La seule chose dont je suis incapable
Par Petaramesh le vendredi 15 septembre 2006, 14:56 - Inferno Chomismorum - Lien permanent
Bilet nombriliste. You've been warned.
Je vais écrire ce billet vite, d'un seul jet, et puis le lâcher dans la nature.
Et je préviens tout de suite mes charmants lecteurs et amis que tout commentaire ci-dessous qui ressemblerait à un "Tu devrais faire ceci ou cela" sera immédiatement pulvérisé à vue par mes soins. Je ne demande aucun conseil. Des conseils, j'en ai assez entendus, et tous ceux qui voudraient m'en donner un sont amicalement priés de se le rouler en pointe et de se l'enfoncer dans le cul. Merci d'avance.
Alors, comme dirait l'autre, c'est quoi mon problème ?
Mon problème, c'est que je suis au chômage. Enfin, comme disait Coluche : Ils ne cherchent pas du boulot, de l'argent leur suffirait !
Et en effet, de l'argent me suffirait amplement pour passer le reste de mon existence à ne jamais m'ennuyer un instant, puisque je trouve toujours quelque chose d'intéressant à faire, à lire, à écrire ou à penser. Si mon temps m'appartenait totalement[1], je saurais à quoi l'employer. J'ai des besoins modestes. Mais même pour cela, il faut de l'argent, pour nourrir ma famille et élever mes gosses, ce qui est tout de même le minimum vital.
J'ai donc besoin d'argent, il me faut donc du travail, puisque je n'ai nulle fortune et plus d'économies. Je n'y tiens pas vraiment, notez, mais c'est un passage obligé.
Travailler, au bout du compte, pour moi, n'a jamais été un problème en soi. D'abord parce que je suis naturellement travailleur, eh oui, contrairement à certains qui m'imaginent flemmard, je suis en permanence en train de faire ou penser quelque chose, et, sur un lieu de travail, je suis quelqu'un de tenace, compétent, bosseur et plutôt efficace. "Plutôt" parce que j'ai un défaut : une tendance au perfectionnisme qui freine ma "productivité". Autrement dit, je fais moins de "quantité", mais davantage dans la "qualité". Caractéristiques qui ne sont pas toujours prisées dans le monde où nous vivons.
Travailler avec d'autres, par contre, me pose bien davantage de problèmes. Non pas que je sois un être fondamentalement asocial (ce que certains pensent, mais je pense qu'ils se trompent), mais parce que je suis un être exigeant et fondamentalement indépendant. J'aime être autonome, décider de ce que j'ai à faire et de comment le faire. Je déteste qu'on me dise ce que j'ai à faire ou qu'on me donne des ordres, particulièrement quand cela vient de "petits chefs" qui prétendent me donner des directives dans des domaines où je me sais plus compétent qu'eux. Quand ils ne sont pas franchement incompétents. Que je déteste devoir exécuter des décisions qui correspondent à de mauvais choix stratégiques, faits pour des mauvaises raisons par des incompétents - si vous saviez à quel point ce genre de situation est courant ! Ah ? Vous le savez ? Ah bon...
Je n'aspire par ailleurs pas à diriger qui que ce soit. Ce qui m'intéresse dans mon boulot, c'est la technique. Pas la gestion, ni la chefitude. Distribuer du boulot à d'autres, devoir contrôler leur boulot (et s'étouffer !), faire des plannings, des budgets, non, merci. Tout cela n'est pas mon boulot. Je suis un singe technique, pas un gestionnaire de mes burnes. Encore moins un commercial, ce qui explique pourquoi je ne peux pas être "à mon compte", solution qui exige de passer davantage de temps à faire de la gestion ou du "commercial" que son boulot proprement dit.
Autrement dit, je suis un boulanger qui sait faire du pain. De l'excellent pain. Mangez-en, vous verrez. Mais je ne sais ni sourire aux clients ni tenir la caisse. Ca, ça me casse les couilles. Moi, je suis bien derrière mon four. C'est comme ça, et je ne sais pas si c'est une tare qui mérite qu'on me mette à mort.
Je suis le contraire d'un diplomate.
Je suis le contraire d'un commercial.
Je suis le contraire d'un financier.
Je suis le contraire d'un gestionnaire.
Je suis un bon technicien. Certains disent "excellent".
J'ai encore plusieurs autres tares : j'aime avoir l'impression que ce que je fais sert à quelque chose. A pousser quelque chose dans le bon sens. Pas simplement à aider les actionnaires d'un marchand de yaourt à faire 0,3% de bénéfices supplémentaires en bout de course, par exemple. Encore moins les actionnaires d'un marchand de canons. J'aimerais bien me dire que, même de manière indirecte, les machines que je fais tourner, puisque c'est là mon putain de boulot, aident à pousser, même un tout petit peu, le navire de l'humanité dans la bonne direction. Que ça fait du bien à l'Homme ou à la planète. Pas le contraire. Et pas que je dépense 8 ou 10 heures de ma vie chaque jour à faire marcher des trucs qui aident des machins à aboutir à un résultat... complètement inutile, totalement futile, sans aucun intérêt, voire néfaste. Là, ma motivation de con de technicien à mettre du charbon dans la chaudière en prend un coup.
Je ne suis probablement pas un ours au point où on pourrait l'imaginer, mais j'ai d'autres tares relationnelles. Comme de mal supporter la fréquentation de la médiocrité. Et Dieu sait que dans n'importe quel immeuble de bureaux, la médiocrité est la qualité la mieux représentée ! Je n'aime pas socialiser pour socialiser. Je n'aime pas les discussions de machine à café avec des gens qui ne m'intéressent en rien et dont je me sens plus éloigné que s'ils vivaient aux antipodes. Je n'aime pas les ragots de radio-moquette. Je n'aime pas parler de football. Je n'aime pas savoir qui baise avec qui. Je me fous pas mal de la Star'Ac et de toutes ces autres conneries télévisées que je ne regarde pas. Ce qui fait, que, dans n'importe quel groupe de ce genre, machine-à-café-staïle[2], je fuis, je retourne à mes écrans. Je peux alors paraître taciturne, ou méprisant, ou hautain, ou timide (rarement, bien que je le sois effectivement), ou cassant (plus souvent). Asocial, quoi.
Et pourtant, il m'est tout de même majoritairement arrivé d'avoir de bonnes et cordiales relations professionnelles avec mes collègues, supérieurs et utilisateurs, qui me trouvaient le plus souvent serviable et efficace, une fois qu'ils avaient compris qu'il ne fallait pas me parler de foot, ni m'expliquer comment je devais faire ce que j'avais à faire. Y'en a comme ça, qui ont compris que quand on me demande quelque chose gentiment, je peux me mettre en quatre pour le faire le plus vite et le mieux possible. Y'en a aussi qui n'ont jamais compris que me faire chier est la meilleure manière de voir son problème ne jamais être réglé.
Bon, c'est dit, je suis un chieur.
Et un chieur au chômage, maintenant. En gros, depuis plusieurs années. Toujours aussi compétent, mais de moins en moins sûr de l'être. De plus en plus enduit de doute. Il ne suffit pas de savoir quelque chose intellectuellement, il faut encore le savoir affectivement. Et là, je doute.
Plusieurs "super opportunités" loupées d'un seul cheveu m'ont, petit bout par petit bout, miné le moral. Le Monolecte sait très bien ce dont je parle, oh oui !
Les "n" entretiens qui se succèdent dans une boîte pour un super poste, où l'on te dit qu'on a besoin d'un type expérimenté, compétent, qui a de la bouteille, capable de prendre en charge dès la semaine prochaine... Blabla... On te dit presque que tu commences lundi, et puis le lundi rien, et puis tu finis par apprendre que "sur décision du siège de Paris (on nous a forcé...)", ils ont préféré prendre un "petit jeune" qui sort de l'école, qui sera payé 40% moins cher, pas opérationnel du tout, aura besoin de deux mois de formation avant de seulement pouvoir commencer à commencer, mais qui, aussi, sera plus malléable et plus facile à formater au moule de la maison... Le chef de service enrage
: Il te voulait toi. C'est bête, hein...
Au bout de plusieurs épisodes de ce genre de trucs, de quelques CDD sans intérêt ou sans lendemain possible, tu finis par déprimer grave.
La lecture des annonces te déprime de plus en plus profondément. Le seul fait de les LIRE par dizaines, et que tu n'es jamais le mouton à 5 pattes :
RECRUTONS INGENIEUR SYSTEME BAC + 12, Diplômé Grande Ecole exigé 5 ans expérience minimum dans poste similaire Maîtrisant Zgull, Bilbo, Grolks et Impérativement Schmeurtz, la connaissance de Glogbi serait un plus apprécié Anglais courant impératif Mobilité sur la France entière - permis B et véhicule exigé Forte motivation (traduire : accepte de faire 10 heures sup non payées chaque semaine et de venir 2 week-ends par mois pour la Gloire) Age 26 - 30 ans POUR STAGE DE 3 MOIS NON RÉMUNÉRÉ POUVANT (éventuellement) DÉBOUCHER SUR UN POSSIBLE CDD AU SMIC (et peut-être plus un jour si improbables affinités) Ecrire au service de surexploitation des ressources humaines
Déjà, tu finis ta lecture quotidienne, tu as envie de te foutre une balle.
Après tu fais ta énième réponse, faut paraître motivé. Bien sûr, tu n'as pas envie de partir de chez toi tous les lundis matin avec ton balluchon pour revenir de Saint-Trou-les-Dache le vendredi soir à 23h30 toutes les semaines, parce que tu aimerais bien voir grandir tes mômes.
Bien sûr, ça te plairait qu'on te propose un CDI avec un salaire qui ne soit pas inférieur de 20% à ce que tu touchais en 1992.
Bien sûr, tu t'abstiendras de parler au recruteur de la voiture de fonction que tu avais en 1997 avec son capot de deux mètres, et du salaire qui va avec, parce que ta maman t'a dit que ces messieurs n'aiment pas qu'on leur dise des gros mots.
Bien sûr, si jamais tu décroches un entretien, tu la mettras, la putain de cravate, même si tu insupportes totalement cette laisse symbolique par laquelle la société te tire par le cou.
Mais quand même, ça te fait mal au cul.
Alors à force, tu n'en peux plus.
Les annonces, tu ne les lis plus.
Les réponses, tu ne les envoies plus.
