Il y avait une chose qui était presque prête à me pousser à soutenir "les bleus" avec autant sinon plus de sincérité que d'autres : C'était l'idée de voir l'équipe de France en finale affronter les Teutons, les Boches, les Chleus, les Prussiens, et leur foutre une branlée pas piquée des hannetons. Ca c'est juste à cause de mon proverbial antigermanisme primaire qui frise la bochophobie intégrale[1] : Je suis germanophobe presque autant que je suis ricanophobe depuis l'élection de Dabbeulyoubouche à la pestilence des zétazunis, c'est dire...

Mais bon, la wehrmacht s'est pris une vieille branlée de la part des Ritaux (branlée en prolongations, certes, mais une branlée prolongée est une branlée tout de même), ce qui prive l'équipe de France (AKA nous) du plaisir de leur infliger une sévère déculottée.

Dans ces circonstances, ce n'est plus drôle, et plus rien ne me pousse à avoir la patience de tolérer les klaxonnages nocturnes de conductivrognes décérébrés. Or doncques, le Prussien étant vaincu, que le Portugal gagne[2], tous ces joyeux moustachus qui ressemblent à leurs mères, et qu'on en finisse, bordel !


Addendum 14:04 : Ah oui, j'oubliais, je compte parmi mes amis un charmant jeune couple franco-portugais. Lui français, elle d'origine portugaise ; ils ont un bébé, une charmante petite fille.

Quand je pense que s'ils n'ont pas divorcé avant ce soir 21 heures, ça se terminera entre eux au couteau façon psychose, à la batte de base-ball ou à la défenestration subite...

Laissant derrière une orpheline...

Mon Dieu, quelle tristesse...

Notes

[1] Avec ça, elle a pas fini de se construire, l'Europe, hein...

[2] Au nom de la sacro-sainte et fraternelle amitié Européenne, que diable !