Journée de la louze
Par Petaramesh le jeudi 28 septembre 2006, 16:18 - Inferno Chomismorum - Lien permanent
Il y a la journée de la femme, il y a la fête des pères, la fête des mères, la fête des secrétaires, la journée sans tabac, la journée sans voiture, la journée défense de marcher sur les petits myopathes aveugles, la journée-fériée mais travaillée-quand-même de Monsieur Raffarin pour offrir des brumisateurs aux vieux trop cuits l'été, la commémoration de la mort de Claude François, et l'université d'été de l'UMP où des blogueurs magnifiques louzent grave en se faisant podcastomiser par des pouffes à ''strap-on''-caméscope. C'est hard, oui, je sais, même dans les backrooms, normalement, on voit pas ça, mais à l'UMP, tout est possible.[1] Ce n'est pas comme dans le bus des députés communistes garé ce matin devant la mairie de Lyon pour défendre le droit au logement, là c'est pas pareil, il ne s'y passait pas grand-chose, et je n'y ai même pas vu le moindre blogueur, même pas l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu le kanichokanichabouch qu'a vidé le squat de Cachan.
Et justement, il n'y a pas de journée de la louze. C'est là une grave injustice qu'il nous faut réparer.
C'est d'autant plus pire anormal que ça louze de partout. Tenez, rien qu'autour de vous, dans votre entourage immédiat, je suis sûr que vous avez un miroir.
Je propose donc, et j'ordonne, et j'exige, que désormais chaque 28 septembre soit la journée de la louze.
Cette journée consacrée à la célébration des loosers louzeurs magnifiques sera bien entendu fériée-à-la-sauce-Raffarin, et chacun se sentira tenu, par solidarité, de louzer une journée de salaire au bénéfice de son employeur[2], parce que si c'était au bénéfice des louzeurs, ça ne louzerait pas suffisamment, et donc, ça poserait problème.
Pourquoi le 28 septembre, me direz-vous ?
Eh bien, parce que c'est aujourd'hui, et que ce n'est quand même pas tous les jours qu'on apprend qu'on n'a plus qu'à se flinguer ;-)
Je me rendais donc ce matin, pieds nus, en chemise, la corde au cou, à la convocation de l'ANPE
J'avais grièvement les boules, parce que je déconne, comme ça, je fais mon mariole ci-dessus, mais cette histoire de chômage m'épuise moralement, et cette contrainte d'aller mensuellement justifier de ma chômitude me pèse plus lourd que joug sur épaule de boeuf. C'est donc la mort dans l'âme, pour ne pas dire au bord des larmes, que je me meus dans le métro peuplé de zombies translucides occupés à faire la gueule pour aller expliquer à la gentille demoiselle que je n'ai rien glandé ce mois-ci. Radiez ici, merci.
Car il ne suffit pas de chômer, encore faut-il s'en justifier, et ce, périodiquement.
Et je ne sais pas quelle pute de fée s'est penchée sur mon petit berceau pour me faire le don de pareille allergie à toute forme de contrainte, pire encore quand il s'agit de justifier ce que je suis, pourquoi je suis, ce que je fais, où vais-je, où cours-je et dans quel état j'erre.
Vous êtes qui vous, pour me demander ça ? De quel droit ?
La contrainte tombant sur moi est reçue par sa copine la phobie. En général, elles ne tardent pas à se crêper le chignon.
Oh que je hais ce devoir de me rendre chez la gentille damoiselle mettre ma misère à nu, car après tout le fait que je n'ai plus de travail n'autorise quiconque à ce viol de ma vie privée et de mon intimité, que je ressens si odieusement, et qui consiste à vouloir savoir le pourquoi du comment sans que je n'aie rien demandé à personne, pour me perpétuer la très modeste obole de 7 Euros par jour à l'heure où j'écris ces lignes,[3] somme un peu modique pour prendre ce viol de gaieté de coeur.
Bref, j'allais me demandant si j'essaierais encore de dire quelque chose, ou me contenterais de lui coller ceci sous le nez, à la gentille demoiselle, en guise de toute explication.
Mais quoi, je ne suis pas homme à reculer devant l'adversité, je m'y rends donc, haïkute en route.
Le pire voyez-vous, c'est que je n'ai même pas le loisir de pouvoir tout haïr en bloc, puisque la conseillère de l'ANPE qui s'occupe de mon cas est une charmante jeune femme que je sens sincèrement désireuse de m'aider... à prendre le chemin auquel tout le système veut me contraindre. Elle fait son boulot avec coeur. Sympa. Elle n'a rien d'une stakhanoviste de la radiation sauvage. Je la sais sensible et attentive à l'humain assis sur le siège en face d'elle, qui n'est pas simplement le chômeur n° 666666 à sortir d'urgence des statistiques.
Je n'ai rien contre la demoiselle, donc. En d'autres circonstances, peut-être aurait-elle pu devenir une amie, ou une relation agréable ? Là, dans le contexte, c'est bien sûr hors de question. Le pouvoir qu'elle a sur ma destinée (et celle de mes modestes 7 Euros par jour...) l'interdit.
J'arrive à l'heure, bien que j'aie tout fait pour être en retard, mais décidément, ce n'est pas le bon jour.
