Mort, Pierre Bourdieu ne s'est toujours pas tu.
Par Petaramesh le vendredi 13 octobre 2006, 14:28 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
A lire aujourd'hui, les indispensables propos de Michel Onfray à propos de Pierre Bourdieu dans "Célébration du génie colérique" (2002), c'est chez l'indispensable Grabuge.
J'aurais bien recopié le tout ici tellement il faut le lire, mais c'est inutile puisque c'est déjà en ligne.[1] Allez hop ! Chez Grabuge !
Et après avoir lu, il faut également voir. Ca nous vient de chez Grabuge également. C'est l'interview intégrale de Pierre Bourdieu, 11 minutes s'il-vous-plaît, dont fut tiré le célère extrait où Bourdieu parle de Pimprenelle en disant des choses tellement interdites que DailyMotion l'a censuré ! ! ! . On s'interroge bien, tiens : à la demande de qui ?
Bourdieu censuré, vous êtes en 2006.
Voici donc l'intégrale, et si quelqu'un pouvait me dire comment je pourrais downloader ça plutôt que de le streamer avant que la Police de la Pensée ne re-censure, ça m'arrangerait plus qu'un peu.
Cette version intégrale remet les points sur les "i" et les barres sur les "t" des journalistounets qui voudraient nous expliquer à quel point on a très mal compris ce que Bourdieu a dit, tellement que ces salauds de blogueurs gauchistes ils ont tout déformé ses propos, ma brave dame. Bien sûr, en même temps, il faut que lesdits propos soient censurés, comme ça plus personne ne peut vérifier, et on balaye le caca sous le tapis.
Ouais. Mais on vous a vus. La parole a Bourdieu, donc. S'il est recensuré ici, on le retrouvera de nouveau, ailleurs, pas de panique.
Oh puis si, finalement. Je vais recopier les propos d'Onfray ci-dessous aussi. Dans le corps du billet. Sait-on jamais. Juste histoire d'en avoir une copie chez moi.
Notes
[1] Je vais quand même faire un backup au cas z'où. Juste comme ça, hein...
« Mort, Pierre Bourdieu s'est enfin tu. »
Béatrice Pereire, National Hebdo,
31 janvier - 6 février 2002Le propos a le mérite de la clarté. J'ajoute que, méprisante et méprisable, la formule clame sans fard, sans ambages ni précautions d'usage, ce que pensent mais ne peuvent dire aussi brutalement bon nombre de plumitifs chargés de couvrir l'évènement nécrologique, d'accord sur l'analyse mais soucieux d'un démarquage par l'emballage. Souvent l'extrême droite exprime sans censure la violence viscérale qui gît au creux de la plupart des individus. Elle révèle et met à jour les sentiments bas, vils, grossiers et dégoûtants, elle s'appuie sur eux, les nourrit comme on gave une méchante bête.
Que l'extrême droite se réjouisse de la mort d'un des rares penseurs à combattre pour empêcher qu'on fasse de la misère du monde - dont se désintéressent les libéraux de droite et de gauche - un explosif potentiellement destructeur de la société, une force sombre récupérable par les tenants de la droite révolutionnaire de toujours, voilà qui n'étonne pas. Mais d'autres ailleurs qu'à droite, embouchent aussi cette trompette, et, finalement, la gauche libérale pense la même chose que la droite extrême. Elle s'en distingue par le style, mais danse autour de la tombe ouverte. Voilà qui peut légitimement inquiéter...Il gêne tous les défenseurs de l'ordre libéral, tous les partisans de la formule la plus agressive du capitalisme : la loi du marché comme principe absolu de l'organisation des sociétés. Son travail souligne l'existence d'une droite et d'une gauche, ces deux options dessinant chacune une vision du monde. Mais il montre aussi que le libéralisme travaille droite et gauche classiques au point de les fracturer toutes les deux. Pierre Bourdieu exècre ces deux variations, à droite et à gauche, du même thème libéral.
Ce constat le fait lutter pour une gauche de gauche, au sens véritablement de gauche, et non pour une gauche de la gauche, comme les journalistes le disent souvent. A droite, il n'a pas d'amis. Il compte aussi des ennemis dans cette gauche fascinée par la droite, habitée, hantée par les liquidateurs du socialisme historique récemment dilué dans le marché (1982). Convertie au pouvoir, à l'argent, à la bourse, au dollar, aux affaires, aux palais présidentiels, fascinée par le modèle américain, cette gauche qui se partage le pouvoir avec la droite depuis Mai 68 n'a pas les faveurs du sociologue.
Pour cette raison, la gauche libérale ne lui pardonne pas de pointer ses contradictions, ses volte-face, ses renoncements, ses reniements ; elle lui fait payer sa mémoire d'homme de gauche quand elle s'évertue à effacer les traces d'un passé prétendumment archaïque pour mieux faire accepter son ralliement aux valeurs des ennemis d'hier ou d'avant-hier ; elle le hait de se souvenir que des solutions de gauche existent, dont une culture, des propositions, des principes qui, après l'exercice catastrophique du pouvoir issu de 1981, s'étaient trouvés transformés en charpie, en confettis ; elle lui en veut de dire qu'un électeur n'ayant jamais voté à droite ne peut en promouvoir les idées lorsqu'elles sont défendues par un parjure de gauche.Ses amis se trouvent naturellement du côté des sacrifiés de cette époque néfaste : les pauvres, les miséreux, les oubliés, les négligés, les modestes, les petits, les privés (de toit, de logis, de travail, de revenu, de papiers, de dignité), les déchets du système, de plus en plus nombreux et de moins en moins entendus depuis la conversion des socialistes à la culture de gouvernement. L'utile fiction de l'éthique de responsabilité dispense de rester fidèle à l'éthique de conviction.
