Jean-Luc Mélenchon
Par Petaramesh le mercredi 22 novembre 2006, 16:43 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Parce que décidément j'aime bien ce type, bien qu'il soit considérablement moins sexy que Clémentine, je vous mets ci-dessous, piquée chez Soumission sociale, la vidéo de son intervention au meeting unitaire de la gauche anti-libérale de Montpellier, le 17 novembre dernier.
Et puis aussi parce que deux crétins ont essayé de le faire taire par la force de la bêtise, et que ce simple fait me donne envie de reproduire son propos.
Même sans cela, il mérite d'être écouté.
On se demande juste ce qu'il fait encore au P.S., m'enfin j'imagine que ça ne regarde que lui. Et en tout cas, ça fait un bout de temps que je trouve qu'il ne manque pas d'un certain courage. Et puis, j'aime bien les râleurs qui rentrent mal dans les cases... C'est plus fort que moi.










Commentaires
Peut-être qu'il préfère essayer de changer le PS en bien plutôt que de le déserter en abandonnant les militants à leur sort...
Nous n'avons pas les mêmes valeurs. Une bonne connaissance a eu maille à partir avec cet olybrius. Je cite :
{{LETTRE DE PHILIPPE MARTEL À JEAN-LUC MÉLENCHON
Philippe Martel, Chercheur CNRS, Montpellier. Spécialiste d’histoire culturelle de l’espace occitan.
Monsieur le Sénateur,
C’est avec une surprise teintée de tristesse et d’une certaine irritation que j’ai pris connaissance de l’étrange question écrite que vous avez jugé utile de déposer le 3 mars 2005 concernant l’éventualité d’une officialisation de la langue bretonne en Bretagne, couverte à vous en croire par le Conseil Régional de cette région.
Ma surprise ne vient pas du contenu de votre question : je sais depuis longtemps que les langues régionales vous déplaisent souverainement, (ou souverainistement ?), et que vous affectez volontiers d’y voir un effroyable péril communautariste menaçant la république dans ses fondements mêmes.
Ce point de vue ne vous est d’ailleurs pas propre : vous le partagez avec votre ex-camarade le néo-socialiste Chevènement.
Mais on aurait tort de le croire réservé aux derniers représentants du social-chauvinisme ou du national- molletisme, comme vous voudrez, qui ont si longtemps sévi à gauche : on le retrouve chez quelques gaullistes patentés -comme Monsieur Fillon, d’ailleurs, qui veille, à son poste de Ministre de l’Education Nationale à réduire du mieux qu’il peut l’espace laissé dans l’enseignement public aux langues régionales -et il a les moyens présentement d’être bien plus efficace que vous dans ce domaine : vous devriez l’en féliciter.
Vous savez sans doute que le Front National et le parti du vicomte de Villiers sont sur des positions assez voisines -si vous en doutez je peux vous le prouver. Et je m’en voudrais d’oublier les positions similaires des gauchistes niais du Parti dit des Travailleurs, dont l’existence même doit vous rappeler de vieux souvenirs.
Tous ces gens font mine d’avoir peur des langues régionales, comme vous. La peur étant par définition irrationnelle, je suppose qu’il est vain de vous expliquer que l’on peut parfaitement travailler au développement d’une langue et d’une culture régionales -pour moi, c’est l’occitan- tout en rejettant avec la même vigueur que vous toute tentation communautariste.
Et il serait tout aussi vain de vous expliquer que compte tenu de la réalité sociolinguistique bretonne, le risque d’y voir la connaissance du français disparaître au profit du monolinguisme breton est à peu près aussi réel que celui de voir le parti Socialiste mener avec succès une révolution prolétarienne. Ou encore que c’est une bien curieuse conception de l’égalité que de croire que restaurer en dignité une langue méprisée depuis des siècles par les bien-parlants et bien-pensants équivaut à concéder à ses locuteurs on ne sait quel privilège exorbitant au détriment de ces pauvres bien-parlants et bien-pensants.