D'ailleurs, travailler pour ces gens-là, à faire ces choses-là, dans ces conditions-là, tu n'en as foutrement aucune envie. Mais alors, vraiment, vraiment, aucune envie.
De toute manière, tu ne peux plus. Tu ne peux plus jouer ce jeu de dupes, ce jeu de menteur, ce jeu de déguisement. Tu es trop vieux pour ça, tu l'as fait trop longtemps. Tu n'arrives même plus à réaliser qu'il y a une douzaine d'années, le costard Hugo Boss et la cravetouze, c'est tous les matins que tu te les collais sur le dos. Même que d'autres ont vraiment cru que tu étais un putain de jeune cadre dynamique. Même qu'il aurait peut-être mieux valu que pas.
Alors tu n'es pas devenu plus con, non, tu es plus expérimenté. Pas moins capable certainement, au contraire : tu as plus de personnalité.
Tu es plus franc, moins capable de dissimuler. En fait, cela veut dire que tu as davantage la force d'assumer ce que tu es vraiment face à ce système qui voudrait que tu sois autrement. Mais cette force, tu vois, devient ton handicap. Parce que tu ne sais pas dissimuler, et que tu détestes ça.
Tu devrais chercher du boulot. Mais tu n'y arrives pas. Ce n'est pas que tu n'arrives pas à en trouver, c'est que tu n'arrives plus à en chercher. Qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
Et tu vas devoir aller à cette putain de convocation de l'ANPE, comme tous les mois, et tu vas leur dire quoi ? Essayons la vérité, pour voir : Excusez-moi madame, je suis incapable de chercher du travail. Incapable de sucer comme il faut. C'est un blocage psychologique absolu. Je ne peux pas. Ca doit être du ressort de la phobie, il me faudrait une dispense pour raison médicale.
Tu es toujours capable de vivre, de sortir, de rêver, de t'occuper de tes enfants, de les élever. Tu as même réussi à t'arrêter de fumer et tu viens de te mettre au vélo. On ne peut pas être dépressif, quand on réussit des trucs comme ça, hein ?
Mais chercher du boulot, non. Ca tu ne peux pas.
Etre au fond de la déprime, ça, tu peux aussi, par contre. En fait, on peut parfaitement être partiellement en pleine santé psychologique, et partiellement au trente-sixième dessous du fin fond de la déprime. Si, on peut faire les deux en même temps. Surtout si on a d'autres raisons de déprimer sec, en plus. Je t'assure. Et celui qui prétendrait le contraire serait une vraie bite en psychologie humaine.
C'est un blocage. Et cela t'entraîne dans la spirale perpétuelle du J'aurais-du-mais-j'ai-pas-fait...
, culpabilité, dévalorisation, low self-esteem
comme disent les autres cons.
S'il y a une chose qui est sûre, c'est qu'un chômeur n'est jamais en vacances. Il passe le plus clair de son temps non pas à chercher du boulot, mais à culpabiliser de ne pas en trouver, ou de ne pas en chercher. Ce qui, au bout du compte, revient exactement au même.
La gentille demoiselle de l'ANPE, lors de notre dernière entrevue, m'a dit que maintenant elle allait me forcer à suivre un coaching par l'un des ces cabinets qui ont compris à quel point le chômeur pouvait être une matière première juteuse. Rien que l'idée me fait gerber.
Infantilisation, domination, soumission. Va ici, fais ça, viens là, sinon on te sucrera les trois francs six sous d'ASS qui te restent, et qui, de toute façon font déjà (beaucoup) moins qu'un RMI.
Mais voilà madame. Je ne peux pas chercher du travail. J'ai un blocage.
Tout-à-l'heure j'ai lu 5 ou 6 annonces. Les premières depuis le début du mois. J'ai eu beaucoup de mal à ne pas aller vomir.
Il faudrait que je réponde à l'une d'elles. On dirait que j'ai presque le profil. Mais j'ai préféré écrire ce billet. "Préféré", si j'ose dire. Là je vais aller faire un tour. Sinon je crois que je vais gerber. Finalement.
Alors je ne me relis pas. Je fous ça en ligne avec les fautes. Et je me casse ailleurs.
Je n'essaie pas de refaire le monde,
j'essaie juste de ne pas me faire refaire par lui.
- David Eddings, La Belgariade









Commentaires
Touchée en plein coeur Laflote.
Bon, et comment je vais moâ pour me remettre de lire un truc pareil ?
Tu as une petite idée, je crois, de ce que je pense de ce que je pressens chez toi (depuis le premier jour ;-]).
Quand je t'écris que tu es un génie, je veux dire par là que tu as une faculté à décrire la vie telle que je la vois (je n'ose écrire "tlle qu'elle est"...).
Tu as une faculté à ETRE et waouh, je suis baba rien que pour ça ;-)
Aucun conseil à te donner rassure-toi (en tous cas, pas là, on the blog), mais juste te dire que bravo pour ce que vous faites Môsieur Swâmi ;-)
PS : j'aime bien quand tu causes Laflotien ;-}
Tu devrais nous rejoindre. Tu aurais toute ta place chez les actu>chômistes (tous des teigneux ;-) )
Et tu sais que je te comprends, cela fait bientôt 2 ans que j'en parle.
Sei un capo.
La bonne nouvelle c'est qu'en ayant arrêté de fumer, le jour où tu vas aller à la machine à café, ta station devant sera réduite du temps de la (des) clopes.
En voilà un bon début.
Juste, et je te comprends. Ah, combien je te comprends ! Tu sais, là-bas, il fallait trouver le costard au marché de puces et le "travailler" un peu et puis écrire dans la langue de Voltaire parce qu'autrement t'es même pas regardable etc etc mon honorable Swami. Il y avait des journées à rester assis sur le trottoir, à papoter du temps qui file et les terrasses des cafés, tu pouvais pas les faire non plus. Il reste la fraîcheur et le soutien que tu trouves dans le coeur de ceux qui t'aiment et qui t'estiment pour ce que tu es... Je ne conclus pas parce que tu es très intelligent et tu sais mieux le faire à ma place.
@ Swâmi : au risque de me faire pulvérisassioner au fusil atomique, je voudrais te dire que tu as un job tout trouvé (mais je suis pas bien certaine qu'il soit rémunéré) : donner des cours à Garçonconfus de la ch'tite flèche qui permet les sauts de ligne dans les commentaires...
Ok, je sors :-}
Et t'as jamais songé à ... non, bon, ok, je déconne.
Mais sérieusement ? A devenir boulanger ?
:-)
Blague à part, le plus fascinant (?), c'est cette capacité qu'on peut avoir, comme tu le dis, à rentrer dans le moule un instant, cravate et veste Boss à l'appui, puis à en sortir. Puis à y rerentrer. Parce que si tu retrouves du taf dans un contexte semblable, je suis presque certain que tu reviendras à ton conditionnement d'il y a quelques années.
Billet redoutablement bien écrit, sinon. Comme d'hab.
Bon, pas de conseils et restons sans pitié. Un peu solidaire tout de même.
@Laflote :
Est-ce une invite directe à jouer à la bête à deux dos ? Nan, soyons sérieux, si tu as une idée me permettant de transformer ce que tu pressens chez moi en quelque chose qui fera davantage plaisir à mon banquier, je suis preneur ;-)
>
Quand j'étais petit, je voulais être un Génie Méconnu. J'ai déjà à moitié réussi : je suis méconnu :-}
Sinon, Ooops, tout ça, merci, quoi... :-)
@Le Monolecte :
...Je n'ose demander si les actu>chômistes sont des gens qui trouvent du boulot ?
...Le problème de cet état de chômiste, c'est qu'on n'a guère envie de s'y installer. On y campe toujours de manière provisoire... Même si ça peut finir par être du provisoire qui dure...
@Herve :
Mon casque de traduction simultané vient de tomber en panne...
@Tous : Merci, re :-)
(Sauf Laflote, elle a déjà eu des remerciements plus haut, et si je la remercie trop, elle va devenir chiante ;-)))
Tu devrais faire ceci ou cela
Never mind the bollocks.
Hem, hem, je croyais que tu ne voulais pas de conseils (voir ce que tu me demandes plus haut) ;-D
Et bien ce n'est pas gai, mais tu me rassures terriblement, Swâmiji. Ben ouais. Les gens aux épaules trop larges pour le costume, je ne me lasse pas de savoir qu'ils existent.
J'ai pas de solution par rapport au banquier, ceci dit. Coursier à vélo ? 8-D
Toi tu serais moi avec un boulot et pas de mec dans ma vie, tu ferais quoi (genre s'occuper des blèmes des autres, c'est oublier les siens...) Dimanche 11 h, halle des Etats Unis, spectacle Opéra de Pekin, ça peut plaire aux nains et à Mame Petar.
C'est tout moi !
Sauf que je ne suis pas excellente dans mon boulot -juste un peu douée, dirais-je- et que je ne mettrai jamais de tailleur pour un boulot. On me prend comme je suis :o)
Pas de conseils........d'ailleurs, si j'en avais, je les utiliserais pour moi.....Idem pour le banquier, le mien ne me cause plus que par courrier recommandé.......Juste te dire que nous sommes un certain nombre, les derniers dinosaures de ce siècle, à ne pouvoir se fondre dans le moule.....Oui, je sais, ça n'aide en rien..... J'aime lire ce blog, ses coups de gueule,ses révoltes, ses indignations, son humour.....Tant que l'on sait rire, de soi, des autres, pleurer, crier, nous sommes vivants.
@Eric C. :
J'ai pas mal réfléchi à cette intéressante assertion depuis que tu l'as écrite. C'est certainement en partie vrai. Si on me propose, demain, un job qui correspond à ce que je sais faire dans des conditions qui ne sont pas trop insupportables, il est évident que j'y retournerai, ne serait-ce que pour gagner de l'argent et nourrir ma famille. J'ai lu quelque part, une fois, qu'en tout état de cause travailler pour nourrir sa famille était parfaitement honorable, et c'est exact. Le déguisement, j'aurai toutefois beaucoup de mal et ne le revêtirai qu'en cas d'absolue nécessité ;-)
Mais quant à rentrer dans le conditionnement, c'est-à-dire intérioriser un bon nombre des prétendues "valeurs" du système, alors ça, ça ne risque pas. J'y ai de tout temps été hermétique, mais pire que ça, j'y suis devenu de plus en plus violemment allergique.
