Veterans of the psychic wars
Par Petaramesh le vendredi 8 décembre 2006, 15:53 - Inferno Chomismorum - Lien permanent
Mon Badgad, mon Irak, ma bande de Gaza, mon p'tit Viêt-Nam à moi !
Ces jours-ci, il faut quand même bien avouer que j'en prends plein la gueule.
Une femme, deux gosses, trois raisons de trouver du boulot.
Qui l'eût-cru ? L'eusses-tu cru ?
Et je me sens pile-poil comme le titre de ce joli billet, emprunté à Blue Öyster Cult pour la circonstance.
Il faut dire que la judicieuse remarque du Yéti l'autre jour me trotte dans la tête : Comment se marier à un système qui ne veut pas de toi, et qui sent que toi non plus tu ne veux pas, mais alors pas du tout, de lui ?
Cette question lancinante résume en quelque sorte le petit drame absurde de mon insignifiante existence terrestre.
Ce n'est pas vraiment nouveau pour moi : Ca doit bien faire 30 ans que je me le demande. Peut-être plus.
Mais il faut bien que le mariage se fasse. C'est con, mais il faut bien bouffer. Je ne vois pas d'autre solution pour assurer l'équilibre énergétique de cet organisme et de ceux dont il a la responsabilité. Et pas prendre la pluie sur la tête. Y'en a qui sont dehors, juste là, maintenant...
Enfin là, je l'occupe à maigrir, cet organisme. Trop préoccupé, plus faim, dors plus. Excellent pour le régime, mais probablement pas très bon pour le coeur, dans tous les sens du terme.
Alors là, franchement, même si la mariée n'est pas bandante, j'épouse sans regarder, tellement ça me reposerait d'être enfin tranquille 5 minutes, de ce point de vue là au moins.
L'autre possibilité, c'est tout simplement de se ramasser la gueule dans le caniveau. Ca n'est pas enthousismant des masses comme hypothèse, mais y'en a des tas à qui ça arrive tous les jours. Y'a pas de raison de penser qu'on jouit d'une bénédiction particulière, si ? Ca se verrait...
Ca fait quelque jours, quand ma machine n'explose pas en vol, que je m'occupe à remonter le fil de mes billets passés, pour y ajouter des "tags" permettant de les classifier et retrouver selon les sujets qu'ils abordent, donnant au passage ce joli petit nuage sémantique. Je ne suis encore remonté que jusqu'à début mai (février-mars-avril restent à faire), mais ça m'a suffi pour me rendre compte du point auquel la lecture de ce blog est follement déprimante... Houlàlà ! Je m'étonne avec ça de conserver quelques lecteurs qui ne se sont pas encore pendus en me lisant, ou attachés une grosse pierre au cou pour s'en aller jeter au fleuve le plus proche...
Enfin j'assume. C'est la merde depuis un bon bout de temps, donc ça se voit. Puis ça se voit même sur ma gueule, maintenant, il paraît. Comme qui dirait, je sens de l'intérieur que ça se voit de l'extérieur...
Mais j'arrêterais bien, en fait. Je parlerais bien de petits oiseaux qui chantent et de collègues sympathiques et souriants, et d'une bonne paie bien grasse, parce que si on y réfléchit bien, je ne prends pas de plaisir particulier aux situations merdiques, aussi étonnant que cela puisse paraître, tellement j'y suis abonné.[1]
Je disais quoi déjà ? Ah oui, le chômedu.
Tout-à-l'heure, j'ai eu la joie ultime et sans mélange de voir que la boîte qui m'a boulé l'autre jour repasse une annonce pour le même poste. Chouette, ce n'est pas qu'ils avaient quelqu'un d'autre sous le coude alors, c'est juste que j'étais trop nul pour de bon ahahaha !
Ben non pourtant. J'ai du mal, j'avoue, mais je reste persuadé que si je ne suis pas Dieu-le-Père, je ne suis pas si nul que ça, et à l'époque bénie où j'avais du boulot, j'en voyais tous les jours de bien plus nullosses que moi à des postes très supérieurs. J'ai toujours trouvé ça amusant, d'ailleurs.