Faut-il s'étonner qu'à l'autre extrémité du monde, loin des enfers, là où la vie se joue légèrement, avec l'indolence des insouciants disposant de tout, une poignée de nantis jette son dévolu critique, voire son mépris, sa haine ou sa violence, sur le travail du sociologue qui prend parti non pas pour les sommets, mais pour la base, non pour la pointe aigüe des bâtisseurs du monde cynique, mais pour le socle immense des sans-grade qui le subissent comme il est, fabriqué par une minorité d'élus qui jouissent de leurs prébendes sans cesse augmentées, et ne se rassasient jamais de cette confiscation du réel pour leurs propres fins ?
Le détestent tous ceux qui se moquent des laissés-pour-compte du capitalisme libéral. Ceux-là activent cette violence, la soutiennent, l'organisent, la relaient, la passent sous silence, s'en font les complices d'une manière ou d'une autre.
Aucun bénéficiaire du système n'aime l'insolent qui analyse et démontre les logiques dont procèdent ses avantages ; aucun nanti n'apprécie l'empêcheur de jouir entre complices et comparses, qui prouve le fonctionnement violemment inégalitaire du système en place ; aucun individu comblé par le marché n'applaudit l'impudent qui dénonce la manière injuste dont s'effectuent les partages : on transforme vite en victime émissaire le penseur qui dit la vérité, dévoile, arrache les décors et montre dans une pleine nudité critique la douceur du monde pour un petit monde et sa dureté pour la plupart.Chose rarissime, les sans-voix ont en lui non pas un porte-parole confisquant leurs révoltes ou un opportuniste se servant de leurs causes, mais un être qui met à leur service sa formulation du réel, sa compréhension du monde, sa capacité à lire et déchiffrer le fonctionnement des machines sociales. En revanche, tous ceux qui ont intérêt à ce qu'aucun intellectuel ne mette ses compétences à la disposition des déchets du système, des victimes du libéralisme, des précaires de toutes les déroutes sociales, se réjouissent aujourd'hui de sa disparition. Car il a le souci du Peuple - dans l'acception de Michelet.
Rares sont les penseurs qui optent pour les silencieux qui subissent tous les jours. La plupart collaborent au système libéral et vantent ses mérites, ne l'écorchent pas, passent sous silence le prix exorbitant des vies, des énergies, des forces qu'il confisque pour être, fonctionner et durer. Le plus grand nombre, d'ailleurs, n'a aucun intérêt à se soucier de la plèbe, de la misère, des pauvres, car s'occuper des inutiles et prendre leur parti n'offre aucun bénéfice pour la carrière, les postes et l'accès aux paradis de la société qui récompensent les serviteurs les plus zélés, les porteurs d'eau les plus obéissants - en fait, les meilleurs domestiques.
Contre l'engeance des sociologues, philosophes, qui mettent leur plume au service du système qui les nourrit et se répandent en propos confits pour détourner la brutalité du réel (dans leurs livres, leurs tribunes, les pages des journaux où ils rendent compte des ouvrages qui défendent leurs options, leurs rubriques à la télévision ou à la radio), il existe un courant critique qui s'oppose, refuse, résiste à la religion libérale et s'en démarque puissamment. Dans ce lignage, Sartre ouvre la marche, Foucault et Deleuze portent haut et clair l'oriflamme de la colère, Derrida reste seul en piste. Bourdieu était des leurs.Michel Onfray
Célébration du génie colérique (chapitre 2)
Éd. Galilée (2002)









Commentaires
Hello PM,
En fait, l'histoire de cette vidéo est un peu différente : il s'agit d'une interview de Bourdieu effectuée par Pierre Carles en 1999. Elle a été diffusée sur la chaîne télé alternative Zalea TV récemment et est disponible dans son intégralité là :
http://www.zalea.org/spip.php?article791
(pas la peine de backuper celle-là, elle risque pas d'être censurée par Zalea)
En fait, un internaute a jugé bon de couper une partie du film et de le mettre sur Dailymotion avant de diffuser en omettant d'indiquer les références exactes. Toute l'histoire se trouve là :
http://www.zalea.org/spip.php?article784
Pourquoi ça a été censuré par Dailymotion, par contre, j'en sais foutrement rien.
Quant à la nécessité de la pensée et de la parole de Bourdieu par les temps qui courent, ça ne fait pas l'ombre d'un doute. Je dois personnellement à la lecture de quelques-uns de ses livres une bonne partie de ma vision du monde aujourd'hui (ça peut paraître pompeux et abstrait comme phrase, mais en fait c'est très concret).