Je suis probablement dans l'une des situations qui peuvent me mettre le plus mal à l'aise au monde (avec aller faire la pute à un entretien d'embauche), envie de tout envoyer valser et de prendre la fuite tellement cela m'est intolérable. Et ça ne s'arrange pas : Au début, j'y allais sans presque y penser, à l'ANPE, voir ces braves gens qui me convoquaient une fois tous les 6 mois pour ne jamais rien me proposer, et seulement me dire qu'il n'y avait aucune ligne budgétaire pour aucune des formations complémentaires que j'aurais souhaité recevoir, de toute manière, un type surqualifié comme moi, est-ce bien raisonnable ? ...mais qui par contre s'acharnaient à vouloir me refiler à une société de coaching[4] ou à d'autres évaluations bizarres aux sigles cryptiques, je crois que l'ANPE aime encore plus les acronymes que l'armée et les services marketing réunis, je ne croyais pas que cela fût possible. Une fois, de guerre las, j'acceptai de me soumettre à une demi-journée d'une telle évaluation par un tiers-cabinet privé, dont l'ANPE s'empressa de perdre aussitôt le résultat, que je ne vis donc jamais. N'en reste que la ligne de résumé qui fut saisie dans mon dossier informatisé avant que le reste ne soit perdu, et qui dit en substance que je suis un Être Exceptionnel. Ouais. Mais depuis que notre Brave Gouvernement a décidé de mettre aux pas ces feignasses de chômeurs, la gentille demoiselle me convoque tous les mois, et je sais de moins en moins quoi lui dire, noyé sous cette culpabilité du chômeur qui n'a toujours pas trouvé de boulot...
Alors bon, aujourd'hui, v'là, c'est marre, je lui dis de but en blanc, à la gentille Sandrine (Sandrine, si tu me lis... ;-)
) que ce mois-ci je n'ai rien trouvé parce que je n'ai rien cherché, et que je n'ai rien cherché parce que j'en suis incapable, et que j'en suis incapable parce que je suis comme qui dirait au bout de mon rouleau, et que je n'en dirai pas davantage parce que je ne peux avoir aucune confiance dans un organisme dont le rôle est ambigü en ce qu'il est à la fois, en théorie théorique, celui de m'aider, et pour autant, en pratique, surtout celui de me contrôler voire de me radier. Et que, pour quelque obscure raison, cela met très mal à l'aise les paranoïaques de mon espèce.
J'insiste bien sur le point que ceci n'a rien de personnel entre elle et moi, et que nous aurions pu aller contempler le coucher du soleil sur la mer ensemble en d'autres circonstances, mais que là, hein, ces maudites circonstances sont quand même contre nous.
Je vois le regard de la demoiselle s'embuer de compassion pour mon air de cocker dépressif, à l'expression aussi éperdue qu'un Doc Gynéco à qui l'on aurait dit un mot de plus de trois syllabes.
Elle me regarde. Je sens toute la pitié qui coule en elle et toute l'humiliation que cela déverse sur moi, damned.
Bien
, me fait-elle d'une voix presque cassée par un possible sanglot. Je crois que je vais vous envoyer en Asie.
- Plaît-il ?
- Je crois que je ferais mieux de vous envoyer en Asie.
- En Asie ?
Les bases de mon entendement vacillent. L'espace d'un instant, je commence à me demander si l'on a entrepris la délocalisation des chômeurs.
Elle ouvre un tiroir, en sort une petite plaquette qu'elle fait glisser vers moi. J'y lis, en gros caractères Mieux dans sa peau - Mieux avec les autres
, avec un visage stylisé de profil sur fond de ciel nuageux façon MS-Windows.
Dessous, le nom de l'organisme : Centre de Prévention de l'Isolement et du Suicide
Ah ben tiens, ça, ça te fout un choc. Surprise ! Je ne savais pas que j'en étais rendu là, comme disent nos amis québecois. 'tain, apprendre comme ça, par une brochure qu'on te tend avec une sincère commisération, que tu es au bord du suicide, limite, avec l'effet de surprise, c'est un coup à se tirer une balle ! ...Ou à se jeter dans le Rhône en sortant.
Tandis que ma mâchoire bée encore de saisissement, la belle m'explique que l'ASI est un truc qui a été mis en place afin d'aider les chômeurs irrécupérables à se flinguer, euh non, maintenant que j'y pense, j'ai compris ça sous le coup du choc, mais si ça se trouve, c'est peut-être bien le contraire, c'est peut-être pour ne pas se flinguer. Ou l'inverse, remarquez.
Bref, c'est un truc pour les chômeurs au bout du rouleau comme moi, mûrs pour l'entonnoir sur la tête, qu'on va envoyer se faire prendre en charge par des structures spécialisées vu que l'ANPE n'est pas outillée pour faire face à ces publics aux pathologies trop lourdes.
Nan je déconne.
M'enfin, c'est un peu ça quand même.
Donc, je le répouète, on t'envoie dans un orgasme organisme te faire prendre en charge par des psychologues ou psychiatres et autres aéronautes supra-coucouniditesques. Et voilà.
Phear.
Remarque, on ne te laisse pas le choix. La gentille demoiselle dit : De toute manière, je ne peux pas vous laisser comme ça sans rien faire !
je retiens par devers mes lèvres la question Mais pourquoi donc ?
, tant je comprends que la jeune femme n'a d'autre choix que me radier, m'envoyer me faire coacher chez les Grecs, ou jivaroter chez les zinzins. A la réflexion, je préfère encore les zinzins. D'abord ça va mieux à mon teint, et, objectivement, ça doit être plus proche de la réalité.
