Harcèlement
Par Petaramesh le dimanche 19 novembre 2006, 19:30 - Inferno Chomismorum - Lien permanent
Et même pas sexuel, c'est moins drôle.
Il parait que ce fumier gros menteur fumier (finalement) de Thierry F. vivrait depuis 24 ans dans un luxe inouï des largesses de l'ASS. Ce type est très fort, non ?

Le mois dernier, ils m'ont envoyé le beau questionnaire à remplir avec plein de calculs fastifieux à faire, comme tous les 6 mois (pour conserver la kolosale fortune allocatoire de 7 Euros et des brouettes par jour).
J'ai donc répondu à leur questionnaire et le leur ai renvoyé.
En réponse, ils m'ont renvoyé mon papelard en demandant que je leur fournisse, de sucroît, une année de photocopies des bulletins de salaires de mon épouse (soit plus de quinze pages de photocopies, puisque certains bulletins de salaire de Mâ Anandaramesh font deux pages - tellement qu'elle est grassement payée, sans doute... Enfin non, toutes les lignes, c'est que des cotisations et retenues diverses...), dont ils avaient déjà la moitié par devers eux d'ailleurs, puisqu'ils m'ont déjà demandé la même chose il y a 6 mois, et que demander un an de photocopies tous les 6 mois...
Ils m'ont également demandé les photocopies de mon jugement de divorce d'il y a un paquet d'années, pour justifier que je paie la pension alimentaire que je paie.
Encore 5 pages de photocopies fort indiscètes à fournir, ce dont je me suis exécuté.
Le temps de réunir toutes ces copies chiantes, j'ai mis le tout dans une grosse enveloppe et suis allé porter moi-même l'enveloppe jusqu'à la boîte-aux-lettres de l'ASSEDIC, un vendredi à 14h15 - Elle était donc aussi fermée que le caveau de famille de Jaurès, comme de bien entendu.
Enfin, je sais au moins que mon volumineux courrier est arrivé à bon port puisque je l'y ai déposé moi-même. Il n'a nullement été perdu par la poste, hein ?
Bon, ben maintenant, je reçois ça.
Vais encore bien me faire chier pour récupérer mes 3 sous dans 6 mois, je le sens, tiens...
Sinon, Thierry F., il est trop vachement fort comme gars, moi je dis... 24 ans qu'il carotte sans bouger un cil qu'il paraît ? Putain, quand je vois ce qu'il faut se faire chier pour simplement obtenir ce à quoi l'on a droit, et ne pas se le faire sucrer à la première occasion, victime d'un harcèlement perpétuel...
Je suggère qu'on érige des statues à la gloire de Thierry F., tiens. Ce type est un héros. Ca serait mieux que des statues de Jean-Paul II Karol Wojtyla dans je ne sais quelle bourgade reculée de la Bretagne profonde...
Je fatigue.










Commentaires
tagadada gougoudoudou et ploc ploc didi didi le pognon, y pasera par là et il est parti par iciiiii glouglougoloug
Tu m'étonnes, y'a vraiment de quoi...pff, l'administration est un inépuisable sujet de fatigue... tiens, à côté de chez moi, à Longjumeau, les bureaux de l'ANPE et de l'ASSEDIC ont brulé... parait que ce serait à cause d'un convecteur électrique. Pov' chômeurs qui avaient déposé leur courrier dans la boite :-( Ca aurait pu être moi il y a quelques temps.
(Qd je discute avec les administrations et qu'il y a un enjeu financier, j'envoie tout par recommandé. Même quand c'est les impôts et que je suis à 100 mètres de leur boîte aux lettres)
((Thierry, il a pu gruger pendant les 20 dernières années de socialisme. Depuis qu'il y a un vrai gouvernement, on ne peut plus gruger. La preuve, tu ne peux plus rien toucher. C'est bien la preuve que l'Etat va mieux et que des gens comme Thierry, c'est du passé.))