Si j'y retourne / quand j'y retournerai, je souffrirai donc plus ou moins fort, fonction des conditions, et je ferai contre mauvaise fortune bon coeur, ce qui tient hélas davantage de la résignation que de la pleine acceptation. En gros, les chaussures me feront plus ou moins mal aux pieds, et j'apprendrai à survivre avec des cors :-(
@Ko :
Je n'ai jamais réussi à pleinement me persuader que l'inadaptation était réellement un signe de supériorité. Trop de gens, à commencer par mes parents, ont dépensé de considérables efforts pour me persuader du contraire.
Tout digne représentant du troupeau bêlant a toujours un tropisme irrésistible à défendre la galère dans laquelle il rame, et à soutenir mordicus que toute autre attitude ou toute autre aspiration est preuve de pure folie, stupidité, manque de réalisme etc.
@Trublyonne :
Ce n'est pas idiot. Je me reproche souvent de ne
pas assezrien faire pour les autres, alors qu'il y a tellement de causes qui méritent d'être défendues.>
Merci pour le tuyau. Malheureusement dimanche à c't'heure je serai plutôt en route pour aller voir ma môman...
Au fait, content de te voir back on ze 'net :-}
@Minium :
Bah, je ne suis peut-être pas si excellent que ça, si ça se trouve. Mais c'est toujours bon pour la santé de se dire qu'on est excellent aux moments où les circonstances nous poussent à nous prendre pour une grosse merde...
De toute manière, bon, très bon, excellent ou nullos, ce sont en général les autres qui le disent à notre place ;-)
@eva_bien :
Une très petite minorité, certainement. Peut-être pas si raréfiés que ça, si j'en crois par exemple le nombre et la teneur des commentaires à ce billet (Oui, je sais bien que je ne suis lu que par une bande d'anargauchistes mystiques partouzards écologistes formellement inadaptés ;-)
Pour la voie d'extinction, je ne le pense pas. Il y en aura toujours. Du moins tant que l'humanité pourra encore porter ce nom. Ne serait-ce que parce que ce sont certains de ces inutiles-là qui permettent en bonne partie aux autres de survivre psychologiquement...
Ah, mais je n'ai pas parlé de "supériorité", moi... Je pensais plutôt à une forme de proximité avec ce que je considère comme une lucidité de bon aloi, quoique fort handicapante en ce bas monde. ;-)
@Ko : Et tu as amplement raison, mon amie, car concevoir les choses en termes de supériorité ou infériorité n'a aucun sens. Mais on a beau le savoir, c'est une situation qui avec la durée exacerbe tout ce qui peut ressembler à un complexe d'infériorité, et la bêtise de la névrose fait qu'on se remet à percevoir les choses sous cet angle absurde.
Beh, ce soir, je me sens d'humeur à citer Kundera :
pas sur que tu soit le seul dans le milieu de l'info. Beaucoup de gens pense comme toi, ils ne le disent pas, c'est tout. Au bout de quelques années d'expériences (le temps de se prendre quelques carottes dans le cul tout en payant la vaseline) tu t'apercois de toute la futilité du monde de l'info. Mais il est vrai aussi que ce n'est pas évoqué devant la machine à café... mais plutot entre potes.
A ce propos, je me suis toujours posé deux questions :
1. t'es pas obligé, quoique....
2. limite scato comme question, c'est à toi de voir
Je me suis totalement reconnue dans tes propos.
Merci de l'avoir si bien (d)écrit.
Sophie, 44 ans, co-fondatrice d'Actuchomage.org et larguée de la planète "Emploi" depuis déjà cinq ans.
Merci, Sophie.
@Eva bien, Swâmi : Une minorité ? Je ne sais pas. L'adaptation nécessite de la malléabilité, mais a aussi besoin de variabilité !
Bonjour, Merci pour ce billet brillant. Vous retranscrivez parfaitement une situation que vous n'êtes pas seul à vivre! (je partage exactement votre ressenti et votre pensée). Peut-être faut-il tout de même se forcer à revenir à la dictature du réel. Tiens je sens moi aussi la bile monter...aller je me lève, pour ne pas vomir... Encore une fois merci... A bientôt sur les forums d'actuchomage...venez faire partager vos idées et votre clairvoyance... A+
Tiens pour le coup, sans lire les commentaires, je t'embrasse mon frère et te serre très fort dans mes bras !
Kalaa Swâmi.
C'est mon premier commentaire sur ce blog, mais j'avoue que le contenu du billet a pas mal "résonné" lors de sa lecture. Pourtant je ne suis pas dans la même situation, au contraire, puisque je suis "fonctionnaire titulaire", donc plutôt à l'autre bout de l'échelle de la précarité. Mais la fatigue face au travail inutile ou mal fait, aux responsables incompétents, aux qualiticiens parasites, à leur putain de gestion de projet, je crois qu'on peut la retrouver partout et tu l'as comme d'hab' fort bien exprimé. L'avantage quand on est dans la fonction publique c'est qu'on peut davantage ouvrir sa gueule. L'inconvénient c'est que ça ne sert pas forcément à grand chose.
Si j'avais une formule miracle, note que je te la donnerais sans doute, rien que pour te remercier pour
mkcryptfs...@Tous : Je veux encore vous remercier pour tous vos commentaires qui me touchent plus que je ne saurais dire.
@Julien : Heuuu c'est vieux comme mes robes, ça ;-) (tiens, en voilà z'un qui sait faire un whois...)
Maintenant, mieux vaut regarder du côté de dm-crypt et cryptsetup-luks ;-)
...Bien que personnellement j'utilise toujours de bons vieux containers montés en loopback avec loop-aes ou cryptoapi, ne serait-ce que parce que tout ça est déjà on top of un gros tas d'EVMS qui utilise déjà plusieurs couches de dm et que je ne sais pas trop comment la bestiole réagirait avec une couche de plus ;-)
...Pas eu le temps de me pencher sur ces questions depuis des éons, d'ailleurs...
Mon cher ami, tu dis plein de choses sensées dans ce billet (comme d'hab), et moi qui fut chômiste il n'y a pas si longtemps, j'ai bien évidemment retrouvé plein de choses là-dedans.
Je te rassure, la cravatte je l'ai mise au début lorsqu'il fallait, et je constate que je la mets de moins en moins...et pour l'instant je n'ai eu de réflexion directe de ma hiérarchie (attendons pour voir).
Comme je l'expliquai encore ce soir au bar (je suis en voyage d'affaire...) à un 1/2 collègue (oui car je bosse pour la même grosse-boite que lui, mais moi je suis 'external') après cette période de galère, on accepte un peu toute les (mauvaises) situations. Souvent je me dis comme me disais mon patron japonais il y a quelques années en arrière "si qu'on doit faire, qu'on fasse"...et je range ma fierté au fond de ma poche.
Rien de glorieux à tout ça, juste l'envie d'être le moins emmerdé possible, et s'assurer que la paye (qui a pas mal fondu depuis 4 ans) tombera à la fin du mois.
Voilà le genre d'attitude qu'on peut finir par adopter à 44 ans après 3 ans de galère.
Allez Guru, ton heure viendra, comme pour moi, au moment où tu t'y attendra le moins.
@Pla :
Je ne sais pourquoi, je trouve cette phrase et sa parenthèse particulièrement savoureuses ;-)
>
Ahemmm... Tu lis ça, tu te sens totalement consolé ;-)))))
claire, chômeuse, en bilan de compétences..mais je ne compte pas y faire carrière!!
On se demande comment des gens comme toi peuvent être au chômage?
Tu es plus normal et logique et sencé et bosseur et tellement plus réaliste que la plupart des trous du cul avec qui j'ai travaillé et qui, eux, ont un boulot sùr, bien rémunéré, dans lequel ils s'épanouissent...c'est à gerber.
Si t'as pas BAC +15 et oui t'es une merde sans importance, sauf aux yeux de ton gosse.Et ce qui m'énerve le plus également, notamment, lors de mon bilan de compétences, ce sont les commentaires du styles: "mais vous savez faire pleins de choses, vous avez un grand potentiel..."et vous de pensez;"et oui, connasse, si tu me donnais ta place, je pourrais être aussi conne mais au moins gagner de l'argent pour bouffer", mais ça, tu ne peux pas le dire.Alors tu en parles avec tes ami(e)s en te marrant. Mais au fond , tu les détestes aussi car eux aussi, ont un boulot.Et ils te disent; "mais je ne m'inquiète pas pour toi, tu as toujours retrouvé quelquechose". AHHHH!! la phrase qui m'aggace!!!! OUi, retrouver un p'tit bout de trottoir.....super!!! mais un job qui correspondrais à mes attentes ...nON! tout ça parce qu'on me dit que je suis trop difficile. C'est la meilleure celle là! Ce que je demande c'est d'être un peu pistonnée dans un boulot pénard.Mais faut pas réver, il y a 2 mesures; soit femme de ménage, heu, non,Technicienne de surface ou alors Ingénieur en truc much, un poste que tu ne savais même pas que ça existait!!voilà, comme disait Coluche; "choisi ton camp camarade..."
Ouf! ça fait du bien de pouvoir pousser sa gueulante silencieuse.Même, si au final, tu es sans job...
Quoiqu'il en soit, je voulais te remercier comme beaucoup l'on fait car tu exprimes totalement ce que le chômeur peut ressentir mais avec ce brin d'humour qui nous remet le sourire aux lèvres...tellement la réalité dépasse la fiction.
Merci à toi, Claire. ce que tu exprimes de ton côté, crois-moi, je le comprends très bien aussi...
Et effectivement, cette situation où tu dois montrer une certaine forme de "respect" et de soumission à certains agents de l'ANPE ou pseudo-conseillers en ceci-cela machin, qu'en ton for intérieur tu perçois comme mille fois plus crétins et moins qualifiés que toi... A te dire que tu dois écouter sagement les conneries de tels abrutis... Ah, ces petites gens qui se la pètent dès qu'ils ont un petit pouvoir sur toi, te le font bien sentir, et d'accablent de leurs conseils crétins et de leur fausse bienveillance professionnelle... Mais t'as intérêt à écouter, hein ! Sinon, radié ! C'est une amère pilule à avaler.
Je n'avais pas exprimé cet aspect-là des choses, mais rassure-toi, tu es certainement loin d'être la seule à le ressentir.