Mille mercis pour ces compléments et surtout pour le lien, Julien !
Ne l'ébruite pas :
1- utiliser l'extension firefox 'video downloader' pour télécharger le fichier au format flash. 2- utiliser ffmpeg pour convertir la chose en video...
@Hervé : Promis, je ne dirai rien ! ;-)
Ah, décidément, que serais-je sans mes astucieux et bien informés lecteurs ?
A propos, un autre lien qui peut éclairer sur la façon de percevoir ce que nous recevons :
Je vous en souhaite bonne réception : )
Je trouve bien que la version recoupée/remontée ait été censurée (par respect pour Pierre Bourdieu et pour Pierre Carles, et pour inciter les gens à voir la version complète).
Je me gonfle les chevilles en me trouvant assez d'accord avec Bourdieu. Je n'ai personnellement jamais considéré que les dirigeants du PS étaient à gauche. Le coup du plan de carrière de SR est marrant, mais c'est juste un exemple illustratif d'un propos plus vaste sur la différentiation droite/gauche et les carriéristes.
le pire est surement sa vision de 68 ... enfin le pire pour ceux qui en sont les zélotes-fossoyeurs ... Mai 68 c'est le putch d'une génération de "jeunes" contre le pouvoir de vieux ... et comme dans tous les putchs, l'enjeu c'est la conquète du pouvoir ... pour l'exercer à son profit ... z'avaient pas compris que le pouvoir était ailleurs ... Bon les prolos en ont profité pour arrondir les fins de mois et avoir des petits avantages supplémentaires, salauds de pauvres qui pensent qu'à leur survie ... Alors pour ce venger, les ex-maos ont décrété la dissolution de la "classe ouvrière" ... et son remplacement par les pédés, les gonzesses, les djeuns, etc ... et les pauvres sont devenus des déclassés .... maintenant qu'ils ont vieilli, les ex-maos ont qu'une trouille, que malgés le botox et l'aquagym, leurs petits enfants se rendent compte que les ex-maos ne sont que des vieux cons lecteurs de canards de vieux cons, et qu'ils commettent un putch ... les pauvres dans tout ça ? on s'en tape, on les a dissous ...
Faut que j'arréte de fumer les pneus de ma bagnole moi ... :o)))
@Yves : Je ne peux pas approuver qu'elle ait été retirée "comme ça". Je ne peux pas me contenter d'un . En quoi transgresse-t-il quel aspect de quelle "politique"? Une explication me semblerait plus que nécessaire dans un tel cas :
Parce que la seule suppression "sans autre forme de procès" ne renvoie le visiteur nulle part, et ne lui donne aucune indication de ce qu'était ce document ou son contenu, ni d'où on peut en trouver la "version complète", ce qui ne peut donc pas comme tu le dis...
Censurer un document qui comporte une expression politique incontestable est toujours un choix extrêmement discutable et extrêmement sensible. En l'occurrence le contenu, même s'il est incorrectement reproduit, est plus important, d'un point de vue politique et démocratique, que les "crédits" dus à l'auteur, qui peuvent toujours au besoin être précisés par une adjonction... On ne devrait pas s'aventurer à censurer sans bonnes raisons, ni sans expliciter quelles sont ces raisons.
Censurer un document qui comporte une expression politique incontestable
Ben non. Pas incontestable. Découper remonter, c'est travestir. ça peut décridibiliser le propos. Exemple: imaginons que je recoupe de manière à ce que les propos deviennent brutaux, sans justifications, café du commerce. Le contraire de ce qu'ils sont. Cette video recoupée décrédibiliserait l'ensemble des propos de Bourdieu sur la question, et nuirait à Pierre Carles (son vrai auteur). Pierre Carles aurait raison de demander son retrait de Dailytruc. Ce n'est peut-être pas lui qui l'a fait, c'est peut-être un employé de Daylytruc qui a lu l'article de zalea en indiquant l'origine (gràce aux referer) et qui a décidé que ce découpage n'était pas légal (et il n'est pas légal). Il n'est pas sûr du tout que ce soit une censure demandée pour des motifs politiques.
Bref tu fais un procès d'intention à Daylytruc alors que tu devrais plutôt engueuler le crétin qui a recoupé ça comme un goret sans respecter les auteurs, et qui a provoqué cette "censure".
Demande plutôt à Zalea et à PC l'autorisation de la mettre sur Youtube.
Bon, je dois être quelqu'un d'intuitif parce que je comptais m'offrir le dernier libre de Michel Onfray pas plus tard qu'aujourd'hui...
Mais, le boulot m'en a empêchée...
Dois-je y voir le signe que l'heure de la révolte a sonné pour moi, comme pour beaucoup d'autres ??
Merci Swâmi d'être le relai de toute cette formidable pensée ;-)
@Yves :
On t'a fait des prix sur le conditionnel, aujourd'hui, pour que tu te lâches à ce point !
Le morceau de documentaire "tronqué" qui avait été publié était un long plan fixe sans coupure ou quasiment (si ma mémoire est bonne), et que ne faisait en rien "mentir" Bourdieu, ni ne trahissait sa pensée ou déformait ses propos. Il ne s'agissait pas d'un truc hachouillé et trituré dans tous les sens : l'authenticité de son sens était difficilement contestable ; aujourd'hui, le visionnage du document complet ne m'a fait apparaître aucune différence (notable de [ma] mémoire) sur la partie concernée.
