7h25 du matin.

Dans ma rue, des panneaux mobiles indiquent depuis plusieurs jours qu'il sera interdit de stationner à compter d'aujourd'hui pour "réfection de la chaussée"[1]

7h25 du matin. Mâ Anandaramesh me demande de sortir la voiture pour qu'il soit plus rapide d'emmener les Nains à l'école tout-à-l'heure. Je lui dit qu'avec les panneaux, j'le sens pas trop, des fois qu'une fourrière matinale veuille faire du zèle. Je préfère laisser la charrette au garage.

7h27 du matin. Une armée d'une bonne douzaine de flics municipaux débarque, tonfa à la ceinture et carnet à souche à la main et aligne toutes les voitures, dont une bonne partie des proprios arrivent aussi simultanément qu'indignés, et se font aligner quand même. Parions qu'à 8h15, 9 voitures sur 10 seraient spontanément parties, emmenant leur propriétaire au boulot.
Mais mieux vaut les pévtonner dès l'aurore blafarde, c'est tellement plus utile à la Société...

D'ici un petit quart d'heure va se pointer le remorqueur de la fourrière, n'en doutons pas.

Une journée comme une autre commence au royaume du Père Ubu.

Update 7h54 : Je regarde à nouveau par la fenêtre, après avoir fini ce billet. Quatre camions de la fourrière sont en train de gruter les bagnoles. Vont être trop contents, les gens qui vont sortir de chez eux pour partir au boulot...

Notes

[1] Je ne compte plus le nombre de fois que cette rue a été entièrement refaite depuis 6 ans que j'y habite. C'est étrange. Doit bien y avoir une raison à ce goudronnage stakhanoviste.