Alors voilà :
- J'ai des compétences que j'ai la modestie de croire plutôt bonnes dans une branche réputée donner du travail, même si ce n'est pas Noël tous les jours et si ça ne l'a pas été ces dernières années ;
- Il paraît qu'il y a du taf ces temps-ci ;
- J'ai vraiment, vraiment, vraiment extrêmement très besoin de bosser ;
- Je ne suis ni alcoolique ni drogué et j'ai cessé de fumer il y a 8 mois ;
- Je ne suis ni trop gros ni trop maigre ni trop grand ni trop petit ni handicapé ;
- Je ne pense pas être totalement idiot ;
- Je maîtrise plutôt pas trop mal la jolie langue de notre beau pays ;
- Je ne fais partie d'aucune des "minorités visibles"[2] couramment discriminées[3]
- Je n'aime pas le costard, mais je sais me résoudre quand y faut, et je n'ai quand même pas l'air si déguisé que ça...
Alors franchement, je n'y bite plus rien, et j'ai fini par en perdre tout le peu de Zen que j'avais.
Ou alors c'est que les recruteurs n'aiment pas embaucher les types qui ont vraiment besoin de bosser. Ils préfèrent débaucher des types qui ont du boulot plutôt que de faire bosser un type qui a un trou dans son C.V. Vaut mieux avoir un trou dans son pantalon plutôt que dans son C.V., probable...
Enfin bon, je m'épanche, je m'épanche... C'est une diarrhée par écrit, allez plutôt lire autre chose, faut que le file, là, et il pleut. Je vais chercher mes Nains pour les emmener à un concert. Après on ira voir la fête des lumières sous la flotte et la tempête... Pas de bol pour la météo.
Je vous prête une corde, ou vous avez la vôtre ?
Notes
[1] Comme dirait l'autre, cet aimable éternel donneur de conseils : Doit y avoir un truc que t'as pas compris...
[2] Grand-prix de fauxculterie au dernier concours de "Terminologie Novlanguienne" de l'ENA.
[3] T'imagines, en plus, si j'étais Arabe ou Noir, je serais sûrement en train de gueuler au racisme des recruteurs. Et ben là, même pas, tiens...









Commentaires
- Ne pas oublier qu'on est en décembre et que c'est bien le pire mois de l'année (jours qui raccourcissent, froid et vent et pluie, sollicitations marchandes dégoulinantes de fausse joie de fin d'année => beûark, vite, ma couette, et qu'on m'oublie jusqu'après le passage du solstice d'hiver...)
Bon, en ce qui me concerne, ça accentue la sinistrose du monde. Mais tant qu'il y a des nains, des concerts, des lumières, et des textes à lire, tout n'est pas encore totalement foutus, s'pas ?
Si les entretiens d'embauche étaient vraiment là pour évaluer les compétences, ça se saurait. Et plutôt que de discuter pendant une heure ou de te poser un QCM de licence d'informatique par téléphone, on te mettrait devant un clavier et on verrait ce que tu sais faire. Et à la rigueur, on ne lirait même pas ton CV.
Plus le système de recrutement est "classique" et "poussé" (plein d'entretiens, questions bateaux...) moins on mesure la compétence. Ca me rappelle il y a quelques années, j'ai eu l'occasion de passer deux entretiens d'embauche. L'un pour un emploi-jeune, avec toutes les questions à la con ("pires qualités/meilleurs défauts", etc.) : recalé. Une semaine après, pour un CDI de chargé d'études, un entretien décontracté basé sur le fond du boulot : j'ai eu le poste et tout s'est bien passé.
Et j'ai l'impression que ça dépasse la simple étape de l'entretien : tout le monde a pu constater que ça n'était que rarement les plus compétents qui étaient promus. Et c'est logique : une fois un incompétent promu, il aura plutôt intérêt à promouvoir des encore plus incompétents que lui, s'il ne veut pas se faire "bouffer".
Bon, tout ça ne résout en rien les questions que tu poses. Je sais pas quelle pourrait être la solution : passer un concours ? te mettre à ton compte ? bosser pour une association quitte à gagner très peu ? Je me doute bien que tu t'es déjà posé toutes ces questions, et de nombreux autres aussi...
Désolé, ce commentaire n'apporte sans doute pas grand-chose, mais j'avoue que j'avais envie de réagir à ton billet...
Par contre, faudrait quand même pas que tout ça t'empêches de parler de cul ! :-)
Aujourd'hui, je pense que le principal critère d'embauche, c'est le ratio pas cher/pas emmerdant. En gros, si t'es bien soumis, et prêt à bosser comme un connard pour un bol de riz, tu remontes en haut du classement lors du recrutement.