J'espère tout de même qu'ils ne vont pas me lobotomiser. Ni me faire d'électrochocs. J'ai des doutes quant à la prise en charge du chômeur-zinzin. Les envoie-t-on dans des camps de covacances ?
Enfin, mu par l'idée que la zinzinification de mon dossier me dispense désormais de ma visite mensuelle à la charmante jeune femme qu'on-aurait-pu-s'entendre-mais-dans-d'autres-circonstances, j'accepte.
On remplit le dossier et je signe avec mon sang.
Me voici zinzinisé. Envoyé en Asie. Enfin, plutôt en ASI
Et moi qui, me croyant pourtant bien renseigné sur les aléas de la chômitude, n'avais jamais entendu parler de l'Asie ! C'est bien simple, je ne savais même pas que l'Asie existait ! L'Asie coule à mes oreilles ! [5]
Sandrine est toute heureuse d'avoir résolu mon (son ?) problème. On dirait qu'elle en a presque la larme au coin de l'oeil. Décidément, cette jeune femme est charmante. Je l'aime bien.
Epilogue : Peu de temps après être sorti de l'ANPE, sur mon vélo de location, je vais voir où se situe l'officine des jivarotiseurs de chômistes-au-bout-du-rouleau. C'est un truc au troisième étage dans l'arrière-cour d'un vieil immeuble d'une venelle obscure du vieux centre. J'espère que ce n'est pas une secte, bouh ! Pas loin du Rhône, d'ailleurs, ni de la Saône. Pratique, pour se débarrasser des corps...
Notes
[1] Après Doc Gynéco, bientôt, Rocco Siffredi exprimera aux foules en délires son soutien au Kanichabouch.
[2] Pour ceux qui ont la chance d'en avoir un...
[3] Ce qui me fait penser que je devrais être en cet instant même en train de remplir le dossier de renouvellement de ce traitement de prince, que je devais poster pour le 22 sans faute, merde, je suis en retard, il faut croire que la paperasse ne me motive guère.
[4] Que je hais ce mot ! Cet anglicisme à deux balles ! L'herbe était pas trop acide... Tout juste assez humide... Coachez-moi ! Coachez-moi! Coachez-moi-ha ! C'est le cri du chômeur qui supplie... Qu'on lui ouvre enfin les portes des allocationnnnss...
. Allez vous faire coacher chez les Héllènes, tiens !
[5] Bashung.











Commentaires
Le pire, c'est que ça m'a fait mourir de rire!!!!!
Les cons, ils savent qu'ils nous poussent à bout, alors du coup, ils ont même prévu la voiture-balai, pour ceux qui ne peuvent plus arquer!!!
C'est totalement pervers ce système, c'est de l'hystérie généralisée! Surtout qu'en face, tu as des salariés pressurés pire que des bêtes de somme, qui se gavent d'amphet' et d'anti-dépresseur pour tenir encore quelques brasses de plus, avant de couler dans le torrent de boue de ceux dont on a exprimé la substantifique moëlle jusqu'à la dernière goutte!
L'asile à ciel ouvert n'en peut plus de se remplir
ASI pour tous! Tous pour ASI!
Il semble, Pandhi, que tu sois en lutte contre ton deuxième asrava, le bhavasrava : ce flux empoisonné te dirigeant vers l’existence conditionnée, t'attachant à toute voie n'étant pas l’Éveil lui-même. La samadhi parfaite te permettra une lévitation sans culpabilité à la distance reglementaire de vingt centimètres au-dessus du bureau d'accueil des ASSEDICS. Sur la route de l'Asie se situe mon Ashram perso. Le long de l'A43, sortie la Tour du Pin, tu suis la lumière bleue tu peux pas te gourer. Que le voyageur vers les terres lointaines de l'esprit oriental puisse trouver le repos lors cette étape turquoise. Namaste, homme d'occident.
Bah ... y en a qui se font radier parcequ'ils ont pas pu aller à l'entretien mensuel parcequ'ils bossaient ... résultat on coupe les assedics, et ils ont plus de fric pour la gazoline pour aller bosser ... Bien te faire sentir que tu gènes ... et bien faire sentir aux
esclavesagents de la machine à éradiquer les chomeursl'ANPEASSEDICCAF qu'ils ont qu'a fermer leur gueule sinon, ils changent de siége .... Psychiatrisation de la détresse socio-économique ... Criminalisation des derniers soubressauts de révolte ...Les sarkozyens ne manquent jamais de vous expliquer que les "pauvres" américains (si vraiment ils existent!) ne peuvent être ni des "travailleurs pauvres" ni des chômeurs, puisque il n'y a plus de chômage aux Etats-Unis:
"Les sans-travail sont des personnes qui n'ont plus assez de ressort pour chercher un travail, soit parce qu'elles font de la dépression, soit parce qu'elles ont un problème de drogue ou d'alcoolisme, ou des déficiences mentales légères." Guy Millière, "La pauvreté aux Etats-Unis", cercle Bastiat.
La pauvreté ne serait qu'un nouveau terme "politiquement correct" pour désigner des malades mentaux et des asociaux incurables!