Je ne m'intéresse pas à ce que ce document "aurait pu être" ; je m'intéresse à ce qu'il était.
Et je ne conteste pas absolument le choix de l'avoir "censuré", mais je conteste le fait de l'avoir fait sans fournir la moindre explication. Je ne fais, contrairement à ce que tu affirmes aucun "procès d'intention" à DailyTruc, je dis juste qu'on peut s'interroger sur la cause de ce retrait, puisqu'ils ne se donnent pas la peine de l'indiquer. S'ils ne veulent pas que l'on s'interroge, qu'ils indiquent les raisons du retrait d'une vidéo par un motif plus intelligible et moins vague qu'un simple et bref .
Non ?
Bon... Alors on va mettre tout le monde d'accord.
La vidéo intégrale (les 11 minutes) EST chez Dailymotion. C'est même là que je suis allée la chercher !
Ce qui veut dire qu'ils ont remplacé la courte par la longue... y'a pas mort d'homme, là.
Et elle y est avec explicatif de sa source, liens et tutti frutti...
Comme elle est toujours téléchargeable chez ZaleaTV que je n'ai toujours pas sur mon bouquet FreeTV, scrongneugneu !
Pour Onfray...
Il m'est arrivé plus d'une fois de me taper entièrement à la mimine avec mes dix doigts de petits opus du Michel en VO intégrale.
Je sais que ce n'est pas bien© au sens commercial du terme mais je me le suis autorisé, primo parce que j'avais acheté ses dits-ouvrages avec mes sousous ( et une bonne quinzaine si je fais le compte !), secundo je vois mal Onfray me voler dans les plumes parce que je partage mon goût pour ce qu'il dit avec un maximum de gens.
De là, à demander une rétribution pour dactylographie et pub gratuite, il y a un pas que je ne franchirai tout de même pas...
Et quitte à donner d'autres pistes intéressantes, je ne peux que vous conseiller la lecture de Bourdieu, de Castoriadis, de Vaneigem ou de Chomsky...
Quant à être "'indispensable", cher Swâmi, je peux te garantir preuves à l'appui que ce n'est pas du tout (mais alors pas du tout du tout !) le cas...
Plus facultative que moi, on ne fait guère pire.
Je crois bien mériter le titre de Championne du Monde du Facultatif, entraînement d'athlète de haut niveau... et même pas dopée pour ça !
Je pense que pour un passage de cette taille le droit de citation joue encore.
@Grabuge :
Heu, nan. La courte, qui avait été uploadée par un certain pseudo "PBourdieu" a bel et bien été censurée, suis ce lien ou celui-là, et lis ce que tu y trouves.
Un autre utiliosateur au pseudonyme "jeanbeatles", qui n'a probablement aucun lien avec le premier, a uploadé la version complète, mais rien n'indique que Daily Motion y soit pour quoi que ce soit.
Il est donc inexact de dire que la version courte aurait été "remplacée" par la longue. La courte a été censurée par Daily Motion, et ils l'indiquent eux-mêmes sans ambages. La longue a été uploadée par quelqu'un d'autre.
>
Bizarre, ça ! Je l'ai sur ma Friboîte en chaîne n° [79 - Zalea TV]
>
Rien que pour t'embêter, je ferai semblant de croire que c'est une posture de coquetterie ;-)
Juste pour voir... ta liste de lecture de freeTV, c'est bien celle-là ? : http://mafreebox.freebox.fr/freeboxtv/playlist.m3u
Parce que je saute de canal 74 à Canal 80, soit de SkyNews à la chaîne Catho (beuark !).
Et non, ce n'est pas de la coquetterie, c'est du vécu. Non mais !
@Grabuge : Ah de quoi ça ma quoi ça liste de lecture quoi ?
Moi allumer télé et prendre télécommande Freebox. Moi allumer Freebox et faire [Menu] avec télécommande et chercher chaîne Zalea TV. Moi bête, mais ça marcher. Pas connaître quoi ça liste de lecture.
Voilà le texte de l'interview de Bourdieu; on pourra toujours essayer de le censurer, maintenant; bonne lecture ! (PB: Pierre Bourdieu, PC: Pierre Carles)
PC: Comment vous définissiez les gens de droite et les gens de gauche?
PB: Hofff, c'est pas si difficile, quand même.
PC: Non mais c'est... il y a des moments où c'est pas facile de savoir qui est de droite et qui est de gauche, quoi, je sais pas... parce qu'aujourd'hui les choses sont vachement brouillées, là-dessus, quoi.
PB: Oui...
PC: Il y a des gens de gauche qui sont de droite, il y a beaucoup de gens de gauche qui sont de droite, qui sont...
PB: oui d'accord...
PC: L'inverse est rare, mais... (interrompu par des "d'accord" de PB qui montrent qu'il a bien compris la question et qu'il réfléchit.)