Que ce soit toi ou moi, on passe pas : on fout les jetons.
Ma soluce, c'est de bosser pour ma gueule. Va falloir effectivement que tu trouves la tienne. (PS : fais péter ton CV, j'ai peut-être une idée...)
Si on continue à te lire , c'est peut-être bien parce que tu nous ressembles.........
la médiocrité a le vent en poupe.
comme le dit Agnes, les patrons cherchent des soumis, des neutres, des lèches culs, des kapos qui pourront fliquer les autres.
Tu as beaucoup de talent, je ne passe pas un jour sans venir chez toi.
tu n'arrives pas à monter une activité indépendante, même petite?
Je dis ça, histoire de dire qq chose, parce qu'avec toutes tes capacités! c'est quand même un monde de ne pas trouver de boulot!
tu sais qu'avec tes compétences informatiques tu pourrais trouver du travail ailleurs, dans des pays émergeants.
j'ai un copain architecte qui fait des missions de reconstruction dans des pays dévastés. Il part pour six mois, environ, toujours des destinations différentes, entre deux il se repose chez lui.
Il y a certainement des assoc, fiables, toutes les ONG ne sont pas pourries, qui proposent des contrats pour installer des "trucs" informatiques dans des pays lointains.
en Inde tu trouverais du boulot.
bisous, c'est tout ce que je peux faire pour toi malheureusement.
Je viens de lire ton CV. Les mecs qui ont jugé utile de te faire passer le QCM (décrit par ailleurs) sont des gros nazes. (et ton site perso est à mourir de rire par certains côtés. Très Web 1.0 :-D ). C'est con, tu n'as aucune compétence en développement d'applis de gestion (en environnement Crosoft). Et rien non plus en compétences Microsoft. Tu prends la Région, ils n'ont QUE du Microsoft, à tous les niveaux. Par exemple. Et ils font travailler beaucoup de SSII, en en changeant très régulièrement. Ou chez LDLC... Idem. Ou chez. Enfin. J'dis pas que c'est passionnant à étudier. Mais c'est utile pour faire son trou dans le vrai monde de l'Informatique des entreprises qui ont du fric à jeter par les fenêtres.
Comme Monolecte. L'indépendance, c'est chiant par certains côtés. Mais ça permet de bosser pour des gens qui ne peuvent pas t'embaucher. C'est comme ça que je vis et je n'imagine pas faire autrement. Tiens... Je connais un mec qui à force d'être hyper compétent dans son sujet, il s'est mis comme consultant sur une base de données Open Source... Et il vend ses services. A distance... Ou en se déplaçant. Je peux te filer son contact pour causer avec lui de son expérience, si ça te tente (il bosse sur FireBird, la base de données). Et sur le Zoo (dont j'ai filé l'adresse parfois) il y a un forum dédié aux mecs qui se mettent en indépendant, forum un peu plus convivial (moins fréquenté mais plus convivial) que celui de Usenet. Et il y a quelques indépendants qui y causent, dont des lyonnais. On se fait des IRL parfois d'ailleurs... sur Lyon. Bref, si un jour ça te tente, il y a pleins de gens sur Internet (et à Lyon) pour partager leurs expériences.
@Swâmi
ça va j'ai ma corde ...et dis ? je peux faire un copier/coller de ton billet pour chez moi en enlevant femme et enfants, les miens sont grands et il y a bien longtemps que je n'ai plus de conjoint .... mais le reste ... ;-)
En plus j'ai passé mes 2 dernières journées à taguer mes billets et à me relire, haha l'effet upgrade sûrement...
@Le Monolecte
Z'êtes pas les seuls à foutre les jetons ... je fais même peur aux hommes, en plus des recruteurs.
Bon où c'que j'ai planqué c'te fichue corde ?
@Sophie : Bon, ben on va monter un club, alors, toi et moi (et plein d'autres)...
@Eva_bien :
Internet, c'est vraiment un ramassis de mabouls :-}
Enfin, je suis très content qu'ellaille_bien. A chaque fois que je lis ton pseudo, ça m'arrache un sourire, c'est dire qu'il est judicieusement choisi. Eva_bien, quelle bonne idée !
Rigoles pas, quand j'ai commencé à errer sur le ouaibe, j'avais choisi comme pseu Logiciel_Mon_Mari.......ça faisait bien rigoler aussi! Pis, eva_bien, c'est un peu ma méthode Coué à moi....