Aaaah que c'est bon de se sentir compris par ceux, nombreux, que personne ne comprend !
Outre l'excellente description de notre triste réalité, ce post est hilarant et a constitué en ce qui me concerne un sympathique clin d'oeil dans ma recherche pluvieuse de travail inexistant de ce jour qui ressemble à quelques centaines d'autres jours à chercher ce qui n'existe pas.
Je suis dans une catégorie de chômeurs proches des travailleurs handicapés, mais qui n'existe pas : je suis une maman. Une maman diplômée et avec expérience. Alors voilà, mon copain ne gagne pas assez pour que je sois maman au foyer alors je cherche de quoi compléter pour payer le loyer de notre appartement de 65m² en ville sans jardin, enfin il pourrait être pire, mais de là à se saigner pour payer le loyer...
Bon, je cherche donc du travail depuis... ben depuis 4 ans :-s entre temps, j'ai quand même pas mal travaillé tout en cherchant, parce que pas le choix, mais ça a toujours été des contrats précaires (beau mot à la mode, si ceux qui l'utilisaient savaient de quoi ils parlaient, ça aurait encore plus d'effet).
Unique critère de recherche : les horaires. Ben oui, je refuse de laisser mon enfant de 7h à 19h du lundi au vendredi pour le smic et un boulot ingrat. Mais voilà, c'est tout ce qu'il y a (et encore faut trouver). Je veux bien faire un boulot affreux, payé une misère, mais je veux terminer à 17h au plus tard (oui 16h serait mieux, mais quelle folie).
Alors j'ai postulé pour tous genres de postes en secrétariat, vendeuse (même caissière et mc do, mais bon après entretien, il s'avère impossible de négocier des horaires vivables) où l'on demande un niveau bac. Pour avoir une chance de décrocher l'entretien, j'enlève ma maîtrise et une de mes langues du CV, histoire qu'il ne reste plus que le BTS et deux langues. Idem pour l'informatique, je ne leur dis pas toujours que je sais me servir de plus de 10% de word et même qu'il y a un monde logiciel et/ou virtuel assez complet dans lequel je me dépatouille avec pas mal d'aisance.
J'ai 30 ans, ne suis donc pas dans les âges impossible à insérer, au contraire (sauf si l'employeur se dit que je voudrais encore des enfants, ce qui est en fait le cas, ben oui, je suis une femme, c'est la nature (et la vie ??) enfin je crois). Je suis souriante, jolie, dynamique, organisée, autonome etc etc (et modeste si si).
Bon c'est vrai : j'adore le café, mais écouter une blonde qui boit du déca, non là je peux pas, laissez moi juste sourire et m'en aller, s'il vous plaît (ben quoi, la boîte est gagnante, je suis plus vite de retour au poste !).
J'ai aussi touché le RMI pendant un temps, mais là je me suis installée avec mon ami, donc je n'y ai plus droit, droit à rien. J'ai trouvé des postes, passé des entretiens, même fait une journée d'essai et j'ai deux employeurs prets à me prendre, mais bon, l'un ne peut financer qu'un contrait d'avenir, l'autre un CAE, moi je m'en fiche, tant pic, c'est 20h au smic et en CDD, je serais encore une "assistée", mais je terminerais à 17h et ça payerait une partie du loyer. Mais non, n'ayant plus droit au RMI, je n'ai plus droit aux contrats aidés. Retour à la case départ, enfin non, je commence à avoir une sacrée expérience du recrutement, des cv, lettres et entretiens, des contrats, dispositifs et organismes sensés aider (à quoi sinon perdre son temps et son peu d'argent à postuler pour des postes déjà pourvus dans bien des cas). J'ai bien essayé de postuler à l'anpe, mais apparemment, je n'ai pas le profil non plus.
Allez, je vais retourner aux offres bidons pour m'occuper à ne pas culpabiliser de ne pas trouver et ne pas trop déséspérer de ne pas savoir comment continuer.
Ah j'en profite (parce que je ne peux plus parler à personne sans poser la question), vous ne sauriez pas qui recrute ? (tous contrats, tous salaires, du moment que 8h-17h et un we sur deux s'il faut - tout sauf domaine commercial).
Bien à vous !
@Carlotski : Merci de ton témoignage, qui fait tout de même mal au coeur à lire non seulement quand on pense à toi, mais surtout quand on sait combien sont dans une situation analogue... et qu'on pousse nos enfants à faire des études pour finir par nous faire des chômeurs à BAC+5...
Hélas, je ne puis rien pour t'aider à trouver du taf', mais tu as, a minima, toute mon amitié. Ouais, je sais, pour acheter du pain, ça n'aide guère...
Emouvant........
Une première visite sur ce site et je ne suis pas déçu ! Tomber sur une description en tout point parfaite de ma situation (sauf pour les enfants) est assez extraordinaire... finalement non, je crois même que nous sommes nombreux... De mon côté cependant je me lance dans ma passion avant que la fin de mes ASS ne sonne et j'essaye de monter une librairie, comme toi la paperasserie me gonfle mais le plaisir d'être entouré de livres l'emporte (pour combiend de temps ?). C'est d'ailleurs limite suicidaire vu le marché du livre mais honnêtement pour moi maintenant c'est ça ou rien (ce le sera peut être dans quelque temps d'ailleurs !) Terminées les compromissions. En tout cas merci pour cet émouvant témoignage !
Merci à vous (suis une cyberbisounourse) et bravo Azathoth. Qui ne tente rien n'a rien puis comme ça au moins : pas de regrets. J'aimerais en faire autant, mais j'ai trop de passions ou peut-être pas de passion assez passionnante pour en faire un métier (sinon celle d'être une maman et une femme moderne revendiquant le droit d'être maman au foyer - euh et les finances qui vont avec). Eh oui, contrairement au Guru, mon pain est toujours très bon, voire excellent, mais rarement parfait, en revanche, j'assure aussi en caisse, administration et tout le reste, sans aimer cela pour autant.
Suis une vraie bookworm, alors quand tu auras ouvert, transmet l'adresse et je viendrai acheter chez toi plutôt que sur le site hippique .
Bien à vous.
@Azathoth : Foutre ! Le Sultan des démons chez moi ! Vade retro, satanas !
>
...Je crois même que nous sommes encore plus nombreux. Mais nous sommes invisibles.
@carlotski :
Parce que tu as beaucoup péché, il te sera beaucoup pardonné :-}
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Trop beau pour être vrai. Ou alors, tu es aussi bossue et unijambiste :-p
Bonjour,
Il semble que l'on soit quelques-uns, là... Suis chômeur itou, et ce depuis deux ans, après 3 ans d'un boulot plutôt idiot et nocturne.
Alors bon, les 6 premiers mois, réapprendre à vivre le jour (et aussi la nuit en fait, parce que ce boulot, c'était pas vraiment de la vie), se balader, glandouiller en dilapidantles indemnités de licenciement. Pfiouu, 6 mois, ça passe vite ! Pis me vlà convoqué à l'ANPE, pour un bilan de ces 6 mois...
Conseillère aimable, je me présente comme un type très motivé, qui veut faire une chouette formation, pis apprendre la gestion à la Chambre de Commerce, pis monter mon entreprise (cuivres en fond sonore). Devant cette logorrhée, elle n'a pu qu'acquiescer ("En vlà un qui joue le jeu"), et a négligé de m'interroger sur mes recherches des 6 derniers mois. Ouf ! 1er round OK.
Bilan de compétences dans une petite agence specialisée. Plutôt sympa la nana, quoique fondamentalement inutile. Ses batteries de tests ne m'ont absolument rien appris, mais bon, je n'en attendais rien, sinon d'être couvert aux yeux si sourcilleux des contrôleurs du temps de cerveau du chômeur. 2e round OK.
Hop, on établit mon Plan de Retour à l'emploi (ou je ne me souviens plus de l'acronyme, bref), qui comporte une formation qualifiante de 8 mois. (Wow! 8 mois+2mois avant le début de la formation= 10 mois de couverture !) 3e round OK.
Formation passionnante (je passerai ma vie à apprendre que ça me conviendrait parfaitement, où sont mes rentes ?) et puis, à l'approche du diplôme, l'angoisse ! J'ai le diplôme en poche, mais ... Je ne veux plus travailler
Ajouter à la masse d'objets et de services stupides, inutiles ou nuisibles ma propre production, ajouter ma voix à la cacophonie ambiante, non merci !
Affronter des cheffaillons arrogants, des collègues fourbes et/ou serviles, tyranniser des exécutants, non merci !
Et pourquoi faire, surtout? Le manger, le boire et le dormir me suffisent, j'ai des bouquins en pagaille et une connexion internet. Je ne fais jamais de shopping, m'achète peu de vêtements mais des qui durent longtemps. Bon ok je suis pauvre, et à partir du 15 c'est ma fiancée qui fait les courses, mais bon...
Bon c'est bientôt la fin de droits, retour à l'aliénation pour bientôt.
__Mais bon sang, quand va-t-on se décider à dissocier travail et moyens de subsistance ?__
repondre a moi de ma cette question s'il vous plais cmment ecrit voltaire cette opposee de l'optimisme
Je suis vraiment désolée, j'ai même pas encore fini de lire que j'ai déjà envie de mettre un commentaire, du genre "t'as trop raison", "comme j'te comprends" , "j'suis pareil" etc.... Les annonces, j'ai abandonné. Question de santé mentale. Tu as formidablement résumé ce qu'on y trouve. Moi je suis la jeune diplomée qu'on n'embauche pas parce que même jeune, on sent qu'elle est pas vraiment si malléable que ça (donc t'en fais pas, ça existe dans les deux sens. Ce qu'ils veulent c'est des gens jeunes "et" expérimentés...mouton à 5 pattes quoi). Et cette manie de montrer en entretien que je voudrais que mon travail serve à quelque chose!! (Mais tais-toi, idiote! tu vois pas que le gars en face de toi ne sait pas lui-même à quoi sert ce qu'il fait ou ce qu'il te demande de faire?) Ma mère se fout de ma gueule parce que je fais du bénévolat avec mon diplome d'ingénieur ("on dirait une femme au foyer du début du siècle"). Ben ouais, mon copain a assez d'histoires tordues de cheffaillons et de grosse boîte cotée en bourse qui rachète la petite entreprise dans laquelle il trouvait la vie plutôt belle pour alimenter les conversations le soir pas la peine d'y rajouter le stress des entretiens foirés et des "j'en ai marre qu'on me juge!!!" . Pourtant je suis féministe, hein, j'aimerais être indépendante financièrement, mais je me demande si je suis pas plus libre comme ça, en fait... Vaut mieux être dépendante d'un mec qui me respecte et qui m'aime ou d'une boîte pour qui je suis juste un pourcentage de la masse salariale?
