Connerie B.A.
Par Petaramesh le vendredi 25 août 2006, 11:53 - Port'Nawak - Lien permanent
Nous faisons des conneries, mais nous les faisons bien
C'est l'une de ces stations de vélos lyonnaises que l'on trouve désormais ici à tous les coins de rue. Là, l'immeuble qui est derrière est en travaux.
Jusqu'ici, rien d'anormal.
Mais regardons-y voir de plus près...
Un petit zoom avant...
Nan, sans déconner ?
Au moins, si jamais y'a une connerie de faite, faudra pas venir vous plaindrationner, vous aviez été préviendus !
Et d'autre part, si vous avez vous-même quelques conneries à faire faire, vous savez désormais où vous adresser.
La connerie, tout porte à croire qu'il y a un marché :-)
Addendum 15:42 : Tiens, je profite de ce qu'il reste de la place autour des belles images pour y rajouter un petit poil de texte hautement de circonstance en matière de connerie, avec...
La requête Google du jour
Remporte allègrement la palme de la requête à la con du jour l'olibrius que Google a amené céans en réponse à la recherche suivante, que je vous laisse savourer, en majuscules dans le texte : CONSTRUIRE UNE MACHINE A MASTURBER
. Le bricoleur est Montpellierain.[1]
Quant au canadien qui a fait la requête tousser après arrêt tabac
, je lui suggère de mettre le plus rapidement possible ses affaires en ordre, car avec le cancer des bronches qu'il se paie, ça m'étonnerait fort qu'il passe l'hiver :-}
Que celui qui a cherché les cons du ps
soit informé que, si l'on trouve effectivement un nombre certain de cons dans ce parti, on en trouve bien autant, sinon bien davantage, dans d'autres partis, et particulièrement dans celui qui nous gouverne. Ainsi va le monde.
J'invite celui qui cherche lettre piégée drôle
, petit farceur Nantais, va, à se recueillir en son âme et conscience pour se demander si le destinataire trouvera la chose aussi drôle que l'expéditeur, et considérer le nombre d'articles du code pénal qui répriment la chose de plusieurs années de prison. Je l'invite donc à envisager de se recycler dans l'entartage, saine occupation qui a fait ses preuves.
D'autres font dans le questionnement métaphysique : Pourquoi un sèche linge à évacuation consomme plus qu'à condensation
. Oui, pourquoi ? Seigneur ? Pourquoi ?
Et pour les innombrables requêtes de sites pornographiques (bien souvent "russes", on se demande là aussi pourquoi...), ma foi, je vous les laisse...
Notes
[1] C'est comme ça qu'on appelle les habitants de cette belle ville, si je ne m'abuse ?










Commentaires
Excellllent...
Meuh, c'est une bonne idée ces p'tites bornes de vélos, ça permet de muscler les mollets et plus si affinités.
A utiliser d'urgence lorsque sa balance est détraquée :-}
@Laflote :
C'est plus qu'une bonne idée : il y a désormais plus de 3000 vélos répartis sur plus de 200 stations à travers toute la ville, et leur usage est quasiment gratuit (avec l'équivalent local d'une carte orange, la première heure d'utilisation d'un vélo est gratos, la deuxième heure facturée 0,5 E, et chaque heure suivante 1 E. Si tu n'utilises les vélos que pour des trajets de moins d'une heure, tu peux faire du vélo toute l'année gratos - Enfin, aux 5 E d'abonnement annuel près, et à la première charge de la carte d'un minimum de 5 E. Donc ça fait 10 E d'investissement de départ ;-)
La limite du système c'est qu'un nombre non négligeable (je dirais 20-30% ?) des vélos sont en mauvais état, par suite du manque de civisme de leur utilisateurs qui les traitent souvent comme de la merde. Genre ... Lamentable. Ce qui fait qu'on trouve des vélos cabossés ou endommagés, d'autre dont la clé d'antivol est absente, ou le dérailleur cassé, d'autres dont la selle est endommagée, ou la sonnette volée, jusqu'à des plans dangereux genre potence de direction desserrée... Et je ne parle même pas du vandalisme apparemment fréquent sur certaines stations, genre pneus lacérés etc.