Ce qui montre par l'exemple la supériorité de l'idée de "revenu de citoyennneté" (l n'y a pas de terme unique pour le désigner, on le trouve décrit sous toutes sortes d'apelleations). c à d. une allocation universelle qui permettrait d'assurer le minimum vital, qui remplacerait toutes les aides de ce types actuellement existantes, mais qui serait accordée à tous sans exception et sans conditions. Donc, entre autres, outre l'élimination des malchanceux qui pour une raison ou une autre se trouvent sans aucune aide, l'instauration d'une sécurité minimale et universelle dans la société, ET la suppresion du cacactère humiliant, insécurisant, tracassant, opprimant et totalitaire de la soumission aux multiples normes de controle social, assistantes sociales, au autres flics. Voir ci-après les articles de la wikipédia sur ce sujet: Baza_rento
@Roland : Quelle langue est-ce, l'article de Wikipedia que tu lies ? "eo", je ne trouve même pas ça dans les codes pays ISO...
Personnellement, en tout cas, c'est une langue à laquelle je n'entrave que pouic ;-)
J'ai reçu la même 2 jours après avoir envoyé mon super dossier plein de surligneur fluo, de post-it, de trucs expliqués 3 fois. Celà-dit, en consultant ma situation en ligne, j'ai vu que j'avais une allocation de 9 euros par jour (qu'est-ce-que je vais bien pouvoir faire de tout cet argent ?). Si tu penses que leur réponse n'est pas justifiée ben... insiste.
Oui, notre seule possibilité, c'est de les harceler par téléphone.
D'ailleurs, ça me fait penser qu'ils m'ont entubée de la prime de retour à l'emploi... Je vais encore enrichir un numéro surtaxé, je sens!
C'est classique des administrations pourvoyeuses de statistiques, d'allocation ou de remboursements à certaines périodes de l'année : pour alléger les chiffres et les budgets, des directives informelles mais bien réelles sont données aux "agents" pour rejeter les dossiers sous n'importe quel prétexte, ce qui permet de faire passer ces dépenses après la deadline fatidique à laquelle les comptes tout propres doivent être rendus au Ministère approprié.
L'Assedic est concerné, surtout par les temps qui courent, mais aussi la CAF, et la Sécu. Pour exemple, le système "Vitale" des feuilles de soins électroniques permet de faire des coupes claires dans les flux d'information à certains moments où la gestion devient critique, générant des rejets en masse, histoire de retarder des flux de remboursements, et pour les feuilles de soins classiques en papier, des petites fourmis sont dressées à reconnaître la moindre coquille pour gagner/perdre 6 semaines dans les délais de traitement. En fait, cela pourrait se traduire par le schéma suivant : l'assuré envoie sa feuille de soin à J+2 dans le meilleur des cas, le courrier arrive donc à J+4 au centre de traitement SS, et n'est pas toujours dépouillé le jour même. Lorsque le courrier est dépouillé, puis trié (çà peut prendre plusieurs jours parfois), les feuilles de soin sont passées au crible (par des bipèdes, qui ont peut-être été remplacées par des machines à lecture optique depuis), et bizarrement, à certaines périodes où les médecins équipés du terminal Vitale croulent sous les "rejets de FSE", les assurés reçoivent à J+25 (J+4 + 3 semaines de délai SS) par retour leur feuille de soins ou leur demande d'entente préalable où il manque le moindre petit détail (le n°SS n'étant pas considéré comme un détail, faut pas pousser), alors que la même feuille, à d'autres périodes, serait passée comme une lettre à la poste. L'assuré renvoie sa feuille de soins dûment complétée, et nous voici ramenés 20 jours plus tard pour le remboursement, soit J+45. Les administrations pratiquent également la "perte du dossier" ou du "document le plus indispensable à la constitution du dossier", pour gagner du temps, voire évincer un allocataire qui se découragerait facilement.
La CAF m'a déjà fait le coup des "vacances d'été" pour mettre plus d'un mois et demi à traiter une demande (les versements étant suspendus, bien entendu), et l'Assedic, pareil, en me réclamant un document que je leur avais déjà envoyé en respectant les délais, et dont ils se sont rendus compte au bout de 8 semaines de suspension d'indemnités qu'ils n'en avaient pas besoin pour me verser les allocations. Le tout, en passant sous silence les minutes d'attente sur des numéros surtaxés, le fait que chaque agent avec qui je me suis entretenue concernant mon dossier m'a donné des consignes différentes, et les timbres pour renvoyer des copies de documents en pure perte...
@Swâmi : "eo", ce ne serait pas de l'esperanto ? çà ressemble à une langue hybride.
Argh.
ce que décrit Munakoiso, pratiqué par une entreprise , celà s'appelle de la cavalerie , et c'est limite limite ... pratiqué par l'état, mes rganismes sociaux ou les collectivités locales, cela s'appelle de la bonne gestion ... cherchez l'erreur ...