C'est drôle de lire un texte que je n'ai pas écris mais que je reprendrais volontier pour mon propre compte tellement il reflete avec une parfaite exactitude le sentiment que j'ai sur ma vie et notre société, j'ai eu une impression de lire mes pensées, mais je n'ai et n'arriverai jamais à les exposer avec autant de perspicacité.
Sincèrement, BRAVO !
Le plus dur pour moi qui vit à côté c'est l'impossibilité de partager avec lui ce que tu expliques, lui que la société a méthodiquement rejeté. Ce que je sais c'est que c'est plus que dur. J'ai vu petit à petit aussi le costard qui s'oublie, les horaires qui s'étirent, le regard qui se floute et même le soutien apporté qui ne sert plus. Puis on ne se comprend plus par moments parce que la vie trépidante avale l'un et l'autre doucement s'étiole. Pourtant le mien de regard n'a pas changé mais ce n'est pas celui qu'il attend. Sa permission d'exister maintenant il la quête de la société, parce que même les amis sont durs, n'aident pas avec leurs questions ou leur façon de plaindre celui qui travaille, parce que la famille a ses inquiétudes qui s'ajoutent aux soucis, parce que lorsque la vieille voiture ne démarre plus le matin l'angoisse monte, parce que le téléphone on n'ose plus le décrocher, ça pourrait être la banque. Les retours d'entretien angoissés, l'attente insupportable, les copains qui proposent de déplacer des stères de bois dans un fond de jardin pour deux sous, les refus, les annonces qu'on ne peut plus lire parce qu'on ne se sent plus assez "tout" pour répondre, et puis à quoi bon ? Et surtout parce que cette conne de vendeuse qui demande son métier balaye le regard pétillant de sa gosse répondant "magicien" en utilisant un ton débile pour répondre : "Oui, oui ma chérie... alors sans travail" et en un seul instant tout s'effondre. Alors je peux te dire au moins ce que je lui redis lorsque les soucis ne sont pas trop étouffants : ce n'est pas vous qui êtes en cause, c'est cette société délétère qui passe à côté des peronnes de valeur comme vous... Non ce n'est pas être sauvage que de vouloir d'autres conversations que le ras des pâquerette (j'en "mourrais" aussi à petit feu), un peu de morale dans un drôle de monde où celui qui filoute le plus fort arrive tandis que végète le talent. Et ce que disait Eddings aussi dans la Belgariade que je viens de finir (ça fait du bien un peu de magie dans la vie qui paraît parfois si morose !) : Il est important de ne pas se sous-estimer, votre valeur est comme un pierre qui n'attend que de se réveiller. (Enfin, en gros, je rechercherai la phrase exacte, elle m'a aussi redonné du courage). Depuis quelques temps c'est étrange, j'ai tendance à lire et relire des histoires où le plus humble et vertueux gagne par la force de son obstination... Une façon d'oublier la société qui nous contraint. Je pense à toi comme je pense à lui et je ne considère pas que vous êtes paresseux. La société passe à côté de vous, j'espère juste qu'elle arrêtera de le faire.
Un magnifique commentaire, Bhelliom, très émouvant, et dont je te remercie. J'en suis un peu sans voix...
J'ai lu avec attention cet article et je vous en remercie parce qu'il me touche particulièrement. Je savais cette détresse, je la cotoie mais je ne pouvais pas mettre tous ces mots dessus. Je sais combien le découragement arrive et que ce n'est ni de la paresse, ni un manque de qualités. Je sais aussi combien ceux qui veulent aider sont parfois maldroits et blessent encore plus, moi y compris. Maintenant au moins je peux commencer à comprendre au delà de l'affection. Si cela ne vous dérange pas, j'ai mis cette article en lien avec mon blog, dans le cas contraire je le retirerai. Je ne terminerai pas avec des conseils, je m'en garderai bien, juste que je pense à vous comme à lui, comme quelqu'un de valeur.
Merci de votre commentaire, Dom. Votre lien ne me pose bien sur aucun problème : C'est la base même de la Monde-Large Toile ;-)
Beau texte que j'ai eu grand plaisir à lire ! Et quelques commentaires pertinents aussi ! Alors j'ajoute le mien, voilà...
Après avoir alterné au gré des "opportunités" (ou de leur absence criante) pendant ces 4 dernières années périodes de chômage et CDD sans issue où l'on m'a parfois poussée à la démission (en vain, au prix de ma santé pour quelques temps) pour économiser les primes de fin de contrat, mon diplôme Bac+5 d'une pompeuse université, et mon début de carrière de jeune cadre dynamique dans un poste non moins "prestigieux" ne sont plus qu'un lointain souvenir... Pourtant, je suis, comme bien d'autres chômeurs, ces lépreux ou syphilitiques des pays développés, compétente, bosseuse, rigoureuse et même perfectionniste, ma sociabilité naturelle venant atténuer ces critères qui pourraient faire de moi une "besogneuse psychorigide". Cela dit, ladite sociabilité s'arrête malheureusement là où commencent, autour de la machine à café (je n'en bois pas, c'est encore plus inconcevable pour autrui que d'être végétarien), les conversations autour de l'apparente homosexualité du chef de projet (je m'en fous), de la Star Ac' et autres niaiseries télévisuelles (puisque je fais partie de ces anormaux qui ne regardent pas la télé), du football ou autres sujets con...sensuels.
Non seulement, je m'accomode assez mal de la médiocrité, donc je pars avec un sacré handicap social, mais, en plus, les "grosses boîtes" (Danone, L'Oréal, Unilever, Pernod-Ricard, etc.) et les "bonnes planques" (une place d'employé de mairie dans une lointaine banlieue) qui faisaient rêver mes collègues de fac, ne m'affriandent guère. Il arrive forcément un moment où je suis forcée d'avouer ma faiblesse d'idéaliste à un de ces éternels "bons conseilleurs" dont l'entourage du chômeur fourmille toujours, et que je sente à l'issue de la conversation que j'ai été, dans l'esprit de mon interlocuteur, mentalement transférée de la catégorie "si elle est au chômage, c'est qu'elle n'a pas dû TOUT essayer" à "tout s'explique ! elle n'a pas VRAIMENT envie de travailler".
Alors, de conseils dictés comme "révélations messiaques" par l'entourage, en simulacres d'entretiens de suivi à l'ANPE ou d'accompagnement dans des cabinets RH par elle mandatés, en passant par les centaines de candidatures envoyées en pure perte, remaniements de CV pour le rendre aussi alléchant qu'une pub pour une berline allemande, d'entretiens de recrutement "érotisés" à l'extrême pour te faire saliver, comme un speed-dating avec un allumeur (scénario : "vous commencez début de semaine prochaine" ... "ah, non ! on ne vous a pas dit ? on a embauché qqn d'autre."), le dynamisme et l'enthousiasme s'émoussent comme un Opinel sur une brique.
Ne vous en faites pas Mr Petaramesh, lorsqu'on vous éconduit au profit d'un "petit jeune frais émoulu de son école d'ingénieurs", on évince aussi des "petits jeunes déjà plus tout frais" pour mille et un motifs, et notamment au profit de celui ou celle "qui a déjà de l'expérience dans ce secteur, pas comme vous, vous comprenez ?".
Quant l'enthousiasme est à ce point affaibli, comme je vous comprends, la lecture de ces "offres" d'emploi, de leurs formules aussi savoureuses qu'un poulet Tricatel réchauffé trois fois au micro-ondes, telles que "entreprise dynamique leader dans son secteur", "acteur majeur dans le secteur de ...", "vous assurez l'interface avec ...", "vous travaillez en mode projet", "sourcing", "suivi", "gestion", "goût du challenge", "idéalement", "le mandarin serait un plus", "rémunération attractive", "vous maîtrisez le logiciel Gerbera" (lequel, après enquête perso, n'est implanté que dans 18 PME sur toute la France), relève de l'indigeste supplice du gourmet astreint au Fast'huître dès le petit déj'.
Moi, çà me fait un peu l'effet de la lecture de tabloïds : c'est superficiel, c'est creux, çà n'a aucun sens, mais c'est supposé faire rêver et qu'est-ce que çà peut être lu !
@Munakoiso :
Comme je te comprends ! Il convient aussi d'ajouter, de manière plus ou moins prononcée selon les régions (assez considérable à Lyon, hélas, j'en ai été surpris les premières années...) les propos racistes sortis tout naturellement devant toi à la machine à café et parfaitement assumés, l'usage courant de termes comme "bougnoules", etc., comme s'il paraîssait évident à tes charmants collègues que tu partages nécessairement ce "point de vue" avec eux si tu es du même monde qu'eux, avec le soutien au club de foot local. Mais voilà, je ne me suis jamais senti du même monde qu'eux. Et si tu ne peux pas laisser passer de tels propos sans incendier leur auteur, alors tu te retrouves instantanément le paria de l'équipe, celui devant qui "on ne peut pas causer", qui ne s'intègre pas, et patati, et patata...
En plus, en ce qui me concerne, je bois du café, ce qui me rend quasi impossible le fait d'échapper à ce lieu de socialisation aimable et de douce médiocrité tranquille que sont les deux mètres carrés situés en face de l'inévitable machine...
Ton commentaire est, dans son ensemble, à la fois savoureux et totalement déprimant, tant il décrit avec talent une situation que je ne connais que trop.
Halàlà...
Ah, sinon, signifie en finnois. Aubergine... Ça peut être une idée d'orientation professionnelle ?
Pour avoir travaillé ces dernières années plus en deçà du "plafond de verre" qu'au delà, c'est-à-dire au contact de personnes qu'on désigne souvent sous les ignobles noms d'oiseaux que tu cites, je n'ai jamais beaucoup entendu ces noms-là à la cantine ou autour de la sacro-sainte machine à café. Ironie du sort, j'ai parfois même subi l'inverse en tant que subalterne, parce que, toute religion, culture, origine ethnique, ou couleur de peau confondues, il n'est jamais défendu d'être con, tout simplement. J'ai eu plus souvent l'occasion d'être choquée par des insultes ou des commérages à caractère sexuel, sexiste, ou homophobe, y compris de la part de femmes, ce qui m'a d'autant plus froissé le cortex, et a conduit le consensus à me reprocher, tout comme à toi, de "refuser de m'intégrer". Mais je n'ai pas encore tout vu...