D'ailleurs un bon moyen de reconnaître un quartier pourri, c'est que bizarrement on n'y trouve pas de stations de vélos. Comme c'est étrange.
"...par suite du manque de civisme de leur utilisateurs qui les traitent souvent comme de la merde. Genre c'est pas à moi donc je casse... Lamentable."
Eh oui, ce n'est malheureusement pas un scoop. Je suis moi-même assez terrifiée par ce manque de civisme (et donc d'Education).
Tu sais, j'ai vu le petit garçon que nous avons gardé cet été qui, entre autres, jetait systématiquement tous ses papiers par terre, sans une once de gêne...
Je peux te dire qu'il a été repris de volée et pas par nous, mais par les Loutres !!
Là, j'ai éprouvé une sorte de fierté parentale extrême... :-).
Je crois néanmoins qu'il est bon de continuer les initiatives de ce genre parce qu'à force, ça finira bien par leur rentrer dans le ciboulo (trop optimiste Laflote ? Possible !) le respect du bien public.
Il serait intéressant de connaitre le coût de ces bornes automatiques, de leur installation, de leur entretien, les surcoûts des vélos adaptés à ces systèmes (électronique comprise). Et de comparer au nombre de salaire de gentils chomeurs qu'on aurait pu embaucher pour recptionner, entretenir, et distribuer les vélos.
Pas sûr que la main d'oeuvre humaine soit la moins chère.
CONSTRUIRE UNE MACHINE A MASTURBER. Le bricoleur est Montpellierain.
C'est pô moi! Mais je note pour le jour où je perds l'adresse de ton blog ! :-p
@Yves : Je suppose que la réponse (en purs termes coût / efficacité) est la même que celle qui vaut pour les guichets bancaires automatiques, pour les automates de caisses de parkings, pour les distributeurs automatiques de glaces et boissons, de tickets de métro ou de billets de train.
Il est peu probable que la machine fasse jamais arrière de ce point de vue, et est-il finalement souhaitable d'occuper des humains à des tâches répétitives et de peu d'intérêt, de surcroît foncièrement inutiles (puisqu'elles peuvent être accomplies par des machines), alors que, avec une organisation sociale adaptée, ce travail économisé pourrait être traduit en temps de loisirs ou d'occupations plus utiles pour chacun - tel que le voyait le grand rêve de la libération du travail par la machine, rêve qui a tourné au cauchemar pour des raisons politiques, de pouvoir, de puissance financière. Mais pas par la faute des machines en tout cas.
Vois-tu vraiment 200 boutiques de location de vélos réparties à travers Lyon (coût immobilier....), avec dans chacune un type se faisant chier à donner et reprendre les vélos du matin au soir ? Avec juste un petit brin d'entretien mécanique de-cî de-là... Hmmmm...
Et un système humain pourrait-il fonctionner 24/7/365 comme c'est le cas avec les automates à vélos (les rues Lyonnaises sont envahies de vélos, le soir, après le dernier bus et le dernier métro...).
Il y a d'autre part pas seulement une suppression, mais aussi un transfert de main d'oeuvre. Vers les bureaux d'étude qui ont conçu les bornes et les spécificités des vélos (un travail plus qualifié...). Vers les industriels qui ont fabriqué les bornes automatiques, les informaticiens qui ont conçu et programmé le logiciel. Vers les sociétés de BTP qui ont défoncé les trottoirs tous les 200 mètres pour installer les bornes. Vers les types qui les maintiennent ensuite en local.
Et les vélos eux-mêmes sont entretenus par des types qui passent en camionnette-atelier mobile pour les petis dépannages, et des camions qui passent emmener les vélos à l'atelier pour les plus gros problèmes.
Il me paraît certain que ce système a généré pas mal d'emplois à différents étages. Certains pour une période seulement (conception), d'autres de manière permanente (fonctionnement, maintenance).
Etait-il nécessaire d'avoir en plus des petites boutiques partout avec des types dedans ? Etait-ce seulement possible ?
