C'est ballot
Par Petaramesh le dimanche 5 novembre 2006, 19:47 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Il est pratiquement trop tard pour éviter une catastrophe mondiale :
La possibilité d'éviter une catastrophe mondiale est "déjà pratiquement hors de portée". C'est l'alerte que relancera aujourd'hui le rapport très attendu sur le changement climatique de Sir Nicholas Stern. Une perspective terrifiante est que les changements des modèles météorologiques pourraient faire baisser le rendement des économies mondiales d'un montant équivalent à 6.000 milliards de livres [9.000 milliards d'euros] par an d'ici à 2050, pratiquement le rendement total de l'UE !
Pêche: la quasi-totalité des poissons risque de disparaître des océans d'ici 2050
Bon, les gosses, on vous a un peu salopé la planète, mais on n'a pas fait exprès, alors faudra pas trop nous en vouloir... On s'a bien marré, z'aviez qu'à être là plus tôt, pendant qu'il en restait encore (et qu'on pouvait baiser sans capote, en plus)...
(Puis tout façon c'est pas notre faute à nous, nous on est que des pov' cons d'prolétaires, allez donc râler auprès des vrais dirigeants...)
Quand je pense à ce qu'on leur passe comme savons, à ces pauvres gosses, quand ils foutent du ketchup sur la moquette, de la peinture à doigts sur la tapisserie, ou qu'ils montent avec leurs baskets boueuses sur le canapé de cuir du salon...
Finalement, nos bébés, on a le choix entre les bouffer tout de suite ou les regarder crever de faim plus tard... On ferait peut-être mieux de les bouffer tout de suite, surtout qu'ils risquent de nous en vouloir un peu, quand même...
A moins qu'une bonne guerre...?










Commentaires
On pourrait pas tous les envoyer en Australie? Il reste plein de place au milieu...
Sois positif, ce n'est pas nous qui les boufferons mais eux qui nous savoureront...
sous forme de Soleil Vert!
Je suis étonné que tu n'y aies songé.
Mais peut-être étais-tu trop jeune quand ce film est sorti.
@Bil : Ne pas connaître un tel classique ? Je m'en voudrais ;-)
M'enfin, pour une fois qu'on me prend pour un jeune, je ne vais pas me plaindre, non plus ;-))
les bouffer tout de suite ou les congeler, that is the question...
Eh ouais, on est bien dans la crotte universelle et, franchement, je ne suis pas certaine que le fait de le savoir de façon un peu plus officielle va changer un quart de seconde la manière de faire de "nos" dirigeants... Ouais, une bonne ch'tite guerre, moi, j'dis, y'a que ça... Ou alors une bonne grosse REVOLUTION, ce qui revient à peu près au même :-}
le chaos est proche, organisons tant qu'il en est encore temps.
Quand il n'y aura plus d'énergie pour tous, il n'y aura plus internet.
Nous claquerons des dents dans des maisons froides, nous nous battrons pour la nourriture, ce sera le règne de la haine (déjà commencé) les religieux rempliront leurs temples de moutons déséspérés.
puis seuls les plus forts et les plus débrouillards survivront et reconstruiront le monde sur les ruines des empires occidentaux.
De ce point de vue, les pays émergeants, ou les continents sinistrés, habitués à la souffrance et à la privation, supporteront mieux les catastrophes à venir.
Là où substiste encore l'agriculuture vivrière, en supposant qu'il y ait encore de l'eau, il y aura encore à manger.
Là où l'on a jamais rien eu, on ne souffrira pas du manque ou de la frustration.
En occident, les enfants choyés et bien nourris risquent fort ne pas être capables de s'adapter.
Donc c'est peut être mieux de les bouffer tout de suite, pendant qu'il sont encore bien gras.
Je vous remet une petite citation que j'aime bien, que j'ai déjà utilisée hier sur le site de soumission totale, mais peut être que quelqu'un ne l'a pas lue
Elle est de Raoul Vaneigem, à lire et à relire, extraite de "Nous qui désirons sans fin"
« L’économie qui changeait le monde s’est transformée en une économie du déchet. Abandonnée à l’état de détritus, la nature dévastée compose en une fois l’excrétion et le repas d’une rentabilité qui dévore tout sur son passage et se dévorera elle-même. Démanteler les usines et les services publics afin de préserver le dividende des actionnaires participe d’une gestion de l’immondice. Qu’adviendra –t-il de l’homme économisé ? (…il court le risque de régresser plus avant. (…) Dans les ruines d’une civilisation marchande où l’argent détermine toutes les formes de relation, des hordes de débris humains survivent en exploitant et en massacrant leurs semblables
et aussi: "Nous avons à préparer une révolution de la vie quotidienne. Or ce qui s'annonce n'est pas le dépassement de la survie mais sa sauvegarde par le changement du mode de production"
pour finir: "L'homme lucratif est la parfaite expression de l'inhumanité"