PB: Non, en gros, c'est quand même le... euh... c'est quand même le... enfin c'est le rapport à l'ordre, quoi, en gros, c'est ça, c'est le rapport à l'ordre, ce sont des gens qui sont pour l'ordre tel qu'il est et puis des gens qui sont.. qui trouvent que c'est pas bien comme c'est, quoi, voilà, en gros c'est ça. Et ça, bon, c'est assez classant, c'est assez facile à voir. C'est dans des tas de conduites, dans le détail, dans les rapports sociaux, dans la manière de se comporter avec les gens... euh... C'est pour ça que l'on peut dire: bon, des gens qui étaient de gauche me paraissaient de droite c'est parce qu'ils avaient au niveau de leur manière d'être ordinaire des signes qui pour moi annonçaient qu'ils deviendraient de droite. Voilà. Et qu'ils n'étaient pas vraiment de gauche. Ils étaient autoritaires, ils étaient sectaires, bon, et ça ça se voit à des tas de petits signes. C'est pour ça, c'est... c'est... enfin moi je sais, que les... les... euh... comment dire... et ça vraiment c'est vrai, je suis sûr que je triche pas. Quand je revois les gens qui avaient 20 ans en même temps que moi, j'ai pas eu de grosses surprises sur ce qu'ils ont fait, euh... ce qu'ils sont devenus. Ni universitairement, ni politiquement. Voilà. Parce que dans leur manière d'être ou de parler, etc., y avait déjà des signes de ce qu'ils sont devenus. Voilà. Mais c'est pour ça, d'ailleurs, en sociologie, j'ai cherché à me dire, "qu'est-ce qu'il faut", si on demande aux gens "est-ce que vous êtes de droite ou de gauche", on ne saisit rien. Il faut trouver des indices plus subtils. Si vous dites "Hollande est de gauche", voyez, Hollande, voyez, euh... comment elle s'appelle, euh.. la femme de Hollande, là.
PC: Ségolène Royal.
PB: Ségolène Royal. Bon ben là, moi, je savais pas. Voyez, Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu'elle n'est pas de gauche. Donc. Eh bien, Rémi Lenoir, qui est un de mes élèves, bon, a été professeur à l'Ecole nationale d'administration, et il m'a dit: elle était à l'Ecole, à l'ENA, elle s'est posé la question: "est-ce que je suis de droite ou de gauche", euh, bon, en termes de plan de carrière, quoi, et elle a choisi la gauche, parce qu'à l'époque, c'était... elle a très bien choisi. Si elle avait choisi la droite, elle serait pas ministre. Voilà. Donc ça je le savais pas à l'époque. Mais, bon, alors beaucoup de gens le savent, elle a moi ce que j'appelle un habitus, elle a une manière d'être, une manière de parler, une manière de... bon... qui vous dit: elle est de droite. Même si elle tient des propos de gauche.
PC: Il a fallu quand même qu'elle se convainque qu'elle était de gauche, pour pouvoir être un peu performante. Si elle était purement cynique, si c'était que de l'ambition, de la carrière, et tout...
PB: Oueufff... Justement, actuellement, la définition officielle de la gauche et de la droite est tellement floue... officielle, je dis bien, hein, que l'effort n'est pas si grand. Quand vous avez un cours de Sciences Po, ça vous mène aussi bien à droite qu'à gauche.
Je sais bien que je suis qu'une supermoule question politique mais quand même... on peut pas être en même temps de gauche ET autoritaire? de gauche ET sectaire? Bizarre ça... La gauche c'est les gentils alors, ceux qui ont pas des défauts comme ça qu'on voit tout de suite : autorité, sectarisme. La gauche c'est les Parfaits.
Daylimotion ne peut pas se permettre de risquer un procès. Surtout qu'il n'y a pas besoin que la victime se plaigne pour que le procureur t'envoie au tribunal. Là le droit n'était pas respecté, donc viré. C'est normal. Le message est probablement un tout prêt "ne respecte pas notre politique".
à Hervé: la courte citation impose de citer les auteurs et la source (déjà on y est pas), et que le but soit justifiées par le caractère critique, polémique, pédagogique, scientifique ou d'information de l'oeuvre à laquelle elles sont incorporées. Daylimotion ne peut pas utiliser la courte citation pour cet extrait.
à Swami: je n'ai pas vu l'extrait. Je disais ça à cause de ce qu'en dit Zalea: Depuis Vendredi soir, un telespectateur a remonté et diffusé une nouvelle vidéo sur Dailymotion.com ( en oubliant par ailleurs de créditer l’ auteur et de donner ses sources , c’est pas bien ! ). Cette vidéo est donc tronquée, réductrice, d’un propos tenu dans un contexte développé par le sociologue... (Mais on en veut pas au télespectateur... la prochaine fois, on est sûr qu’il fera mieux !) Sûr qu'en lisant ça, un employé de Daylymotion n'aurait d'autre choix que de censurer.
Bien sûr peut être que quelqu'un a fait pression pour censurer. Mais il n'y a pas besoin de chercher un complot politique pour expliquer cette disparition. D'ailleurs l'original y est encore.
@S. : Mais tu sais bien que ce qu'on aime en toi, c'est la moule...