Vois-tu vraiment 200 boutiques de location de vélos réparties à travers Lyon (coût immobilier....), avec dans chacune un type se faisant chier à donner et reprendre les vélos du matin au soir ? Avec juste un petit brin d'entretien mécanique de-cî de-là... Hmmmm...
Je peux ?
Vois-tu vraiment 200 boulangeries réparties à travers Lyon (coût immobilier....), avec dans chacune un type se faisant chier à vendre du pain du matin au soir ? Avec juste un petit croissant de-cî de-là... Hmmmm...
Ben ouais, un mec qui dit bonjour, qui te parle du beau temps, qui met un peu de relation humaine, voire de social dans son boulot. Un mec capable aussi de voir les dégradations quand tu déposes ton vélo, ça peut avoir un coté dissuasif. Un petit entretien dès que nécessaire, ça entretien la durée de vie du matériel. C'est aussi un mec que tu n'as pas besoin d'assister à coup de RMI et de convoquer à l'anpe tous les 30 jours pour le dégouter d'être inscrit, un mec qui est là dans la rue, un vrai capable d'aider et de renseigner, pas une caméra de surveillance avec un écran au commissariat.
Quand au 24/7/365, je présume que seules certaines bornes ont besoin d'ouvertures aussi vastes, à la gare par exemple. J'ai utilisé les services d'une boulangerie à distributeur automatique lorsque j'étais calaisien, maintenant je m'en passe plutot bien.
Le réflexe de nos politique est le suivant: un service à créer? surtout, que cela n'impose aucune embauche, que des services automatisés. Un mec qui bosse, ça peut faire un mec qui gueule, voire qui grève.
Imagine ta ville avec des distributeurs automatiques de jounaux à la place des buralistes et des kiosquiers, des distributeurs automatiques de boissons à la place des bars, des distributeurs automatiques de baguettes à la place des boulangeries, des caisses automatiques à la place des caissières de supermarché, des interphones à la place des concierges ? Il va rester quoi dans les rues? Des policiers !
Bref la question du coût mérite d'être posée. Je ne suis pas du tout sûr que le choix des bornes automatiques soit le plus rentable pour la ville, même en prenant juste le simple coût direct.
yves pour les caisses automatiques, ça existe déjà ... j'ai eu l'occasion de me défouler sur le sujet il y a quelques jours ... et tout le reste existe aussi largement ... ça me fait d'ailleurs bien rire de voir par exemple les cris de mêre la pudeur de certaine ( suivez mon regard vers la rochelle) à l'évocation des films de cul sur canal, alors qu'elle oubliait qu'un mioche avec la carte de videoclub familiale pouvait louer 1000 fois pire dans n'importe quelle boutique automatique en bas de chez lui .... c'est vrai que l'interrogation sur l'usage de la machine merite d'être posée ...
PS: on dit bien montpellierain ... tant que le duc de septimanie a pas décidé de rebatiser la ville ...
@Yves :
Oh, comme ça sent son trollage, ça ;-)
Je te suis entièrement sur l'idée qu'il vaut mille fois mieux maintenir une présence humaine ayant un rôle non-répressif (c'est-à-dire un vrai boulot en relation avec le public) dans les lieux publics, plutôt que des caisses automatiques, puis un désert peuplé de caméras de surveillance, de flics, militaires à FAMAS et maîtres-chiens. Mille fois d'accord.
Mais d'autre part, comparaison n'est pas forcément raison, et tu ne peux pas comparer des boulangeries, installées pour la plupart depuis longtemps, et qui sont chacune une entreprise artisanale indépendante (sauf les chaînes), avec l'ouverture soudaine par la collectivité de 200 boutiques de location de vélo ou davantage à travers toute une ville. Il est évident que cela n'aurait jamais été fait. Il y aurait eu 4 ou 5 boutiques dans le centre-ville, ou rien.
Attaquer le système de vélos Lyonnais, qui est extrêmement apprécié et une petite révolution en matière de transports urbains "écolo" au seul prétexte que ces vélos sont délivrés par des bornes automatiques me paraît fort peu approprié. C'est ce que j'appelle se tromper de cible.
