN: Dis un peu, U, pour voir?
NICOLE: Hé bien, U.
MONSIEUR JOURDAIN: Qu'est-ce que tu fais?
NICOLE: Je dis, U.
MONSIEUR JOURDAIN: Oui; mais quand tu dis U, qu'est-ce que tu fais?
NICOLE: Je fais ce que vous me dites.
MONSIEUR JOURDAIN: Ô l'étrange chose que d'avoir affaire à des bêtes! Tu allonges les lèvres en dehors, et approches la mâchoire d'en haut de celle d'en bas: U, vois-tu? U, vois-tu? Je fais la moue: U.
Laisse-la grandir... Elle aura le temps de travailler toute sa vie, et pour pas un rond parfois. T'étais pas un cancre, des fois ?
Un remède possible : un peu plus de lecture, si çà ne la rebute pas trop. En lisant, on mémorise l'orthographe des mots (y compris accords et conjugaisons), et les restituer par l'écriture devient un automatisme. Autant je ne suis pas favorable à l'apprentissage de la lecture par la méthode dite "globale", qui tient de la méthode Assimil, parce que çà nuit à une prononciation exacte des phonèmes, autant la mémorisation visuelle de l'orthographe sans s'en rendre compte en lisant un bouquin intéressant, çà donne de bons résultats, je crois, et puis, c'est beaucoup plus ludique et productif que les dictées ou les punitions.
D'accord avec Munakoiso, moi qui etais une vraie feignasse je m'en suis sorti pour lortografe et l'ecole en general parce que mes vieux ont eu la bonne idée de me mettre des bouquins dans les pattes. Sur qu'on est pas tous faits pareils, mais ça peut marcher, ou autre chose qui éveille le plaisir et la curiosité
La lecture, bien sûr, encore que le principe théorisé par Munakoiso tienne en effet de la méthode globale, qui produit les résultats que l'on sait.
D'ailleurs, la lecture commence à "le faire" avec mademoiselle Patâpatî qui avale des centaines de pages de Harry Potter (ça n'a pas voulu le faire avec Fantômette, ça le fait mieux avec Harry Cover...), mais le fait de lire ne l'empêche pas d'écrire des abominations.
Hier soir, elle soutenait mordicus qu'elle n'avait jamais appris le passé composé et ne savait pas ce qu'était un participe alors que j'en ai passé, des soirées, l'année dernière, à lui faire réciter ses conjugaisons à tous les principaux temps de l'indicatif et à l'impératif... Gargle.
Elle a surtout un poil dans la main qui tient davantage de la queue de cheval...
L'idée d'Alter Ego de la faire écrire et d'utiliser son orgueil comme moteur de la chasse aux fautes est sans doute excellente ! Et plutôt que de lui faire pondre un seul billet isolé avec une utilité limitée dans le temps et l'espace, j'en viens à considérer l'idée de lui ouvrir carrément son blog à elle, tiens, pourquoi pas ?
coi ke kan je voa lé blog dez ado sur skyblog G 2 gro dout kan a l1portans de lortograf G sui sur kel seré Kpabl 2 nou pondr dé paj tou en langaj SMS dé ke C kopin komansseron a la lir é a léC dé komantR
@Swâmi
Justement, je sais de quoi je parle.
Je suis née dans une école, j'ai enseigné pendant 20 ans, et j'ai 3 enfants, je connais l'argument, à fond, de l'intérieur!
Les inspecteurs qui veulent te faire appliquer n'importe quelle directive imbécile pour gagner du galon, les batailles de méthodes, les classes trop chargées, les profs pas remplacés, le manque total d'imagination, et nous ne parlerons même pas de tendresse envers les élèves ou d'humour, rarissimes.
Les elèves en difficulté abandonnés, surtout les pauvres, bien sûr!
Un monde sinistré, quand je l'ai quitté j'ai dit à mon inspecteur : "Je pars, la déliquescence de la société française ne passera plus par moi"
Je ne suis pas parti à cause de ça, j'avais d'autres motifs, mais j'avais une sensation de non assistance à enfants en danger, qui m'était vraiment pénible;
Ceci dit, of course, il y a des enseignants très bien, ceux qui résistent.
@Swami:
J'ai un nain du même style à la maison: même âge semble-t-il, et même classe.
Lui c'est les maths qui bloquent. Entre une question sur une table de multiplication et la réponse, il peut s'écouler facilement 5 minutes. Et 5 minutes quand tu patientes, c'est long.