@Yves : Tu imagines vraiment qu'un truc comme DailyMotion a les moyens de visualiser systématiquement toutes les vidéos uploadées chez eux ? Ou même de le faire sur un échantillon aléatoire ? Non, dans le meilleur des cas, ils se contenteront via leurs stats de visionner quelques-unes des vidéos affichant un "succès inhabituel", bon signe qu'il y a peut-être anguille sous roche.
Dans le cas d'une vidéo comme celle de Bourdieu, la seule raison pouvant expliquer le retrait, c'est que pour commencer quelqu'un s'est plaint à propos de cette vidéo. C'est une quasi-certitude.
Sinon, quand Hervé parlait de "courte citation", il parlait AMHA du texte d'Onfray, et non pas de la vidéo de Bourdieu...
@Yves : Tu imagines vraiment qu'un truc comme DailyMotion a les moyens de visualiser systématiquement toutes les vidéos uploadées chez eux ?
Celles sans origine indiquées, ils sont quasiment obligés. Surtout si elles ont un certain succès. Youtube c'est 165 employés, je crois. ça peut faire pas mal de contrôles sur une journée. Pour DailyMotion je ne sais pas, mais la video est quand même restée une dizaine de jours en ligne. Ce qui laisse le temps de faire une petite vérification. D'ailleurs l'original de 11 min y est daté du 4, soit avant la censure. Il est aussi possible que ce soit la personne qui a mis l'original qui ait demandé à ce qu'on enlève l'extrait...
J'ai vu pas mal de vidéos censurées via dailymotion, liés aux évènements des derniers jours aux Mureaux. Sinon pour récupérer le flux de l'animation avant que les baillons se déchaînent, il y a http://keepvid.com
Dès qu'elle sera présidente, Bourdieu cessera d'avoir existé.
@Yves, Swâmi : en effet, je parlais du texte de Michel Onfray. Pour invoquer le droit de citation, il faudrait encore qu'il s'agisse d'une oeuvre publiée, ce qui n'est pas le cas de cette interviou de Bourdieu, et puis il faudrait aussi que le droit de citation s'applique aux images, ce dont je doute fortement.
Sacré Bourdieu.
Bourdieu, c'est quelqu'un qui manque, encore un qui est mort trop tôt alors que des enfoirés par légion sont toujours vivants. Enfin ca c'est pas nouveau. Mais quand tu vois le niveau de nullité qu'on atteint dans les cercles autoproclamés des "élites", et à quel point ca renvoie à ses analyses..tu te dis qu'il est et restera d'une actualité brulante.
Heureusement, cet homme avait des élèves, qui ont volés de leurs propres ailes, et qui font un travail remarquable. Sur la sécurité etc., je vous invite par ex à lire Laurent Muchielli, qui remet bien les idées en place sur la supposée montée de la violence etc...
Cf son site:
Je ne sais plus quel autre (son nom m'échappe) de ses élèves, enseigne aux Etats-Unis, et à produit un ouvrage d'ethnologie sur la boxe dans le ghetto.
Bref, l'homme est mort, mais ses idées vivent toujours (je ne vous épargnerai décidément aucun cliché).
Loïc Wacquant. Lire de préf. ses premiers bouquins, aujourd"hui il a un peu tendance à faie l'expert-qui-sait-d'avance-même-de-loin (mais moins que d'autres, hein). Important surtout dans la comparaison entre les ghettos américains et les banlieuse d'ici qui n'ont que peu en commun.
Bourdieu, c'est quelqu'un qui manque, encore un qui est mort trop tôt
Le genre de phrase qui me fait irrésistiblement penser à la chanson de Pierre Perret Une minute de soleil en plus.
Moi je vis ma vie sans inhibition,
Sans complexe ni dépression.
Je n’écoute la fille de la météo
Que lorsqu’elle me dit qu’il fait beau.
Mais je tends l’oreille aux infos que j’abhorre
Si j’apprends qu’un salaud est mort.
Et je m’émerveille de ces petits plus
Qui pour moi font briller Phoebus.
Un dealer se fiche sous un autobus,
Je vide une bouteille de Pétrus
Si Milosevic a un infarctus
Une minute de soleil en plus !
Un enfant qui pleure, adieu ma gaieté
Au contraire je suis enchanté
Qu’un général meure d’une jolie gangrène
Au bras qui tenais la gégène !
Y a qu’les hypocrites qui pleurent sur le sort
D’un salopard quand il est mort
Moi les parasites de la société,
Je trouve qu’ils ont trop de santé.
Les fachos s’étripent au plus haut niveau
Même si ça pollue l’caniveau
Si l’gros porc zigouille l’immonde fœtus
Une minute de soleil en plus !
Kadhafi s’étrangle d’un os de mouton,
J’adopte le fils du mouton.
S’il imite son père au prochain méchoui,
Il met Ben Laden au tapis!
Un poseur de bombes s’la prends dans les dents
Ça lui économise un cure-dents
Si un pédophile s’la prends dans l’anus
Une minute de soleil en plus !
Pour c’lui qui tabasse sa femme et son chien
Un p’tit cancer me paraît bien
Pinochet trépasse Desproges dirait ça :
« Je reprends deux fois d’la pizza ! »
Moi je vis ma vie sans inhibition,
Sans complexe ni dépression.
