La question du "droit de vote des étrangers" est un serpent de mer qui remonte régulièrement, un de ces sujets "marronniers" qui permettent assez sûrement de départager "une certaine droite" d'"une certaine gauche", avec des positions plus modérées entre les deux.

La demande "officielle" émanant le plus régulièrement d'une certaine gauche, et inscrite à leur programme, est d'accorder le droit de vote à certaines élections locales aux étrangers, arguant que toute personne vivant à un endroit donné est directement concernée par les décisions prises au niveau local, et donc, devrait pouvoir s'exprimer sur les questions locales qui peuvent avoir un impact sur le nombre de crèches, d'églises, de mosquées, de temples athées[1] ou de M.J.C. à construire et sur faut-il ou non rallonger la ligne de bus 44 ?

Il est certain que ces questions locales concernent bien évidemment tous les habitants d'un patelin, quelle que soit par ailleurs leur nationalité.

Mais l'argument est très mauvais. Soutenir que l'on doit accorder le droit de vote aux étrangers sous prétexte que les questions locales les concernent, revient, en creux, à affirmer que les question nationales ne les concernent pas, sinon, le même argument permettrait bien sûr de demander qu'on leur accorde le droit de vote de manière générale.

Pourtant, pratiquement aucune organisation ne revendique le droit de vote intégral pour les étrangers. Ce qui veut dire que les organisations qui revendiquent un droit de votre purement local soit :

  1. Pensent que les questions nationales sont sans incidence sur la vie des étrangers vivant en France : Il est évident qu'avoir un Kanichabouch Kärcheriseur, désquatteur et chartériseur place Beauveau aujourd'hui, peut-être à l'Élysée demain, est sans aucune incidence sur la vie des étrangers, n'est-ce pas...
  2. Ou n'osent pas aller au bout de leur logique ?
  3. Ou avancent le droit de vote aux élections locales comme le pied qu'on met dans la porte dans l'espoir de l'ouvrir plus largement ensuite...

La première option me paraît évidemment stupide, la deuxième timorée, et la troisième intellectuellement malhonnête, je me verrais donc bien en mal de soutenir la motion pour ces raisons fumeuses.

De mon point de vue, il faut donc évacuer du débat la limitation aux élections "locales", qu'il semble difficile d'argumenter, et donc considérer la question plus largement : Faut-il accorder le droit de vote (intégral) aux étrangers vivant en France ?

Bien que je ne sois pas historien ni géographe, il me semble qu'historiquement, et en tout cas dans notre pays et dans la plupart des pays où le droit de votre existe,[2] celui-ci est partie intégrante, et l'une des parties les plus symboliques, du package "citoyenneté" : Avec la "citoyenneté" de tel ou tel pays s'acquièrent un certain nombre de droits et de devoirs, parmi ces droits figurant généralement la liberté de circulation, d'établissement, de travail et plus généralement de vie à l'intérieur de ce pays, le droit de vote, et parmi les devoirs celui de se plier à certaines lois spécifiquement applicables aux citoyens du pays, comme effectuer éventuellement un service militaire (ou "national" pour faire moins militariste ;-) obligatoire, ou être appelé à exercer la noble fonction de juré de cour d'assises, etc.

Le package "citoyenneté" est évidemment directement branché sur la "nationalité", laquelle nationalité découle du concept de "nation".

Détacher le droit de vote de ce package national peut être considéré comme vider dans une certaine mesure ce dernier de sa substance, en entamer la "vente par appartements", voire même la liquidation. Est-ce réellement souhaitable ?

Disons tout de suite que je ne suis pas un gros fanatique du concept de nation : je n'ai rien d'un nationaliste et trouve particulièrement stupide et ridicule l'attitude de "fierté nationale" qui consiste à agiter comme des cons des drapeaux en soufflant dans des trompettes pour dire à quel point on est fier et heureux d'être les meilleurs du world et les plus forts et plus beaux que tous les autres par la simple chance du hasard d'être nés ici plutôt qu'ailleurs, sachant que si par hasard on était né ailleurs plutôt qu'ici, on agiterait des étendards en battant le tambour pour crier haut et fort notre fierté d'être né là-bas plutôt qu'ici.
Le nationalisme et le patriotisme, avec beaucoup d'autres choses, sont l'opium des cons et la graine des guerres. A mon humble avis. Y'a qu'à mettre les pieds sur un stade de foot pour en être instantanément convaincu.