D'autres les attaquent également au motif que le tout est mis en place et géré par la société J.C. Decaux et financé entièrement par la pub. Par la pub, oui, vas-y Yves, lâche-toi ! ;-)))
>
Je suppose que tu présumes mal. Si tu prends un vélo devant le cinéma en centre-ville en sortant de la séance de minuit après la fin des métros, et que tu rentres chez toi, où que soit ce chez toi, il faut bien laisser ensuite le vélo à une borne près de chez toi, non ?
Il faut donc qu'il y ait près de chez toi une borne capable d'accepter au minimum un retour de vélo 24/7/365... Sinon le fait que la borne du centre-ville soit ouverte ne servirait à rien.
Rien n'est jamais parfait, et on peut toujours trouver une raison de critiquer à peu près n'importe quoi, mais il y a des cas où le râlage de principe donne l'impression que certains préféreraient que rien ne soit fait du tout, plutôt que quelque chose qui présente la moindre imperfection à leurs yeux...
@Yves : Tiens, et pendant que j'y suis, je vais y aller de mon commentaire politiquement incorrect ;-)
>
Bien sûr, mais en la matière, tout dépend (évidemment ? hélas ?) du point de vue duquel on se place : celui du salarié ou celui de l'usager d'un service.
Nous habitons à proximité de la seule ligne de métro entièrement automatique de Lyon, avec des stations entièrement automatiques ou aucun humain ne travaille. Distributeurs automatiques de tickets, portillons automatiques (c'est récent ça : avant, il n'y avait pas de portillons du tout, ils viennent de les mettre...), pas un guichet, pas un employé. Et des yeux de verre partout au plafond. Un bel exemple de désert urbain déshumanisé.
Mâ Anandaramesh emprunte cette ligne tous les jours pour aller bosser, et, à partir de cette année, les Nains l'emprunteront également pour aller à l'école.
Eh bien, les jours de grève des transports, pas plus rares à Lyon qu'ailleurs ;-)) cette ligne est la seule qui affiche presque toujours . Sauf en cas de grève maximale où elle est carrément fermée, mais c'est très rare.
Du point de vue de l'usager qui veut simplement usager, c'est appréciable...
> Imagine ta ville avec des distributeurs automatiques de jounaux à la place des buralistes et des kiosquiers, des distributeurs automatiques de boissons à la place des bars, des distributeurs automatiques de baguettes à la place des boulangeries, des caisses automatiques à la place des caissières de supermarché, des interphones à la place des concierges ? Il va rester quoi dans les rues? Des policiers !
Certes, encore une fois, l'argument est juste et de poids. Mais il ne suffit pas à disqualifier tout automatisme (à moins que tu ne veuilles remettre aussi un liftier dans l'ascenseur de ton immeuble ?).
@ Swâmi
Le liftier, je suis pour ! D'abord parce que ça voudrait dire que j'ai un ascenseur et que je n'aurais pas le temps de lancer le café à la sonnerie de l'interphone avant que mon vieux père gravisse péniblement mes étages... et le boive tiède !
Ah ben je sais... on est tous des monades salement individualistes...
Mais on se soigne !
Tiens, pour embêter à nouveau Yves en enfonçant toujours le même clou...
En ce samedi après-midi de fin août, j'ai pris un vélo à une borne devant un lycée désertique (et pour cause), dans une rue calme où l'on ne trouve aucun commerce. Quelques kilomètres plus tard, j'ai déposé ledit vélo à une borne devant une faculté désertique pour la même raison que précédemment, dans une rue où les commerces (bouffe à étudiants, bouquins à étudiants, photocopies à étudiants, bistrot à étudiants...) étaient tous fermés pour devinez quelle raison ?
On ne m'ôtera pas de l'idée que si l'on devait avoir affaire pour les vélos à des boutiques "manned" plutôt qu'à des robomatiques, devant le lycée, il n'y en aurait pas, et devant la fac, la boutique aurait été... fermée. Non ? Honnêtement ?
@Grabuge : Je me suis demandé un bon bout de temps ce que tu pouvais bien entendre par . Je me demandais ce qu'elle t'avait fait, cette pauvre sonnette, pour que tu lui lances une cafetière dans la poire, ô monade individualiste ;-)