Source: Paul Ariès, "Misère du sarkozysme", Ed. Parangon/Vs
si tu portes le matricule n°666 dans ton camp de rééducation, ne fais pas la Bête
A mon grand regret, j'ai été contraint de mettre hors-ligne un commentaire qui pouvait peut-être éventuellement être interprété à l'extrême limite comme une incitation à la rébellion armée, ce qui est si je ne m'abuse illégal.
J'ai mis le commentaire hors-ligne, d'autant plus que son auteur ne fait pas partie de mes commentateurs "habituels", et qu'il ne m'est donc pas possible de déterminer dans quelle mesure il s'agit de "énième degré" ou pas.
Merci à mes commentateurs potentiels de garder en mémoire le fait que le contenu des commentaires publiés sur un blog peut dans certains cas avoir des conséquences légales déplaisantes tant pour l'auteur du commentaire que pour le l'administrateur du blog, c'est-à-dire votre serviteur.
Je demande donc a tous de rester mesurés dans vos propos, et si vous faites de l'humour, de le faire sans ambigüité.
Si vous souhaitez écrire des choses susceptibles d'avoir des conséquences judiciaires, merci de le faire chez vous plutôt que chez moi, ouvrez votre propre blog au besoin.
Bref, je garde en mémoire la triste affaire "radiateur" chez actu>chomage, et je demande à mes visiteurs de se comporter en adultes responsables. Mon blog n'est pas votre défouloir.
Si je vois des commentaires en infraction avec toutes les clauses légales de mon blog que vous n'avez certainement pas lues avant de commenter chez moi, je sabre sans états d'âme.
Capisce ?
Gast ar ch'ast.
Courage, Oh mon Swâmi pendiculaire dont je baise les rotules adamantines.
PS: capito
Hervé : J'aime bien, . C'est un coup à faire pâlir Rajneesh ! :-}
Rebellion armée? ça risque pas.
Le peuple est content, il a
le rmidu pain etTF1des jeux, pourquoi diantre veux-tu quil se rebelle ?Tiens tu es colonne de gauche sur rezo, juste au-dessus de Ravachol.
C'est un signe.
@Yves :
On peut trouver plus mauvaise compagnie ;-)
En dehors de ça, la journée fut pas terrible, mais la soirée fut pire, tant il est vrai que le chômage qui s'éternise n'est pas le meilleur ingrédient de la paix des ménages qui vont déjà fort mal...
Suffit de démarrer par , et puis non, en fait, ça rigole pas des tonnes, et ça se termine sur des exercices de conjugaison du verbe essentiellement à la deuxième personne du présent de l'indicatif, mais en arpèges, c'est plus joli.
28 septembre, journée de la louze.
Comme disait l'autre [1] :
[1] Illustre poète dont le nom n'est pas parvenu jusqu'à nous.
@Marie-Cécile : Pardonne le retard de ma réponse qui exigeait le temps de trouver la paix nécessaire au dhyana, etc, mais ça ne le fait pas des masses ce soir, enfin bref.
>
Il n'existe nulle chose qui ne soit pas de la nature de l'Eveil. 'reusement, sinon je serais mal, je dois dire.
>
Cette invitation tombe à point nommé si je me fais lourder de chez moi avant la fin de la soirée, ce qui ne serait d'ailleurs pas sans poser quelques problèmes pour la continuité de ce modeste blog ashramique. Donc, suivre la lumière bleue à gauche après le troisième feu rouge et le deuxième stupa. Bien.
Toutefois, la Tour du Pin me turlupine : Il n'est pas certain que cette région soit compatible avec mon karma (chargé).
Tiens, mes super-pouvoirs swâmiques m'indiquent que la lumière bleue doit conduire quelque part dans les environs de par là... 'tain, c'est pas à moitié paumé comme coin... Ca va être chaud pour y aller d'ici en vélo swâmimobile...
M'enfin bon, on doit pouvoir trouver de petits arrangements avec le karma Au besoin, je demanderai à Benoît Obersturmpaper (Benoît, si tu nous lis...) une indulgence plénière à présenter au guichet.
Il serait peut-etre temps d'envisager la possibilité d'avoir recours aux aides à la création ou reprise d'entreprise proposées aux chomistes par le gouvernement ou les collectivités locales.
Monter son propre petit business (rhooo, bien sur, je ne parle pas de refaire un Microsoft ou un Google), sans patron, sans cravate... C'est pas une piste à exploiter un peu ça ?
En attendant, courage, Swami, positive... Non pas que ça ira forcément mieux si tu positives, mais ça ira probablement plus mal si tu fais le contraire.
@Thierry :
C'est pas con ça, positiver... Et dire que je n'y avais pas pensé ! Y'a des choses simples, comme ça, et on n'y pense pas... C'est bête, tout de même.
Allez, demain matin, je file à Carrouf', et je positive !
Remarque, je sais pourquoi je n'y ai pas pensé, à positiver : Dans mon Larousse récent, à positiver, y'a marqué , alors, je ne voulais pas prendre le risque de prêter le flanc à la critique en positivant mal t'à propos, comme ça, devant tout le monde...
(Parce que sinon, question critiques, j'ai déjà tout ce qu'il me faut, je suis bien rhabillé pour l'hiver, je ne risque pas de prendre froid sous les ponts, petit veinard que je suis ! Mais c'est un autre débat...)
Et puis, si je ne parviens pas à positiver, je pourrai toujours tenter de solutionner comme ils font à la télé : C'est paraît-il toujours une bonne idée quand on ne sait pas conjuguer "résoudre"...