Le pire c'est que l'an passé il connaissait ses tables de 1 à 10, et cette année, évaporées les tables !
Il se frite (parfois) dans la cour, se fait (parfois) crever à la cantine parce qu'il chahute (avec menace d'expulsion de la cantine).
Il ne se rend pas compte que s'il est exclu de la cantine il peut plus manger, puisque le midi j'ai absolument pas le temps d'aller le chercher et de le faire manger.
Sans compter les punitions pour bavardage ou chahut, très rares mais déjà trop nombreuses à mon goût, et qu'il ne signale pas en rentrant le soir bien sûr, de peur de se faire souffler dans les bronches.
Heureusement qu'on vérifie chaque soir ce qu'il a à faire pour le lendemain, hors de question de lui faire la moindre confiance sur ce point:
- T'as des devoirs pour demain?
- Euh, non
- Tiens c'est bizarre, y'a trois exercices de maths et une poésie dans ton cahier de texte...
- Ah oui, j'avais oublié
- (Ben voyons !!) au boulot !
Le pire c'est qu'à Noël il va prétendre avoir été bien sage toute l'année et qu'il sera gâté comme chaque année :-)
Va comprendre...
Ah on les aime ces petits nains !
Tu n'as pas essayé le chantage basique ?
"L'an dernier chez les curés ça allait tout de même mieux. Si dans cette école-ci le chant te prend trop de temps, nous allons nous voir dans l'obigation de te remettre là bas...."
Air "navré mais nous sommes des parents attentifs qui pensons à ton avenir avant tout" on
@Laurie :
Bien sûr que si, ce que tu proposes et tout le reste, ben tiens. Et en version moins affable et plus terrifiante, s'il en est.
Ca fait même plus d'un mois (depuis la Toussaint) que soupçonnant les choses de partir en vrille on a conditionné son séjour de pâques au poney-club à l'obtention de bons résultats pour Noël, en prévenant bien 2 fois par semaine :
Tous les jours.
Résultat la semaine dernière elle nous ramène le pire "plan de travail" noté de toute sa scolarité. Valait la bulle, franchement. Apparemment, y'a un barême qui empêche l'instit de noter en-dessous de "C-" (Mort de rire ! Devrait y avoir un barême qui empêche de noter en-dessous de "B", ce serait encore mieux...)
Du coup, boum ! Elle s'est fait sucrer le cheval, c'est fait, et a passé les 2 jours du week-end à pleurer. D'où mon rancart avec sa maîtresse.
Qui nous dit qu'elle passe son temps à faire l'andouille avec un autre crétin au fond de la classe, que tant qu'elle était au premier rang juste sous le nez de la maîtresse elle bossait à peu près, mais que là elle est au fond - comme beaucoup de maîtresses, elle fait tourner les mômes - et n'en fout pas une rame depuis, et que début janvier ça tournera de nouveau.
Pendant le rencart avec la maîtresse, je demande à Patâpatî de me sortir son cahier de textes, elle ne l'avait pas dans son cartable, paraît-il qu'elle l'avait oublié à la maison. Rentrés à la maison, on finit par le trouver... dans le fucking cartable. Tout est comme ça.
Et toi tu es là à t'entendre dire que c'est le bordel depuis que ta gamine est "au fond", tu sais que ça le restera très probablement tant qu'elle sera "au fond", et on te dit que ça va durer aussi longtemps que prévu parce qu'il n'y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes devant...
Ouais. D'un côté il y a une certaine logique dans cela. D'un autre côté, tu attendrais un peu plus de personnalisation des efforts de l'enseignante vis-à-vis d'une gamine dont on sent qu'elle décroche par manque de discipline et de capacité de concentration - Manque de maturité aussi, elle est de la toute fin d'année, donc sans "année d'avance" c'est tout de même l'une des plus jeunes de sa classe... Et puis c'est une rêveuse qui habite la lune... Elle fait l'andouille et vagabonde en pensées, rien ne lui est plus difficile que de rester assise à écouter un cours et à se concentrer ; c'est une chose que je peux comprendre, mais toutefois "il faut bien en passer par là"...
Il y a quand même un truc qui m'étonne dans cette école publique - qui est pourtant visiblement une bonne école avec des instits motivées qui se cassent la tête pour organiser des emplois du temps très compliqués avec conservatoire et tout - c'est le bordel qui y règne et la visible absence de discipline sérieusement imposée aux gosses.