Je dois avoir le clavier qui me gratouille ce soir, j'espère que çà n'ennuie personne. Puisque les marques du plaisir parle de "bonne gestion des deniers publics et de la misère de l'allocataire" (lol) et que Mâme Monolecte n'est pas loin, je rebondis sur notre idole à tous, nous autres pous, puces, morpions, tiques, sangsues de ce généreux saint-bernard qu'est notre bonne société, Swâmi l'a nommé, donc je ne le renommerai pas. J'avoue ne pas avoir acheté son brillant ouvrage, que je lirai peut-être un jour s'il sort en bibliothèque (ce sera plus dans mes moyens), mais, en faisant la synthèse d'un tas d'échos et autres bribes parcourus sur le net, son histoire me rappelle ce célèbre imposteur qui se faisait passer pour un prestigieux médecin auprès de tout son entourage. Ce type laisse plus ou moins supposer à ceux qui le rencontrent qu'il travaille dans un milieu informel (où l'on peut s'habiller "friday-wear") où il serait censé gagner assez bien sa vie (il cite le secteur informatique).
Cependant certaines pièces du puzzle ne s'emboîtent pas :
- s'il a un crédit immobilier pour son 30m2, il ne l'a certainement pas souscrit en tant que chômeur, et il est rare que les banques prêtent sur 25 ou 30 ans pour des mensualités de 50 euros, non ? Donc : apport personnel important au départ ? si c'est le cas, cela suppose qu'il gagnait très bien sa vie en début de carrière (il n'a que 40 ans), ou qu'il a été aidé par sa famille (et l'est peut-être encore)
- Quid des mensualités actuellement ? Si elles ne représentaient pas plus de 30% de ses revenus nets à l'époque du contrat de prêt, elles doivent avoisiner l'intégralité de son budget actuellement (même avec 150 euros d'APL), non ?
- Il doit s'acquitter de la taxe foncière (177 euros par an dans son cas), de charges d'immeuble (comment fait-il si les copropriétaires votent un ravalement de façade ? çà doit arriver, en 20 ans), d'une assurance habitation (disons 100 euros par an pour un contrat simple), de factures d'énergie et eau (disons 80 euros par mois),
- il a un véhicule, qu'il a acheté ? neuf ? d'occase ? rubis sur l'ongle ? avec un prêt bancaire "spécial chômeur" ? mais qui, même pourri avec des trous dans la carrosserie (ce qui ne semble pas être le cas), est censé être entretenu (genre la batterie à changer, un beau jour), rouler avec du carburant, et être assuré (au moins 100 euros par mois pour le tout en moyenne),
- et enfin, il s'habille pour ne pas avoir l'air d'un clochard, mange à sa faim, sans doute (disons 100 euros par mois), et porte des lunettes, qui même avec la meilleure volonté de la Sécu (CMU + CMU complémentaire = 110€ de rembt), lui laissent une part importante à sa charge (presque 400 euros, si l'exemple cité dans l'article du Point qui nous a tous horripilés est exact).
A mon humble avis, çà pue l'intox, et l'iceberg qui nous paraît énorme a une partie encore plus énorme immergée, un peu comme l'obèse qui ne décrirait à son médecin que le contenu de ses trois repas frugaux "steack-salade" en passant sous silence les quintaux de chips et de barres chocobeurk absorbées entre lesdits repas. Activité lucrative non déclarée, ou famille complaisante ?
Si quelqu'un a une idée de son secret... parce que moi, je reste perplexe avec mes 380 euros mensuels.
La connerie bureaucratique c'est un peu comme la misère : c'est toujours aux pauvres gens qu'elle s'en prend avec le plus vigueur.