>
J'envisageais plutôt d'aller mettre quelque cierges dans la grotte de Lourdes, mais en revenant, promis, je m'en occupe !
Ou si c'est pas en revenant, ça sera une autre fois... Ou pas.
@ Swâmi
J'ai sagement attendu que les 12 coups de minuit sonnent pour poster le 29 et pas le 28... pas par superstition mais parce qu'entre ce billet et le désormais fameux "La seule chose dont je suis incapable", c'est typiquement le genre de choses dont je ne m'approche pas de peur d'être aspirée par un trou noir...
Alors je vais te dire ce que c'est pour moi, le 28 septembre...
C'est un matin de 1991. Un samedi ou un dimanche, je n'en suis pas certaine. On a dormi dans la salle polyvalente de l'école primaire qu'on occupe depuis la rentrée pour cause de suppression de poste... Pas bien réveillée (ça le fait pas de dormir avec une belle bande de zouaves sur les tapis de gym noyés de poussière). Aphone quasiment... Et puis un camarade fouteur de merde déboule avec les croissants pour nous soutenir, nous les vaillants qui faisons l'astreinte du week-end. Il sort la "République des Pyrénées" et me balance alors que ma gorge bétonnée a un mal de chien à déglutir les viennoiseries même par tout petits bouts... "Tiens, le gars dont tu nous parlais l'autre jour, mais si ! Tu sais ! Celui dont tu as amené des cassettes hier ! ben il est mort..." Moi, regard bovin au-dessus du bol de café,... "Mais de quoi tu parles, là ?"
C'était Miles Davis.
J'ai pas fini mon bol. J'ai pas fini les croissants. Je me suis levée et je suis aller pleurer, roulée en boule, dans un des petits lits de la salle de repos de maternelle...
C'était mon 28 septembre de la louze...
Et zut... C'est vraiment la louze et pas plus le moral que toi. J'ai eu la flemme de faire visualisation et c'est donc resté scotché sur le pseudo rigolo du "Grand Charles" au lieu de Grabuge.
Remarque, j'aurais pu inscrire "Scoumoune"... pour assortir...
Ho Grabugette... Je te l'ai corrigé, le pseudo, va... Sinon euh, j'ai l'air fin maintenant, qu'est-ce que je peux te dire ? Visiblement, la louze des uns ne fait pas le bonheur des autres, hmmm ?
Bon non, ça c'est con.
Et puis ça t'apprendra à faire des astreintes à la con sur des matelas inconfortables, aussi, franchement, on n'a pas idée !
Je dois renvoyer la demande de renouvellement de l'ASS avant fin septembre. Autant dire que j'étais pile dans le même état d'esprit. Et malheureusement pas bien gaite non plus pour vous remonter le moral.
Culpabilité. Et pourtant hein, je ne suis pas quelqu'un qui vit par son travail. Je n'en ai besoin ni pour m'occuper, ni pour me justifier. Je vis dans un petit coin de paradis bien sauvage et depuis le début de ma vie professionnelle, je considère que chaque jour où je n'ai pas à me mettre sur la route pour aller dans un bureau est un jour de gagné.
ça fait quelques mois que je n'ai pas été convoquée dans le Bureau de la Déprime. Je sais que ça va me tomber dessus d'un jour à l'autre, et ce billet me fait prendre conscience que je stresse et y pense tous les jours.
Le gros du bras de fer a eu lieu au printemps. Je crois que j'ai bien saoûlé mes copains avec mes angoisses pré et mes colères post rencontres, au point que l'un d'entre eux m'a dirigée chez Agnès :o)
C'est impressionnant comme ce parcours peut déstabiliser alors qu'on se sent plutôt solide.
Et vous allez pouvoir juger de la neutralité de l'information aujourd'hui : il n'y a PAS de hausse du chômage. Il n'y a PAS...
@Minium :
- Aldous Huxley, Le Meilleur des Mondes (Brave New World)
Ce qui est intéressant, avec Internet, c'est que ceux-qu'on-ne-voit-jamais, eh bien d'un coup, on en voit partout...
'La Force Tranquille''. Ah non, merde, ça c'est déjà pris :o)
Grrmmfff.
Entre perdre sa vie à la gagner, d'un côté, et de l'autre la détresse chômiste, il faudrait pourtant trouver la 3e voie...
l'Asie, la vraie, pas le truc créé par l'état pour faire semblant de s'occuper de ceux qu'il s'est consciencieusement acharné à casser avant, non l'Asie...tiens au hasard, ou presque, Luang Prabang, la ville aux temples... bisous, un peu de tendresse ça fait jamais de mal!
Hmm ... c'est pas un entretien hebdomadaire en ASI ? Ca va haïkuter dans les ashrams !
Bon courage à toi, et je reste scié par la qualité de tes billets ... à mon avis tu as recommencé à fumer ;-) !
Moi aussi je veux un bisou.
Ou mieux : que quelqu'un entre dans mon bureau pour me demander un ptit programme urgent, ou un débugage, un truc pas trop chiant mais assez long quand-même (3 ou 4 heures, ça serait le top).
Sainte-Vierge, soyez-moi secourable.
La 3é voie pourrait être une philosophie de l'activité à substituer à l'actuelle philosophie du travail. Cela implique l'instauration d'un revenu minimum garanti de haut niveau (ou allocation universelle) financée par une taxe sur la consommation.
