Oh what a night !
Par Petaramesh le mercredi 19 avril 2006, 11:17 - Chienne de vie - Lien permanent
Suite des péripéties dont la narration fut entamée dans mon billet précédent...
Hier soir, histoire de tester bêtement la stabilité de mon "non-fumage" je l'ai soumis au polytest : Apéro (whisky), pizza, pinard, chocolat, café.
So far so good, jusque là, ça a tiendu, encore que le fait de n'avoir aucune clope dans la maison aide probablement : Je ne sais pas si j'aurais été capable de refuser d'un poli "no, thanks" l'offre d'une cigarette au café. Probablement pas.
Fin de soirée, direction le dodo. C'est à l'horizontale que les choses amusantes se font le mieux sentir. Crampes dans tous les membres, sensation d'agitation, difficultés d'endormissement. Je finis par m'endormir une demi-heure et me réveille en sueur, crevant de chaud (il ne fait pourtant pas plus chaud que d'habitude, si ?), oreiller, drap et couette trempés de sueur. Bon, on passera le reste de la nuit à suer dans les sueurs froides.... Achement désagréable.
Le reste de la nuit ? Oh, passé à halluciner sur l'heure au plafond, à voir des trucs bizarres et poétiques, comme ces 2:52
aux formes graciles et sinueuses qui dînent ensemble, ou ces 4:44
beaucoup plus complexes et torturés, enfin moi je trouve, à l'instant où je les vois... Toutes ces choses qui défilent au plafond et qui me démontrent que je ne dors cette nuit que par tranches de 30 minutes, me réveillant en sueur, puis hallucinant un bout de temps sur l'heure au plafond avant de me rendormir.
J'en écris même plein de billets vachement beaux et poétiques, cristallins, sur l'heure au plafond, pour mon blog. Le seul ennui c'est que, ce matin, j'ai tout oublié.
Mâ Anandaramesh me dit : Qu'est-ce que tu faisais debout au pied du lit à 4 heures du mat' ?
- Euh ? Ah bon ? Euh, j'ai du aller pisser, je crois...
- Oui mais après t'étais debout au pied du lit avec l'air bizarre et de pas savoir où t'étais...
- Ah c'est normal, c'est exactement comme ça que je me sens. En pire. Me suis recouché, non ?
- Ben oui.
- Ben tu vois.
Ce matin, réveil tête-dans-l'cul force 8 sur l'échelle ouverte d'ensuquage. Et pas de nicotine pour brancher les relais de la boîte à neurons. C'est sérieusement sérieux. Et dire que je conduis comme ça, j'aimerais pas être les autres qui sont autour...
Je viens de finir mon premier litre de café ultra-fort, mais ça le fait toujours pas. Quand j'essaie de penser, ça fait le bruit d'un démarreur de 2CV laissée trop longtemps garée au froid humide.








Commentaires
Je vais de ce pas lire "l'heure au plafond" mais je le dis tout de go: c'est un truc de dingue! Un vrai cauchemar! Et à propos de cauchemar, celui qui revient tout le temps chez moi a trait au plafond -enfin, je crois qu'il y est pour quelque chose-, alors, il est clair que je pèterais les plombs! Et puis comment tu fais pour dormir avec ce truc qui "brille dans la nuit"?... Moi, j'pourrais pas!
Sinon, TIENS BON! :) ('spèce de junkie, va!)
P'tainp'tainp'tainp'tain!!! Eeeek!
Pour avoir côtoyé et côtoyer encore 2 gros fumeurs qui ont essayé d'arrêter (dont un que je suppliais de recommencer au bout de 24h) j'ai mal pour toi! Mais en tant qu'oie blanche qui n'a jamais tiré sur une clope (normale ou améliorée) de son existence je croise à fond les rémiges parce qu'il paraît que quand on a passé le cap pourrave on est tout surpris de se sentir vachement bien.
Mon fumeur à moi que j'ai à la maison hurlait brutalement "NON!!!" quand l'envie de fumer le prenait et apparemment exprimer à haute et intelligible voix son manque l'aidait à passer le moment pénible. Ca faisait sursauter tout le monde mais l'essentiel était qu'il évite d'en rallumer une, donc on supportait. Il a tenu 2 ans et puis bon, après on a eu des jumeaux...