Je connais la signification des pseudos sous lesquels j'écris, tout de même (on ne sait jamais, que çà veuille dire "bite" ou "crotte de nez"). Celui-là semble être la traduction littérale de l'anglais "eggfruit" (plus couramment, "eggplant"), "muna" signifiant "oeuf", et "koiso", "fruit", parce que comme les aubergines ne poussent pas à l'état naturel sous ces latitudes, il s'agit d'un mot importé, tout comme le suédois "äggplant" ou le norvégien "eggplante".
Quant à une possible réincarnation dans ce légume-fruit, à dire vrai, je pourrais m'imaginer dans la peau de la moussaka géante (celle qui envahit Athènes dans un film éponyme), mais pas un seul instant dans ces brigades violacées armées de calepins-carbone dont les feuillets coûtent beaucoup plus cher à leurs destinataires qu'à leurs expéditeurs ;-)
Yop!
Effectivement, le système dans lequel on vit pue, et je comprends à 2000% ce que tu décris.
Personnellement, j'ai fait l'inverse: me forcer à m'y insérer dans les conditions de m.. qu'il propose, et je ne m'en sens pas mieux pour autant, loin de là!
Le seul truc qui me "dérange" un peu avec ce genre de position (que je respecte) comme avec d'autres, c'est qu'elle serait difficilement tenable sans des "pigeons" comme moi qui se plient et qui donne des sousous de solidarité qui te permettre de nourrir tes gosses magré tes états d'âmes... (une pierre dans ton jardin)
Maintenant, si plutôt que de jouer au pigeon, moi, et tous les autres, on envoyait ce système à la merde, on serait peut-être forcé de trouver une solution, peut-être meilleure. Donc je suis fautif aussi... (une pierre dans mon jardin)
Sale problème, peut-être pas insoluble mais pour lequel j'ai certainement pas la solution pour le moment. Mais je la cherche tant que je peux...
Apparemment tu n'acceptes pas les "conseils" ou autres critiques négatives
(bonjour l'ouverture d'esprit man, mais c'est aussi ton droit que je respecte), mais si tu as une minute, jette un oeil à ça:
Ca m'aide à réaliser qu'à côté du "système de merde", il reste encore de belles choses dans la vie, et que baisser les bras ne peut de toute façon rien apporter de bon!
Bàt,
Beren
Merde, le lien est po passé...
Je réessaye:
Beren
@Beren : Je suis toujours étonné qu'après être contraint par le système de prévisualiser son commentaire avant de le valider, on puisse s'étonner après coup que les liens qu'on a pensé y mettre n'y figurent pas comme on le souhaite. Ou aurait-on validé sans relire ?
Quant aux pierres dans mon jardin, j'en ai déjà suffisamment : on croirait un champ pierreux du Larzac ;-)
Aussi suis-je au regret de refuser le cadeau ; merci donc de bien vouloir remporter vos pierres avec vous.
Pour le reste des arguments, j'aurais trop de choses à répondre, aussi me paraît-il plus simple de n'en répondre aucune.
Evidemment que je ne me suis pas relu :))))))))))))))))
Je devrais m'excuser? Etre feignant, ça se fait pas ici? Moi j'aime bien, ça détend...
Désolé que tu ne veuilles pas répondre: j'avais énormément apprécié l'analyse de ton texte (dju ti! qu'il écrit bien ce Petaramesh) et je suis sûr que tu aurais pu éclairer/nuancer/critiquer mon point de vue et que j'aurais (on aurait mutuellement?) pu bcp apprendre... (n'est là -ici bas donc hein- en partie pour ça, non?) :)
Pas grave, heureux de savoir que j'ai pas écrit ça pour personne, c'est déjà ça :)
Bonne continuation msieur...
Viendrai jter un oeil dans lcoin de tps en tps, t'as l'air d'être loin d'un dmi con, et c'est toujours rafraichissant de lire des trucs un peu censés et bcp cyniques :p
Beren
hallucinant.. tu as mis en mots très clairs ce qui était très brumeux dans mon esprit mais tellement ressenti au quotidien... pour cela merci...
je ne sais pas si Petaramesh continue à lire les réactions...
Mais quand j'ai lu ton texte, c'est étrange comme je m'y suis reconnu.
Il y a longtemps que je porte en moi le constat que tu fais.
Je suis un ingénieur, technicien dans l'âme, dont la vocation est de réaliser des projets, pour le progrès de l'industrie.
J'aime mon métier, et je n'ai comme toi nulle ambition d'être le chef d'un autre. Quoique les nouveaux vrais managers sont avant tout des supports et des guides utiles à ceux qu'ils encadrent (être utile aux autres, parce qu'on est compétent et qu'on se sent capable de fournir cette aide à ses équipiers mieux que quiconque).
J'ai croisé le chemin de petits chefs, qui avaient la rage de dominer, utilisant leur autorité pour forcer des décisions au nom de sombres doctrines qui vont à l'encontre de ce que tes compétences te dictent logiquement. Un peu comme Mitterrand quand il a soutenu le régime Hutu dans le génocide des Tutsi : sa préoccupation était de contrer l'influence américaine portée par le FPR qui venait de l'Ouganda. Le Rwanda devait rester à tout prix (même à celui d'un génocide) sous influence française !
Au diable les principes moraux...
Voilà ce contre quoi je m'insurge au boulot : ces gens de pouvoir qui dominent les autres au nom de doctrines pas franchement avouables.
La doctrine professionnelle s'appellera tantôt "Servir mes propres intérêts à n'importe quel prix (le cynisme devenant comme une norme bien vue, preuve de fermeté)", "Ma parole n'a aucune valeur, ni même mes écrits : mes actes ne sont dictés que par considération de l'image que je donne auprès des gens de pouvoir", "Quand on veut noyer son chien on l'accuse de la rage", "Rendre un client satisfait n'est pas la priorité : c'est l'argent dont on va pouvoir en tirer" etc.
Alors je me suis dit : la société est ainsi faite. Elle est peuplée de ceux qui ont réussi à grandir avec des valeurs de requin, et qui sont bien souvent au pouvoir de ce fait. Ces gens là, il faut vivre avec eux, tu n'as pas le choix. Il faut apprendre à les reconnaitre pour avoir le moins possible à croiser leur route. Il y a des signes : souvent sous un air jovial, ils donnent vite l'impression de personnes décidées, esquivant les débats d'idées et de valeurs morales. Au quotidien, ils sont très souvent égoïstes et manifestent peu de chaleur humaine, encore moins de sensibilité.
Ces gens là sont notre mort, parce qu'ils ne pensent qu'à eux. Ils ne raisonnent qu'avec des rapports de force. Ils ont besoin de soutiens inconditionnels dévoués corps et âmes, dont les bras droits sont souvent aussi peu scrupuleux qu'eux.
Si l'ambition sociale n'est pas ta préoccupation, tu ne peux pas faire partie de leur monde. Et pourtant, tu es un artisan de valeur. Des gens qui ont ta compétence sont rares et ils ne le savent pas (car souvent ils sont eux-mêmes incompétents et donc aveugles). Et pourtant, je rêve de patrons, des vrais, qui savent prendre des risques parce qu'ils ont des idées, qu'ils savent entreprendre parce qu'un jour ils ont été compétents, inventifs et optimistes.
Ces vrais patrons sont d'une autre trempe que la plupart des ramassis scabreux qui pullulent malheureusement dans notre société moderne.
Ils sont un peu nos pères, ils encouragent les idées neuves, ils ont un sens aigu de ce qui va marcher et une capacité à entrainer les autres parce qu'ils savent.
J'ai envie de dire : plus nous serons nombreux, nous les techniciens, à revendiquer notre utilité et notre probité dans le monde économique, et mieux s'en portera notre société. Avoir des valeurs de constructeur ou de producteur utile, c'est respectable et ça ne se galvaude pas.
Ne pas en avoir honte, ne pas transiger, pour chercher inlassablement un havre de paix où compétence rime avec entreprise. Ca existe, je le sais. Mais il faut se donner les moyens de les trouver.
C'est une lutte de longue haleine...
Bonjour
J'aurais très bien pu écrire ce que que tu dis je suis dans le meme cas et ex responsable de magasin autodidacte grande capacité courageuse etc!!!!!! quand je regarde les annonces et que l'on demande Bac + 2 pour etre une simple vendeuse ou Bac + 2 + un diplome d'école de commerce DUT pour etre responsable de magasin alors que j'ai une expérience fondée j'ai envie de me jetter par la fenetre à ce rythme je ne trouverais jamais de travail, que faut -il faire . Il est vrais que je n'ai plus 20 ans on me le repproche régulièrement , si l'un d'entre vous à la machine à remonter le temps qui me le fasse savoir ,avoir 20 ans cela me ferais grandement plaisir lol!!!
La société actuelle est déprimée par :
- L'assistance (on gagne autant a ne pas travailler, et parfois plus; les gens qui ont étudiés comme des malades gagnent autant que ceux qui font un métier qu'on leur a donné, alors pourquoi se donner du mal?; les gens qui ont mis toutes leur fortune dans l'immobilier et qui n'ont plus que ça pour vivre le loue a des gens qui ne les paie pas ou sont squatés et, donc, se retrouvent dans la misère et montrés du doigts comme des méchants...),Un enfant ne cherche t-il pas a se libérer de l’emprise de ses parents qui l’aime pour être libre ?
- Les médias qui jouent avec notre sensibilité (la télévision s'acharnent a conduire les gens a la sensiblerie (et pas a la sensibilité) en ne perdant pas une occasion de nous faire pleurer (émissions, musiques, cas tragiques, hommage d'une personnes disparu répété x fois comme Grégorie de la Star Ac qui a été comparé a un Ange!.. c'est pas un peu démesuré???) Ca leur permet d'endormir notre jugement,
- La difficulté de communiquer les uns avec les autres a cause notamment des nouveaux moyens de communication (ils y a toujours plus de dépression et de solitude). Les gens ont donc tendance a se ressentrer sur eux mêmes (ce qui est encouragé par la société!!!! - développement des institus de beauté, cooconing... hymne a l'individualisme!!!).
