La remarque qui déchire du soir
Par Petaramesh le mercredi 22 novembre 2006, 21:37 - Chienne de vie - Lien permanent
Bon, ce soir, y'a que dalle dans la boitâkon. Ambiance Mireille Dugras sur FR3 quoi.
Mais en bons légumes télévisuels de travailleurs et masses populaires que nous sommes, Mâ Anandaramesh me dit : Zappe donc sur la Freebox !
Je m'exécute.
J'essaie de mettre ZaleaTV sur le canal 79 des fois qu'on tombe sur une interview de Mélenchon...
Mais non, on tombe sur un rappeur qui rappe. Mâ Anandaramesh, qui repasse comme toute bonne épouse qui se respecte ;-) réfléchit un instant en regardant le rappeur, avant de me faire cette remarque frappée au coin du bon sens :
Tu me laisses ça une heure, je te fous mon fer à travers la gueule.
(Ca nous changera des bébés congelés)...
Bon, bon, bon... Je suis pour la paix des ménages, j'ai zappé sur autre chose.
De toute manière, moi non plus, je n'aime pas le rap :-D
I got a little black book with my poems in
I've got a bag with a toothbrush and comb in
When I'm a good dog they sometimes throw me a bone in
I got elastic bands keeping my shoes on
Got those swollen hands blues
I got thirteen channels of shit on the TV to choose from
I've got electric light
And I got second sight
Got amazing powers of observation
And that is how I know
When I try to get through
On the telephone to you
There'll be nobody homeGot the obligatory Hendrix perm
And the inevitable pinhole burns
All down the front of my favourite satin shirt
I've got nicotine stains on my finger
Got a silver spoon on a chain
Got a grand piano to prop up my mortal remains
I got wild staring eyes
And I've got a strong urge to fly
But I got nowhere to fly to
...fly to
...fly to
...fly to
...fly to
...fly to
...fly to
...fly to
Ooooh Babe
When I pick up the phone...
There's still nobody home
I've got a pair of Gohill's boots
And I got fading roots
- R. Waters, "Nobody home" - Pink Floyd, The Wall.









Commentaires
C'était un fer à rappeur?
@Karaba (la vraie) : Houhouhahaha !
(In Petto : Karaba ! En voilà une au moins qui sait mettre sa poitrine en valeur !)
Putain, rien qu'en lisant les paroles, j'ai commencé à entendre la musique et un frisson a parcouru mon échine. Merci Swami. Je crois que je vais bosser en écoutant le flamand rose aujourd'hui.
@Sol : Ça le fait bien, hein...
<vieucon mode=on>C'était quand même ot'chose...</vieucon>Does anybody here remember Vera Lynn
Remember how she said that
We would meet again
Some sunny day
Vera! Vera!
What has become of you
Does anybody else in here
Feel the way I do ?
- R. Waters, "Vera Lynn" - Pink Floyd, The Wall.
I'm afraid now we're waiting for the worms to come...
pitan, on te préte le grand couillon d'ado ... rap à fond la caisse tous les soirs ... une vraie pub pour les préservatifs ... oups, chuis indigne ... nan juste "putain tu la baisse ta musique" ...
Franchement, Swami, je n'ai rien contre la musique actuelle particulièrement, mais cet album, ce mur, sont liés à des souvenirs très forts. Je me rappelle encore très bien de la première fois où j'ai vu le film d'Alan Parker, moi qui était fan de l'album, j'en suis resté scotché dans mon siège. Pour autant, dans les musiques actuelles, j'ai des goûts très restraints.
Religieusement fort sceptique de nature, je me permets de te signaler ce lien:
http://www.atheisme.org/femmes.html
où l'on peut lire ceci:
"Le bouddhisme
Bien qu'il aime à se parer d'oripeaux exotiques, le bouddhisme n'a pas plus de considération pour les femmes que ses collègues mono ou polythéistes. Seule sa distance des sociétés européennes semble lui conférer une aura de respectabilité, la lecture des textes ne la justifiant pas.
Raoul Vaneigem rappelle dans son livre De l'inhumanité de la religion (page 113) :
"Enfin à ceux qui verraient dans le bouddhisme une religion moins brutale et plus ouverte au sentiment d'émancipation, il n'est pas inutile de rappeler quelques préceptes de la Précieuse Guirlande des avis au roi, que le Dalaï Lama ne dédaigne pas de citer et d'approuver dans son ouvrage, Comme la lumière avec la flamme:
L'attirance pour une femme vient surtout De la pensée que son corps est pur Mais il n'y a rien de pur Dans le corps d'une femme
De même qu'un vase décoré rempli d'ordures Peut plaire aux idiots De même l'ignorant, l'insensé Et le mondain désirent les femmes
La cité abjecte du corps Avec ses trous excrétant les éléments, Est appelée par les stupides Un objet de plaisir".