Et du coup, il ne servirait à rien de vous signaler que le mépris des patois fait partie de ces réflexes de classe qui se sont transmis harmonieusement de feu l’aristocratie d’Ancien Régime à la très actuelle bourgeoisie et, malheureusement, à une bonne partie du mouvement ouvrier. Quant à mener avec vous une réflexion de fond sur l’incapacité chronique dudit mouvement ouvrier à penser de façon un tant soit peu dialectique la question de la culture, et de la pluralité culturelle en France, je suppose qu’il vaut mieux n’y même pas songer. Mais, je le répète, ce n’est pas cela qui me surprend.
Non. Ce qui motive ma surprise, c’est que vous ayez jugé bon de déposer cette question écrite au Sénat, et qui plus est dans la période que nous vivons. Etes-vous vraiment sûr que ne se posent pas à l’heure actuelle des problèmes autrement plus importants ? Le désir immodéré de céder à ce qui semble être une obsession pour vous n’a-t-il pas été plus puissant que l’appréciation objective de la réalité des choses ?
Plus grave : il ne vous a sans doute pas échappé qu’un des arguments des partisans du oui à la Constitution européenne, c’est précisément qu’au fond la position des tenants du non est dictée par le seul souverainisme, et par un vieux fond de nationalisme français obsidional. Il me semble que l’on ne peut imaginer meilleure confirmation de cet argument que l’existence de prises de positions comme la vôtre, si elle venait à être connue -et vous pouvez être sûr que des Bretons partisans du oui s’emploieront à ce qu’elle le soit -ils ont d’ailleurs déjà commencé. Mais après tout, peut-être bien que votre Non est effectivement dicté par le souverainisme et le nationalisme. Si c’est le cas, (et je ne crois pas que vous puissiez prouver le contraire) je le regretterai, et j’en concluerai qu’avec des amis comme vous, le non de gauche n’a malheureusement pas besoin d’ennemis.
Veuillez agréer, Monsieur le Sénateur, l’expression de mes meilleurs sentiments républicains.
Philippe Martel}}
Attention, à force de tourner à gauche on se retrouve à l'extrême-droite ! (Non, je n'ai pas dit Frêche...)
Aïe j'avais pas vu comment insérer un lien cliquable, neuneu que je suis. Je recommence donc (faudra enlever le commentaire précédent, désolé).
La question de Mélenchon est là.
Allez le chercher là-dessus c'est vraiment, mais vraiment, n'importe quoi.
@ Swâmi : j'ai tout regardé tu penses bien ;-) Ouais, il a l'air bien ce gars... Une fois, il est venu dans le dpt où je vis et j'avais bien accroché avec les propos qu'il avait alors tenu, faits de passion et de réflexion brillamment construite... Ouais, il est à suivre de près ce gars... ;-)
@ Titi : il est dommage de ne se réferer qu'à un seul événement pour tirer des conclusions... On ne sait jamais vraiment dans le fond les tenants et les aboutissants d'une lettre "L", ni d'une situation "S"... J'ai une amie qui dit souvent : "Ce sont les situations qui font les Hommes et les Hommes qui font les situations" et pinaise, c'est une phrase qu'il est impératif de toujours garder à l'esprit.
C'est assez pourri les arguments du genre "Le Pen et de Villiers pensent comme toi donc t'es un con". On a eu la dose pendant la campagne sur le TCE : - Et alors ça vous fait quoi de voter comme de Villier et Le Pen ? - Mais je t'emmerde !
Dans le même genre, on pourrait dire que ce type partage l'amour des langues régionales avec le parti Chasse Pêche Nature et Traditions.
J'ai vraiment hâte de Mélenchon quitte son parti, en emportant avec lui un quart des militants si possible.
<Disclaimer>Mes grands-parents maternels avaient un nom fort Breton, lui était directeur d'école (de celle de Jules Ferry) et elle institutrice, et, entre les deux guerres mondiales, il recevaient dans leur école (dans les mégalopoles successives de Pluzunet, Langourla, L'Île Grande et autres capitales) des enfants qui arrivaient ne parlant pas un mot de français, uniquement Breton, et qui quittaient de l'école en parlant parfaitement le français.
Entre-temps, pendant qu'ils étaient à l'école, les mômes qui avaient le malheur de prononcer un mot de Breton se retrouvaient au piquet coiffés d'un bonnet d'âne.
C'était comme cela que l'école laïque procédait à l'époque.
