Vu qu'on en cause... pas.
Par Petaramesh le mercredi 21 juin 2006, 17:05 - Politique infiniment dualiste - Lien permanent
Tiens, pendant que toutes les radios et toutes les télés vous parlent de foutebôlle[1], ou nous montrent notre premier ministre et le premier parti d'opposition transformer l'Assemblée Nationale en une pitoyable cour de récré d'école de banlieue mal-famée[2] (je crois même avoir entendu un T'ar ta gueule à la récré !
en provenance des bancs socialistes, et un bien étrange Nique ma mère !
[3] venant des bancs U.M.P.) à la plus grande honte de notre République...
Bref, pendant tout cela, nul ne vous parle de ça. C'est parce que ça nous ennuierait. Sûrement.
Etonnant, non ? (© Desproges)
Notes
[1] Avec de bien belles images de mollets poilus.
[2] Les journaux télévisés du 20 juin 2006 au soir ayant montré une fort cocasse séance du jour à l'Assemblée Nationale, où nos chers futur-ex-gouvernants et joyeux représentants échangeaient de doux propos tels que Espèces de Bachi-bouzouks ! Anacoluthes ! Moules à gaufres ! Bande de boit-sans-soif ! Anthropopithèques ! Coloquintes à la graisse ! Mille sabords !
[3] Ou aurais-je mal compris ?











Commentaires
Les Français aiment l'info de proximité et se reconaissent aisément dans les les scènes que leur donnent à regarder les télévisions nationales. Ils ne comprennent rien à Elf, HLM de Paris, Excutive Live, Clearstream, EADS, etc., quand leurs élus sont en cause, par contre ils comprennent parfaitement le spectacle de cirque ces derniers leur offrent de bon coeur parce que les Français pensent que cela à un rapport avec la démocatie et que les élus de leur coeur se battent pour des questions d'honneur ;-)) Tout ce qui sort de ce champ, n'intêresse presque personne et les médias encore moins !
Est-ce dans Politis ou sur rezo que j'ai lu une brève sur ce big mouvement social ? Je sais plus, mais tu vois, ça doit pas être si important que de savoir ce que la royal a répondu au militant qui la complimentait sur son allure agréable (qu'y disent...).
Tiens, il existe un autre mouvement estudiantin de grande ampleur dans le monde ces jours-ci : au Chili, là.
La problématique est quelque peu différente, sur la forme : ici, c'est l'UE qui dicte (ou est le prétexte à ?) des réformes qui sont de sacrés retours en arrière, là c'est la situation héritée de l'histoire récente, mais dans les deux cas, c'est l'égalité non pas des chances, mais en droit, en accès aux droits qui est perdante.
J'ai lu ça dans Politis : la notion est en fait mal traduite : il s'agit bien plutôt d'égalité d'accès aux droits. Ben oui, que chacun ait la possibilité de vivre normalement n'est pas une chance, c'est un droit... même si c'est loin de correspondre à la situation réelle.