Tu poses une question pleine d'à-propos ! Je suis actuellement en train de la conjuguer à tous les temps et modes, sans réponse définitive malheureusement :-( d'où une corde que je trimballe en permanence avec moi, des fois que j'aurais un besoin pressant de l'utiliser (lol). A noter que mettre fin à ses jours est un parcours semé d'embûches (cf. le film J'ai engagé un tueur) ;-D
Sous prétexte de manger tous les jours et d'avoir un toit, on doit se livrer en pâture à ce mariage improbable, mais le (la) marié(e) fait sacrément la fine bouche. Obèse trop nourri(e) à la junk-food ?
Peut-être qu'à force d'être au chômage notre mine alléchante de camembert au lait cru finit par faire figure de fromage pourri au listeria. Je me le demande aussi... Si un témoin a une réponse, qu'il n'hésite pas.
Ou peut-être que la junk-food sus-citée représente ces "honnêtes gens" que nous connaissons ou avons connus qui occupent des postes à-durée-indéterminée-avec-un-salaire-convenable alors qu'ils sont d'une incompétence flagrante (et écoeurante a fortiori) dans moult domaines. Je n'ai toujours pas percé leur secret, à savoir comment ils ont fait pour être embauchés, pour obtenir un salaire décent et pour se maintenir en poste de manière aussi durable.
Toujours est-il que je me reconnais dans ton portrait de postulant-chômiste, c'est peut-être un début de réponse... Nous sommes peut-être sans en avoir l'air porteurs d'un handicap mystérieux dont nous n'avons pas conscience et qui hérisse les sens du premier recruteur venu, même (et surtout) celui qui n'a pas hérité ses dons de père en fils depuis cinq générations dans la forêt africaine, désenvoûte et redresse les sexes tordus ;-D
Je crains très fort que, comme souvent, Dame Agnès n'ait malheureusement raison. Je n'avais pas eu la curiosité jusqu'à présent car j'ai pour principe de me contenter de savoir sur les gens ce qu'ils veulent bien me dire, mais suite à ce post j'ai mis la casquette de recruteur de stagiaire bénévole (on ne me laissera jamais recruter quelqu'un d'autre) et j'ai glané un peu.
Ca craint. Ton engagement citoyen craint. C'est parfaitement dégueulasse mais c'est comme ça. Pourquoi une entreprise prendrait elle le risque de recruter quelqu'un qui cause à la CNIL autrement que pour dire que tout va bien ? Ton CV est parfait pour convaincre un pro, mais c'est le DRH (ou + haut) qui décide.
A mon avis (qui ne vaut pas grand chose) ce point doit être abordé lors de l'entretien et il ne faut pas laisser l'employeur le découvrir par lui-même. Eventuellement craches sur ton passé (kestananafout, c'est un jeu de rôle), genre je faisais partie d'un groupe de développement border-line, j'ai laissé tomber y z'étaient pas sérieux. Beaucoup d'employeurs apprécient les repentis, façon born again, un peu comme les syndicalistes qui deviennent DRH.
Pardon de me mêler de ce qui ne me regarde pas et personne n'a de conseils à te donner. Mais moi j'ai à te dire merci : il y a déjà quelques temps, j'ai utilisé et diffusé un CD bootable et je ne savais pas que c'était à toi que je le devais. Respects et merci.
Ah, le reniement lors de l'entretien d'embauche...!
C'est ainsi que j'ai réussi le seul entretien d'embauche réellement sérieux que j'ai jamais passé ; 'm'étais faite piéger, du fait du titre de mon mémoire de DEA en sc po, et la DRH me questionnait sur mon intérêt (scientifique, ou bien ?) pour les militants de .
Je savais bien que j'avais le droit de ne pas répondre à des questions tendancieuses sur mes éventuels engagements politiques à moi (ce qui m'aurait barré la route de l'eldorado : le CDI statut cadre que proposais cette boîte... belle arnaque, soit dit en passant : statut cadre pour mieux te dévorer, mon enfant ! merci l'annualisation du temps de travail... bref...).
Mais j'avais vraiment besoin de croûter, et j'ai , avec succès, une représentation de moi toute particulière : , avec le sourire de connivence de rigueur.
Ça a marché.
