Solitude standing
Par Petaramesh le dimanche 30 avril 2006, 14:30 - Intime Universel - Lien permanent
Solitude stands in the doorway
And I'm struck once again by her black silhouette
By her long cool stare and her silence
I suddenly remember each time we've met
En guise de maigre écho au magnifique et bouleversant billet de Traou "Mon compagnon", en guise de ce qui ne sera certainement pas non plus une consolation...
La solitude peut aussi se trouver en la présence de l'autre, la solitude peut être, peut-être, aussi douloureuse, qui sait, pire ? parce que plus amère, quand la présence de l'autre n'est plus que partage d'une sourde hostilité, d'une constante exaspération, d'un inextinguible énervement, de reproches muets... mais jamais, non plus jamais, de caresses, de sourires, de réconfort, de jouissance, de rires partagés...
Quand la lumière sous la porte ne signale plus que seulement : "Il y a quelqu'un ici, qui, en bonne partie, aliène ta liberté".
Quand le comble de l'attente vis-à-vis de l'autre est d'attendre qu'il n'y ait point d'éclat, qu'il n'y ait point de cris, que la mauvaise humeur ne soit pas trop visible, que la rancune ne soit pas trop étouffante...
And she turns to me with her hand extended
Her palm is split with a flower with a flame
And she says "I've come to set a twisted thing straight"
And she says "I've come to lighten this dark heart"
And she takes my wrist, I feel her imprint of fear
And I say "I've never thought of finding you here"
(Texte cité : "Solitude Standing", Suzanne Vega)









Commentaires
Swâmi, tu me fous la chair de poule avec ton billet... Merde, ça doit être insupportable ce quotidien... Mais pourquoi continuer alors ? Qu'est-ce qui peut faire rester encore lorsque la relation à l'autre devient aussi sombre ?
@Laflote : Parce que...
Parce que toujours de l'amour, malgré tout ?
Parce que des enfants ?
Parce que ce n'était pas aussi pire hier, et qu'on se prend à espérer que ce sera moins pire demain ?
Parce que, peut-être et avant tout, Une grenouille dans l'eau froide ?
...mais là, ça commence à cuire, se disait-il en emmabovarysant...
Accompagné ou non, on est toujours seul avec sa peine...
Dans un couple, la solitude est... ...Des silences qui en disent long ...
Pardon, je me suis laissée aller à mon penchant naturel pour... la "mélancolie".
Si tu le veux, tu peux retrouver ce que vous avez perdu. Il faut juste que tu veuilles recommencer, repartir, reconquérir, être à nouveau heureux avec elle! C'est possible! Je le sais. Il faut essayer...
Si tu ne veux plus, que tu n'as plus l'envie, le courage... c'est autre chose.
Cheer up!!! Oublie le blog et vis la vraie vie! La virtualité peut-être un piège quand on se sent seul... :)
...et la marmotte, elle met les bons sentiments dans le papier... 8-D
Eh ! faudrait voir à cesser d'espionner ma vie pour la bloguer après, hein, m'sieur Pétaramesh, pasque là, ça commence à bien faire, j'aimerai bien garder un peu d'intimité ,moi quoi !
?... La marmotte?... Quelle marmotte?... Quel papier?...
@ Rose : si seulement tout n'était qu'une question de volonté... Je peux te dire que je n'aurais pas grand chose :-D
@ Petaramesh : je comprends tout à fait, mais alors tout à fait. En ce moment les "choses" vont plutôt bien avec le Lièvre, mais cela n'a pas toujours été ainsi. Après le Tsunami personnel (que j'ai largement provoqué) que nous avons vécu l'été dernier, nous avons su tous les deux trouver des marques dans notre couples, marques que n'avions peut-être même jamais trouvé. Je ne sais cependant si cela me satisfait pleinement (sans doute que NON puisque je ne sais pas dire OUI), mais telle la grenouille, je me laisse macérer dans un liquide qui, pour le moment, n'en pas encore tiède. Je ne sais pas... Rester parce qu'il y a des enfants est une chose qui aurait pu me faire hurler autrefois. Plus maintenant parce que je trouve que c'est aussi une preuve d'amour. Pas forcément pour l'autre, mais pour eux, ça c'est certain. Quelque soit l'état d'un couple, les enfants préfèrent TOUJOURS que leurs parents soient ENSEMBLE (parole de petite fille meurtrie).
@ Rose : je ne me sens pas particulièrement seule (?), mais ces dialogues bizarres (et pas si virtuels que ça finalement) qui ne ressemblent à aucun autre, qui obligent à énoncer clairement ce que l'on ressent, pense... me plaisent bien. Je sais que je trouve ici ce qui me manque dans ma relation avec le Lièvre, mais qui peut TOUT donner à l'autre Qui Aimer c'est aussi renoncer.
Laflote-> En réponse à cette affirmation "Quelque soit l'état d'un couple, les enfants préfèrent TOUJOURS que leurs parents soient ENSEMBLE ", je te dirai d'aller voir là . :)
Par expérience, je dirais que les relations "à distance", par écrits interposés, si beaux qu'ils soient, sont différents de la "vraie" vie. Que par écrit, certaines personnes sont capable de dire de grandes choses car soit elles n'attachent pas une grande importance aux mots, soit parce qu'à l'écrit, il est plus facile de se laisser aller à l'exaltation que l'on retient -par convenance, par lâcheté, par pudeur, par timidité...- forcément en vrai, à l'oral, face à une "vraie" personne.