Hier soir en attendant mon rendez-vous avec la maîtresse, j'ai vu des gosses (probablement des CM2) sortir et quitter l'école, ouvrant la porte avant que leur maîtresse les y ait autorisés, et sortant dans la rue en proférant des gerbes d'injures et de grossièretés totalement inadmissibles (de mon point de vue de vieux schnock) chez des gosses de cet âge.
Quand j'ai vu la maîtresse de cette classe se pointer, je lui ai signalé que deux de ses ouailles avaient déjà foutu le camp en douce, elle m'a fait "ah oui ?" avec l'air de s'en foutre comme de l'an quarante ; ils étaient encore visibles dans la rue mais elle n'a pas fait la moindre tentative pour les voir...
D'autres sur le trottoir, à peine sortis de l'école, juste devant la porte, se lançaient carrément à deux ou trois leurs cartables mutuellement dans la g... dans la totale indifférence de leur maîtresse qui tenait ouverte la porte de l'école et les regardait faire comme une vache aurait regardé passer un train... Les gosses avaient franchi la frontière, faut croire que ça ne regardait plus l'instit.
C'est marrant, dans l'école de curés où mes nains étaient l'an dernier, ça ne se serait pas du tout passé comme ça. Ne serait-ce que parce que généralement le directeur, ou sinon une maîtresse, faisait le planton à la porte de l'école matin et soir, et que le gamin qui se serait permis ce type de comportement, avec ou sans ses parents, aurait aussitôt entendu parler du pays par le dirlo...
L'an dernier, ma gamine craignait sa maîtresse - pas une terreur, mais une femme à poigne qu'un gamin n'a certainement pas envie de contrarier - et elle bossait correctement même si on sentait bien sa tendance à la "fantaisie".
Cette année, elle n'a pas l'air de craindre du tout sa gentille maîtresse, et elle n'en fout pas une rame. Aussi simple que ça.
Donc en effet, si elle loupe son CM1, elle va retourner faire son CM2 chez les curés, et adieu le conservatoire. On le lui a dit et chanté sur tous les tons, mais il n'est pas certain que même avec ça elle parvienne à se discipliner durablement. On a déjà vu le coup avec le cheval :-(
Elle n'a pas aimé Fantômette ? La pauvre ! C'est pourtant le fleuron de la bibliothèque rose (ah ! ces jeunes ! aucun respect pour les traditions !)
Bon, suite à ton commentaire Swâmi, je suggèrerais (mais ce n'est qu'une humble suggestion) que vous lui foutiez la paix pendant une période pour la responsabiliser. Le chantage au stage de poney lui glisse sur le dos ? Contentez-vous de la menacer une seule fois, de vous tenir à votre promesse le moment venu, et entretemps, de déployer des trésors de stoïcisme pour faire mine de ne pas être trop affectés par ses provocations.
Trop de punition (ou menaces ou chantage) tue la punition. J'ai connu çà étant petite, pour d'autres raisons, et à force d'être privée de ceci ou de cela, j'apprenais à me passer de ce que je croyais indispensable (et ce dont ils croyaient que le manque allait me faire m'incliner, ployer, ramper) et je reprenais ma bonne vieille mauvaise conduite au nez et à la barbe de mes parents. J'ai fini par les avoir à l'usure... et à force d'être privée de télé, j'ai développé un goût pronconcé pour la lecture ;-)
Beware of the dreadful brat ;-D
Mamselle Patâpati me fait étrangement penser au même âge à Amazonazinha, (16 ans il y a trois jours et en 1°S Européenne d’un très élitiste lycée public parisien !). J’avais été convoquée par la maîtresse de CE2 qui me disait (en des termes plus édulcorés) qu’outre foutre le bordel dans la classe, Amazonazinha semblait avoir un QI moule, la charmante femme me proposait un suivi psychologique et des tests pour corroborer son sentiment. Nous fîmes… Le chiatre nous (me surtout) remonta les bretelles, il fallait moins d’exigence de notre (ma) part et lui lâcher la grappe sur le plan scolaire. Nous fîmes…
Elle a toujours été gâtée (peut-être parce que pas moi !) et nous ne l’avons jamais privée ni de sorties ni de vacances. Je suis triste à l’idée qu’une banane en dictée ou plan de travail et la sanction qui en découle lui aient fait passer un weekend de mierda. Peut-être devrais-tu être plus souple avec elle et changer de méthode : mieux que le bâton : la carotte ! C’est ainsi que je procède avec mes deux lardons et c’est très efficace, puisque cela s’inscrit dans une démarche de la « gagne » ! Petit exemple : Au départ, tu lui proposes une colonie lambda dans le Berry pour les vacances de Pâques et lui fais miroiter un stage de poney si tu perçois qu’elle s’applique à bien faire tant à l’école qu’à la maison. Tu n’oublies pas de lui faire remarquer le coût des deux projets et que ton effort à toi sera proportionnel au sien…
Je crois encore que les enfants ne perçoivent pas du tout le temps comme nous, adultes. Pour eux six mois c’est achtement long, tellement que ce qu’on leur demande n’a plus de sens ou s’apparente à un long calvaire avant la récompense. On les préfère épanouis à rabougris n’est-ce pas ?
