Soirée fort sympatoche
Par Petaramesh le mercredi 5 juillet 2006, 10:52 - Miscellania - Lien permanent
J'ai failli intituler ce billet "Comment s'occuper agréablement le soir tandis qu'un tas de gros cons regardent le foutebôle", mais il y en a qui risqueraient de me trouver relou, à force, avec ma foutebôlophobie - d'autant que, si on y réfléchit bien, j'ai quand même passé une partie de la soirée à jouer moi-même au foutebôle avec mon Nain Srî Minîshiva - alors finalement, on dira comment passer une soirée fort sympatoche tout court ;-)
En mode chronique ordinaire de l'humble existence de Swâmi Petaramesh, autrement dit pile le genre de billet qui n'intéresse person ;-)
La vie comme elle va, quoi...
Hier soir, pendant que des hordes de télésupporters préparaient leur pizza froide et leur bière éventée en prévision d'une tumultueuse rencontre entre les supporters du Führer et ceux du Duce,[1] je préparais quant à moi sandwiches, tomates, oeufs durs et chips pour un pique-nique de parents d'élèves dans un parc sur les hauteurs lyonnaises, à côté de la future école de mes Nains, Mademoiselle Patâpatî entrant en classe aménagée du Conservatoire.
Comme les mômes y viennent de toute la ville et même d'au-delà, les parents organisent ce pique-nique histoire de faire un poil connaissance et d'organiser d'éventuels covoiturages et autres transports de nains en commun.
Beaucoup de monde hier soir, je ne m'attendais pas à en voir tant, mais le parc était bourré de gens, de parents et de nains, certains trimballant avec eux trompette ou étui à violon. Je n'ai pourtant pas entendu de musique, mais vu bien davantage de ballons de foute (et en ai reçu deux sur la tête en bouffant mon jambon-beurre). Ambiance fort sympatoche, ma Patâpatî est toute contente de retrouver sa meilleur copine de la maternelle, perdue de vue depuis 3 ans (pas à la même école) et qui rentre elle aussi en CM1 du conservatoire, mais elle, c'est violon. Copinages et covoiturages à prévoir donc, d'autant qu'elle perche à 500 mètres et que sa mère est copine avec ma femme ;-)
Mâ Anandaramesh était fort contente de trouver d'autres parents avec qui socialiser et papoter, activité à laquelle les femmes excellent,[2] du coup Swâmi Petaramesh, en bon ours breveté soucieux de respecter la tradition, une fois la dernière bouchée de sandwich avalée, a attrapé le ballon de foute histoire d'aller faire des passes et marquer des buts à Srî Minîshiva, merde, ce gosse est franchement doué pour le foute, tout petit qu'il est, ça fait déjà un moment que Mâ Anandaramesh me prévient que ça va nous faire un fouteux...
Déjà que Patâpatî nous casse les pieds depuis trois jours pour voir ce soir la demi-finale France-Portugal. Merdre de merdre, mais où va le monde nom de Dieu ? ! ? J'ai l'impression qu'on ne va pas y couper, Mâ Anandaramesh semble avoir donné son accord. Argh.
Brèfle nous rentrons maison après le pique-nique à la chaleur vespérale.
Un peu plus tôt dans l'après-midi, j'ai appris d'une charmante blogueuse que, comme souvent en été à Lyon, diverses projections gratuites de cinoche en plein air sont organisées, et qu'il y en a une pile ce soir à 500 mètres de chez moi, sur une agréable place. Heureusement que Swâmi Petaramesh lit les blogs, ça lui permet de se tenir accidentellement au courant de ce qui se passe à 500 mètres de chez lui !
Or donc, j'ai appris que le cinoche en plein air, c'est à 500 mètres, et la charmante blogueuse, c'est à 200 mètres. Dans un tel contexte il serait fort dommage de se priver d'une agréable soirée.
Rentrés maison à temps, mais les nains à coucher, Mâ Anandaramesh fatiguée et qui n'a guère envie de sortir me dit "takayalé touçeul". Bon ben okette, jivétouçeul.
Basket de droite, basket de gauche, sac au dos et un petit coup de fil à la blogueuse ma voisine pour aller cigaliser à la projection d'été.
Le film, c'est "36 quai des orfèvres", polar français non-inoubliable mais de solide facture avec une bonne distribution.