Je n’écoute la fille de la météo
Que lorsqu’elle me dit qu’il fait beau.
@Yves : Hummm. Pierre Perret a certes une réputation de poète, mais n'a cependant jamais trop été ma tasse de thé (d'ailleurs je ne pense pas en connaître grand-chose par coeur en dehors du refrain du célébrissime zizi...).
Quoi qu'il en soit, la lecture de ce texte provoque en moi un certain malaise car il me semble correspondre à un degré zéro virgule quelque chose de la pensée - OK, c'est une chansonnette qui n'a sans doute pas la prétention d'être une thèse de philosophie politique - malgré tout certains des arguments qu'il emploie ne me paraîssent pas très éloignés de ceux que l'on entend dans des bouches "populistes".
Souhaiter la mort de telle ou telle catégorie de "gros méchants", c'est une tentation facile, dont je ne suis pas à l'abri, et il y en a certainement que je ne pleurerais pas non plus, soit. De là à en faire une chanson, je ne suis pas certain que cela soit la meilleure manière de promouvoir les instincts les plus "nobles" de l'Homme. Nous fêtons le 25e aniversaire de l'abolition de la peine de mort en France, je préfère cela à me réjouir de la mort de tel ou tel salaud (sans compter le risque non nul que l'on a toujours d'être soi-même "le salaud de quelqu'un"...).
Le texte de cette chanson ne date sans doute pas d'hier, mais quand Perret évoque les "parasites de la société", cette formule résonne nécessairement en moi avec les récents propos du Kanichabouch et la sortie du bouquin du pseudo-parasite en chef, dont Le Monolecte dit tout ce qu'il y a à dire.
Et quand je lis , je ne peux m'empêcher d'entendre l'expression, tellement à la mode aussi, de "droite décomplexée"...
Alors je ne sais pas si c'est juste moi, mais je trouve que ce texte de Perret n'a pas vraiment la bonne odeur.
Je trouve même qu'il pue comme trente-six fennecs. Mais c'est peut-être juste moi, j'ai peut-être un microbe dans le nez...
Tant qu'à faire de "zigouiller les salauds", je préfère les hymnes franchement révolutionnaires, Ah ! Ça ira ! Ça ira ! Ça ira ! Les aristocrates, on les aura !"
(Sinon, pour le prochain qui veut mettre un pouème ou une chanson dans un des commentaires de ce modeste ashram, je ne serais pas mécontent qu'il ait également la gentillesse de veiller à insérer lui-même les sauts de ligne et à [prévisualiser] son commentaire pour en vérifier la mise en page... Juste histoire de m'éviter d'avoir à tout me repalucher derrière lui...)
Eureka ! comme disait Archimède en sortant de son bain !
[Snip !]
Ah ben non ça marche pas l'inclusion directe de chteuteumeuleu. Je te laisse corriger ça à la mimimine, hein, y'a pas de raison!
(Swâmi Petaramesh : Heureusement que ça ne marche pas, l'inclusion directe de HTML par un affreux tiers commentateur. Ce serait un sacré trou de sécurité, si n'importe qui pouvait inclure n'importe nawak... J'ai supprimé ci-dessus tout ton HTML qui n'apporte rien à la compréhension de ton propos, d'autant que le lien que tu donnes plus haut est pleinement fonctionnel et qu'il me semble inutile d'alourdir le fil de commentaires par cette inclusion... D'autant que tu verras ma remarque plus bas)
Voilà donc, après avoir pu comparer l'original et la coupée, je maintiens: cette mini version est une saloperie technique, qui transforme le propos de Pierre Bourdieu. Là ou il donne un exemple (parmis d'autre dont July) pour illustrer son propos sur la différence gauche officielle/gauche réelle, la copie le montre parlant de SR comme n'étant pas de gauche.
On passe d'un individu qui critique globalement une position, à une attaque personnelle assez basse et sans intêret sinon faire rire de SR.
Bref: la version de 11 min est bien mieux. Ignorez la version courte !
@Yves : Oui, mais non. Tu n'as pas trouvé la version coupée, tu as trouvé une autre version coupée, qui n'est pas la première à avoir émergé.
La version que tu linkes ci-dessus est en effet très, très courte, et ne tape que sur Pimprenelle. C'est , montage fait. J'agrée avec toi que cela constitue donc clairement une déformation, sinon du sens des propos tenus par Bourdieu, du moins de son intention générale en les tenant.
La version que j'avais vue initialement, que j'avais incluse ici, et qui a été censurée Par DailyMotion était différente, beaucoup plus longue (quoique ne faisant pas onze minutes), et contrairement à celle que tu nous linkes, elle ne comportait aucun indice de sa provenance (pas de bout de générique, comme ici).
S'agissant de versions différentes (combien en sortira-t-il encore, du coup ?), le commentaire que tu peux en faire, aussi fondé soit-il, ne s'applique pas à la version initiale, qui remettait beaucoup mieux les propos de Bourdieu dans leur contexte plus général, et faisant bien apparaître les propos concernant Couyemol et Pimprenelle comme anecdotiques, fournis comme illustration au sein d'un propos plus vaste - et donc finalement plus vachards, petite pique sincère car quasi accidentelle, "au passage" plutôt que propos motivés par un unique désir de nuire.