Un des textes fondamentaux du bouddhisme, le canon pali, exprime lui aussi sans ambiguïté cette misogynie (cité dans Le bouddha, Henri Arvon, PUF, 1972) :
"Aussi le bouddha ne cesse-t-il de mettre ses disciples en garde contre la séduction insidieuse exercée par la femme: «Il faut se méfier des femmes, leur recommande-t-il. Pour une qui est sage, il en est plus de mille qui sont folles et méchantes. La femme est plus secrète que le chemin où, dans l'eau, passe le poisson. Elle est féroce comme le brigand et rusée comme lui. Il est rare qu'elle dise la vérité : pour elle, la vérité est pareille au mensonge, le mensonge pareil à la vérité. Souvent j'ai conseillé aux disciples d'éviter les femmes.»"
Ce n'est qu'à contrecœur que le bouddha accepta des nonnes dans sa communauté, en leur imposant toutefois huit règles très contraignantes pour les maintenir dans un état d'infériorité."
Quant au ''repassage''
il ne me semble pas inutile de faire remarquer qu'il s'agit d'une activité dangereuse et fatigante, anti-écologique en ce que cet instrument électro-ménager est celui qui consomme le plus d'énergie.
@Lory Calque : Selon les critères courants de notre civilisation occidentale, le Bouddhisme peut en effet être considéré comme très clairement misogyne, et ceci remonte en effet à l'enseignement du Bouddha historique en personne.
On peut également citer le fait qu'il fallut que sa tante le tanne pendant plus de vingt ans (de mémoire) pour qu'il consente à accepter qu'une femme puisse être nonne bouddhiste, et donc, qu'il envisage la création d'ordres féminins.
Cette homme était un Sage, mais il a cédé à l'usure, comme tous les sages ;-)))
On peut également dire que la vie du moine bouddhiste est soumise (de mémoire également), à 100 et quelques règles, tandis que la nonne doit en respecter plus de 300.
Ce sont des faits. À ce titre ils ne sont pas discutables (sauf dans les vastes limites de l'imprécision de ma fumeuse mémoire ;-).
On peut également considérer que les conceptions de l'occident du XXIe s. ne sont pas celles qui prévalaient à l'époque de la naissance du Bouddhisme - comme de la plupart des autres religions et traditions spirituelles ou philosophiques d'ailleurs - et ne sont pas non plus celles qui ont prévalu durant la plus grande partie de sa longue histoire.
Cela suffit-il à jeter le Bouddhisme avec l'eau du bain du Bouddha ?
Siddhartha Gautama, Bouddha Shakyamûni, vécut il y a environ 2500 ans, et l'Hindousime, quant à lui, remonte à près de 5 millénaires.
Nos conceptions actuelles ne sont pas forcément éternelles, ni universelles. Pas plus que ne l'étaient les conceptions de l'époque.
(Et les notions d'"égalité" entre individus et sexes, castes, etc... ont un sens tout différent selon que tu vis dans un "monde" [occidental] qui considèrent que les "individus" existent réellement "en soi" et ont une existence unique et individuelle, ou si tu vis dans une religion ou une philosophie non-duelle qui considère que l'individualité est somme toute illusoire et que "chacun" connaît de multiples vies sous différentes formes animales ou humaines [et dans les différents sexes]. Le sens et l'importance de la notion d'égalité ne sont pas du tout les mêmes selon que l'on considère n'avoir qu'une vie et qu'un sexe, ou les avoir toutes, et tous... Un occidental a un mal de chien à le comprendre... Juger les conceptions des castes [hindouistes] ou les différences des rôles selon les sexes [hindouistes ou bouddhistes] à l'aune des concepts de la civilisation occidentale est simplement un non-sens. Tout comme, pour eux, la civilisation occidentale repose sur un non-sens fondamental.)
Un peu d'humour bouddhiste pour conclure ? Le Sûtra de l'Ampoule, chez Nanabozho, 91ème successeur du Bouddha.
Je ne juge pas, je constate... que toutes les religions sans exceptions ne font pas la part belle aux femmes. De toutes, on peut dire qu'il faut les replacer dans le contexte de l'époque dans laquelles elles sont apparues, mais toutes, actuellement, continuent de trouver des raisons fondées sur leur tradition ou leur dogme pour continuer à discriminer les femmes.
Je ne pense pas qu'un occidental ait tant de mal que ça a se représenter le système des castes: celles-ci correspondent aux trois groupes sociaux que Dumézil a identifié chez les indoeuropéens. Il y en a un de plus chez les boudistes, à savoir celui des intouchables représentant en gros à l'origine la population dravidienne colonisée par les dits indoeuropéens.
Quoi qu'il en soit, mieux vaut ne pas etre réincarné en femme, encore actuellement, à ce qu'il semble...
@Lory Calque :
Ah je ne sais pas, moi. Mâ Anandaramesh prétend que c'est le top du nec-plus-ultra, mais ce n'est pas un point de vue très conforme aux canons.
Moi même, j'essaierais bien dans une prochaine incarnation, mais c'est l'idée de devoir me taper des mecs qui me rebute un peu... Cela dit, je pense que je pourrais faire une lesbienne très convenable. On verra ça pour une prochaine fois.
Non, moi je parlais du point de vue des droits et du statut.
Evidemment, vu de ton incarnation actuelle, ça peut paraitre effectivement rebutant, l'idée de s'envoyer des mecs. Mais je ne parlais pas de cet aspect là. De ce point de vue, je ne me plains pas particulièrement de ma présente incarnation, et je donnerais plutot raison à Ma Anan... (je ne suis pas très familiarisée avec l'hindi (?))