Mais vas-y, continue à nous raconter comment ça se passe et pourquoi pas, hurle "NON" virtuellement de temps en temps, par les temps qui courent ça ne peut pas te faire de mal!
Que la Force soit avec toi (wrrhonggg !)* et take care
Si tu bois un litre de café faut pas couiner que tu ne dors pas.
Je te l'ai dit : pour tenir, c'est vie saine et pas d'excitant!
Et arrête de te stresser connement en t'infligeant des pseudo-épreuves. Totalement contre-productif.
Pour passer le cap des 15 premiers jours, faut s'occuper les mains, bouger la carcasse (ça crève et ça perme de dormir le soir), éviter les fumeurs comme la peste et le choléra réunis, occuper son esprit le plus possible par autre chose et se couvher tôt.
Une vraie vie de vieux con! ;-)
@Le Gabian :
Aaarrgh !!!!
Bah, je me suis pas mise à boire, ça compense ;-)
@Le Monolecte : Le problème, c'est que le litre de café dans la journée, est nécessaire pour avoir un oeil ouvert, ce qui est nécessaire pour se livrer à certaines activités incompressibles de la vie quotidienne, comme s'occuper de ses Nains, par exemple.
? Euh, je ferais peut-être bien de me réincarner tout de suite, ça serait probablement plus simple que dans cette vie... ;-)
: Là, c'est toi qui me prends pour un parfait abruti, Agnès, si tu imagines que je m'inflige volontairement des épreuves un premier soir de cessation de fumage !!! La prochaine fois, je sortirai le panneau "humour" !
Nan, le Visky, c'était, comme dit l'autre Paske je l'avais bien mérité, et paske c'est un bon déstressant / antalgique ; la pizza c'était "bicoze il est tard et personne n'est en état ce soir de faire plus compliqué que Allô Pizzatruc ?" ; le pinard, c'est parce que pizza implique pinard ; et le chocolat et le café se passent d'explication puisqu'ils se suffisent à eux-mêmes en matière d'explication ;-)
Ah que voilà...
Maintenant que tu me le rappelles, il me revient bien en mémoire le coup des nuits blanches avec agitation... ça doit être compris dans le lot de "désenfumage", j'avais oublié, dis-donc... Mais ça ne dure pas longtemps.
Bouger ta carcasse : moi j'ai jamais bougé le petit doigt, j'ai mangé des kilos de chocolat et bu des litres de thé mais aussi de vin, bière, etc... Chacun va te dire cinquante mille trucs : fais comme tu le sens, et quand ça ne te plaît pas, profites-en pour engueuler les gens qui te donnent des conseils (on s'attend à ce que le drogué en phase de désaccoutumance soit pénible et agressif, enjoy).
Après 24 ans de vie de fumeuse non-sportive, le passage à l'état de non-fumeuse n'a pas développé l'envie de me trémousser sur des tapis de salle de gym, je n'ai pas non plus retrouvé l'odorat de Mirza, ni celui de fines saveurs alimentaires oubliées... Mais tout peut arriver, certains ont même vu la Vierge, alors, ne désespère pas... Et surtout ne te projette pas, si tu tiens aujourd'hui c'est déjà bien, demain encore mieux.
Courage Swâmi.
@Samantdi :
Ah, que voilà z'enfin t'un conseil qui me plaît !! Merci beaucoup Samantha !
Vas te faire enfumer, vieux bouc :-(
@Le Monolecte : Gnii ?
Bien bien...
Rien de grave Swâmi.
J'ai repris soit. Pas à cause des loupiots mais ne ma connerie de me dire "allez une, je peux !"
Ben non moi ça le fait pas (Contrairement à une autre commentatrice).
J'ai répété pendant pas mal d'année, pour l'instant je fume, mais je fumerais pas tout le temps.
Et PAF, un peu comme toi, d'un coup (mais je penses au terme d'une loooongue reflexion interne plus ou moins inconsciente), seul (ce qui ne veut pas dire que des aides ne soient pas utiles) j'ai arrété...Et puis la connerie :-( Mais bon, je refume, mais pas pour tout le temps :)
Faut que ça revienne. Et tes billets à ce sujet sont autant de petites graines posées dans mon cerveau... Attendre qu'elles poussent et que je les récolte un jour ou je m'emmerde aussi :)
A te suivre...