- La perte progressive de notre identité, de nos coutumes... (vaste sujet).
- L'administration qui empêche les personnes pleines de ressources de créer leur entreprise si ils n'ont pas un minimum de capital et des années d'études qui leur permettent de ne pas se faire avoir dans ce monde hyper-concurrentiel),
Etat des lieux en bref: On vit sur nos ressources acquises au 19ème, et tout le monde sait, sans le dire, que l'on est sur le déclin... mais il y a notre foutu fièreté française "chauvinisme halucinant hyperconnu du français de base", avec nos chateaux, notre histoire (la France sous Louis XIV a été le pays le plus riche, et de loin du monde), nos aquis sociaux. Les pays en développement font du 14 heures par jours (il sont au 19ème siècle) et vont finir en toute logique (c'est imparable) par suivre notre shémas (nous retombons dans la misère, eux deviennent les pays riches, ils vivront sur leurs richesses, ils seront envahis par les étrangers, nous travaillerons comme des brutes et nous redeviendrons riche...etc...).
Pour oublier qu'il va falloir se bouger pour s'en sortir, il faut un coupable...c'est donc les méchants patrons riche exploiteur qui exploitent les pauvres travailleur, et c'est pour ça qu'il y en a qui vivent dans la misère.
Ou, la, la soyons un peu adulte dans notre réflexion. Pourquoi croyez vous qu'un pays ou on travaille 35 h peu concurrencer ceux ou ils travailles minimum 70h! Certains ouvriers travaillent avec des pinces a linge sur les paupières pour ne pas s'endormir de fatique en fin de journée. Comment croyez vous que l'on arrive a avoir notre train de vie actuel? C'est grace a nos arrières, arrières grand parents qui ont travaillés pareil, comme des brutes. Si on proposai a un ouvrier de devenir patrons, jamais il n'accepterai, malgré le salaire. Un patron a des responsabilités énorme, quand il reviens chez lui, il continu a travailler... son travail, c'est lui.. il est créateur d'emplois. "sans riches, les pauvres meurent" (a méditer). En plus les vrai patrons honteusement riche en france, ça n'existe plus, nous les avons chassé par l'impot sur la fortune.. alors que nous manquons d'argent!!. C'est illogique. Nous nous bornons a la redistribution des revenus pour plus d'égalité,.. c'est comme couper des parts d'un gateau, les manger puis recouper le gateau jusqu'a ce que les parts deviennent ridicules. Ben oui, que redistribuer si on ne crée rien et que l'on continue a consommer comme avant?. Il y a toujours eu des riches et des pauvres, il y a toujours eu des personnes avec plus de talents que les autres, comme il y a toujours eu des premiers de classe et des derniers de classe.. et c'est une chance!!! .. les premiers entrainent vers le haut les derniers.
Attitude a avoir: arrêter de vouloir trouver des coupable a ce monde qui est dur. Il est, et a toujours été dur, ça toujours été ainsi. L'homme est un être incomplet, né pour travailler (la fierté de soi même est une source de bonheur incroyable), vivre avec les autres (indispensable pour l'enrichissement personnel), et être heureux. et a vivre avec les autres dans le respect. "Lorsque l'on ne fait pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on fait". Il faut ce bouger le cul, prendre des décisions et s'y tenir, mettre l'accent sur l'éducation et se respecter, arrêter de croire que l'ON EST le métier que l'on fait, On travail pour gagner sa vie, être utile aux autres et s'engager dans une activité personnelle pour s'épanouir, travailler a consolider son couple chaque jour, en adulte (arrêter de croire qu'agir selon ses émotions est la seule manière d'être heureux - on est bien plus heureux quand on est fier de soi-même).
Arrêtez de vivre en observateurs,vivez!!!
reflexion : "La société actuelle est déprimée par :"
Mais pas du tout, tout va bien. 53 % des votants ont choisi Sarkosi comme président et dès la semaine suivante 70 % des gens étaient contents de ses initiatives.
reflexion : "L'assistance (on gagne autant a ne pas travailler, et parfois plus; les gens qui ont étudiés comme des malades gagnent autant que ceux qui font un métier qu'on leur a donné, alors pourquoi se donner du mal?;"
C'est vrai ça, faudrait augmenter les salaires.
reflexion : " les gens qui ont mis toutes leur fortune dans l'immobilier et qui n'ont plus que ça pour vivre le loue a des gens qui ne les paie pas ou sont squatés et, donc, se retrouvent dans la misère et montrés du doigts comme des méchants...)"
Ne jamais mettre tous ses oeufs dans le même panier, c'est pourtant connu. Et puis le CAC 40 c'est pas fait pour les chiens.
reflexion : "Un enfant ne cherche t-il pas a se libérer de l’emprise de ses parents qui l’aime pour être libre ?"
Faudrait développer, je n'ai pas compris le rapport.
reflexion : "Les médias qui jouent avec notre sensibilité (la télévision s'acharnent a conduire les gens a la sensiblerie (et pas a la sensibilité) en ne perdant pas une occasion de nous faire pleurer (émissions, musiques, cas tragiques, hommage d'une personnes disparu répété x fois comme Grégorie de la Star Ac qui a été comparé a un Ange!.. c'est pas un peu démesuré???) Ca leur permet d'endormir notre jugement"
On ne doit pas regarder les mêmes émissions parce que ça fait un moment que je n'ai pas pleuré devant la télé.
Pour le petit Grégorie faudrait demander à Benoit (16 sous pape) ce qu'il en pense.
reflexion : "La difficulté de communiquer les uns avec les autres a cause notamment des nouveaux moyens de communication (ils y a toujours plus de dépression et de solitude). Les gens ont donc tendance a se ressentrer sur eux mêmes (ce qui est encouragé par la société!!!! - développement des institus de beauté, cooconing... hymne a l'individualisme!!!).
C'est pourtant pratique Internet. Dis moi ou tu habites, j'essaierai de te faire passer mon message par sémaphore.
reflexion : "La perte progressive de notre identité, de nos coutumes... (vaste sujet)."
Moi j'ai rien perdu mais on peut en discuter qu'en même.
reflexion : "L'administration qui empêche les personnes pleines de ressources de créer leur entreprise si ils n'ont pas un minimum de capital et des années d'études qui leur permettent de ne pas se faire avoir dans ce monde hyper-concurrentiel)"
Où ça ? En France ? Ah bon !
reflexion : "Si on proposai a un ouvrier de devenir patrons, jamais il n'accepterai, malgré le salaire."
Ben ouai de toutes façons l'administration l'empêche de le faire, tu l'a dis plus haut.
reflexion : "Un patron a des responsabilités énorme, quand il reviens chez lui, il continu a travailler... son travail, c'est lui.. "
Celle-là tu peux essayer de la fourguer au Medef parce que comme slogan ça tient la route.
reflexion : "il est créateur d'emplois. "sans riches, les pauvres meurent" (a méditer)."
Sans pauvres a exploiter les riches ne s'enrichissent plus (a méditer). Sinon les riches ne mourraient pas ? C'est intéressant comme doctrine, c'est lié à la théorie du créationisme ou c'est une de tes élucubrations ?
reflexion : "En plus les vrai patrons honteusement riche en france, ça n'existe plus, nous les avons chassé par l'impot sur la fortune.. alors que nous manquons d'argent!!. C'est illogique. Nous nous bornons a la redistribution des revenus pour plus d'égalité,.. c'est comme couper des parts d'un gateau, les manger puis recouper le gateau jusqu'a ce que les parts deviennent ridicules."
J'ai pas bien suivi la métaphore, faut manger le gateau puis le recouper ? Ca doit faire vachement mal ou alors il faut vomir ou chier le gateau ? C'est dégueulasse ton truc !
reflexion : "Ben oui, que redistribuer si on ne crée rien et que l'on continue a consommer comme avant?. Il y a toujours eu des riches et des pauvres, il y a toujours eu des personnes avec plus de talents que les autres, comme il y a toujours eu des premiers de classe et des derniers de classe.. et c'est une chance!!! .. les premiers entrainent vers le haut les derniers."
Ou les noient en s'appuyant sur eux.
reflexion : "Attitude a avoir:"
Houla t'es chez un guru là et c'est assez mal vu de vouloir devenir guru à la place du guru.
reflexion : "arrêter de vouloir trouver des coupable a ce monde qui est dur. Il est, et a toujours été dur, ça toujours été ainsi. L'homme est un être incomplet, né pour travailler (la fierté de soi même est une source de bonheur incroyable),"
J'arrive a être fier de moi même quand je ne bosse pas, j'ai bon ?
reflexion : "vivre avec les autres (indispensable pour l'enrichissement personnel), et être heureux. et a vivre avec les autres dans le respect. "Lorsque l'on ne fait pas ce que l'on aime, il faut aimer ce que l'on fait". Il faut ce bouger le cul, prendre des décisions et s'y tenir, mettre l'accent sur l'éducation et se respecter, arrêter de croire que l'ON EST le métier que l'on fait, On travail pour gagner sa vie, être utile aux autres et s'engager dans une activité personnelle pour s'épanouir, travailler a consolider son couple chaque jour, en adulte (arrêter de croire qu'agir selon ses émotions est la seule manière d'être heureux - on est bien plus heureux quand on est fier de soi-même)."
Amen !
reflexion : "Arrêtez de vivre en observateurs,vivez!!!"
C'est rassurant on n'est pas obligé de mourir tout de suite.
@Steph. K :
:-))) :-))) :-)))
Moi j'ai pas eu la patience ;-))
Voui, excellente et désopilante réponse de Steph K., mais qui m'a tout de même privé du plaisir de balancer direct dans
/dev/nullun troll de cette ampleur. Parce que franchement, répondre à pareil abruti... Pour se faire plaisir et si on a le temps, pourquoi pas, mais quand à espérer faire jaillir la lumière dans son deux-pièces-cuisine cérébral, c'est une autre paire de manches ! Un adepte de la secte MEDEFienne qui fait ses prières à Saint-Sarkozy, c'estmillecent mille fois plus borné qu'un adepte du Mandarom..."un adepte du Mandarom"
Au fait Guru, ta statue de 73 mètres tu la veux comment ? Il est où le tronc pour les offrandes et les souscriptions ? Pas dans /dev/null quand même ? Etant mâle, vieux et pondéralement surchargé je crains que le tarif de cotise de faveur ne soit râpé pour ma pomme mais je vais essayer de rabattre mes jeunes et jolies voisines :-)
Je suis haluciné qu'aucune de mes remarques n'es pu faire réfléchir... j'ai parlé avec mon vécu et ma logique.