Notre société a fait du travail sa norme et son mythe, la source du revenu, de l'identité et du contact des individus; l'absence de travail équivaut à une sorte de mort sociale...
Seule une allocation universelle de haut niveau permettra à chaque citoyen de retrouver sa véritable autonomie, avec la possibilité réelle de choisir ses modes de vie, de formation continue, des choix de loisirs, etc...
Mais cela implique de sortir du capitalisme, instaurer des systèmes de production coopératives et imaginer des structures politiques où les citoyens participent véritablement aux décisions politiques, économiques, sociales au lieu de délèguer leurs pouvoirs tous les cinq ans à des politiciens professionnels....
@Céleste : Merci :-)
@Yogi :
Ah je ne sais pas, je te dirai quand j'y serai. Je me sens toutefois bien mieux disposé envers un organisme supposé me venir en aide sans me contrôler (aussi puissants soient les doutes que je nourrisse sur ces deux points) qu'envers un organisme me contrôlant sans m'aider (aussi grande soit l'estime que je porte à Sandrine).
>
J'en rougis. J'ai bien peur que ce ne soit le chant du cygne...
>
Même pas, tiens. J'envisage cependant de me mettre à boire et de cesser de me laver, c'est pratiquement incontournable pour être pris au sérieux en tant que chômeur au bout du rouleau. Sinon, tu n'es pas crédible.
@Anièry :
J'y souscris entièrement ! ...En dehors du fait que je ne pense pas voir cette utopie de mon vivant, pas davantage que la paix sur la terre aux homme de bonne volonté. C'est à peu près aussi peu probable que de voir Sarkozy se désister en faveur d'
Olivier BesancenotChristiane Taubira au premier tour de la course à l'échalotte...Dommage, c'était une bonne idée.
Eeeeehhehehe, j'ai trouvé !
Encore mieux que positiver, encore mieux que solutionner tes problèmes, je sais ce qu'il faut que tu fasses... il faut que tu rebondisses !
Zyva, rebondis. Et pas de blagues, ne nous laisse pô.
@Hervé : Ah oui, mais pour rebondir, vaut-il mieux être plutôt résilient, ou plutôt pro-actif ?
Je t'en prie, ne me laisse pas dans ce doute affreux :-D
Selon les instructions du commentaire n° 6 : CE QUI SUIT EST HUMORISTIQUE, et, en principe, légal. Enfin je crois. sinon couic, je sais.
SP rimpoche, je vous aurais bien bisounoursé, mais c'est au-dessus de mes forces, et même et surtout de mon patrimoine génétique (cf mon nom patronymique à moi, qu'il faut lui ajouter quelques accents pour le comprendre, mais on vous en sait capable, adamantin comme on vous connaît).
Donc, à défaut : "Bien fait pour vous". Euh, çà va comme çà ? Hais-je bien ?
Ceci était mon deuxième commentaire ici-dedans. Vale quand même.
En te lisant, je me vois vraiment agir comme toi...
Soit on a des sensibilités communes, soit ton aura swammique fait son effet sur l'humble lecteur que je suis.
J'enlève mes sandales pour entrer dans le temple asiatique pour raconter ceci : fraîchement débarqué en france (eh oui, chouis itrangi), on me signale l'ANPE pour trouver un emploi, je m'inscris et tout et tout.
On me rappelle (ce n'était pas la belle Sandrine, tu vois que quand même tu peux te vanter) au bout de trois mois à cause de mon récepissé de titre de séjour qui s'acheminait vers les limbes. Fissa ! sinon je serais radié de la liste, je ne touchais rien mais cette menace planait au-dessus de ma tête embrumée par la découverte du nouveau monde. Donc, je courais pour réparer mon tort chez les Assedics.
Cela s'est renouvellé jusqu'à l'obtention d'un titre de séjour en bonne et due forme.
Je posais plein de "tes questions" (copyright reconnu) à propos de l'anpe et consorts à ma douce moitié qui n'avait pas de réponses. Moi, je ne savais pas à quoi tout cela me servait, vu que je n'ai pas eu d'aide vraiment concrète et que je savais pertinemment qu'il fallait compter sur mes jambes et sur le système AmisRézeaux pour trouver du boulot.
En tant qu'étranger, en situation régulière (ne t'inquiète pas ;-))), je ne comprenais pas vraiment !!! le tout, étant assaisonné d'avance de ma méfiance originelle envers l'Administratif.
Je ne comprends pas non plus comment des gens intelligents se trouvent dans le chômage, et inutile de citer des exemples pertinents dans la blogosphère.
Je culpabilise parfois merde ! j'ai réussi à trouver de l'alimentaire comme on dit dans le jargon des gens du cinoche. Bordildimerde, t'es sacrèment doué pour plein de trucs (informatique, outre ce que tu ponds comme verve). Si tu te laisses abrutir par ces connards et conneries, je ne reviens plus sur ton blog.
@honorable Swami
Si le terme "connards" est de trop, supprime-le. Merci d'avance
je n'imaginais bêtement pas que l'auteur d'un blog sympa, bien écrit et drôle puisse être profession chomedu. bon courage !
@garçonconfus :
No problemo, on va faire avec ;-)
@edgar :
Hé oué. Étonnant, non ? (© Desproges)
Mais il n'est pas de bon ton d'en parler en public. Ne t'inquiète pas va, ça ne s'attrape pas...
