Avocat n.m. : Chat qui parle. Arg. bavard, menteur. Etym. avo (bavard) + cat (chat). Ne pas confondre ! Avo n'est pas ici la racine avi comme dans aviaire, avion, aviation... Bien qu'il vole (principalement ses clients) et présente par sa robe certaine ressemblance avec un oiseau (de mauvais augure), l'avocat est bien un chat (cousin du greffier d'ailleurs). Un chat. Noir. L'avocat se reproduit dans la nature principalement au mois de mars[1], et l'on en trouve mention dans la littérature dès le XVIe s. :

Puis, fientant derrière un buisson, trouvay un chat de mars; d'icelluy me torchay, mais ses gryphes me exulcérèrent tout le perinée.
- François Rabelais, Gargantua, (1542) Chap. XIV

Encycl. Certains tout petits avocats[2] peuvent parfois briguer de hautes fonctions après avoir effectué quelques menues tâches de nettoyage au service de la voirie, où ils se spécialisent dans le maniement du Kärcher. L'avocat pratique à la perfection la xyloglotte,[3] atout indispensable en politique, et sa formation l'aide à toujours trouver aisément tout un tas de bonnes raisons à tout. Son adresse féline lui permet par ailleurs de noyer aisément le poisson. Du fait de la ressemblance de leurs robes respectives, l'avocat est parfois confondu avec le prêtre, ce qui peut provoquer quelques accidents à l'ouverture de la chasse, ce dernier étant une espèce protégée menacée d'extinction. Rappelons qu'il est relativement aisé de les distinguer, celui-ci ne donnant pas le Bon Dieu sans confession.

Loc. pop. :

- Qu'avez-vous avec 6 avocats recouverts de sable jusqu'au cou ?
- Pas assez de sable.

Actualité d'un cat dont on ne sait pas s'il est avo, car ne portant pas la robe, mais c'est drôle atroce. La curiosité est un vilain défaut.

Notes

[1] N'allez surtout pas me demander pourquoi.

[2] Egalement aristocats, voir ce mot.

[3] Voir ce mot.