M'attendais à ne pas trouver grand-monde, avec tous les fouteux scotchés à leur télé, mais tu parles, c'est archi-bourré - si l'on peut dire, parlant d'un espace ouvert. Faut croire qu'il y a encore des gens normaux qui se tapent du foute, ou alors est-ce seulement parce que ce soir, la France ne joue pas ? Ou c'est parce que c'est gratuit ?
Arrivés un peu tard, nous nous installons pas mal devant, merci, le cul sur les gravillons de la place, pour deux heures et un certain nombre de changements de position dûs au fourmis et crampes cultesques occasionnées par la dureté du sol.
Mais c'est sans importance, je passe un fort bon moment.
Ces projections en séances gratuites en plein air, à Lyon en été, sont vraiment très agréables. Nous n'en avons d'ailleurs pas suffisamment profité ces dernières années, et pourtant, l'ambiance y est toujours plaisante, très vacances, faut que je fasse un noeud à mon mouchoir pour ne pas me priver des prochaines.
C'est vrai que la ville fait de louables efforts pour monter en été pas mal de petites choses, du cinoche en plein air en divers coins de la ville, à divers petits spectacles au parc de la Tête d'Or ou ailleurs.
Fin de soirée fort agréable donc, en fort agréable compagnie.
En rentrant, nous croisons quelques voitures klaxonneuses accompagnés de gueulements italianophones. Tiens, les Ritaux[3] ont du gagner le foute....
Ce matin, réveillé par un fucking éternuement, et y'en aura encore pour dire qu'il n'y a pas de pollens dans l'air, gromeuleu meuleumeuleu. S'il y a un truc qui m'agace c'est bien d'être réveillé par mes propres éternuements, et de foncer au radar, tête dans le cul et pas réveillé, me bouffer un Telfast 180 à même pas 7 heures du mat', qu'après pour te rendormir tu peux toujours te gratter, Hmmggggrgrrrrrr !!
La journée s'annonce caniculaire. Mâ Anandaramesh s'apprête à partir chez le coiffeur. Elle m'annonce qu'elle n'a mis ni culotte ni soutif. Ses mamelons pointent sous son t-shirt, me causant un début d'érection. Zut ! Elle est déjà partie !
Je rédige ce billet, tasse de café à côté du clavier. Je compte le nombre de fois où j'ai écrit le mot agréable. Ça fait beaucoup, répétition, quand tu nous tiens ! Mais j'ai la flemme de chercher des synonymes. De toute manière, le style narratif de ce billet ne vaut pas lerche. Faut croire que la soirée était bonne, alors on va laisser ça comme ça.
Srî Minîshiva m'appelle depuis la baignoire. Il veut que je le lave tout de suite. Il a envie de faire caca. Pendant ce temps-là, Patâpatî fait de la peinture à doigts.










Commentaires
Le moral des ménages se redresse au mois de juin (et de juillet aussi) !
"le genre de billet qui n'intéresse person ;-) La vie comme elle va, quoi..." Chacun son blog mais faudrait arrêter avec cette forme d'élitisme selon laquelle il n'y a que les sujets super-pointus qui intéressent et que la vie-de-tous-les-jours c'est de la m...! La vie-de-tous-les-jours, c'est la Vie!... Mais j'aurais trop de choses à dire sur le sujet (un billet pitête?!), je n'insisterais donc pas pour connaître la couleur de ton slip/boxer/caleçon! ;)
@Rose : Je n'ai jamais dit ni écrit ni pensé que , et je suis pleinement en accord avec toi quand tu écris que .
Je remarque toutefois que la narration de la vie-de-tous-les-jours des uns, dans sa quotidienne banalité, intéresse rarement les autres (qui ont peu ou prou la même en stock...), sauf péripéties particulières. C'est un peu le problème des trains qui arrivent à l'heure, finalement...
Ok!... :)
Agréable vous avez dit agréable ? comme c'est agréable (cela dit j'ai encore des gravillons coincés dans mon string) (comme tout ceci est palpitant) (ça y est l'orage est passé)
Ah, les gravillons coincés dans le string, c'est pour nous rappeler qu'il y aura toujours quelque chose pour s'interposer entre nous et la Perfection Majuscule ;-)
Finalement, pour quelqu'un qui n'aime pas le foot tu en parles certainement plus que moi, qui bien que n'étant pas fana du tout, regardes quand même les matchs avec mon fils que ça semble intéresser au plus haut point.
Et je vois avec amusement que ton Srî Minîshiva va finir par t'y coller de force :-))