@Petaramesh : J'ai beau retourner ta réponse à mon commentaire dans tous les sens, j'arrive toujours à la même conclusion : au lieu de le prendre comme un simple encouragement en passant,tu t'attardes sur le fait que j'utilise un néologisme (chose extrêment rare sur ton blog de chomiste louzeur zinzinisé luttant contre les jivarotiseurs) et moque mes encouragements comme si tu t'attendais à y trouver LA solution a tous tes problèmes.
Peut-être est-ce la fréquentation de ton blog, mais je commence à développer comme un sentiment de paranoïa qui m'inciterait à penser que quoi que je poste comme commentaire ici, je ne suis pas le bienvenu.
Je jospiniserai donc en en tirant les conclusions qui s'imposent et en me retirant de la liste des lecteurs de ton forum. M'est avis que tu t'en fous (et tu auras raison), mais ça me génait de partir sans dire au revoir, alors que j'étais présent aux débuts de ce blog et qu'à force d'y lire tes mesaventures, j'avais quelque part développé comme une sorte de sympathie pour ce blog et pour l'anti-héros qui y écrit.
@Thierry (#34) : Ne vois pas de méchanceté de ma part. Je suis caustique, certes.
Il se peut que nous n'ayions toi et moi comme qui dirait pas vraiment la même sensibilité, et que, toutes pleines de bonne volonté qu'elles soient, tes suggestions en l'occurrence soient tombées à plat par rapport au bonhomme que je suis, surtout quelques jours après que ledit bonhomme ait écrit un article comme celui-là, article dans lequel j'écrivais : .
Donc forcément, après ça, j'ai trouvé ta suggestion de monter ma boite du commentaire 13 particulièrement cocasse...
Mais peut-être n'avais-tu pas lu le billet que je cite. Simplement, ça venait tellement à contre-pied...
(En plus, je n'avais pas réalisé que ce modeste ashram n'était que la perpétuelle narration des mésaventures d'un anti-héros. C'est un concept ;-) ...mais il faut croire que nous n'avons décidément pas la même grille de lecture ni d'écriture. Ce qui n'est pas dramatique en soi, note bien... Quand je vois à quel point mon petit coeur fait boum !...)
Eh bien Swâââmi, une conseillère de l'Agence Nationale de Promotion de l'Esclavage, désabusée par mon désabusement, a décidé un jour de m'envoyer dans un organisme qui ressemble peut-être à ton azimboumboum. J'y suis allé sans trop savoir ce qui m'y attendait, et j'étais partagé entre désir et répulsion.
D'une part, je ne me croyais pas du tout atteint au point d'avoir besoin de je ne sais quel traitement psy lourd - et j'étais décidé à me défendre bec et ongles contre toute attitude qui me déplairait à ce propos.
D'autre part, j'étais quand même empoisonné par des relans de culpabilité et de honte, et j'avais envie de redorer à mes yeux mon blason - mais pas avec de la pacotille.
L'accueil a été adulte et respectueux (déjà, je changeais de monde). J'ai été pris en mains par une psy de très grande qualité. Je devrais dire pris entre quat z'yeux. Une personne qui me regarde dans les yeux, avec qui je peux m'exprimer, qui est tenue par le secret professionnel, qui n'a maille à partir avec aucun système mais qui est là pour moi: voilà la personne que j'ai rencontrée. Je te souhaite de rencontrer ce genre de personne.
Autant te le dire tout de suite: la personne que tu rencontreras ne résoudra rien sur le plan du boulot. Ce n'est pas son boulot. Mais elle t'aidera à te fortifier face aux emmerdements relationnels qui naissent dans une situation telle que tu la vis (à commencer par ta relation avec toi-même).
La personne que j'ai rencontrée savait bien dans quel état est le monde dans lequel nous vivons. La différence, c'est qu'elle ne faisait pas semblant de l'ignorer. Seulement, c'est toi qui importe, pas le monde. Donc tout sera centré sur toi.
Si c'est une bonne personne, tu auras envie de lui faire confiance. Si tu n'accroches pas, si tu n'as pas confiance en elle, demande au directeur du centre d'en changer au plus vite. Sans confiance, rien ne se fera. Je te souhaite une relation d'être à être comme je l'ai vécue, car j'y ai trouvé la vraie estime de moi. Tu peux y aller comme un guerrier.
Au fait, c'était aussi un centre de prévention de l'isolement et du suicide... Ça veut bien dire qu'on ne joue pas. A tous les maux les grands remèdes....
@Ragnvald : Je comprends ce que tu dis ô combien ; toutefois, j'ai par le passé épuisé autant de psys qu'un cavalier des plaines a usé de chevaux sous son cul, ayant commencé à monter dès l'âge de 9 ans, ce qui est fort jeune, mais j'ai cependant cessé de sévir il y a plus de 15 ans, de crainte d'être un jour poursuivi par la Société de Protection de Psychiatres.
Je ne pensais plus avoir besoin de ces animaux-là, si tant est qu'ils m'aient jamais servi à grand-chose en dehors de la psychanalyse que j'ai menée à bien pour l'essentiel il y a une vingtaine d'années, le reste ayant été plus largement de l'ordre de l'alibi - surtout durant l'enfance et l'adolescence, tant il est vrai que bien souvent, quand un môme est chez un psy, il occupe la place qui devrait être celle de ses parents...