Après avoir re-visualisé l'interview complète, et fonction de mon souvenir de celle qui a disparu (et sous réserver de la qualité de mes souvenirs), il y avait d'ailleurs effectivement eu "montage" (c'est-à-dire coupe) dans la première, en ce sens qu'il y avait une partie des propos "introductifs" de Bourdieu, puis une longue coupe, puis les propos concernant Couyemol et Pimprenelle, mais toutefois montés bien plus largement - et donc présentés bien plus honnêtement - que dans l'extrait que tu nous proposes ici.
A vue de mémoire, la version "initialement coupée" faisait 4 minutes et quelques. Celle que tu proposes aujourd'hui fait 1 minute 34s bout de générique inclus. On voit donc de combien elle a encore été raccourcie ! (de 36% de l'interview complète à 13% seulement !)
C'est Pierre Carles qui est à l'origine de cette censure.
Comme ça au moins c'est clair. On sait d'où ça vient.
@yves : dire que Pierre Carles a censuré le clip est un peu abusé. Il a certainement demandé à ce que cette version tronquée soit retirée, et ça me semble parfaitement légitime. Mais il ne s'agit certainement pas de censure puisque la version originale intégrale est disponible sur le site de Zalea...
@julien: il ne t'aura pas échappé que je dis depuis le départ que ce n'est peut-être pas de la censure.
Là j'ai fait exprès de reprendre le terme de censure alors que c'est inapproprié, juste pour insister. (je voulais même le mettre en gras mais le gras dans les liens, je suis pas sûr que wiki2xhtml aime ça). délimossion utilise le terme de censure aussi.
En fait je trouve ça bien que Pierre Carles ait fait enlever l'original. Ce qui est dommage, c'est que l'original (les 11 min) ne se soient pas retrouvés pile à la place pour éviter le bandeau censuré partout ou il y avait eu un html object embedded).
Je n'avais quant à moi employé le terme "censure" que pour la très simple et très excellente raison que c'est le mot qui apparaîssait sur le site de Délimossion lui-même... S'ils disent eux-mêmes avoir pratiqué la "censure" d'un document, pourquoi devrions-nous nous priver d'employer ce mot ?
Jusque-là, nous n'avions pas d'informations sur la cause de cette "censure", aujourd'hui, nous avons ce que j'appellerai un "candidat-information" tant que personne ne l'aura vérifiée, quant à savoir en particulier qui est le "jeanbeatles" qui apparaît sur cette page, qui est le "nous" qu'il évoque dans sa phrase , et s'il est effectivement habilité à s'exprimer au nom de ce "nous".
Je n'ai pas trop le temps, là, de me livrer à toutes ces enquêtes ;-)
A défaut, il convient de conserver l'emploi du conditionnel.
Bonjour !
Je cherchais simplement les paroles de la chanson de Pierre Perret et je suis tombée sur votre commentaire... Sans vouloir défendre bec et ongles Pierre Perret, je trouve que l'assimiler à la droite décomplexée est franchement le méconnaître ! (mais vous avez reconnu vous-même n'en connaître que le Zizi, cela s'explique - Si vous voulez vous faire une idée de l'autre Pierre Perret, celui qui n'est pas que vulgaire et (poétiquement) graveleux, essayez la vieille chanson Lili ou mon p'tit loup). Il défend toujours tout simplement les plus petits, les plus faibles, et même les manipulés qu'on a parfois tendance à assimiler aux "bourreaux", avec une certaine tendresse. Quant à la peine de mort, vous remarquerez qu'il n'y fait nullement référence, il estime simplement qu'il ne pleurera pas les "parasites" (pour lui les fachos, dealers, pédophiles et autres irrespectueux du genre humain - je suis d'accord : la formule est malheureuse ou trop provocatrice, elle m'a aussi heurtée) s'il leur arrive quelque chose... Les détails de maladie ou mort violente ne sont que pour mettre en image (et en musique) son refus viscéral de fermer les yeux sur les actes de ces personnes.
Pour finir, cette chanson n'est pas très ancienne, elle a tout au plus deux ou trois ans, elle se trouve sur l'album "Cui-là", dans lequel il met en scène tout autant les marchands de guerre, de misère, d'OGM ou de drogue. Cordialement...
(Si je me suis emportée et que je vous ai mal compris, je vous prie par avance de m'en excuser ! Par ailleurs je suis d'accord je suis tout à fait d'accord avec votre vision des choses, je trouvais seulement injuste de dire de Pierre Perret qu'il touche au degré zéro virgule quelque chose de la pensée... Veuillez pardonner ma réaction trop vive et impulsive.)
@Gaëlle : Il n'y a nulle offense...
Ouf merci...
Et puis grâce à ça je découvre votre ashrâm (auquel pour l'instant je ne comprends pas grand chose, trop de mots bizarres !) pendant mes heures de boulot (ce qui n'est pas bien, mais "mon FIA de ma maison" n'est pas très diligent et FT s'en mêle en me coupant le téléphone), soit peu de temps par jour (officiellement). Bonne continuation !