Si l'on vivait dans un monde parfait où tous les hommes étaient libres et z'égaux et pas trop cons, le concept de nation, qui consiste essentiellement à monter notre petite cloture[3] pour éviter que le malheur des autres ne vienne faire chier notre petit bonheur tranquille, et accessoirement cultiver notre connerie en vase clos en nous gardant à l'abri de la connerie d'autrui, serait parfaitement inutile.
J'aimerais pouvoir m'établir, si cela me pétait, à Bombay, San Francisco, Québec ou Tamanrasset sans autres contraintes ni formalités que je n'ai à en subir pour m'établir à Perros-Guirec, Paris, Grenoble ou La Rochelle, équipé de ma nationalité Française qui m'en donne le droit et interdit à quiconque de m'en empêcher.

Dans un monde idéal, j'aimerais que le même droit de s'établir à Perros-Guirec, Cannes ou Toulouse, soit également offert à tout humain d'où qu'il vienne, parce qu'il n'y a pas de raison morale qu'il en soit autrement.

Mais nous ne vivons pas dans un monde idéal, et les différentes nations, qui se partagent différents territoires, ont inventé au cours de l'histoire diverses civilisations ayant chacune développé certaines particularités politiques, culturelles, sociétales, religieuses, économiques... Et il se trouve que certaines de ces "civilisations" montrent des incompatibilités plus ou moins criantes et plus ou moins fondamentales les unes avec les autres.

Sans juger que notre société, notre "civilisation" (de France, d'Europe occidentale) serait "meilleure" que les autres dans tous ses aspects, je suis très profondément attaché à certaines des valeurs fondamentales qu'elle véhicule, valeurs qui sont les descendantes de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen du 26 août 1789, et qui sont garanties par notre constitution et notre système politique. Ce sont notamment : Laïcité, liberté d'opinion et de culte, égalité de tous, hommes et femmes, en dignité et en droits, interdiction de toute forme de ségrégation ethnique, liberté d'expression, liberté de moeurs et d'orientation sexuelle, liberté d'association et liberté politique, égalité de tous devant la loi, liberté de contrôler sa reproduction (contraception, avortement)...

Certaines de ces libertés sont d'acquisition très récente à l'échelle historique, d'autres sont encore, hélas, bien souvent théoriques (égalité devant la loi...), d'autres sont menacées de diverses manières (liberté d'expression, laïcité). Toutes sont fragiles et nécessitent d'être sans cesse défendues avec vigilance, et développées. Et toutes, prises ensemble, et bien davantage qu'un modèle économique donné, définissent un type de société, et même de civilisation.

Or, les flux migratoires ont amené récemment sur nos territoires un nombre très important de personnes issues de civilisations qui, non seulement ne partagent pas la même culture occidentale globale qu'est "la nôtre", mais surtout, dont la culture propre ne repose absolument pas sur les mêmes bases profondes de droits de l'homme, de respect de la liberté d'opinion et de culte, de l'égalité homme-femme, etc, et qui, au contraire, rattachent l'ensemble de leur culture et de leurs lois à une religion précise, et à l'interprétation du "livre saint" donnée par tel ou tel courant de cette religion. Tout le monde aura compris que je parle bien sûr principalement de la civilisation de l'Islam, appelons un chat un chat.

On ne peut que s'interroger sur la compatibilité de deux cultures dont l'une place par-dessus tout les lois laïques de la République, et dont l'autre place, par-dessus tout, la loi religieuse sortie d'un "livre saint". Il ne peut y avoir qu'un principe directeur : C'est soit l'un, soit l'autre en aucun cas les deux, qui peut gouverner une société. Soit les lois de la République, soit le Coran, soit le Talmud, soit la Sainte Bible.
Et finalement, la seule chose qui garantisse qu'aussi bien le Coran que la Sainte Bible, le Talmud, l'athéisme et le "Cours d'auto-défense intellectuelle" de Normand Baillargeon ont tous le droit de s'exprimer, ce sont les lois de la République, qui les placent tous à égalité en interdisant qu'aucun ne gouverne notre société. Faisant de chaque conviction philosophique ou religieuse particulière une conviction personnelle et privée dont la Société, en tant que telle, n'a pas à tenir compte, ni dans un sens, ni dans un autre : La République ne reconnaît aucun culte.[4]