Rien, juste une crise de méchanceté aïgue, gratuite et sans objet :-p
Ben dis donc Swâmi, la pomme est tombée de l'arbre finalement ?... Super ! (rentrée hier soir, au bureau, plein de boulot, pas le temps d'expliquer... :-)) Tiens bon ! La blogosphère te regarde !
@Traou : Yes, chère amie, mais je ne suis vraiment pas frais :~/
On ne demande pas à une pomme mûre d'être fraîche mais de tomber à point.
@Le Monolecte :
...Ben c'est du propre, tiens ;-)
Ben dis donc, je remet pas les pieds pendant quelques jours et je vois que c'est le branlba de combat pour toi Swami.
Tu as toute mon admiration et j'espère que tu tiendras le coup. Moi je n'ai encore même pas fait l'effort d'arréter...
Mais pourquoi cette phrase blaisante pour moi : "ça fait le bruit d'un démarreur de 2CV laissée trop longtemps garée au froid humide." après ce que tu sais sur moi ;-)
Sans déc, ai-je bien lu ? je n'en crois pas mes petits yeux ? "Le" Guru sans tabac... damned quelque chose de puissant doit se préparer du fin fond de l'hyper espace :)))
Moi again, allez, un petit truc d'ex grande gurute ex grande fumeuse, pour les insomnies, prévoir un grand amour pour partager ces longs et agréables moments, ça aide :)
1 an 5 mois et 8 jours... plus tard, je peux même me payer le luxe de donner des conseils, si c'est pas beau la vie
Je suis vraiment contente pour toi.
@Virginie :
Aurais-je raté un épisode, voire plusieurs ? En tout cas, toutes mes plus heureuses félicitations !
Et très heureux de te trouver ici...
Quant à Swâmi Petaramesh, il aurait mieux fait de se casser un bras plutôt que de raconter ici qu'il est resté (maintenant 2 jours) sans cloper.
C'est malin ça, maintenant, toute la blogosphère le regarde, et les bookmakers londoniens commencent à coter craquera / craquera-pas...
C'est ce qui s'appelle avoir perdu une occasion de se taire, de la part de ce pauvre Swâmi. Lui apprendra.
Étonnement, le premier mot qui m'est venu à la bouche, la seconde chose, tient! ça me rappelle moi sauf que j'ai jamais tenu plus d'un mois, que je ne fumes pas depuis aussi longtemps que le Guru m'enfin j'ai commencé au même âge... Bref ça faisait un moment que je n'avais pas remis les pieds sur l'Ashram, mais quel joyeux bordel.. Swami en personne qui arrête de fumer, que ma grand-mère me pende aux aurores pour cette phrase...Theueuh-Theuh-Rhhheuh-Theuhh! Ça fait vraiment bizarre de lire ces deux articles là. En tout cas, bon courage et j'espère que tu tiendras le coup. Demain j'arrete! ...to be continued... :-) Sur ces belles paroles, je vais me fumer une 'tite clope. pschiiitt...le mal est fait..
Nononononon ! Le seul conseil qui vaille, c'est de toujours marteler que ce n'est pas une victoire, ce jour passé "sans", c'est juste un jour "autrement". Un jour d'une nouvelle vie, point. La clope n'étant pas quelque chose de positif, il faut se dire que ce n'est pas une victoire sur soi-même que de ne pas y toucher ; il est "naturel" de ne pas toucher quelque chose qui est tout pourri... Et puis tu en as bien profité, , des pseudo-bons côtés de la clope (je sais ce que c'est qu'une chouette relation entre ma tige et moi). Désormais, on ne vous verra plus ensemble, comme y chantait, l'aut'.
D'façon, comme tu le dis toi-même, tu t'es mis dans un piège, en nous livrant cette décision. Allez, approprie-toi vraiment ce choix : une fois que j'avais fais ce travail dans ma tête, je t'assure, je n'ai pas ressenti de manque... du tout. Moi qui, pour mon précédent arrêt, avais pris 10 kg en trois mois, avais triplé ma conso d'alcool "pour tenir", avais insupporté tout mon entourage, sans succès, puisqu'au bout de trois moi => re-bonjour la clope... Ce coup-ci, rien, nada, niente : juste une tranquille assurance de ce que je faisais vraiment le bon choix...
Car c'est le bon choix, tout simplement.