C'est aussi comme cela que l'unité linguistique du beau pays de France s'est constituée. Ce fut en partie par la coercition.
Voici pour mon histoire familiale personnelle.
</Disclaimer>En ce qui me concerne, et quels que soient les cris d'orfraies que pousseront mes camarades gôôôchistes, je me bats furieusement les couilles des "langues régionales" et suis rigoureusement opposé à leur enseignement ailleurs qu'en faculté, au titre culturel et historique de langues mortes qui furent autrefois en usage.
Mais surtout pas à l'école primaire ou au collège ou au lycée, où l'on a mille choses plus importantes à enseigner (et que l'on n'enseigne déjà pas) plutôt que de se préoccuper de ces ridicules combats d'arrières-gardes.
En attendant, la langue de la République ayant cours sur le territoire du beau pays de France doit être le français, du moins selon mon humble avis, mais c'est le mien, et je l'assume complètement.
Me fais-je suffisamment bien comprendre ?
Il me semble donc que sur ce point, je suis pleinement en accord avec le père Mélenchon.
Maintenant, je ne serais pas autrement surpris de voir des olibrius qualifier cette opinion de Villiériste voire Lepéniste, ben tiens ! De toute manière, dès qu'on est en désaccord avec un gôôôchiste, c'est parce qu'on est un fââââchisteuh. Mais le binaire ça me connaît : J'suis dans l'informatique :-DDD
En l'occurrence Mr Martel ne m'a pas l'air du tout gauchiste. Il avait l'air partisan du OUI et plutôt de droite, surtout au vu de cette vanne qui m'a beaucoup fait rire d'ailleurs : le risque d’y voir la connaissance du français disparaître au profit du monolinguisme breton est à peu près aussi réel que celui de voir le parti Socialiste mener avec succès une révolution prolétarienne.
Pour rejoindre le débat du prof et aller dans le sens de Swami, (http://perso.orange.fr/notules), la dernière chose dont les gamins ont besoin au primaire et à la maternelle, c'est d'avoir à apprendre une langue en plus du français.
Pour recentrer le débat maintenant, j'ai peur que cette gauche anti-libérale ne puisse rien faire sans le PS, surtout aux législatives. Et à part le PC, personne ne veut négocier avec le PS. Gauche plurielle 2 le retour ?
Mais supposons Pimprenelle présidente, à moins qu'elle n'ait affrontée Noenoeil au second tour, ça sera une victoire de justesse, donc le PS n'est par la suite pas assuré d'avoir la majorité à l'Assemblée. Pensez vous que Ségolène ira s'allier avec Bayrou, ou les socialo-communo-stalino-lenino-marxo-trotskystes ?
Par contre Besancenot devrait mettre un peu d'eau dans son vin et arréter de taper sur le PC, sinon il est pas prêt d'avoir ses signatures...
Besencenot aura ses signatures avec le PS, sans aucun doute....
bonjour à tous, et bravo à Swâmi Petaramesh pour ce blog qui me plait, qui me plait, mais alors qui me plait !
Hollande n'a pas interdit aux élus PS de parrainer un autre candidat que celui désigné par le PS ?
2Swâmi: I did notice it before. As you are pushing for the use of some utility language for a better human understanding, I do not understand why you persist in using French? As you proclaim your deep knowledge of English (as a computer guy, but let me add I personally know hosts of French computer specialist unable to have a working discussion in English), my guess is that is pure lazyness?
@Gastiflex: Je peux affirmer que Philippe Martel est depuis toujours à gauche, et qu'en vrai homme de gauche il ne passe pas une journée sans se remettre en question, sans bousculer les pseudo-certitudes qui relèvent certainement de la paresse intellectuelle. Je n'ai jamais entendu le crypto-fachos de CNPT défendre les langues régionales. Et je ne veux pas refaire le débat du Oui/Non. En tant que syndicaliste, j'aurais simplement préféré que l'Europe libérale instituée par le traité de Rome (1957, comment, vous avez raté ça ???) soit un minimum cadrée. Les droits des travailleurs (surtout ceux des pays "nouveaux") auraient été mieux protégés par le TCE qu'ils ne le sont aujourd'hui (celui qui n'a jamais assisté un collègue en entretien préalable à licenciement ne peut pas saisir...) mais bon, une majorité de Français a préféré le libéralisme sauvage au libéralisme un minimum encadré... allez savoir pourquoi...