Il y a eu de (longues) époques de notre histoire où le Christianisme a dominé notre civilisation et l'a étouffée sous un manteau d'obscurantisme et une gangue d'intolérance. Inquisition, bûchers, massacre des Cathares, Saint-Barthélémy... Si j'avais vécu à l'une de ces époques, je l'aurais certainement combattu (et j'aurais peut-être mal fini). Je n'estime pas un obscurantisme meilleur qu'un autre et, de mon point de vue, les fanatiques religieux se "valent" tous les uns les autres. Il se trouve qu'à notre époque, en Europe occidentale - il en va bien autrement aux Etats-Unis ! - les fondamentalistes chrétiens sont plutôt rares et ne semblent pas constituer une menace bien dangereuse - bien qu'il faille toujours demeurer vigilant. A contrario, personne ne peut nier que le fondamentalisme islamique pose problème, et constitue par sa "visibilité", son prosélytisme et sa prétention à régenter la vie sociale, au moins dans certaines de nos banlieues, une menace pour notre modèle de société.
J'habite Lyon, une grande ville de France, en 2006. J'y croise fort peu de curés en soutane et de bonnes soeurs en cornette. J'y croise tout aussi peu de Juifs fondamentalistes avec costume, chapeau, barbe et longues frisettes. Ca fait un bail que je n'ai pas croisé de Hare Krishna en robe orange. Mais, dans tous les quartiers de la ville où je vis, je croise une quantité sans cesse croissante de femmes voilées à la musulmane, et, sinon de burkas, du moins vois-je tous les jours des femmes entièrement voilées de la tête aux pieds, à l'Iranienne, vêtues de longues robes informes grises ou noires. J'en croise dans la rue, dans les parcs, dans les magasins, dans le métro, en tous lieux et en toutes heures. Et de plus en plus de musulmans à longue barbe aussi, qu'ils soient en djellaba ou en jogging Adidas.

Je reconnais bien volontiers à tout un chacun son entière liberté de religion et de conscience, tant que cela reste de son domaine privé et n'empiète pas de manière trop visible ou prosélyte sur le domaine public.
Je reconnais bien volontiers à chacun le droit de gérer comme bon lui semble la forme et la longueur de son système pileux, ainsi que sa tenue vestimentaire, tant que cela n'est pas la manifestation par trop ostentatoire d'une position religieuse militante - et potentiellement contraignante pour autrui.
Mais au-delà, quand cela devient visiblement prosélytisme, militantisme, je ressens comme une forme difficilement tolérable de pression, pression qui est sans doute encore plus difficilement tolérable pour les jeunes femmes issues de cette culture et vivant dans les banlieues, et qui, pour autant, ne souhaitent pas se plier à ces coutumes vestimentaires ni observer ces préconisations religieuses.

Le voile mulsuman des femmes pose problème. Parce qu'il est ostentatoire. Parce qu'il est difficile de réellement communiquer avec une personne dont on ne voit pas le visage. Parce que son voile l'isole. Parce que le voile des femmes et non des hommes est la marque d'une civilisation qui ne traite pas les deux sexes sur un pied d'égalité (en dignité et en droits), et que ceci ne peut que poser problème au regard des bases de notre propre civilisation (d'Europe occidentale). Parce qu'on peut considérer le port de ce voile comme une marque de soumission de la femme, non pas seulement à "Dieu", mais également aux hommes. Et parce qu'il est très difficile de savoir si toutes celles qui revêtent ce voile le font par choix religieux personnel, ce qui est parfaitement respectable, ou cédant à une pression sociale et religieuse émanant de leur entourage, ce qui n'apparaît pas du tout tolérable.

Cette longue digression par l'Islam et par le voile - sujets dont il a déjà tellement été débattu partout - peut sembler sans rapport avec le sujet initial de ce billet : la question du droit de vote des étrangers. Mais il me semble pourtant que cette digression montre un aspect central de cette question : que peut-il se passer si l'on donne le droit de vote à une masse de gens dont la culture est en opposition fondamentale avec les bases sur lesquelles repose notre propre société ?
Que va-t-il se passer si notre tolérance et notre respect pour leur culture et leur religion (si tant est que l'on en ait), recontre leur intolérance et leur manque de respect pour qui ne partage pas leur culture et leur religion (si tant est qu'ils n'en aient pas) ?

