Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis là, vautré dans le fauteuil, entre film à la (méri) con[1] et mauvaises nouvelles du monde, en train de bouffer le tombereau de pubs de merde qui justifie à lui seul que les dirigeants des chaînes se donnent encore le mal de mettre un peu de programmes autour pour que mon peu de cerveau disponible[2] accepte par distraction de se faire passivement sodomiser[3] par les spots publicitaires qui que donc...

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Je suis ensuqué, hein, entre mes neurones débrayés faute de nicotine (putain ! 24 jours !) et la compensation au Côtes de Truc qui accompagne si bien la pizza après le petit Visky de l'apéro[4]...
Tabacco ou alcoolo, il faut choisir...
Mais bref, bon, là n'est pas la question.

Malgré tout, mon neurone tilte :

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire
Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

Mais quel est le trou du cul de publicitaire décérébré et décérébrant, assassin de la langue, Grand Ubu de la Défécation Verbale, Grand-Croix de l'Ordre du Novlangue, Chevalier de la Boursouflure Linguistisque, Grosse Gonfle du Verbe Creux qui a pondu un slogan de chiotte pareil ?

Quel est le misérable connard ? Le lamentable étroncule ?

Machinyl, soin du capital bucco-dentaire

- Qu'est-ce que tu fais, tu te brosses les dents ?
- Ah non, déconne pas ! Je me soigne le capital bucco-dentaire !
- Putain, ça en jette !
- Ouais hein ! Soigner le capital, tu te rends compte ! C'est pas chez les komuniss qu'on aurait vu un truc pareil ! Soigner le capital !
- Et si tu le soignes bien, ton capital bucco-dentaire, y va te produire des intérêts ?
- A l'aise Blaise ! 2,5% de dents en plus chaque année, en intérêts capitalisés et défiscalisés !
- Ouah putain ! Où-ce qu'on signe ?
- Et demain, tu fais quoi ?
- Oh ben demain matin, après m'être soigné le capital bucco-dentaire, je crois que j'irai me faire fructifier le capital esthétique chez le capilliculteur-visagiste...

Quand au misérable trou du cul de publicitaire honteux qui a trouvé (pour sûrement très cher facturé à l'annonceur, ça console, tout de même) ce magnifique slogan de chiotte, qu'il soit ici assuré que je l'encule lui dilate le capital rectal.

Putain, rien que de laisser la télé allumée pendant les pubs, et ton salon se met à embaumer le déodorant à chiottes...

Pendant ce temps, Marie Drucker[5] raconte je ne sais pas quoi à propos de l'Opus Dei très fâché par le Da Vinci Code qui sort en film ou que sais-je.
Ca doit leur froisser le capital dogmatique, apparemment...

Notes

[1] Avec le Gouverneur de Califonie même. Celui qui veut rétablir la peine de mort pour les Terminators venus du futur.

[2] Selon l'admirable expression de Patrick Le Lay, représentant en boissons gazeuses.

[3] Ce n'est pas que j'aie quoi que ce soit contre le principe de se faire sodomiser, mais pas par des spots de pub s'il-vous-plaît...

[4] La télé vient de passer un spot de pub qui dit je sais pas quoi à propos des alcoolos ? Fais plutôt péter Taratata, tiens, puisqu'il y a encore une émission à peu près regardable (et écoutable parfois, même) sur le Service Public... (Chauffe Marcel !)

[5] Tu es trop craquante Marie, il fallait bien que je finisse par l'avouer publiquement... Pardonne-moi de te tutoyer involontairement pour cet aveu qui s'arrache à moi. Et en plus, tu fais nettement moins lectrice de communiqués de presse du Ministère de l'Information que tes confrères-z'et-soeurs des autres chaînes...