Parigots, têtes de veaux !
Par Petaramesh le samedi 30 septembre 2006, 19:50 - Chienne de vie - Lien permanent
A quarante minutes de route d'ici, le massif du Pilat.
Ballade cueillette avec notre troupeau de Nains, cet aprêm. En une petite heure, collecté deux pleins paniers de délicieuses myrtilles sauvages, et des mûres, et aussi quelques framboises de la fôrêt... De quoi se coller la chi pertourbazione inntéstinnalê pour les semaines qui viennent, et garder les doigts indélébilement violets pour une durée approchante.
On fait une tarte ? Deux (grandes) tartes ? On fait d'la confiote ? On en bouffe ? On en congèle ?
Les parigots ne savent pas ce qu'ils perdent.










Commentaires
A qui le dis tu !
Et les champignons, les rosés, les mousserons, c'est la saison.
Et sans comparaison avec les champignons de Paris qui poussent dans des caves.
Mais il ne faut pas le dire trop fort, parce qu'ils vont rappliquer les doriphores.
Ben si ! Je n'ai jamais été lyonnais, mais j'ai été creusois, pendant toutes les grandes vacances de mon enfance.
Alors les myrtilles, non, mais les mûres cueillies à même la ronce (en faisant gaffe aux vipères). La saison approche des noisettes (que j'aime aussi quand elles sont encore vertes d'aspect, mais blanches et tendres à l'intérieur) et des champignons (cèpes, girolles, trompettes de la mort, morilles....
J'ai la nostalgie des bottes en caoutchouc, que l'on talque avant d'enfiler, des ballades dans les bois, des rigoles qu'on enjambe, ou dans lesquelles le pied s'enfonce quand on rate, et qui fait fluuurp quand on le retire, de l'agitation dans les feuillages quand une bête apeurée détale.
J'ai la nostalgie des batteuses, de l'odeur du blé et de la farine, des grandes tablées bruyantes où l'on mangeait le jambon cru en tranches épaisses, avec le pain bis, le pinard qui ne valait pas cher mais qui portait la joie.
Et tant d'autres choses que j'ai oubliées, et toutes celles, tous ceux que j'ai aimés, ceux qui sont morts, ceux qui ont vieilli, comme moi...
On ne perd que ce qu'on a, mais on ne le perd jamais totalement.
Ragnvald, ton commentaire est bien plus beau que mon billet, il tirerait presque des larmes : ceci ne devrait pas être autorisé ;-)
> .
...Ou l'on n'a jamais rien, mais on ne le perd pas non plus.
Certaines choses nous permettent d'être davantage, et ceci ne saurait nous être enlevé...
Du saladier de myrtilles sur la table,
Il est sorti une araignée,
Toute surprise de se trouver là.
Madame Patâpatî a crisé,
N'a plus voulu rien bouffer.
Du bouchon de la bouteille
L'araignée j'ai écrasé
Sur le bord du saladier
Mais une patte de cette teigne
Continuait de s'agiter :
Patâpatî a recrisé
Et n'a plus voulu rien bouffer
Mais moi je me suis goinfré.
Prince, si par ici passez
Myrtilles avons à volonté
Pour celui qui de petite araignée
Point ne se laisse dégoûter.
(Oui, je sais que ça ne respecte pas les règles strictes de la ballade, et que les rimes sont pauvres et ultra-foireuses en plus, mais c'est comme pour le haïku, je te merde. Aussi. Le prochain je le ferai en prose. Comme Monsieur Jourdain. D'abord.)
"Les parigots ne savent pas ce qu'ils perdent."
Alas, they do. Mais bon, j'ai pu aller
pêcheracheter un excellllent bar de ligne à 5' à pied de chez moi cet après-midi, qui nous a régalés ce soir avec un petit beurre d'échalotes et des pommes de terre au beurre, toutes simples.Marrant, le Pilat j'ai failli y aller, aujourd'hui même. En moto. Mais c't'empaffé de monsieur météo m'en a dissuadé, alors qu'il n'a sans doute pas fait aussi moche qu'il l'avait prévu.
et les girolles jaunes qui se confondent avec les feuilles mortes et qu'on mangera en omelette avec une pointe d'ail et de persil les gros cèpes baveux qui accompagneront le poulet du dimanche acheté chez la fermière les petites trompettes de la mort qu'on mettra à sécher au grenier et dont j'irai humer l'odeur de sous-bois les châtaignes dont on fait rouler sous le pied la bogue piquante et dont ne sait jamais si elles seront délicieuses ou farineuses ou âcres les noix fraîches dont il faut arracher minutieusement la petite peau amère pour en apprécier la saveur...