Qu'il soit clair ici que je n'appelle pas une seconde à la haine, au mépris, ni à la ségrégation des musulmans, que je respecte parfaitement. Je ne dis pas davantage que tous les musulmans sont des intégristes ou des fondamentalistes. Mais je dis que l'on ressent une forte pression du fondamentalisme musulman qui se manifeste à tous les échelons de notre société (jusqu'aux horions parfois reçus par des obstétriciens hommes lorsqu'ils tentent d'examiner une musulmane, à l'hôpital public, les informations en bruissaient encore ces derniers jours...), et que l'on peut difficilement faire abstraction de cet état des choses lorsque l'on envisage d'accorder le droit de vote à des étrangers dont une proportion notable affiche des opinions en radicale contradiction avec les bases sur lesquelles repose notre société.

Encore une fois, qu'on ne me fasse pas le reproche d'être particulièrement islamophobe. Du moins accepterai-je ce reproche en proclamant haut et fort que je suis aussi christianophobe, catholicophobe, judéophobe qu'islamophobe, et que je suis aussi papophobe, pasteurophobe et rabbinophobe que je peux être imamophobe.

Autrement dit, mes grands-parents et leurs prédécesseurs, instituteurs de la laïque de Jules Ferry, ont suffisamment du "bouffer du curé" au début du siècle dernier, pour qu'on ne se retrouve pas avec du mollah au menu au début du siècle suivant.

Bien sûr, la question du droit de vote des étrangers ne se limite pas à celle du droit de vote des étrangers musulmans, qu'il n'est nullement dans mon propos de stigmatiser par ailleurs en tant que personnes.[5] Mais l'examen de ce cas particulier fournit des éléments de réflexion, surtout si l'on considère, dans la pratique, l'important pourcentage relevant de cette culture et de cette religion, parmi les étrangers auxquels on envisagerait de donner le droit de vote.

Revenons donc au centre du débat : faut-il séparer le droit de vote du package "nationalité" dans son ensemble ? Je ne le pense pas. Je ne le pense pas, parce que le droit de vote est un droit, celui d'influencer l'évolution politique de notre société. Or, un droit doit être équilibré par des devoirs. Et c'est le package "nationalité", au complet, qui équilibre ce droit par les devoirs correspondants, le premier d'entre-eux étant de respecter la nature et la constitution de la République, et notamment dans sa dimension laïque, dans sa dimension d'égalité entre les êtres humains, hommes et femmes, indépendamment de leur race, ethnie ou religion.

Je ne pense donc pas qu'il faille accorder le droit de vote, seul, aux étrangers résidant en France.

Mais je pense, au contraire, qu'il faudrait faciliter l'accession à la nationalité Française, au package complet, donc, des étrangers résidant en France avec l'intention de s'y établir, et de participer pleinement à la vie de la société et au débat républicain, dans le respect des us et coutumes du pays qui les accueille.

Je pense que l'attribution de la nationalité[6] devrait donc être facilitée, mais conditionnée avant tout par l'acceptation sans réserve des principes fondamentaux sur lesquels repose notre société (je les ai plusieurs fois cités ci-dessus). Elle devrait selon moi être conditionnée par :

  • La maîtrise de la langue française (en dehors de laquelle il n'est pas possible de s'insérer dans le tissu socio-culturel du pays), laquelle devrait être autant que possible facilitée par des cours de français, des cours d'alphabétisation gratuits, etc.
  • Un examen "civique" portant sur les connaissances les plus fondamentales à propos de l'organisation de notre société (je ne parle pas du rôle détaillé des sénateurs ou des conseillers généraux, hein, je parle des connaissances fondamentales). Cet examen devrait aller de pair avec la fourniture d'une instruction civique gratuite à tous ceux qui en feraient la demande.
  • La signature d'un document "d'adhésion à la nationalité française", ou quelque chose comme ça, par lequel le demandeur s'engagerait de la manière la plus solennelle à respecter les principes fondamentaux de la République, et à s'y soumettre, principes aux premiers rangs desquels figurent la laïcité et la primauté des lois de la République sur toute loi religieuse, et le respect des Droits de l'Homme, à commencer par l'égalité de ceux-ci en dignité et en droits, indépendamment de leur sexe, ethnie, religion, etc.