@Ouadou : Est-il normal que mon trollomètre tinte ?
bon, allez , je re trolle sur la nation ... vais encore me faire bloquer par l'anti-spam si je m'agacee ... la disqualification de la "nation", au nom du fait que l'un de ses sous-produits est le "nationalisme" à la Lepen and co, c'est bien pratique ... ça fonctionne depuis plus de 35 ans ... comme disaient certains anarcho-syndicalistes ( d'affreux fachos , bien entendu ... ) la nation, c'est le lieux d'exercice du droit social ... dissoudre la nation , c'est détruire une construction protectrice qui fut acquise par des luttes sociales longues, et douloureuses ... disqualifier la notion de nation, c'est comme virer la cloture du poulailler , bien pratique pour le renard ...
@Swâmi: Quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage, quand on refuse de débattre, on dit qu'on a un troll ???
@Les marques du plaisir: Nan, le lieu d'exercice du droit, c'est la République, ou l'Etat, pas la nation, qui est une invention des politiques pour convaincre les pauvres hères d'aller se faire tuer pour Verdun, Alger ou le MEDEF... Et que ce soit l'Etat ou la République, force est de constater que la drouate et la goche n'en ont pas la même définition, ni le même usage...
@Ouadou :
Facile.
On n'est pas non plus forcé d'accepter n'importe quel débat spécieux qui nous est proposé, surtout quand on sait par avance qu'il ne conduira nulle part et certainement pas à un accord.
C'est la liberté même qui permet de ne pas être contraint par un sujet qu'un tiers nous apporte. On peut prendre, ou laisser. C'est donc sans ambages que je décline de poursuivre.
Je diffuse une vidéo de Mélenchon, certains jugent utile de lui tirer dans les pattes en déterrant une histoire de langues régionales qui n'a rien à voir avec le sujet de l'intervention diffusée. Personnellement, ces histoires de langues régionales m'ennuient et je les trouve - pour l'essentiel - parfaitement ridicules. Clochemerle. La guerre des boutons. Velrans contre Longeverne.
Je ne souhaite toutefois pas en débattre avec leur zélateurs, car je connais trop par avance les arguments qui vont être apportés à un dialogue de sourds et la non-entente qui en découlera.
C'est une perte de temps dont je n'ai que faire.
Venir démolir quelqu'un en apportant "le sujet qui fâche" dans un débat où il n'a rien à voir, et insister pour orienter le débat sur ce sujet dont nul ne veut, c'est clairement une attitude trollatoire, en effet.
Nous aurons compris que tu n'aimes pas Mélenchon en raison de ses prises de position sur le sujet des "langues régionales". Très bien. Dont acte.
Je t'ai informé que je me sentais, de ce point de vue, bien plus proche de ses positions que des tiennes. Parfait. Il me semble que nous pouvons clore le sujet, puisque rien d'autre n'en sortira.
Maintenant, si tu insistes pour l'étaler sur 218 commentaires suppléméntaires, alors oui, clairement, tu trolles.
Ugh.
euh ... quand je cause nation , c'est au plan historique, la nation précède ou ne cadre pas forcément , a priori avec l'état ... tu as eu un réflexe trés franco-français en l'occurence ... :o)))
Il y aurait tant de choses à dire... mais bon, je le dirai probablement sur mon blog à moua...
C'était un peu de la provoc, merci quand meme [je poste via VNC, le clavier refuse les circonflexes...] pour cet espace convivial.
@Ouadou :
No problemo.
@Ouadou : Le raisonnement Swâmique sur la protection offerte par le TCE a été exposé ailleurs ...
