Enfin bon, l'autre jour donc, nous en étions au stade des tribulations, nous en vînmes ensuite au harcèlement quand ils sautèrent sur un prétexte fallacieux pour me sucrer les trois boules d'indemnités de misère qui me restaient, mais aujourd'hui je tente de contester, et nous en arrivons à l'Ubuesque pur et simple.

Je commence par tenter désespérément de leur téléphoner, tenant compte du fait qu'ils n'ont jamais les mêmes (courts) horaires d'accueil téléphonique d'un jour de la semaine sur l'autre.
Comme aujourd'hui j'ai de la chance, j'y parviens dès la troisième tentative et après pas plus d'une ou deux minutes de musique d'attente et de patouillage du robot vocal sur cette troisième fois. Bien.

Je tombe donc sur une employée aimable comme une porte de prison (et dont la voix et le phrasé donnent à penser qu'elle en a également à peu près l'intelligence), à qui je demande des explications sur le fait que l'ASSEDIC me sucre mes ASS au fallacieux prétexte que je n'aurais pas retourné le tomberau de documents demandés - alors que je les ai moi-même déposés dans la boîte-aux-lettres de l'ASSEDIC.

(Il y a 6 mois, j'avais déjà été victime d'un embrouillamini, puisqu'ils avaient déjà sucré mes allocs en "oubliant" de déduire la pension alimentaire que je verse, de mes revenus. Il m'avait suffi (!) de me rendre physiquement à l'ASSEDIC pour que l'employée m'y accueillant règle elle-même le problème en 5 minutes. Mais la dernière fois que je me suis rendu à l'ASSEDIC, quelle ne fut pas ma surprise de voir des panneaux indiquant qu'il n'est plus possible d'y être reçu, même pas au comptoir d'accueil, sans un rendez-vous obtenu préalablement par téléphone.)

Aujourd'hui, je commence par expliquer à l'employée à qui je parle que j'ai reçu un courrier me disant que je me suis fait sucrer mes allocs, alors que le site web de l'ASSEDIC me dit que je les ai toujours, et que j'aimerais bien savoir ce qu'il en est au juste.

L'employée me répond que ce n'est plus à l'ASSEDIC que je dois m'adresser, mais à la "Direction Départementale du Travail et de l'Emploi", comme le dit le courrier que j'ai reçu.

Il me faut 5 minutes de palabres et un bon début d'énervement pour arriver à faire comprendre à cette c***asse qu'avant de contester, il me faut savoir si je dois contester, et donc, savoir si j'ai des allocs comme me dit le site web, ou si je n'en ai plus, comme me dit le courrier, les deux étant à l'en-tête des ASSEDIC. Je lui demande donc de m'indiquer ce qu'elle voit, elle, sur son écran, concernant mon dossier.
Rien que pour lui faire comprendre ça, 5 bonnes minutes, donc.

La c***asse finit, en désespoir de cause par me répondre que le site web ne fait pas foi, et qu'elle a sur son écran le même courrier que celui que j'ai reçu (et que donc, je n'ai plus d'allocs).

Je lui indique que j'ai envoyé les documents qui m'ont été demandés, que je les ai moi-même déposés dans la boîte-aux-lettres des ASSEDIC, qu'ils n'ont donc pas pu être "perdus par la poste", et lui demande s'ils ont été traités. Elle n'en sait rien.

Je lui demande de me donner un rendez-vous à l'ASSEDIC pour que je puisse rencontrer des gens qui pourront répondre à cette simple question.

Elle refuse de me donner un rendez-vous, prétextant à nouveau que mon dossier n'est plus traité par l'ASSEDIC (à la suite de ce refus), mais par la DDTE.

Je lui réponds que, puisque c'est à l'ASSEDIC que j'ai adressé les documents que m'a demandé l'ASSEDIC, et que c'est un courrier de l'ASSEDIC qui m'apprend que je ne les aurais soi-disant pas transmis, et que c'est donc ce courrier de l'ASSEDIC qui m'informe que mes allocations sont sucrées, c'est donc à l'ASSEDIC que je veux m'adresser, et à personne d'autre, pour faire corriger l'erreur que l'ASSEDIC a commise.

Je lui demande donc de me donner un rendez-vous à l'ASSEDIC dont je dépends. Elle me répond que C'est impossible, car elle n'est qu'un service "d'assistance téléphonique", et ne peut pas donner de rendez-vous.

J'indique que l'ASSEDIC affiche de larges panneaux disant qu'ils ne reçoivent plus désormais que sur rendez-vous obtenu par téléphone auprès du 0811.01.01.69, donc elle. Je lui demande donc de me passer quelqu'un de l'ASSEDIC qui pourra me donner un rendez-vous. Elle me répond que c'est impossible.

J'insiste à nouveau, et, me mettant en colère cette fois, j'exige que l'on me donne un rendez-vous à l'ASSEDIC dont je dépends, ou le moyen d'en obtenir un. Elle me répond de nouveau que C'est impossible, car elle n'est qu'un service "d'assistance téléphonique", et ne peut pas donner de rendez-vous. Mais elle me dit maintenant qu'elle va faxer à mon ASSEDIC une demande pour que ceux-ci me rappellent "le plus rapidement possible" et me donnent un rendez-vous.

Je demande s'il n'est pas possible que je les appelle moi-même pour obtenir ce rendez-vous directement d'eux. Elle me répond qu'ils n'ont pas de téléphone.

J'en reste donc sur cette promesse de fax, et qu'on me téléphonera... un de ces jours... pour me proposer un rendez-vous... un de ces jours...

"On vous écrira..."

Brazil.


Update 17:34 : Personne ne m'a rappelé, et, vu les horaires de ces braves gens, il y a autant de chances qu'ils me rappellent aujourd'hui que de voir un camion de la Brinks se garer en bas de chez moi pour m'apporter un million d'Euros en liquide.
Ils ne me rappelleront pas non plus demain, donc il faudra demain que je tente à nouveau le gravissement de l'Everest de la connasse l'accueil téléphonique des ASSEDIC.