Et, une fois ce package national demandé et ces engagements pris en connaissance de cause, ça roule pour le droit de vote.

Quant aux étrangers qui ne souhaiteraient pas faire cette démarche, je ne vois pas pourquoi on devrait leur accorder le "droit" en les dispensant des "devoirs". S'ils ne souhaitent pas s'engager à respecter tout d'abord les principes fondamentaux de notre société, je ne vois pas pourquoi on devrait les autoriser à influencer son évolution par le vote.

Mais pour ceux qui le désireraient, je pense que favoriser l'accès à la nationalité française serait le meilleur vecteur d'intégration, et sans doute l'une des meilleures méthodes pour éviter les tensions et les communautarismes.

De même, il me semble que, pour tenir compte du nombre élevé d'enfants d'immigrés (que l'on appelle souvent "2e génération") qui n'ont pas pu recevoir "avec le lait maternel" une réelle compréhension de la nature, de la structure et des règles fondamentales de la société française, leurs parents eux-mêmes ne la possédant pas, il serait très utile de remettre à l'honneur et d'intensifier les cours d'"instruction civique" à l'école primaire et au collège, et de la considérer (enfin) comme une matière importante.
Et quand on voit les conneries qu'on entend au café du commerce à longueur de journée, un peu d'éducation civique ne pourrait pas faire de mal non plus aux "Français de souche"[7], selon l'expression chère à Noenoeil...

J'ai vu l'autre soir au Journal Télévisé une énième interview sur les "jeunes des cités", comme il est convenu de les appeler d'un terme qui ne veut rien dire. La journaliste interrogeait un de ces "jeunes", d'ascendance africaine, né en France et de nationalité française, lui demandant s'il comptait s'inscrire sur les listes électorales. Le "jeune" répondit en rigolant qu'il n'en avait pas encore l'âge, et que de toute manière il ne connaissait rien à la politique, et ne connaissait aucun politicien, à part Sarkozy et Le Pen.

Entendant cela, outre le fait d'être absolument navré, on se dit qu'il ne suffit pas de balancer du "droit de vote aux étrangers" et de faire de ces populations les cibles faciles de n'importe quelle démagogie et de n'importe quelle manipulation... Le problème est plus profond, bien plus profond.

Il faut apporter de l'éducation, encore de l'éducation, toujours de l'éducation. Et permettre aux populations étrangères d'acquérir la compréhension des bases de notre société et de son fonctionnement, avant de leur permettrre d'acquérir la nationalité française et le droit de vote qui va avec.
Le droit de vote lâché tout seul, c'est de la poudre aux yeux, un cautère sur une jambe de bois, voire la tentative délibérée de certaines orientations politiques de vider la notion de nationalité de sa substance pour des raisons idéologiques, en faisant l'impasse complète sur la complexité des problèmes réels que tout ceci recouvre.

La clé de tout est dans l'éducation. Encore faut-il qu'il y ait une volonté politique.

Notes

[1] Ca manque un peu de temples athées, moi je trouve.

[2] Oui, je sais que certains pays d'Europe accordent effectivement un droit de vote aux étrangers, généralement limité aux élections locales.

[3] Ou grosse cloture. La mode est à la cloture. Vous avez aimé Israël-Palestine ? Vous adorerez USA-Mexique !

[4] Loi de 1905.

[5] Je respecte les croyants en tant qu'êtres humains, mais je n'ai absolument pas à respecter leurs croyances, qui n'ont rien de sacré pour moi, et qui ne sont à mes yeux que des opinions que je suis parfaitement en droit de critiquer ou de combattre. Le respect est du aux Hommes, non à leurs opinions, quand bien même ils appelleraient "religion" un ensemble de celles-ci. (Et Homme avec une majuscule est un terme générique qui embrasse les femmes ;-)

[6] Je parle ici uniquement des étrangers acquérant la nationalité française au cours de leur vie. Pour être bien clair, je ne parle pas de modifier en quoi que ce soit les règles d'acquisition de la nationalité française à la naissance.

[7] En général, la souche est plutôt une brindille, comme disait Y.C. quelque part...