Ancien militant PS de l'Essonne, j'ai fréquenté de relativement près un certain nombre de têtes nationales du PS de ce qui s'appellait à l'époque "la gauche socialiste" (La GS pour les intimes), courant de gauche du PS dont les leaders étaient Julien Dray, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélanchon. (j'ouvre ici une parenthèse, regardez dans quels courant ils sont maintenant les amis de 30 ans). Il faut bien avouer que j'ai le coeur nettement à gauche et que j'ai plusieurs fois voté pour la GS parce que côté discours à gauche virulent c'était encore ce qu'il y avait de mieux dans le PS de l'époque (1996-2002 en ce qui me concerne, notez les dates : mort de Mitterand et avant la présidentielle de merde de Jospin). Mais le fait est que malgré des beaux discours (ou la Méluche exelle complétement, c'est un vrai horateur, des comme on en fait plus) je les portes pas dans mon coeur au niveau des comportement personnels. En tant qu'anciens trostkistes ils avaient la facheuse habitude de se conduire en autoritaire pseudo-démocrates dont les adversaires locaux, les Fabiusiens (la droite du PS de l'époque), faisaient régulièrement les frais (et ça ne me gène pas plus que ça) mais également les autres (majorité silencieuse oscillant entre Jospin, les verts, la GS... dont j'était). Certains de ces accords étaient contre-nature car passés avec leurs ennemis jurés (les fab'). Ces accords écrits sous la table et sans concertation, restaient bien sur secrets. Ils n'avaient qu'un seul but faire que la Fédération de l'Essonne reste dirigée par un membre de la GS, au détriment de la démocratie locale interne au PS. En effet, à l'époque la GS pour exister nationalement avait besoin d'une fédé, et celle là était forcément la leur puisque les 3 lascars y habitaient. Du coup la Fédé du 91 étaient un vrai bourbier politique dont les têtes changaient régulièrement, étaient indirigible, inefficace et malgré un terrain socio-économique favorable, ne permettait pas de victoires et d'avancées politique pour le PS et le reste de la gauche (assez minoritaire en terme de militants et d'electorat localement).
Bref tout ça pour dire que venant de personalités politiques, le discours peut avoir une forme très attrayante, il n'en reste pas moins que ce sont des personnalités de pouvoir dont les méthodes sont souvent à l'opposée de leurs discours et cela au détriment de l'intérêt du plus grand nombre. Du coup la politique j'ai arrêté d'en faire en tant que militant et je me méfie toujours de la forme.
ça réchauffe mon vieux coeur de me voir cité sur ce blog. Puisque je suis, à, deux ou trois trucs comme ça en passant. Suis je de droite ? Ai-je voté oui? Il me sembalt que le vocabulaire utilisé dans ma lettre à Mélenchon induisait une réponse négative aux deux questions. Pour ceux qui ont encore des doutes, je ne me trouve pas vraiment de droite, et j'ai un tout petit peu voté non le moment venu. Mélenchon m'a répondu, figurez-vous, en m'appelant Monsieur et en me signalant que, lui, il avait été élu, et pas moi, et que donc je n'avais rien à dire. Une copine occitaniste pas trop de droite non plus l'a ensuite chopé au meeting non de Montpellier, et il a promis de reprendre dialogue (un jour sans doute; on attend.) Je ne me serais pas permis de traiter Mélenchon de con, pas avant d'avoir vraiment discuté avec lui,mais je ne vois pas ce qu'il y a de "pourri" à rappeler que l'hostilité /mépris pour les langues régionales est aussi partagé par des gens de droite et plus encore. Faut pas le dire ? Je maintiens bien entendu ce que je dis sur le mépris des bien-parlants sur les "patois" comme seule vraie rason de la chasse aux atois (et non on ne sait quee nécessité pédagogique face aux sauvages qui savent pas causer, ça c'est la légende rose des hussards noirs. Avant de trouver que c'est une question ridicule et clochemerlesque, on devrait réfléchir au fait que la question des langues a à voir avec la lutte des classes, et que ça mérite un peu plus que des remarques ironiques. Quant à la nation et à la République, on se souviendra peut-être que c'est des concepts bourgeois, et que les acquis sociaux dont on benéficie encore un tout petit peu ne sont pas une conquête de la nation, et de son Etat, puisqu'en France les deux vont de pair ,mais le résulat de luttes menées par les travailleurs contre cet Etat, lui meme représentant de la classe au pouvoir comme on 'a appris quand j'étais petit. Sans rancune, et salutations olibriusesques
(Un commentaire arrivé bien après la bataille mis hors-ligne ce jour pour cause de point Godwin atteint avec brio à la première tentative.)