J'étais depuis passé pour l'essentiel à l'étage supérieur de la fusée.
Quoiqu'après tout, tu as certes raison, quand on est quand même bien entamé, cela peut toujours être de quelque utilité...
Mais n'oublions pas cette grande vérité : Ce n'est pas parce qu'il existe un problème que celui-ci admet nécessairement un solution.
...Et son pendant en proverbe Shadok qui cache une sagesse bien plus profonde encore, mais malaisément accessible :
Quant à s'y rendre en guerrier, oui, mais pourquoi pas plutô en homme de paix ? Ca changerait. Je suis un peu fatigué des charniers ces temps-ci. Il faut dire que les schrapnels volent bas.
"quand un môme est chez un psy, il occupe la place qui devrait être celle de ses parents..." Disons peut-être qu'ils devraient y être aussi, parce que môme on morfle et ça laisse des traces, donc le môme y a sa place. Le fait que tu y sois allé tout jeune, ça rend tes conditions différentes des miennes. En ce qui me concerne, par trouille de découvrir des choses que je n'aurais pas été capable de supporter, j'ai longtemps différé. Le jour ou l'assistance individualisée m'est tombée dessus, j'étais prêt, et même demandeur.
Quand je te suggère d'y aller "en guerrier", je veux simplement dire d'y aller comme si c'était ta propre initiative, et non pas une chose qui t'est imposée. En ce qui concerne le proverbe Shadock "S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème", il prend toute sa force quand c'est une certitude, et non une vague supposition.
Quand on est "entamé", on doute de tout, on n'a envie de faire rien à fond parce qu'on n'a pas assez d'énergie pour le faire. Des idées, on en a pourtant plein. Mais on ne croit vraiment à aucune. Ma thérapie, je pourrais dire qu'elle a servi à focaliser sur des points fondamentaux mon énergie qui était dispersée, éparpillée. Je crois que c'est ça: un "travail" sur l'énergie.
Un dernier mot: la thérapie que j'ai faite était une "Gestalt". Je ne sais si tu connais. Dans cette thérapie, on travaille sur le présent, exclusivement. Parce que les "problèmes", c'est dans le présent qu'ils existent (ou n'existent pas).
En tout cas, va pour l'homme de paix. Moi aussi je commence à avoir marre des charniers. Un proverbe le dit bien: "Plus on remue la m...., plus elle pue". Et elle laisse des traces. Et un autre: "Si on marche en regardant par terre, on ne voit que des choses qui rampent."
Les laideurs du monde ne datent pas d'hier; et quand on les voit une fois, on ne peut plus ne plus les voir; mais j'ai envie de consacrer le meilleur de mon temps à ses beautés.
Pour rebondir pro activement :D sur la remarque de Thierry, peut être serait il envisageable de te mettre à ton compte mais de déléguer le coté commercial à des SSII de grosse envergure. Je sais que ça se fait pour avoir rencontré des personnes dans ce cas.
Avantage : tu echappes à la partie commerciale du boulot(pour la paperasse c'est moins sur mais bon, faire ses comptes ça veux dire que l'argent entre...). Tu peux choisir de refuser d'aller sur une mission.
Désavantage : ils te sucrent 15 à 20% de tes brouzoufs et te gardent en règle générale pour les cas où ils ont plus de staff disponible.
Les SSII prennent rarement moins de 50%. Prendre moins, ça ne vaut pas l'coup de se déplacer.
J'ai eu beaucoup de boulot quand j'acceptais ces conditions. Heureusement que j'ai mes clients rien qu'à moi maintenant... J'ai même désormais des clients qui m'annoncent que je les facture plus cher que ce que les SSII leurs demandent. Idem pour mon frère qui pourtant commercialement n'est pas une flèche.
Je vais d'ailleurs vous raconter sa façon de bosser à mon petit frère. Juste pour dire que "c'est possible" de.
Moi, je sais me vendre. En fait, les gens aiment bien mon contact. Je sais naturellement écouter, j'y peux rien, c'est comme ça, je ne fais aucun effort, ça fonctionne tout seul, les gens veulent m'acheter des prestations... s'ils ont un besoin évidemment. Donc, si je suis à mon compte, c'est parce que je le peux, comme certains le disent.
Mon frère, ce n'est pas la même chose. Pourtant, il est indépendant, comme moi. Même métier. Développement d'applis de gestion et autres finesses de ce genre. Lui, il n'est pas commercial... mais il a trouvé d'autres façons de se faire des clients. Il est très bon dans son boulot. Quand il est en forme, il a une productivité excellente et des idées du même calibre. Les gens s'en rendent compte très vite, quand ils en sont au 3è ou 4è CDD d'affilé qui ne donne rien. Et justement, c'est comme ça qu'il s'est fait sa clientèle. Il a pris des CDD ici et là... un premier, un second. Son truc, c'était qu'il ne voulait pas pantoufler. Donc, des CDD. Et les employeurs, ils voulaient des heures en plus... Et ils ont tous accepté des factures. Et ils acceptent toujours tous des factures.
Voilà.
Bon.
Il est célibataire. Il n'a aucune charge particulière. En gros, il peut plus se le permettre plus que d'autres. Mais il n'est pas smicard.
C'était juste pour dire que c'est possible. Même pour les gens qui n'ont pas un profil commercial.