J'ai été embauché. Mais au bout des 5 mois d'essais (toujours ce fameux statut cadre...), écoeurée par les pratiques de la taule, j'ai été coopté par mes copains représentants du personnel pour entrer au CHSCT, en remplacement d'un qui craquait... Quelques mois de harcèlement et un arrêt-maladie plus tard, j'ai claqué ma dém'. Ils jubilaient... Mais un an plus tard, moi et les deux ex-élus du CE, nous leur claquions la gueule aux Prud'hommes, et ils nous signaient un chèque.
Tout ça pour dire que le Swâmi, si jamais il parvenait à se vendre, résisterait-il pour autant à ouvrir sa grande (et pertinente) gueule ?
Aujourd'hui, je suis indépendante, parce que je ne peux et ne veux pas entrer dans ; enfin, ce type-là d'entreprise, parce que je connais quelques artisans qui sont très fréquentables, quoique patrons. On en a déjà parlé, Guru, et Monolecte et Fred sont d'excellents exemples : c'est une solution à envisager (elle ne doit pas être pire que de réussir le parcours du combattant du recrutement, non ?).
Repentir ? Reniement ? En lisant ces mots des hauts-le coeur j'ai ! Pour avoir déjà, hélas, suffisamment pratiqué... Bien assez pour toute une existence, tout en sachant, hélas, que ce n'est pas encore assez.
Mais renier ? Certes pas ! Certes rien ! Je n'ai nul "engagement citoyen", même si l'expression est à la mode. Juste un engagement vis-à-vis de moi-même, et c'est déjà souvent bien plus que je ne puis tenir...
La belle Ko sait très bien que jamais je ne résisterai bien longtemps à . Et c'est tant mieux, in fine
Reniement ? Apostastie ?
Heureusement qu'il nous reste les marges, hein ;-)
Voilà Ko c'est tout à fait ça. Pile-poil. Ce n'est sûrement pas satisfaisant, mais avec trois raisons ou plus de devoir bosser, un loyer, des emprunts, et tout simplement l'envie de pouvoir faire plaisir à ses proches, ben ... la noble attitude, le geste héroïque c'est génial sur la photo mais sur la (longue) durée ça fatigue un brin.
Choisir la moins mauvaise solution, même temporaire, à chacun de voir.
L'indépendance, la profession libérale c'est génial pour ceux qui le sentent. Mais ça implique d'être au moins aussi bon commercial et gestionnaire qu'excellent techos. Pas évident. Et puis c'est aussi un piège : les chômeurs sont responsables de leur situation, ils n'ont qu'à créer leur entreprise. Ben tiens.
L'expert à son compte, c'est la flexibilité ultime, le risque zéro pour l'employeur qui devient juste un client. Pas de plan social, pas de préavis, pas d'investissement, pas de formation, pas de droit du travail, le libéralisme achevé : aucune contrainte, juste une saine concurrence libre entre chômistes rebaptisés micro-entrepreneurs. Sapu l'arnaque, même si parfois ça peut marcher.
Sincèrement content que ça fonctionne pour Ko et quelques autres, et peut-être que ça pourrait le faire pour Swâmi aussi, je n'en sais rien, il n'y a que lui pour le savoir. Bonne chance à tous ceux qui essaient en tous cas. :=)
@ti_cyrano :
Ko tombe toujours pile-poil. C'est un axiome.
>
Voilà. Et l'homme sage est celui qui connaît ses limites.
>
Toutafé. Tout ça pour ça...
> "Et pourtant, elle tourne !"
Lu pourtant que Galilée n'a jamais prononcé le fameux ...
Quant à Giordano Bruno, paix à ses cendres si j'ose dire.
> "Ko tombe toujours pile-poil. C'est un axiome."
L'homme de peu de foi que je suis n'a jamais douté :-)
Fred, tu l'as trouvé où le CV de Swâmi?
Salut,
L'humour etant la politesse du désespoir (
Desproges ©Oscar Wilde ©, merci Wikipedia ! ), je me permet ce petit lien :Monty Python job interview
Expartrié en terre ennemie, j essaye d'en tirer le meilleur, et je me gave en ce moment dans ce que l'Angleterre fait le mieux :
la cuisinel'humour vachard. En revisant les Monty Python, j ai vu ca et je n ai pu m'empecher de penser à toi.Mon p'tit cadeau de la Noyel, en esperant que tu trouves ca drole malgre la ressemblance un peu trop criante avec la realite...
Joyeuses fetes !!!
Pluc