Par ailleurs, l’orthographe n’est pas la discipline scolaire la plus importante dans la mesure où elle ne fait appel qu’à la mémoire visuelle (même ceux qui ont un QI de moule peuvent être bons en dictée!) et j’espère bien que rapidement nos académiciens vont se décider à lui faire subir une réforme en profondeur. Le chant me semble beaucoup plus important ! (cela réjouit celui qui le libère et parfois celui qui l’écoute). Quant à la lecture, je n’ai jamais remarqué que les enfants qui lisent beaucoup font moins de fautes que les autres, les grands lecteurs s’attachent davantage à la sonorité des mots et aux sens qu’ils forment qu’à l’assemblage alambiqué des lettres. Je crois encore qu’ils ont raison, c’est le sens que l’on doit privilégier dans la mesure où quotidiennement on utilise beaucoup plus le code oral. On peut se demander alors pourquoi, bien qu’aux examens les candidats passent à l’écrit et à l’oral, on ne voit que très rarement sur les bulletins de nos chères têtes blondes deux moyennes par discipline, l’une d’oral et l’autre d’écrit. Cela permettrait à certains parents de se faire moins de soucis et aux enfants d’acquérir davantage de confiance en eux.
@Eve Ribodi : Ce qui est extraordinaire dès qu'on aborde l'épineux sujet de l'éducation de Nains, c'est qu'absolument tout le monde a toujours son avis sur la question et des conseils avisés à donner :-D (avec une prépondérance de ceux qui n'ont pas d'enfants, ou qui ont fini d'éléver les leurs il y a plus de 20 ans :-DD)
Mais je vous aime bien, toutes et tous, et je respecte votre avis éclairé, si.
Bon, enfin, ce soir Mademoiselle Patâpatî nous ramène un "A-" de l'école, comme quoi le soufflage dans les bronches ça débouche quand même un peu les boyaux de la tête ;-)
Et à part ça, oui, c'est vrai qu'elle chante admirablement : elle vient en rentrant de nous faire une démo des diverses voix d'un très beau chant : Elle m'épate. Il eût certes été dommage qu'elle ne chantât point (pendant ce temps-là, son micropunk de Minîshiva nous fait la troisième voix façon Nine inch nails...)
...Mais même en chantant, en entend les phôttes d'ortograffe :-D
message envoyé, reçu ?
Très fine Mlle Patapati, elle fait comme son papa chômiste : elle sait ce qu'est travailler, elle ne pratique pas...
en toute amitié,
edgar
Moi je préconise (tout le monde préconise, non? alors moi aussi) de la changer de maitresse et de parents.
Elle fait des dictées la maîtresse? Elle fait du contenu de temps en temps entre ses exercices sur la méthodologie (plan de travail à la con) ?
Parce que la méthode c'est sûrement très bien. Mais sans rien à faire, ça tourne un peu en rond. Moi je dis ça je dis rien, hein.
Manifestement la maitresse et les parents savent pas quoi faire. Il faut qu'elle en essaye d'autres.
Moi ma fille ainée m'épate (et elle épate sa maitrsse aussi). Elle aligne les A sans qu'on lui fasse jamais faire ses devoirs le soir (elle se les fait toutes seules ou à l'étude). Les parents en arrivent même à culpabiliser (elle est pas un peu trop autonome pour le CE1 ?). Pourvu que ça dure. Bon par contre elle a hérité du caractère de cochon de sa Maman et elle commence à répondre comme une pré-ado. Pourvu que ça se calme. Jamais contents ces parents.
Je compatis pour le côté castafiore. Les vocalises sur l'air des miroirs, ça doit pas être toujours agréable pour les parents. Emmène la à l'opéra, ça la dégoutera peut-être du chant et tu seras tranquille.