Pitié, il n'y a pas UNE vérité. Arrêtons le "je connais tout de la vie"! :) Chacun en connait un bout sur la question. :)
@ Rose : Bon eh ben dis donc. J'ai lu ton billet et je comprends un peu mieux pourquoi tu as pu penser qu'il était plus sage que tes parents se séparent. Néanmoins, il semblerait que ce soit plus dans leur rapport à eux et eux à toi que la séparation devait se faire ... Je maintiens que la plupart des enfants ne sont pas heureux que leurs parents se séparent. Mais tout réside dans le modèle réel parental et le modèle parental phantasmé. Même si les enfants voient bien que la vie ne commun n'est pas possible, ils espèrent TOUJOURS (je m'entête) que les choses pourraient s'arranger, un jour... C'est bien tout le problème du conscient et de l'inconscient. La plupart de nos galères (mot fourre-tout, je le concède) sont des échos à cet inconscient qui ne connaît ni le temps, ni la pudeur, ni le bien, ni le mal (cf le film, Harry, un ami qui vous veut du bien). Je sais bien Rose qu'il n'y a pas UNE vérité (je viens d'ailleurs d'écrire une note là-dessus), mais beaucoup d'entre nous souffrent de penser que leurs pensées sont très partagées... Moi, ça a été ma façon à moi de faire face à la séparation parentale et à un père qui, lorsque je n'avais que 8 ans, me pleurait dans les bras en me disant qu'il voulait mourir...
Si quelqu'un/une aliène ta liberté, c'est qu'il/elle ne t'aime pas ...
@Ligérienne : C'est vrai. Mais le problème (enfin, l'un des problèmes), c'est que la plupart des gens ne partagent pas cette définition-là de l'amour ;-)
P.S. : Bienvenue dans cet humble ashram.
Vieille adage élaboré par la Sardine en ses vertes années :
"l'amour, c'est pas comme la tarte aux pommes. Plus tu partages et plus y en reste ! "
Ben voilà, dès qu'une nouvelle arrive, le Petaramesh y's'met à igueniorer les commentaires des autres... Pas bravo, Swâmi, pas bravo... Pour être un peu plus sérieuse, je crois que dire qu'aliéner la liberté de l'autre c'est une preuve de non amour, il me semble que c'est aller un peu vite en besogne... Je me souviens d'une discussion entre le personnage incarné par R. Redford et le personnage incarné par Meryl Streep dans "Out of Africa" qui parle justement exactement de ça... Pourquoi respecter la liberté de l'autre serait forcément accepter son égoïsme ou son désir, ou la totalité de ce qu'il(elle ) est ? Normalement, ça doit fonctionner dans les deux sens n'est-ce pas ? Alors, elle est où l'issue ? :-)
@Sardinette :
Ouvrons un club, montons une assoce ! ;-)
@Sardinette :
Ca, c'est une idée qu'elle est bonne :-}
@Laflote :
Je rentre y'a pas longtemps de "dimanche après-midi en famille à la campôgne", et déjà, je me fais engueuler du temps que je passe sur cet écran aussitôt rentré.
Je n'ai eu le temps de lire les plus longs commentaires qu'en diagonale encore, et encore moins d'y répondre.
Alors arrête de nous faire ta jalouse, casse-pieds, va ! :-]
AAAAAAAAAAAllez, wouala qu'à mon tour je me fais engueuler (déjà que j'ai eu ma demi-heure de chialade après grosse engueulade avec le Lièvre... Pfff, vivement demain... Môa pas être jalouse, môa vouloir être le centre du monde, c'est pas parrrreil ;-D
Ils font chier, les centres du monde... :-}}
Tu parles pour toi, là ? ;-DD
Dis, avec tout ça, le doute m'envahit: t'as pas recommencé à fumer, au moins? (Désolée, hein, mais je trouve que ça sent la clope!)
<Message de service>
Please don't feed the troll !
</Message de service>
Non, Rose, je n'ai pas encore recommencé. 13 jours.
? Si c'est un message perso, pardon. C'était une question... pas drôle sans doute... mais pas malveillante en tous les cas!!!!
@Rose : Non, le <Message de service> ne te concernait pas. Tu ne trollerais pas, toi, hein, tu ne ferais pas une chose pareille, j'en suis persuadé ;-)))
Pourquoi te sens-tu tout de suite visée, dis ? Ton allergie aux conflits ? ;-)
Ouf! Bah non, je ne veux "troller" personne, moi -du moins, pas exprès! Mais le troll se méconnait parfois, alors...-! :))
Damn it, oui, ça doit vraiment être maladif chez moi! Mais sur un malentendu, on ne sait jamais! :-/ Je préférais en avoir le coeur net! :)
"13 jours"!!!! Sache que ta constance n'est pas vaine! Ca me fait plaisir! -Ca te fait une belle jambe, hein!- :D
C'est beau treize jours... Mais dis moi t'avais pas écrit quelque part que t'avais un peu taffé, comme ça l'air de rien avec quelqu'un que t'avais supplié de ne pas te laisser taffer si jamais tu le lui demandais ???
Non, justement, je n'avais pas taffé. Non pas grâce à mon proverbial courage, mais à l'intelligence de cette dame qui n'avait pas cédé à ma lâche supplique ;-)
Je ne sais pas qui cette dame, mais heureusement qu'elle ne t'a pas écouté... Faudrait que je m'y mette môa aussi à arrêter cette saloperie... Le souci, c'est que je n'ai même pas la motivation financière habitant dans un département frontalier de Castagnetteland où les clopes que je fume sont à moitié prix de la France... Faut que je me trouve autre chose, mais c'est difficiiiiiiiiiiiile... :-/
C'est difficile, mais c'est faisable. A partir du moment où tu le sais ;-)
Rien n'est trop difficile pour un Swâmiji, d'façon.
T'aies laissé tout petit commentaire suite à ton commentaire sur mon blog... ;-P