Pourquoi j'ai écrit ça? Parce que j'ai cotoyé des milieux et des gens très différents, vu et entendu plus de chose que la majorité des gens.
Voilà, mes parents sont issus d'une famille de niveau social moyen. Beaucoup des membres de ma famille ont épousés des gens riches, avec de bonnes situations, et beaucoup aussi, des gens de milieu plus et beaucoup plus modeste, beaucoup on galérés et sont au chomage.
Ma mère est secrétaire sans diplôme (autodidacte) et mon père est ouvrier. Ils ont commencés leur vie dans une banlieu d'une petite ville, dans une maison minable avec comme confort un réchaud au sol, un matelas, une table et 2 chaises et une machine a lavé le linge (donnés par le frère de mon père). Ils ont trimés comme des malades pour s'en sortir (pas de vacances, pas de sortis, travail par correspondance pour acquérir des diplômes, comptabilité serrée). Ils ont investis leurs efforts dans l'immobilier. Ils ont acheter un petit T2 pour louer, puis l'on revendu pour acheter plus grand... Finalement, cet appart a été squaté, et impossible de récupérer le bien. EST-CE JUSTE? MES PARENTS SONT DONC DES SALES RICHES?...
J'ai un oncle qui est patron d'une grande entreprise. Il donne de l'argent a des établissements scolaire pour permettre a des jeunes de faire des études. Sans lui, son frère qui a eu des merdes dans sa vie serai dans la rue, au chomage. Sans lui, une association qui fourni une aide financière au mère en difficulté ne tiendrai pas la route. L'argent qu'il donne aux impots chaque mois équivaux au moins a un SMIC (merci qui?). Il a des pressions de rentabilité énorme pour faire face a la concurrence et ne pas licencier, et doit faire face a la critique. Moi, il m'a appris ce que c'est que l'allure et m'a donné le goût de l'effort. C'est un type qui a du trimer pour arriver ou il en ai...
Moi, j'ai un bagage de diplôme plus que nul parce que j'ai toujours été malheureuse a l'école. J'ai une soeur qui s'est épanouis avec l'école et qui fait une école de commerce. Elle ira loin, elle gagnera beaucoup d'argent. Je n'ai pas envi de lui cracher dessus: tant qu'elle apporte aux autres en conséquence avec ce qu'elle a reçu, la différence est juste. Je sais que je vais en chier pour y arriver dans la vie. Je ne suis pas une petite bourgeoise. J'ai des amis riche (voir même très riche) et d'autre dans la galère. Ma meilleure amie est noire, et je suis passionné par la culture arabes. J'ai une super amie qui vient de Yougoslavie. Elle m'a parlé du communisme qu'elle a vécu. Quand elle a vu que ça existait en France, elle est devenu blanche, elle a été vraiment horrifiée... elle n'a pas compris comment ça pouvait encore exister après tous les morts (staline, Mao...) que ça a provoqué... L'égalité parfaite, c'est le communisme. C'est ce que vous souhaitez.
"Nous nous bornons a la redistribution des revenus pour plus d'égalité,.. c'est comme couper des parts d'un gateau (Chaque personne apporte sa contribution en payant des impots, suivant ses revenus), les manger (Cet argent est dépensé tout de suite car les dépenses sont plus importante que les recettes) puis recouper le gateau (si on veut payer les dettes, il faut toujours payer plus d'impot) jusqu'a ce que les parts deviennent ridicules (jusqu'a ce que les gens deviennent pauvres et doivent demander une aide de l'état). Mais alors comment l'état peut il trouver le financement?. C'est la phrase la plus importante que j'ai dite et je suis désolé qu'on puisse me prendre pour un con. Aujourd'hui les gens travaillent 35h (ne sont pas compétitifs pour faire face a la concurrence - pourquoi restons nous plus riches que les pauvres qui se tuent au travail?), et crachent sur les riches qui sauvent la france de la misère (C'est eux qui font marcher le commerce, crées de l'emploi, payent assez d'impots pour éviter au pauvres de devenir encore plus pauvre). Tous ce que je dit est logique, c'est du bon sens. Maintenant si vous ne comprennez toujours rien, regardez une vidéo sur le communisme(vous verrez ou mêne l'égalité), interrogez des gens qui l'on vécu. Si après ça vous ne changez pas, alors vous êtes une bande d'assistés, qui aimez vous appitoyer sur votre sort, et bornés.
Il y a des choses qui font peine à voir, d'autres qui font peine à lire. Mais il me semble inutile de chercher à seulement t'expliquer pourquoi.
Wouah! Franchement, effectivement là, haut les mains (sic), champion du monde toute catégorie là, ça m'en couple le souffle, y a rien à dire! nan, franchement, y a rien à dire! Effarant! peut-être? et encore, c'est un euphémisme. Quoi que je doute forte que notrre champion du monde sache de ce dont il est question là.... enfin, si on mettait les cons sur orbite, j'en connais qui 'en finiraient pas de tourner comme dirait l'autre! J'en reviens pas, tant de bêtise crasse d'un seul coup, là comme ça!!... lol !!
J'aimerais comprendre ici ou se situe le rapport avec le communisne...( réponse 63)...
Votre hote vous fait partager une évolution de l'ordre de l'avancée générale humaine, et vous nous ressortez encore une fois l'image d'une "division des richesses" qui était menée par des chefs ne désirant que le pouvoir en mettant tous LES AUTRES au même niveau.
Si l'être humain ne peut pas imaginer quelque chose de nouveau pour évoluer, c'est sûr qu'on est pas encore arrivé à une société juste (terme que je n'ai d'ailleur pas lu beaucoup ici, alors qu'il signifie plus que la pseudo égalité dont certains parlent).
J'entends les politiques parler de "projets de société", alors que qui dit projet dit pas vers l'avant, et non reprise de choses qui ne fonctionnent pas...
Les lumières ont façonné ce que nous étions censés devenir, le flash de la "libre économie" a très vite mis ce projet à sac... A chaque pas "humain" que l'on a fait, certains ont pris la "légitimité" (mal placée) de s'en servir pour prendre le dessus; on en a un nombre incroyable d'exemple dans les livres d'histoire (eux même dirigés...)...
Ce sont ces gens la, et ce système de pensée qu'il faut combattre, et les Personnes (avec un grand P) qui se ressentent dans le trop normal malaise de notre hôte auront peut être leur place, et pourront créer un système qui remettront à leur place de vraies valeurs, ou chacun pourra peut être être utile à la hauteur de ses capacité et de ses talents...
Pour exemple, je peins, je sculpte, j'écris, je sais monter des robes de créateur, je m'y connais en génétique, en arachnologie (...), j'ai des dizaines d'idées par jour, et de tous ordres, et je n'ai pas pu au jour d'aujourd'hui (30 ans et grisonnant), être plus utile qu'être plus agréable que d'autres dérrière une caisse de Mac Do ou faire de la belle dentelle de charcuterie pour une grande enseigne dont je tairais le nom...
On "numérote" les enfants dès la maternelle, on nous travaille au corps ensuite pour ne pas déraper socialement, et on nous lache pour finir sur une pente glissante en nous disant... envoyez vos enfants à l'école, on s'occupe d'eux... en espérant secrétement en son for intérieur qu'ils ne finiront pas comme nous...
ET L'ETRE HUMAIN dans tout ça, la PERSONNE, et les capacités de chacun...
Enfin je m'emporte, je pourrais passer des heures entières à tenter de dénouer ces problèmes que l' Etat met de coté en nous créant de faux problèmes, et en ne voulant pas risquer de toucher aux vrais...
Il est pourtant simple de comprendre que la concurrence crée de la masse monétaire, mais il est aussi simple de voir que si l'on acceptais d'avoir moitié moins de choix dans nos lessives ou notre voiture (ou autres...), nous travaillerions tous 20 heures par semaine, nous aurions le temps d'élever Correctement nos enfants au lieu de faire travailler d'autres pour une misère en Afrique ou en Chine, et qui plus est, toutes ces entreprises en moins serait la porte ouverte à une vraie volonté écologique...
On me traite de fou ou d'antisocial quand je tiens de tels discours, mais la seule chose que j'ai à répondre, c'est "Pensez-y"...
Quand je lis l'autre zigoto qui nous dit que le travail, c'est l'homme, l'équilibre, j'aurais envie de lui dire d'enlever ses oeillères pour voir que ce n'est que la volonté de gens qui nous controlent par l'argent et qui se foutent pas mal, eux, de savoir combien de temps tu bosse pour ramener leur propre fortune, de savoir si tu aimes tes enfants et qui ont réussis à te faire croire que c'est pour ton bien... Ah, c'est beau l'innocence...
En tout cas je remercie infiniment notre hôte qui m'a permis de prendre le courage de m'exprimer sur une douleur que je me croyais presque seul à vivre, et j'aimerais juste lui dire que le plus important, c'est de garder cette vraie richesse interne, et surtout l'espoir qu'un jour, le reste de l'Humanité ouvrira les yeux... c'est ça ou la destruction, alors... moi j'y crois, un jour, ce sera notre tour, et le monde aura besoin de nous...
RESTEZ EN VEILLE...
Merci pour cet excellent post, qui me conforte dans l'idée que peut-être la force de la France réside dans l'énorme "vivier" (pardon pour le terme, mais " Réservoir " ça le fait pas non plus ;-) des chômeurs de nos types : nous sommes comme les Cap-Horniers du Temps Passé, matraqués par un quotidien difficile mais revenus plus forts encore de l'enfer. Donc capables à la fois de détachement et de résistance à la pression.
A toutes & tous : existe-t il des groupements de chômeurs-entrepreneurs ? Réels (ex. assoc) ou virtuels (ex. site Web 2.0) permettant de partager expériences et compétences afin de CREER de nouvelles entreprises ?
Merci de répondre sur mon email " publique " : miniotdr@yahoo.com
Bon courage,
_Marc
MERCI. A TOUS!
oui, moi aussi je te pose la question, je fais comment pour me remettre de ce que je viens de lire ?!
Tout est dit, rien à rajouter, j'aime ta façon de dire ... tellement crue ... tellement vraie !