Il y a quelques années de cela, je travaillais dans une boite en perdition, un magnifique exemple du dynamisme de nos entrepreneurs (gérant de paille, bagnoles de luxe et notes de frais somptueuses, chiffre d'affaire virtuel, salariés maigres et fournisseurs payés aléatoirement, etc.). Quand la boite a touché le fond, on a cessé de me payer mais sans me licencier officiellement. Pas de licenciement donc pas d'ASSEDIC, restait le RMI en attendant le passage aux prud'hommes. Pour avoir un avocat j'ai entrepris de déposer une demande d'aide juridictionelle. Je débarque au Tribunal de Grand Instance avec mon dossier soigneusement rempli et toutes les paperasses nécessaires dont une fiche de situation ASSEDIC. La greffière me la rend et me dit : « Nous ne prenons que des copies, pas d'original. » Mais Madame, une fiche comme ça j'en tire autant que j'en veux à la borne de mon ASSEDIC... « Je vous dis que nous ne prenons que des copies. Il y a une photocopieuse à pièces dans le couloir. » Me voilà obligé de faire de la monnaie pour photocopier un document imprimable à volonté et gratuitement. C'est absurde et particulièrement agaçant quand on est dans une situation économique difficile. Enfin, je reviens avec la photocopie dégueulasse. Après avoir examiné soigneusement mon dossier la greffière me le tend et me dit : « Très bien. Mais ce n'est pas ici qu'il faut le déposer. » Comment ? Mais je croyais que je devais le déposer au Tribunal de Grand Instance de mon domicile ? « Normalement oui. Mais dans votre cas, vous devez aller au TGI de votre employeur. » Bon, au moins mon dossier aura été vérifié par une professionelle...
L'affaire suit son cours et nécessite un détour par la case Tribunal de Commerce. Même affaire, même avocat mais re-demande d'aide juridictionnelle, re-paperasse, etc. J'ai reçu l'avis favorable une semaine après la séance... donc pas d'avocat cette fois. Par la suite, ayant retrouvé du boulot, j'étais ravi de payer les honoraires sur mes propres deniers plutôt que de subir le circuit de l'aide juridictionnelle : à quelque chose malheur est bon.
Au bout de quatre ans de procédure, les prud'hommes tranchent définitivement en ma faveur. Une diligence d'autant plus remarquable qu'au référé initial la représentante de la boite (en fait une personne totalement inconnue au bataillon, mais d'où sortait elle ?) avait reconnu sans discuter le bien fondé de mes demandes (sidération du président du tribunal) et que par la suite plus personne ne s'est présenté pour incarner le défenseur... jusqu'à la nomination d'un liquidateur. Il ne me restait plus qu'à envoyer la copie de mes bulletins de salaires à un cabinet d'expert comptable pour récupérer le peu de fric qui m'était dû et classer l'affaire parmi les mauvais souvenirs. Comment ai-je pu penser une seconde que ce serait aussi simple ? Le temps passe et je ne vois rien venir. J'appelle le cabinet. Comme de juste, ils ne sont joignables que tel jour dans telle plage horaire. Je rappelle à l'heure H du jour J. Bonjour madame, vous avez bien reçu mon dossier ? « Non, vous n'avez qu'à le renvoyer. » Re-photocopies, re-enveloppe, re-affranchissement, mais cette fois je demande un suivi de courrier. Je rappelle pour confirmer la bonne réception de ma paperasse. « Non, je vous dis qu'on n'a pas reçu votre courrier. » Madame, j'ai demandé un suivi de ce courrier et la Poste me jure qu'il a été livré chez vous tel jour à telle heure. Je veux bien faire ce courrier pour la troisième fois, mais en ce cas je viendrais vous le remettre en main propre, d'homme à homme, les yeux dans les yeux. « Vous pouvez le déposer à l'accueil mais on ne vous recevra pas. » C'est ce qu'on verra. Re-photocopies, re-tout. Demain je prend ma journée et on va s'expliquer eux et moi. Le soir même je trouve sur mon répondeur un message embarrassé : « Heu... M. TB, c'est le cabinet Machin. Nous avons retrouvé vos deux courriers... »
Quand je pense que je vais bientôt pouvoir rejoindre la cohorte des cloportes, parasites et autres profiteurs qui usent et abusent du système, je vois qu'il y a d'ores et déjà matière à se réjouir. Quel bonheur d'envisager, enfin, de se frotter à des administrations tatillones et expéditives.
Ploermel, la commune de Bretagne. Sympathique bourgade qui avait déjà fait parler d'elle pour sa trentaine de caméra de video surveillance (et 30 autres de prévues plus tard) installées pour ses 9000 habitants. Un vrai petit labo du Sarkozisme. D'ailleurs Nicolas aurait été invité pour l'inauguration de cette statue (offerte pour service rendu par un artiste russe présenté comme un des grands parrains de la mafia russe). Non, les locaux sont pas forcement heureux de subir ça...