Bon dimanche
@ Eric C
Ben moi, sans mentir avec deux copains, ce mois de juin, ont a péché d'un coup d'un seul au filet.... cinq bars, dont un de 3.8 kg. La barouette, c'est comme ça qu'on appelle une brouette chez nous, était pleine ! T'aurai vu la tête des gens qui passaient. Le gros, il a eu du mal a rentrer dans la poissonnière et l'on était douzes à table. Un souvenir mémorable. La fierté. Chomage ou pas chomage. To be or not to be
Les beaux dimanches... (<
sur un ton nostalgique)Et les footings dans les vignes, à la fin des vendanges... Les champi, les scargo, les marrons... Qu'est-ce que je suis contente d'être back to chez moi !
Ah.... le crêt de l'Oeillon... les mûres... toute ma jeunesse...
@ Swâmi
Me parle pas de myrtilles...
La dernière fois que je suis allée en chercher, c'était au col des Spandelles, au-dessus du Val d'Azun... avec mon Grand Georges qui est actuellement sur le billard... et moi dans le brouillard avec déjà 3 Xanax dans la cafetière... Ouch ! :-/
Faut que tu arrêtes de te taper ce genre de saloperie, Grabugette :-/
Rien que d'en parler, tu fais tilter mon Spamplemousse...
Allez, va, tiens bon...
@ Swâmi
Mon p'tit père...
Si je ne boulottais pas ce genre de "saloperies" z'avec les anti-dépresseurs qui vont avec, ta copine suicidaire/sociophobe certifiée Label Rouge et Noir par la faculté ne serait plus là à déconner avec toi et tes petits camarades... ne t'en déplaise ! ;)
Tiens ? Ben la Grabuge, elle sort tout juste de voir son autre copine, "La femme qui habite au fauteuil", et elle a tout ruiné le très délicat trait d'eye-liner façon Opéra Garnier qu'elle avait mis tant de soin à étirer sur la tempe, en la jouant "Chutes du Lac Victoria" ! ;) Va falloir retaper la façade avant d'aller surveiller le réveil d'anesthésie de mon Georges...
""Life is hard and then you die..."''
C'est Laflote et son écriture sous amphets' façon zebulon qui va ronchonner... veinarde qu'elle est de ne pas vivre le côté obscur de la faiblesse...
@Grabuge : N'empêche que benzodiazépines is no good for you. Ma copine suicidaire/sociophobe pourrait pitètre chercher une autre solution (hint : je propose une Secte en parfait état de marche avec plein de dévotions et de moulins à prières et de statues de Guru dorées à l'or fin, c'est beaucoup moins mauvais pour le foie ;-) Beaucoup plus sattvique pour te faire enfin atteindre la pleine Réalisation ;-)
>
Charlatane, pouah ! ;-)
L'ennuyeux avec les gens qui habitent un fauteuil, c'est qu'un patient qui guérit, c'est un sacré trou dans leurs revenus réguliers... Du coup ça ne les motive pas trop.
(Je dis ça juste pour déconner, ho, je ne la connais pas moi, ta réductrice de têtes ;-)
>
Là, je croirais entendre un bon ami à moi... Un type complètement barge par ailleurs ;-)
@ Swâmi
Bah ! J'en ai épuisé 4 avant de trouver la bonne ! Et puis, je te parle de psychiatre, pas de psychanaliste à la noix ! Tu veux que je te dise le repère infaillible ? T'arrives dans la salle d'attente... et elle est vide ! Parce que l'autre, là, elle fait pas de l'abattage. Tu passes peut-être dix minutes ou 1/4 d'heure en retard parce que ton prédécesseur en avait gros sur la patate et qu'elle est pas du genre à couper les ailes de l'écorché qui lui fait face, mais au moins, elle ne regarde jamais sa montre ! Et puis parfois, c'est le seul lieu où je pars dans un fou-rire irrépressible de concert avec elle... et c'est déjà ça de gagné malgré les flots salés qui me ruinent en mascara waterproof...
Pour la pharmacopée, t'es bien mignon mais une chaise roulante motorisée, c'est tout de même mieux que des béquilles bricolées avec deux manches à balais et deux vieilles raquettes de badmington sciées au 2/3 et rembourrées avec de la mousse d'emballages postaux (c'est du vécu !)... surtout pour les accidentées graves de la vie comme elle va mal...
A part ça, à vu de nez... "ton ami est mon ami..."
Nota : retard à l'allumage... le Georges ne sort de salle de réveil qu'à 19 heures... Nota 2 : je vous prépare un album d'Octobre du feu de Zeus ! Pour me faire pardonner la lacune de Septembre...